XVI. — De
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“Chypre, d'où s dites, conti.
npereur nous vants et pieux qu'on ne me ie du peuple, qu’il voulait aire, et l'emu monastère ui était hors il marqua le aquernes, Le assistait, intaient, avec reur y était idérables du ‘étant chargé
ction, adrescore en son mandez pare s encore auà convoquer i tout quitté On à contremais je n'ai le m'accuser lit : Et qu'en éliténiote et us, qui réréance que ouche, c'est °verons jusntiment des 1bole, mais dans leurs Père par le grand saint ar le Verbe.
chose que ipe dans la
41300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 185
procession par laquelle le Saint-Esprit vient du Père, ni même coprincipe ou principe commun ; au contraire, nous anathématisons ceux qui parlent ainsi, Nous disons seulement que le Père est le principe du Saint-Esprit par le Fils.
Ici les deux archidiacres s'embrouillentet se fourvoient. S'ils avaient dit, comme avait défini le concile œcuménique de Lyon, où les Grecs et les Latins se trouvèrent d'accord, que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, non comme de deux principes, mais comme d’un seul, ils eussent été mieux d'accord et avec l'Église romaine, et avec les Pères grecs et latins, et avec eux-mêmes ; ils ne se seraient pas vus exposés à des rétorsions embarrassantes de la part de leurs adversaires.
Car le grand logothète reprit : Comment ne faites-vous pas le Fils principe, en disant que le Père est principe par le Fils, d’où s'ensuit que le Père n'aurait pas produit le Saint-Esprit s’il n'avait engendré le Fils? — Pour échapper à l’absurdité, les deux archidiacres répondirent : On avance dans la théologie plusieurs propositions, d’où semblerit suivre des conséquences absurdes par la petitesse de notre raison ; comme quand on dit que > Père est Dieu parfait, et de même le Fils et le Saint-Esprit. Nous nous en tenons à ce que nous trouvons exprimé dans des écrits authentiques, .sans admettre les mauvaises conséquences. Alors Moscampar, garde des archives, soutint que le passage de saint Jean Damas:ène était supposé; mais le logothète lui fit entendre à l'oreille qu’il avait tort, et que le passage était incontestable. Puis il dit tout haut aux archidiacres : J'admets le témoignage, et le reconnais de saint Dimascène ; mais je n’admets pas que l'Esprit-Saint tire son origine du Père par le Fils. Je trouverais moins absurde de dire avec les Latins qu’il procède du Père et du Fils, car la particule-de ou ex, également appliquée au Père et au Fils, établit l'égalité des personnes, et par là même est au moins plus supportable. Tandis que ia particule de ou ex appliquée au Père, et la particule par appliquée au Fils, impliquent dans l’unique et la même procession du Saint-Esprit, une très-grande difrérence entre les personnes qui en sont le principe, comme si le Père était un autre principe que le Fils : ce qui est le pire de tout.
L’argument du logothète parut très- fort à tous les assistants, et il l'étaiten effet. Aussi les deux archidiacres, ne trouvant pas à le réfuter sur le moment, se contentèrent de dire : Pourquoi nous adresser tout cela? Prenez-vous-en à l'auteur de cette proposition; accusez saint Damascène d’avoir introduit des expressions nouvelles et téméraires ; que si vous les approuvez, pourquoi nous accuser d'hérésie, nous qui faisons la même chose que vous, et honorons le témoi-
186 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI. — De 197
gnage d’un saint ? — Le patriarche Grégoire dit alors : On honore l'Évangile qui dit que le Père est plus grand que le Fils ; mais on explique ce passage par d’autres. Vous devriez de même expliquer celui de saint Jean Damascène, au lieu de le détourner à un sens particulier. et différent de la doctrine commune des Pères. Et il pressait fort les archidiacres de répondre. Ils direntenfin : Ce passage de l'Évangile a été suffisamment expliqué par les Pères ; celui de saint Jean Damascène ne peut: avoir d'autre sens. S'il en a, nous vous Prions de nous le montrer. Le patriarche répliqua : Les Pères l'expli. quent en disant que le Saint-Esprit proëède du Père, —— Les archi. diacres : Et qui nelle dit pas ? Nous le crôyons de tout notre cœur, — Le logothète : Si vous le recevez, pourquoi y ajoutez-vous autre Chose? — Les archidiacres: — C'est que le temps le demandait Pour la paix de l'Église.
Pour:bien apprécier ici la toürnure de la controverse, il faut bien se rappeler l'état de la question. Il s'agissait d'expliquer le sens de celte proposition de saint Jean Damascèné, commune aux Pères grecs : Le Saint-Esprit procède du Père par le Fils. Grecs et Latins, et Grecs entre eux, étaient d'accord sur le sens de ces premières paroles, le Saint-Esprit procède du Père: la difliculté ne tombait que sur ces mots, par le Fils. Les Latins disaient que les mots par le Fils étaient l'équivalent de et du Fils. Parmi les Grecs, les adversaires de l’union soutiennent par la bouche du grand logothète que, si l'Esprit-Saint procède du Père par le Fils, il vaut mieux dire avec les Latins qu'il procède du Père ét du Fils; cette dernière expression indiquant l'égalité des personnes, tandis que l’autre insinue l'inégalité. Les archidiacres, qui étaient pour l'union, observent que ce n’est Pas eux qui ont inventé la proposition en litige, mais qu’elle est de saint Damascène et des autres Pères jue si les adversaires n’étaient Pas contents de leur explication, ils étaient priés d’en donner une autre. La réponse était juste, l'interpellation pressante. Au lieu d'y satisfaire loyalement, le patriarche et le logothète ‘'esquivent en Mauvais sophistes, quand ils disent en l'air que lès Pères ont donné l'explication demandée en disant que le Saint-Esprit procède du Père, et que; par conséquent, les deux archidiacres ont tort d'y ajouter autre chose, savoir, les mots par le Fils, — Enfin, une seule chose reste bien prouvée par cette argumentation des Grecs les uns contre les autres : c'est que les Latins seuls pensaient et parlaient juste.
L'ex-patriarche Veceus, voyant où en était la dispute, prit la parole et dit : Si vous voulez, nous ne parlerons pas maintenant de cette proposition, qui vous paraît trop hardie. Mais du moins nous n'avons pas tant besoin de nous défendre contre l'accusation de per-
à 1300 de l'ère
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à 1300 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 187
vertir la saine doctrine, l'autorité que nous alléguons pouvant nous servir d'excuse. Puis, s'adressant au logothète, il ajouta : Je vois que vous suivez les règles de la dialectique, et que vous raisonnez juste ;
je le dis sans vous ffatter. Les Pères, parlant de la Sainte-Trinité,
emploient les comparaisons, quoique imparfaites, du soleil et d'un D fleuve. Le rayon, disent-ils, vient immédiatement du soleil et la lu-
mière aussi : est-ce donc le rayon où le soleil qui est le principe de la lumière ? Saint Grégoire de Nysse me l'explique en disant : De ce qui a un principe, l’un en vient iamédistemnts Pons par ce qui en vient immédiatement.
Le patriarche Grégoire et les siens interrompirent et daétiiierier Est-ce que vous ne confessez pas que le Saint-Esprit soit immédiatement uni au Père, : comme le Fils ? Qui peut supporter d’entendre que le Fils est immédiatement uni au Père, mais que le Saint-Esprit en est distant par une séparation locale ? quelle absurdité ! Car si le Seigneur a dit : Je suis dans le Père, et le Père est en moi, nous devons dire la même chose de l'Esprit. Car nous voulons penser en orthodoxes, c’est-à-dire croire que l'Esprit est dans le Père, et le Père dans l'Esprit; de plus, que l'Esprit est dans le Fils, et le Fils dans l'Esprit. N’en convenez-vous pas ? — Oui, reprit Veccus : il faut avouer que le Saint-Esprit est uni immédiatement au Père, parce qu’il n’y a point de distance èntre eux; mais, que le Saint- Esprit procède immédiatement du Père, sa différence d'avec le Fils ne permèt pas de le penser; car il procède par celui qui procède immédiatement, comme dit saint Grégoire de Nysse. Mais c'est vous qui rendez cette proposition absurde, en y mettant des distances de temps et de lieux. Quand on entend dire que le Fils est engendré du Père, on est tenté d’y imaginer une émanation et une séparation locales ; mais on corrige l'imagination en ajoutant qu’il est engendré inséparablement, et marquant ainsi que le Fils .est du Père et dans le Père. Pensez de même de l'Esprit:Saint. Ou plutôt, revenons à la comparaison apportée plus haut, avant de parler avec plus d’assurance. Nous disons que le rayon est du soleil, et cependant nous ne croyons pas qu'il en est retranché. Nous disons que la lumière est du soleil par le rayon, et nous comprenons la: médiation, et nous ne nions pas que la lumière est continuée’au soleil par la médiation du rayon. Aussi le: même. saint ajoute-t-il : La médiation du Fils lui conserve le privilége d’être seul engendré, sans éloigner le Saint- Esprit de l’union avec le Père.
Alors le:patriarche d'Alexandrie parla ainsi à Vecous de dessus son lit: Nous tenons la doctrine de l’Église telle que nous l'avons reçue ; mais nous n’avons point appris à parler ainsi. Si l'Église croyait
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distinctement ce que vous dites, nous ne pourrions l'ignorer, Nous conserverons les dogmes de la foi simplement et sans curiosité. Pour. quoi donc vous efforcez-vous d'introduire dans l’Église de Dieu autre chose que ce que nous avons reçu par tradition? 1 faut maintenir la paix, et laisser toutes ces subtilités. — Mais, Seigneur, on nous ac. cuse d’hérésie, reprit Veccus avec ses archidiacres. — Et oui, conti. nua le patriarche d'Alexandrie, parce qu'on regarde comme une hérésie de vouloir établir des propositions extraordinaires, quand même elles ne seraient point dangereuses. C'est pourquoi je vous conseille de les laisser, et de revenir au sentiment commun .et ma. nifeste, et à la paix, vu principalement que l'empereur veut bien s'en rendre le médiateur.
Mais le patriarche Grégoire continua de presser Veccus et les siens
sur la différence dès prépositions de et par, et sur ce que le Saint- Esprit ne procède pas immédiatement du Père s'il en procède par le Fils. A quoi Veccus répondit : Nous confessons notre témérité, et nous en demandons pardon; mais ce n’est pas une vaine curiosité qui nous a fait parler ainsi, c'est le désir de faire cesser la division des églises. Et est-ce donc un sujet pour nous traiter d’apostats et d'hérétiques ? pour casser les ordinations, laver le sanctuaire, profaner et jeter le saint-chrême que nous avons consacré ? En usonsnous ainsi, quoique nous prétendions montrer que votre théologie n’est pas exacte ? — Et en quoi avons-nous manqué, dit le patriarche ? — Veccus tira aussitôt un papier: Le patriarche Grégoire et les siens, l'ayant lu, désavouèrent et anathématisèrent l'écrit, et presque l’auteur. Mais le cartophylax Georges Moscampar reconnut que c'était son ouvrage, et voulut le défendre.
Sur quoi, Veccus dit au patriarche, en le regardant fort gracieusement : Nous nous attendions que vous reconnaîtriez cet écrit pour votre ouvrage ; mais, puisqu'il est de cet autre, nous serions fort aises de voir quelle peine vous lui imposerez pour avoir altéré la doctrine, On parla longtemps sur ce sujet, sans trouver une issue. Alors Veccus ajouta :
Voulez-vous que je vous ouvre un avis bien simple, comme amateur de la paix? Nous avons rapporté les passages des Pères, selon que le temps le demandait. Nous avons reçu, et nous recevons encore quiconque dit que le Saint-Esprit procède du Père: c'est l'expression du Sauveur et du concile, Mais nous recevons anssi celui qui dit qu'il procède du Père parle Fils, comme conforme à tout le septième concile; et nous accusons de témérité celui qui ne respecte pas les expressions des Pères. Aujourd'hui donc que les patriarches sont présents, les évêques, tout le clergé,
à 1300 de l’ère
des moines vous la foi avec VOUS AL Mais de m'o versel, sans paraît pas r de m'égarer.
rement à vo l'on dresse u le Fils; que Pères, si je même d'hér:
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| ne s'apaiserai
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Le concile monastère de L'empereur :
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| condamnés. ,
XVI, — De 197
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| l'ECevOns me contémérité ijourd'hui le clergé,
11300 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 189
des moines pieux, des laïques choisis, j'aime mieux suivre avec vous la foi orthodoxe, ou, si vous vous trompez, être condamné avec vous au jugement de Dieu, que de chercher seul ma sûreté. Mais de m'obliger à rejeter un dogme des Pères si ancien et si universel, sans vous mettre en peine de m'instruire, c'est ce qui ne me paraît pas raisonnable ; car j'ai aussi ma conscience, pour craindre de m'égarer. Je renonce à mes propres lumières ; je me livre entièrement à vous, éclairez-moi, conduisez-moi, je vous suivrai.. Que l'on dresse un écrit; que l’on rejette, si vous voulez, les termes, par le Fils; quelque péril que je voie à mépriser cette expression des Pères, si je refuse de vous suivre, accusez-moi d’opiniâtreté ou même d'hérésie. Mais si vous craignez de rejeter les Pères et voulez nous charger de la haine de l'avoir fait, il est raisonnable, pour ne pas dire nécessaire, que nous craignions de nous tromper, étant seuls, et de nous mettre en péril, L'argumentation était d'autant plus pressante pour les adversaires
qu'elle était faite avec plus d’esprit et de calme. Le patriarche, voulant se justifier, répliqua : Ce n’est pas nous qui l'avons écrit; c'est à vous qui l'avez écrit et remué cette question, à le rejeter. — Et qui vous en empêche, reprit Veccus, puisqu'il s'agit de ramener des fères, en les guérissant d’une erreur dont vous dites qu’ils sont malades? — Mais, loin de persuader le patriarche, il ne fit que l'irriter et s'attirer de sa part des duretés et des injures. De quoi Veccus, ému de son côté, lui fit des reproches ingénieux ; puis, se tournant vers l’empereur, il déclara à haute voix et avec serment que, si Grégoire ne sortait du.siége patriarcal, jamais le trouble de l’église
| ne s’apaiserait.
À ces mots, l’empereur entra en colère et se leva, disant : Quoi donc! après toute la peine que j'ai prise pour l’église, vous recommencez à la troubler, et vous l’embarrassez des deux guerres, de celle des schismatiques et de la vôtre ? Il s’étendit beaucoup sur ce sujet, faisant voir son chagrin de ce que cette conférence avait si mal réussi, contre son attente.
Le concile s'étant séparé, Veccus et les siens retournèrent au monastère de Cosmidion, et y demeurèrent, mais sous bonne garde. L'empereur y envoyait lesexhorter à la paix, à quitter l'esprit de dispute, et à demeurer en repos avec ses bonnes grâces ; autrement, iles menaçait d’exil et de mauvais traitements, parce qu'il n’en serait pas autrement que ce qui avait été ordonné. Ils demeurèrent fermes, et déclarèrent qu'ils souffriraient tout ce qu'il plairait à l’em-
| pereur, plutôt que de se soumettre à ceux qui les avaient injustement
condamnés, Après plusieurs tentatives, l'empereur, irrité, résolut
190 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv LXXVI, — De 127
de les exiler, et les envoya dans une forteresse nommée de Saint. Grégoire, au golfe d'Astaque en Bithynie, où ils furent enfermés el gardés par des Français commandés par un officier des gardes de l'empereur, mais sans que celui-ci eût pourvu à leur subsistance,
Cependant le, patriarche Grégoire voulait. justifier sa conduite et l'exil de Veccus, et en particulier expliquer autrement que lui je passage de saint Jean Damascène, où il dit que le Père produit k Saint-Esprit par le Fils ou le Verbe. 11 résolut donc, par le conseil de ses amis, de composer un écrit sur la procession du Saint-Esprit, qui fût. à la postérité un monument, selon eux, de la sainte doctrine et de l'erreur de ceux qui s'en étaient écartés. Ce tome, car les Grecs le nommaient ainsi, fut lu dans l'église, du haut d’une tribune; et, à chaque article, le lecteur anathématisait à haute voix ceux dont les prétendues erreurs étaient condamnées. L'empereur An. dronic souscrivit ce tome, puis le patriarche Grégoire et les évêques, On voulut aussi le faire souscrire au clergé ; mais on y trouva grande résistance, parce que, ayant été si maltraités pour avoir souscrit, quoique par force, à l'union avec les Latins, ils craignaient une pareille révolution, voyant que le tome de Grégoire était désapprouvé de plusieurs. Ceux-donc qu'on ne put persuader d'y souscrire furent chassés des assemblées ecclésiastiques ; et ils aimèrent mieux perdre les honneurs et les revenus attachés à leurs fonctions: que de souscrire à ce qu’ils n’entendaient pas; car le tome parlait ainsi, en expliquant le passage de saint Jean Damascène : Si on trouve dans ce grand théologien que le Père est producteur du Saint-Esprit par le Verbe, il ne veut pas exprimer par ces mots la procession du Saint-Esprit pour être simplement, mais sa manifestation .éternelle, Or, ils trouvaient ces paroles équivalentes : ainsi ils persistèrent à refuser leur souscription. D’autres la donnèrent, mais après que les évêques leur eurent promis par écrit de les garantir de tout reproche devant Dieu et devant les hommes, si le tome. contenait quelque proposition contraire à la saine théologie 2.
Peu de temps après, le tome de Grégoire tomba entre les mains de Veccus, dans sa prison, et, comme il y était maltraité, il ne manqua pas d'y répondre, et vivement, par deux discours que nous avons encore. [1 y accuse Grégoire d'introduire de nouvelles hérésies, et reprend entre autres l'explication qui vient d’être rapportée du passage de saint Jean Damascène, avouant qu'il ne voit aucune différence entre la procession du Saint-Esprit pour être et sa ms-
nifestation éternelle. Ces discours de Veccus se répandirent fort dans À
1 Pachym., 1 1. Andron , C 3. —! Ibid., Andron., Ce 1.
à 1300 de l’èr
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1 Pachym.,
XVI, — De 191
née de Saint.
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Constantinople, et furent soigneusement, examinés par tous. ceux qui craignaient de se tromper dans une matière si délicate, et particulièrement par ceux qui n’avaient souscrit au tome de Grégoire que sur Ja foi des évêques. Moscampar, s’étant brouillé avec Grégoire, avait quitté la charge de cartophylax ou garde des archives ; et, cherchant à justifier sa division d'avec le patriarche, il résolut d'attaquer aussi son tome. Il attira à son parti les principaux évéques, entre autres: Jean d'Éphèse, quoique absent, Daniel de Cyzique et Théolepte de Philadelphie, grand ami du logothète Muzalon. Ils désapprouvèrent, comme Veccus, l'explication que donnait Grégoire au passage de saint Jean Damascène ; mais, ne voulant pas insister sur le même moyen, ils blâmaient Grégoire de ne pas entendre le terme de producteur au même sens que celui de principe, suivant l'usage des Pères. Toutefois ils n’osaient parler ainsi ouvertement contre le tome qu'ils avaient souscrit ; ils cherchaient un autre prétexte d’accuser Grégoire, et ils le trouvèrent bientôt 1.
Un moine, nommé Marc, attaché depuis longtemps au patriarche et son disciple, fit un écrit pour la défense de ce prélat, qui le revit et y fit même quelques corrections de sa main. Marc, ainsi autorisé, publia son écrit, où le mot de producteur se trouvait employé dans.le même mauvais. sens que l’on imputait à Grégoire, savoir : que ce terme ne présentait rien d’actif; mais il paraissait que le disciple s'expliquait plus clairement que le maitre. L'évêque Théolepte fit lire l'écrit de, Marc au grand logothète, qui accusa le patriarche de grande ignorance ; et la chose, s’étant répandue, vint jusqu'aux oreilles de l'empereur. Il y fit attention, et, voyant tant de grands hommes: se plaindre du tome de Grégoire, il décida qu’il fallait le corriger. Mais Grégoire le refusa avec indignation, regardant comme un affront insupportable qu’on l’accusât d’errer dans la foi. Ce qui donna lieu à ses adversaires de le traiter, auprès de l’empereur, d'opiniâtre et d’hérétique, et de se séparer de lui, comme ayant failli non par ignorance, mais à dessein:
Grégoire s'était d’ailleurs rendu odieux par la manière dont il en avait usé avec les deux patriarches d'Alexandrie et d’Antioche. Athanase d'Alexandrie se trouvant à Constantinople lorsque Grégoire publia son tome, on le pressa vivement d’y souscrire, jusqu’à le menacer d’exil,; il s’en excusa sur ce qu'il était étranger et ne savait pas les maximes de l'église de Constantinople; mais il donna une autre confession écrite et signée de sa main, conforme à la doctrine des Pères, et qui ne contenait rien d’obscur ni de suspect.
à 1300 de l’ère chr.]
1 Pachym., 1, 2. Andron., c. 2 et 3.
192 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXXVEI, De 121
Quant au patriarche d'Antioche, Arsène, sur la seule nouvelle qu'il était uni de communion ecclésiastique avec le roi d'Arménie, on Je condamna.et on l'effaça des diptyques !,
Grégoire, devenant donc odieux de plus en plus, écouta le con. seil d’Athanase d'Alexandrie, qui, de concert avec l'empereur, lui proposa de se retirer. Ainsi, un dimanche, 1288, préchant au peuple, il dit : Je vois beaucoup de gens s'élever contre moi, et je ne puis leur résister seul, vu principalement que les arsénites promettent de se tenir en paix si je me retire, Je veux donc en essayer ; mais, s'ils ne tiennent pas leur parole, je reviendrai plus ardent à les pour. suivre. Ayant ainsi parlé, il se retira au monastère des Hodèges, mais sans renoncer entièrement à ses fonctions ; car il conférait avec les évêques et le clergé, il tenait des conciles et rendait des jugements ; en un mot, il gouvernait toujours son église, et on le nom. mait aux prières. Mais le scandale ne cessait pas ; il augmenta même à l'arrivée de Jean d'Éphèse, que l’on avait prévenu contre Grégoire ; en sorte que l’empereur faisait scrupule a assister à la liturgie où il était nommé. Ce qui donna ensuite occasion à ses adversaires de faire supprimer son nom dans les prières publiques, -et de lui deinander sa démission, afin qu'on pût élire un autre patriarche,
Alors vint à Constantinople Cyrille, transféré du siége de Tyr à celui d’Antioche après Arsène. C'était un homme grave, pieux et ami du repos, qui venait, comme il y était obligé suivant l'usage des Grecs, pour faire confirmer sa translation par le patriarche de Constantinople : ce que toutefois il ne put obtenir pour lors. Onle logea par honneur au monastère des Hodèges, et Grégoire passa dans l’hospice de Saint-Paul-de-Latre. L'empereur l’envoyait cher. cher de là pour l’entretenir avec les évêques et lui persuader de donner sa démission. Mais Grégoire demandait qu’en même temps ils lui donnassent leur déclaration qu’ils le reconnaissaient orthodoxe: ce qui les jetait dans un grand embarras; car cette reconnaissance montrait une violence tyrannique à exiger sa démission. Ils prièrent donc l'empereur de faire juger Grégoire dans les formes, afin que, si son écrit était trouvé sans erreur, il demeurât patriarche ; s’il était condamné, qu’il demandât pardon et l'obtint, et qu’on lui donnit un successeur. L'empereur accepta la proposition, et Grégoire convint de subir le jugement. On marqua le jour et le lieu, qui était le grand palais; on nomma les juges, et les accusateurs se préparèrent. Le jour venu, Grégoire se présenta devant le palais avec sa suite, tous à cheval, et fit savoir à l'empereur qu'il y était. Mais l'empe-
1 Pachym., 1. 2, Andron., c. 4 et 5.
à 1900 de l'ère
reur fit réfle ce que, si Gt était innocen scandale rec Grégoire ava hérétique, e quel ils voul manda ceux tents eux-mé Mais ils co sa démission de s'exposer connaissaien mais qu'ils
Grégoire lui
fut employé Grégoire der une assembl avec l'élite d Cette répons séparés de 1 ration, il se propre témc concluaient justifit Grés lisés de son promit par de parole, n ce serment.
persista tou) irrité contre meurer enfe qu'il y eût u le grand pal des moines Philadelphie qui étaient | sur l'écrit di Le lenden sion, où il mon mouve sait comme:
VI, — De 127
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