‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 4 sur 97 · Raynald · texte numérisé non relu

Raynald

XIXe

1 Raynald, 1272, n. 9, etc.

NS péter ; à 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

tant cavalerie qu'infanterie, à la solde de l'Église, et il arriva fort à mai de l'an propos pour consoler et encourager les habitants, réduits presque convenable, "Mau désespoir par le départ du prince Édouard d'Angleterre,

eux évêques M Ce prince pensa périr à Ptolémaïde de la main d’un assassin qui ai demeure- M s'était rendu familier avec lui en lui apportant souvent des lettres de

onseil com- #

2la part d'un émir qui feignait de vouloir se faire Chrétien. Enfin, le

46m de juin 1272, l'assassin frappe Édouard d'un couteau empoisonné. Le meurtrier fut tué sur-le-champ ; mais Édouard eut bien de la peine à guérir, Voyant de plus qu'il attendait en vain le secours que les Tartares lui avaient promis, aussi bien que celui des Chrétiens, il fit une trêve de dix ans avec Bondocdar, et partit de Ptolé-

s chapitres, M examinerez M r l'apporter # É e pape Gré-# Thomas de

vait été évé- Mmaïde le 22 septembre, pour revenir en Angleterre, laissant à Ptonsféré à Co- Mlémaïde ou Acre les troupes qui étaient à sa solde 1. de Messine, M Henri, son cousin, fils de Richard, élu roi des Romains, avait péri

it patriarche M année précédente 1271. IL était à Viterbe avec le roi Philippe de istration del France et le roi Charles de Sicile, à leur retour de Tunis. Mais en de Jérusa- nême temps s’y trouvaient Simon et Guy de Montfort, fils de Simon, , Saint Gré-Micomte de Leicester, qui avait été tué pendant la guerre civile, et, à ne d’un mé-Mice qu'on disait, par le conseil du prince Henri, Les deux frères voude la Terre. ant donc en tirer vengeance, le surprirent dans l’église de Saintethléhem etfLaurent, comme il venait d'entendre la messe, et le tuèrent à coups rménie, en Mid'épée, sans respect ni pour l’immunité du saint lieu, ni pour le s et toute la temps de carême, ni pour la croix de pèlerin qu'il portait. De deux | conversion Miecclésiastiques qui s’interposèrent généreusement, l’un fut tué, omme il luilf'auire laissé pour mort. Les meurtriers assouvirent leur vengeance s-même lestien mutilant le cadavre du prince ; ils le traînèrent vers la porte de >ux esclaves MN église, et remontèrent à cheval en triomphe, sous ia protection du r, ont attiréicomte Aldobrandini, beau-père de Guy. Cet assassinat sacrilége réles ennemistpandit un deuil général dans la ville. Les meurtriers furent excomtouchés deimuniés à l'instant par le collége des cardinaux. Le roi Charles donna s, sans s’enlles ordres pour les saisir, et le roi Philippe exprima publiquement arle le saint! plus profonde horreur de leur conduite, Quant au roi Richard, uroux tenir "père du prince assassiné, il mourut lui-même peu après avoir appris Saint-Jean- "Me meurtre de son fils, le 2 avril 1272 2, Le roi d'Angleterre, Henri III, suivit de près dans la tombe son re Richard. Il revenait de Londres après avoir réprimé une ance, pouréémeute à Norwich, lorsqu'il tomba grièvement malade à l’abbaye du issant le r oi saint Edmond. Les seigneurs et les évêques vinrent pour assister yer. Le pa-# à Sa mort. Il se confessa avec de grands témoignages de pénitence, s hommes, #cçut le saint viatique et l'extrême-onction, et mourut dans de vifs

e-Sainte,

{ Raynald, 1279, n. 65, — ? Lingard. Rymer. Wikes. XIXe

18 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXV, — Do 1210 0 à 16 de l'ère

sentiments de piété, le jour de Saint-Edmond de Cantorbéri, 16me de tence contre novembre 1272, 11 était dans sa soixante-cinquième année, et en M avait régné cinquante-six, I n'avait pas toute la capacité qu'il eût fallu dans les circonstances difficiles où il se trouva; mais tous les historiens louent sa piété, sa charité, l'innocence de sa vie et sa patience ; enfin on lui attribue des miracles après sa mort, Son corps fut rapporté à Londres, et enterré solennellement à Westminster, Le lendemain, tous les seigneurs et les évêques prêtèrent serment de fidélité à son fils Édouard, qui n'était pas encore revenu de la Terre- Sainte. # ment de fidé] A la tête des prélats était Robert, nouvel archevêque de Cantor- M pou dei jou béri, à la place de Philippe de Savoie, mort le 1° d'août 1270, Les 4 les archevêqu moines élurent d'abord pour archevêque Guillaume, leur prieur, #° qu'il serait pl mais le pape saint Grégoire cassa l'élection, et pourvut de cetto église Æ aux cardinau Robert de Kilwarbi, de l'ordre des frères Prôcheurs, qui, avant d'en- M Qu secours de trer dans cet ordre, avait enseigné les arts à Paris, et composé des M aux prélats q: écrits de grammaire et de logique. Après son entrée en religion, il © monts : ce qu étudia l'Écriture sainte et les Pères, particulièrement saint Augustin. Ù qu 13me d'avr avait été onze ans provincial de l'ordre, quand le Pape lui donna M chrétiens, ent l'archevêché de Cantorbéri, avec permission de se faire sacrer par tel M France. H yi évêque qu'il lui plairait. Il choisit Guillaume, évêque de Bath, qui Mf en effet nous était en réputation de sainteté, et qui le sacra en présence de ME ménie de lui « onze de ses suffragants, à Cantorbéri, le premier dimanche de ca- Ætendait avoir € rême, 19me de mai 1272 %, Nous avons déjà appris à connaitre saint Alphonse, r Thomas de Chanteloup, chancelier de Henri HE, et depuis évêque 4 ravant, par | d'Herford, royaume à la Le roi Édouard, à son retour de la T'erre-Sainte, arriva au royaume" faisait de gran de Sicile, où il fut reçu avec honneur par le roi Charles, et fit quel-M Alphonse, con que séjour pour se remettre. Là, il apprit la mort de son père. Con- il lui dit : Vou tinuant son voyage, il vint à Orviète, où le pape saint Grégoire rési- Mpari de la foi, dait avec sa cour. Tous les cardinaux vinrent au-devant des deux Mquand l'ennem rois, car Charles conduisit Édouard jusque-là, et celui-ci, qui avait Æmence par per contracté une étroite amitié avec le saint Pape à la Terre-Sainte, lui Mtruire la libert représenta le triste état où il l'avait lisse Ensuite il Ini demanda serment que vw justice de la mort de son cousin le j: ce Hienni, tué à Viterbe pen-[Mprélats et à tout dant le carême de l'an 1271, par Guy de Montfort. Le saint Pape 1 t vous retenez l'avait déjà excommunié et fait quelques procédures contre son M Viseu et de Las beau-père le comte Aldobrandini, complice du meurtre, Mais alors, laïques, des ms à la poursuite du roi Édouard, le pape prononça une nouvelle sen-# Un de vos ju maitre des cause ‘Matth. Pris. Matth. Westmon, —3 Godwin, p. 137. Matth. Paris, p. 800 Trivet., p. 626, ]

bannissons, de le faire rm neurs de pro cour, et nou:

moins qu'on munauté de secours ni d’ et dispenson:

1 Raynald, 1273

= De 1210 À bri, 16me de 4 née, et en À 6 qu’il eût ais tous les ie et sa pa- , Son Corps éstminster, serment de « e la Terre-

à 1216 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 19

tence contre Guy de Montfort, ainsi conçue : Nous le défions et le bannissons, permettant à toutes personne de le faire mourir où mutiler, Nous or neurs de provinces ou de places de l'arrêter et de l’amener à notre cour, et nous mettons en interdit tous les lieux Où il arrivera, à moins qu'on ne l'y arrête, Nous défendons à toute personne ou communauté de le recevoir, de l’admettre à aucune charge, de lui préter secours ni d'avoir aucun commerce avec lui, Enfin, nous absolvons 4 et dispensons tous les vassaux et sujets qu'il peut avoir, de leur serment de-fidélité, La lettre est du 1er d'avril 12731,

Peu de jours après, le Pape fit expédier une lettre circulaire à tous

s de le prendre, mais non donnons à tous les gouver-

de Cantor- *

1270, Les © les archevêques, pour fixer le lieu du conci

3 oncile général, Il y ma ur prieur, qu'il it bus y Marque crtbéutiss È qu'il serait plus convenable à sa dignité, et plus commode à lui et

aux cardinaux de le tenir à Rome, mais qu'il s'agit principalement du secours de la Terre-Sainte, et qu'il sera plus facile aux princes et aux prélats qui peuvent le plus y contribuer, de s'assembler delà les monts : ce qui l'a déterminé à choisir la ville de Lyon. La date est du 13me d'avril, Le Pape invita aussi au concile les rois et les princes 4 chrétiens, entre autres Alphonse, roi de Castille, et Philippe, roi d ‘rer par tel 4 l'rance, I y invita le roi d'Arménie et jusques aux Tartares d * Bath, qui en effet nous y verrons arriver les ambassadeurs. Il pria le roi d'Ar-

‘ésence de 4 ménie de lui envoyer les actes entiers du concile de Nicée, qu'il pré che de ca-"Æ tendait avoir en sa langue ?, is rnitre saint 4 Alphonse, roi de Portugal, avait été établi vingt-sept ans aupa #4 ; f à L . & is évêque Mravant, par l'autorité du pape Innocent iV » Pour gouverner ce

royaume à la place de Sanche Capel, son frère, contre lequel on

\vant d'en- M mposé des # religion, il M , Augustin, » lui donna M

u royaume 1 faisait de grandes plaintes, Mais il y en eut aussi de grandes contre et fit quel-/M Alphonse, comme on voit par une lettre du pape saint Grégoire. oi père. Con-Mil lui dit : Vous deve: A Fe Se goire, où PE ‘ Yous devez savoir que la liberté ecclésiastique est le rem- 'goire rési- Apart de la foi, qui est le lien de la société civile, C'est pourquoi des deux Aquand l'ennemi du genre humain veut renverser les États, il com. , qui avait Œmence par persuader F Fr » 1! com- » q 0 ‘CC Par persuader aux princes qu'il leur est avantageux de dé- PaMNe) lui truire la liberté ecclésiastique. Or, nous avons appris que, contre le i à “cor : ï CRE ; i Cemanda œsrnent que vous avez fait de la conserver, Vous faites souffrir aux terbe pen- Æprélats et à tout le clergé des vexations intolérables. Vous avez envahi saint Papesfet vous retenez les revenus des églises de Brague, de Conimbre de 2\i amé en: ; ontre son } Viseu et de Lamégo, et vous donnez à divers particuliers, clercs ou Mais alors, e. laïques, des maisons et des terres appartenant aux églises ivellé sen- 1 de vos juges, s’attribuant une juridiction indue, ose bien conrailre des causes qui regardent le tribunal ecclésiastique ; et siles ris, p. 860

1 Raynald, 1278, n. 2, — 1 ]iid,

dE

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 12:0

à 1276 de l’èr clercs en appellent au Saint-Siége, il les répute contumaces et met 4 périls sniriti les complaignants en possession. Vous-même contraignez les clercs M Han attirées,

de répondre en toutes causes, dans votre cour et dans celles des au- 4 sera plus pe tres juges. Vous imposez de nouveaux péages et des exactions indues L prévenir le : sur nos sujets, tant clercs que laïques, et sur leurs serfs, contre les À nombre de: canons et au mépris des censures prononcées par le Saint-Siége. Si sement. Enf | des Juifs ou des Sarrasins de condition libre viennent au baptême, ceux qui s'o | vous faites aussitôt confisquer leurs biens et les réduisez en servitude. 4 domo, never | Si les Sarrasins esclaves des Juifs reçoivent le baptème, vous les faites À célèbre et à | rentrer dans la servitude des Juifs. Si des Juifs ou des Sarrasins “femme, il en | acquièrent les héritages des Chrétiens, vous ne permeitez pas que les % que d'Aix en | paroisses où ces biens sont situés s’en fassent payer les dîmes. Cette A ne sait en qu | | remontrance pontificale est datée d’Orviète le 28me de mai 1273 1, À Cette divis | Peu de temps après, le Pape partit d'Orviète, et, s'étant mis en nation allem || chemin pour se rendre à Lyon, il vint à Florence, où il arriva le “fut pas un n | 18% de juin. Outre les cardinaux et les officiers de sa cour, il était % devancer les | accompagné de Charles, roi de Sicile, et de Baudouin, empereur ti- dicctuelle, par || tulaire de Constantinople, qui mourut sur la fin de cette année. Le le grand nom Pape trouva la situation de Florence si agréable pour le bon air et nuèrent de be }l les belles eaux, qu'il résolut d'y passer l'été, et logea pendant son Mensions polit séjour dans le palais d’un riche marchand de la maison des Mozzi; À Le 19 mars mais il fut affligé de voir une si belle ville déchirée par les deux André de Sier partis des Guelfes et des Gibelins. Les Guelfes avaient pris le dessus # ei fait bannir plusieurs citoyens comme Gibelins. Le Pape entreprit de les faire rappeler et de réunir les esprits, et il les fit convenir d’une paix qui fut conclue le second jour de juillet, sous peine de vingt mille marcs d'argent payables moitié au Pape, moitié au roi Charles. Mais les syndics des Gibelins étant venus à Florence pour la conclu- 4; ,5ment dans sion de cette paix, on leur dit que le maréchal du roi Charles, à la des, leur po poursuite des Guelfes, les ferait tuer s’ils ne se retiraient. Ce qui les Æhoses hévésse épouvanta tellement, qu'ils s’en allèrent, et la paix fut rompue. Le 4 $0n intevcc Pape en fut extrêmement irrité : il partit de Florence au bout de à Dans la mên quatre jours, après l’avoir mise en interdit 2. Sienne, del'illu Dès l’année précédente, le saint pape Grégoire s’appliquait forte- #, plense del ment à procurer la paix entre les villes d'Italie, et, pour cet effet, il umilles étant avait fait son légat l'archevêque d’Aix, dont la commission portait : es victoires qi Vous ferez venir en un lieu convenable les députés de chaque parti, 4 Ambroise ay et leur ferez entendre que, pour la tenue du concile que nous avons F llaque, et se \ ordonaé, il faut préparer la sûreté des chemins, ou par une paix

Me la défense di

solide, ou du moins par une trêve. Vous leur ferez considérer les Ambroise na

là guerre. U en fut si in mportement, it rentrer en le piété, de cl

‘ Raynald, 1275, n, 25. — ? Ibid, n. 28, É Raynald, 1229 Ë , ?

laces et met

elles des autions indues , contre les nt-Siége. Si au baptême, n servitude.

Jus les faites s Sarrasins pas que les limes. Cette mai 4273 1, ant mis en il arriva le our, il était mpereur ti- > année. Le e bon air et Jendant son des Mozzi ; 1 ar les deux s le dessus Je entreprit venir d’une 1e de vingt oi Charles.

la conclu-:

iarles, à la Ce qui les «

ompue. Le au bout de

quait fortecet effet, il n portait : ique parti, nous avons r une paix sidérer les

1 à 1276 de l'ère chr.]

0 périls soirituels et temporels, ez les clercs #

et les pertes que leurs divisions leur … ont attirées, et que, s'ils retombent dans la guerre civile, elle leur "sera plus pernicieuse que devant. Que, par conséquent, ils doivent < prévenir le mal pr'omptement, en ramenant par la douceur un petit nombre de séditieux qui troublent le repos, ou les châtiant vigoureusement. Enfin il lui ordonne d'employer les peines spirituelles contre ceux qui s’opposeraient à la paix. Cet archevêque d'Aix était Vice- : domo, neveu du Pape et natif de Plaisance, qui avait été jurisconsulte “ célèbre et avocat, ayari femme et enfants. Après la mort de sa 2 femme, il entra dans le clergé, et fut prévôt de Grasse, puis archevé-

}que d'Aix en 1937. Il embrassa la règle des frères Mineurs, mais on ne sait en quel temps 1.

Cette division politique entre les nation allemande : l'effet surv

Italiens leur venait de la domi-

écut à la cause, Cependant tout n’ fut pas un mal. Cette lutte incessante n’empêcha point l'Italie de

|devancer les autres nations par son activité commerciale et intel llectuelle, par ses chefs-d'œuvre d’arts et de littérature, et même par 1le grand nombre de saints qu’elle ne cessa de produire, et qui diminuèrent de beaucoup par leur salutaire influence les maux des dis- {sensions politiques.

Le 19 mars 4251, mourut à Sienne en Tosc {André de Sienne, de la noble famille des Galler la guerre. Un jour, ayant entendu proférer en fut si indigné, qu'il tua le blasphémat mportement, il fut banni par le magistrat p it rentrer en lui-même. Il consacra le le piété, de charité, d'humilité et de P finement dans sa patrie, c'était pour ades, leur porter jui-même d Æhoses nécessaires, On rappor Par son intercession avant et après sa mort ?, … Dans la même ville était né, le 16 avril 1220, saint Ambroise de Picnne, de l'illustre famille des Sansedoni. Sa mère, également noble Æt pieuse, de la famille des Stribelini, s'appelait Justine. Les deux Manilles étaient des premières de la ville par leurs richesses et par æ victoires qu’elles avaient remportées sur les Sarrasins. Le père Æ'Ambroise avait mérité par sa bravoure le surnom de Bonnelaque, et se voyait appeler aux conciles où l’on devait s'occuper Me la défense des Chrétiens contre les infidèles, Ambroise naquit tout contrefait ,

ane le bienheureux an. Il s'était distingué un horrible blasphème, eur. En punition de cet ublic. Cette infortune le reste de sa vie à des œuvres énitence. S'il rentrait clandesservir les pauvres et les maes remèdes, des vêtements et autres te un grand nombre de miracles opérés

les bras collés au corps, les

k. ®Raynald, 1912, n..40. Wadding, 1263, n. 13, —

? Actg SS., 19 mart.

22 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXV, — De 1270

jambes aux cuisses, le visage sombre et disproportionné. Sa mère en : eut une douleur extrême, et pria Dieu de lui faire la grâce de sup-

porter cette afiliction avec patience. Ell confia l'enfant à une nourrice de la ville, nommée Flore. Un jour, la nourrice le tenait dans ses bras devant sa maison, quand un pèlein, venant à passer, s’arrête et le considère avec admiration. La nourrice couvrit le visage de l'enfant pour en cacher la laideur. Le pèlerin, qui était un vieil. lard, lui dit : Femme, ne cachez pas le visage de cet enfant, car il sera la lumière et la gloire de cette ville.

Un an après sa naissance, la nourrice le portait d'ordinaire à l’é- 1

glise voisine de Sainte-Madeleine, qui appartenait aux frères Pré:

cheurs, pour y entendre la sainte messe. Il y avait dans cette église 4 une chapelle pleine de reliques, devant lesquelles elle allait prier 4 “ samedis cin

pour la santé de l'enfant. Bientôt elle remarqua, ainsi que les reli-

gieux et les voisins, que, quand elle se mettait dans un autre endroit À de l’église, l'enfant pleurait toujours, et qu’il ne disait rien tant qu'elle demeurait dans la chapelle. Un jour que la nourrice sortait 4 de l'église, l'enfant se mit à pleurer extraordinairement et à tourner 4 le visage du côté de la chapelle avec de grands efforts. Les religieus 4 et les assistants, étonnés, obligèrent la nourrice de retourner à la: L. chapelle, Dès qu’elle y fut, l'enfant tira des langes ses mains et ses 4 bras, jusque-là collés au côté, et, les élevant vers le ciel, invoqui4 trois fois, d’une voix très-distincte, le nom de Jésus. A ce miracle

accoururent les personnes qui savaient combien l'enfant était contre:

fait. Les religieux font ôter les langes, et l'enfant commence à étendre 4 les jambes, jusqu'alors collées aux cuisses : son visage, jusqu’alon 4 si sombre, commence à devenir tout serein et à resplendir de beauté 4 à la grande admiration de tous les assistants. La nouvelle d’un 54 grand miracle causa une joie extrême, non-seulement à la mère dé l'enfant, mais à tous les habitants de Sienne : tous firent des prière # et des aumônes pour en bénir Dieu. Le père était absent à cett À

époque.

Dès que le petit enfant voyait un livre, il voulait l’avoir pour l 4 feuilleter, comme s'il y entendait quelque chose. A tel point que s 4 mère ne pouvait dire devant lui ses heures de la sainte Vierge ; car 4

si on ne lui donnait pas le livre, il se mettait à pleurer, même toul

faire deux petits volumes avec des images, l’un de personnages dis siècle, l’autre de personnages de religion, pour voir si c’étaient le4 figures ou les lettres qui faisaient plaisir à l'enfant. Il lui présent#

d’abord le volume avec les images du siècle : l’enfant refusait de IA voir. Il prit, au contraire, un grand plaisir à regarder le volume de#

à 1276 de r'è

images reli; prit prompl * d'entendre

. son office d î même chaq 4 Dès qu'il ! pèlerins et] de joie, et ]

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Ses parents 1 fut si aflligé ser faire, d’:

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LV. — De 1210 : à 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 23

. Sa mère en images religieuses, mais plus encore les lettres que les images. Il aprâce de sup- à prit promptement à lire, Sa plus grande joie fut dès lors de lire et à une nour- # d'entendre les psaumes, que sa mère avait coutume de réciter dans e tenait dans #! son office de la sainte Vierge. Dès l’âge de sept ans, il le récita luipasser, s’ar. # même chaque jour.

vrit le visage # Dès qu’il fut assez grand pour sortir de ja maison, il y amenait les ait un vieil. # pèlerins et les pauvres, les soulageait par des aumônes avec beaucoup enfant, car il # de joie, et puis les reconduisait avec dévotion. À l’âge de neuf ans, { il se mit à jeûner les veilles des fêtes et à passer ces nuits en prières. dinaire à l'é- À Ses parents, craignant pour sa santé, le lui défendirent ; mais il en . frères Pré. ! fut si afligé, qu’il passait les nuits sans dormir et qu’il fallut le laiss cette église 4 Ser faire, d'autant plus que sa santé n’en souffrait point. Comme son > allait prier 4 père était très-riche, il lui demanda la permission d’héberger tous les que les reli-# samedis cinq pèlerins. Dès la veille au soir, il se tenait donc à la autre endroit # porte de la ville, par où arrivaient les pèlerins d'au delà des monts, ait rien tant M en chcisissait cinq, les conduisait dans une chambre à part, les déurrice sortailà chaussait lui-même, leur lavait les pieds, les servait humblement à et à tourner À table, les menait coucher et les déshabillait lui-même. Le matin, il Les religieux É les réveillait, les conduisait à une église pour y entendre la messe et tourner à k 4 visiter ensuite les principales églises de la ville ; après quoi, il les mains et ses À ramenait à la maison, les faisait diner, leur donnait une aumône, et ciel, invoqui A} les congédiait en se recommandant à leurs prières. \ ce miracle. # Il avait une charité semblable pour tous les malheureux. Il visitait était contre. À fréquemment les maisons des pauvres, et leur procurait les choses nénce à étendr M cessaires, avec la permission de ses parents. Tous les vendredis, il , jusqu’alon # visitait les prisons de la ville, et quand il y trouvait des pauvres qui lir de beauté # n'avaient pas de quoi se nourrir, il leur envoyait à manger, y joignant ivelle d’un $® de plus quelque argent. Tous les dimanches, il allait au grand hôà la mère défi vital servir les malades pendant leurs repas. A tant de piété et de it des prière Æ charité, le jeune Ambroise joignait une pureté sans tache. L'esprit bsent à cet ® de ténèbres employa bien des ruses et se transforma de bien des { manières pour la lui faire perdre ; mais le saint adolescent découvrit tous ces piéges, et le mettait lui-même en fuite parle signe de la croix. Ses parents auraient bien voulu le marier : déjà ils lui avaient Vierge ; cat & trouvé un parti très-convenabie ; pour l’y amener peu à peu, ils , même tou Æ cherchaient à lui persuader de fréquenter les jeunes nobles de son t. Le père "Age, d'entretenir comme eux des chevaux, des chiens et des oiseaux rsonnages dé pour la chasse. Alors il leur fit connaître que son désir était de rei c'étaient I Æ noncer à toutes les choses du monde et d'entrer en religion, afin d'y lui présent servir Dieu plus librement. I leur parka d’une manière si efficace, efusait de ËA que nul ne put s'opposer à sa volonté. Sur quoi il demanda trèse volume d# humblement à son père la permission de distribuer aux pauvres une

avoir pour l 4 point que s 4

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