XVI. — De
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- 5 Jbid., p. 9.
ld, 1281, n. 24,
à 1300 de l’ère chr.] DZ L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 253
roi demanda au même Pape le privilége do faire suivre le rite romain dans sa chapelle royale ; ce que le Pape lui accorda volontiers par une lettre du premier mers, tant pour lui que pour ses héritiers. Il accorda de plus, en sa considération, une dispense à la princesse Hélène, sa parente, pour épouser un seigneur nommé Ulphon, son parent au quatrième degré; le motif de cette dispense était que ce mariage réconciliait des familles puissantes jusqu'alors divisées. Et, de fait, Ulphon aida efficacement le roi Magnus à chasser de Suède les Danois, que son frère Waldemar y avait appelés, et qui fut obligé de s'enfuir avec eux. La guerre se termina par la paix entre les rois Magnus de Suède et Éric de Danemark. Pour cimenter la paix plus étroitement, Birger, fils et héritier de Magnus, épousa Marguerite, fille d'Éric, et le pape Martin IV donna la dispense de parenté 1. L'an 1285, les prélats et les seigneurs de Suède, considérant que le prince Waldemar, après avoir librement renoncé au royaume, y semait encore le trouble ; que, quittant son épouse légitime, il vivait scandaleusement avec des femmes de mauvaise vie, adressèrent une demande écrite au roi Magnus de le faire garder convenablement, jusqu’à ce qu’il vint à se corriger. A la tête de ces états du royaume, était l'évêque de Lincoping, duc de Finlande, et l’archevêque élu d’Upsal. Le roi Magnus, ayant reçu cette demande de la diète, ne crut point devoir enfermer son frère aussitôt, mais attendre encore trois ans, qu'il se corrigeñt ?.
Le roi Magnus mourut chrétiennement le 18 décembre 1290; homme de grandes vertus et très-digne de mémoire, dit une ancienne chronique. Il fut enterré, suivant ses désirs, dans l'église des Franciscains de Stockholm. Il avait offert à Dieu une de ses filles dans l’ordre de Sainte-Claire. Il n’était guère de monastère ou d'église dans son royaume à laquelle il n’eût fait quelque libéralité. Il aimait que l’Église füt libre, et ambitionnait que le clergé deses États fût plus heureux qu'aucun autre. Il eut cependant un différend avec saint Brynolphe, évêque de Scare; mais, ayant constaté sa sainteté par beaucoup de preuves, il se prosterna à ses genoux et lui demanda pardon: Son fils Birger lui succéda. Comme il n’avait que onze ans, le père lui avait donné pour tuteur Turgill, grand-échanson du royaume. L'an 1293, Turgill ét son royal pupille marchèrent contre les païens de la Dalécarlie, incorporèrent leur province à la Suède, et les amenèrent eux-mêmes au christianisme ÿ. L'Anoleterre, sous le règne d'Édouard I, de 1272 à 1307, fut
1 Magnus. Apud Raynald., 1284, n. 22-24, —? Raynald, 1285, n. 14. — 5 Raynald, 1290, n. 45-47, avac la note de Mansi,
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