‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 51 sur 97 · LXXVI. — Dei le nouveaux pri · texte numérisé non relu

LXXVI. — Dei le nouveaux pri

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Du rang de 23 de juillet as approuvé

à 1800 de l’ère chr.]

LE L'FCLISS CATHOLIQUE. 265 son élection, d'autant plus qu'il ne laissa pas de lui envoyer après

} cela le pallium. Le bienheureux Rostaing célébra, sur la fin de cette

année 1288, un concile provincial, tout semblable à celui que Simon de Beaulieu avait tenu à Bourges deux années auparavant; du moins la préface contient à peu près les mêmes motifs et les même vues.

} Le lieu de l'assemblée fut la ville de Lille, au comté venaissin, dio- | cèse de Cavaillon. L'évêque diocésain Bertrand y assista, avec ceux

de Vaison, d'Orange et de Carpentras, outre les députés de Saint- Paul-Trois-Châteaux, de Marseille et d'Avignon. Il s'agit d’abord, dans les actes qui nous restent, d’une collection des conciles précédents rédigés en un volume, que Rostaing ordonne à ses suffragants et aux prélats inférieurs d’avoir en entier, pour n’en pas laisser perdre la mémoire, l'ignorance et l'oubli servant de prétexte aux violements des statuts anciens, comme on s’en plaignait au concile de Bourges. Ces conciles, au reste, dont on autorise ici la compilation, sont au nombre de sept, tenus sous différents archevêques d'Arles, savoir : deux sous Jean de Beaussan, en 1234 et 1251; un sous Bertrand de Montferrat, à Avignon, en 1270; un sous Florentin, en 1260 ; un sous Bernard de Languissel, en 1279 ; un sous Bertrand Amauri, à Avignon, 1281 ; un enfin sous Bernard Saint-Martin, sans nom de lieu ni d'année.

Quant aux règlements renouvelés dans le concile de Lille, on en compte dix-huit, dont le dix-septième est une addition singulière. Nous avons souvent appris, dit-il, que quantité d'enfants sont morts sans baptême depuis ce siècle, par la difficulté de trouver des parrains, à cause des frais. Pour éviter ce danger de la perte des âmes, nous statuons qu’on ne donnera désormais que l’habit blanc pour la cérémonie du baptême. Le quatorzième renouvelle les peines déjà publiées dans le concile de Rièz contre ceux qui procuraient la mort par le poison ou l’avortement au moyen de certaines potions, et contre ceux qui en seraient complices, ou qui, sachant ces horreurs, n'iraient pas les dénoncer à l’évêque. On y ajoute une flétrissure pourles familles où setrouveraient des gens coupables desi grands crimes. Leurs enfants, jusqu’à la quatrième génération, sont déclarés incapables de posséder des bénéfices et d’être promus à quelque dignité séculière que ce soit : châtiment qui marque combien l'Église avait à cœur l’extirpation de ces détestables pratiques 1.

Les maisons de Foix et d'Armagnac, quoique alliées, étaient £a guerre depuis longtemps, à cause de leurs droits réciproques, acquis par des mariages qui les unissaient.

! Labbe, t. 11, p. 1335. Gallia Christ., t. 1, p. 60.

266 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI, — De 1216

Roger Bernard, comte de Foix, et Geraud, comte d’Ar avaient épousé les deux Sœurs, filles et héritières de Gasto

son métropolitain que le comté de Foix avait ses châteaux. L’archevéque d'Auch comte d'Armagnac. Ce métropoli-

concile provincial à Nougarot, le

ès l’Assomption, I s’y trouva six évêques Suffragants : ceux de Conserans, d'Oléron, de Tarbes, de

Lescar, d’Aire et de Bazas, les députés de Comminges, dont le siége, vaquait, ei Quantité d'autres des Chapitres ; enfin une nombreuse assemblée de prélats inférieurs. On y'dressa douze articles Où ca-

premier montre nettertent que le procédé du comte de Foix était Je principal but du concile. On y décerne que le comie et sa femme seront avertis par les évêques de Tarbes et d'Oléron de l'usurpation qu’ils ont faite des biens de l'église de Lescar, cités dans la monition, après laquelle, s'ils ne satisfont dans quinze jours, on les déclare exCommuniés. On y joint la déclaration publi-

que et perpétuelle de ce Statut, portant la même péine contre tout seigneur qui imiterait leur exemple.

On renouvelle dans d’autres articles les anciens décrets contre les

ravisseurs des biens ecclésiastiques, contre l'abus des lettres apo- Stoliques, contre les injures faites aux évêques, aux abbés, aux clercs, Il s'agissait de violences à main armée, dont on n'avait que trop d'exemples dans cette province. Aussi emploie-t-on les peines les Plus rigoureuses, qui s'étendent jusqu'aux enfants des coupables. En

un mot, on met tout en œuvre pour assurer ou Pour venger les libertés de l'Église.

ciers, et compare le sortilége à l'idolâtrie 1. Quelques jours avant le Concile de la province d'Auch, tenu à

1 Labbe, t, 11, D. 1353.

Sans épargner les évêques mêmes. Celui

à 1300 de

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* LXXVI, — De 19:

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té de Foix avait ‘évêque d’Auch Ce métropolià Nougarot, le l s’y trouva six , de Tarbes, de , dont le siége, me nombreuse articles ou cale procédé du décerne que le Tarbes et d'Olise de Lescar, nt dans quinze laration publi.

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vait que trop les peines les oupables. En venger les li-

fense de les Iles. Ordre à ur leur habit les marchés onnaie couétaient sous inie les sor-

ch, tenu à

à 1300 de l’ère chr.]

| Nougarot, l'archevêque d'Embrun, Raymond de Meuillon, avait as-

semblé ses suffragants pour approuver avec eux en concile les statuts faits par Henri de la Suze, archevêque d’Embrun, et depuis cardi-

| dinal-évêque d’Ostie, mort en 1271. Raymond de Meuillon était

d'une bonre maison de Provence. Son père, après la mort de son

| épouse, avait embrassé la profession religieuse dans l’ordre de saint

Dominique. Raymond l'avait imité ; mais, son mérite l'ayant fait connaître, il fut choisi pour remplir le siége de Vabres, d’où il passa à celui d'Embrun, l'an 4289. Dans son concile, daté du samedi avänt l'Assomption de la Vierge, il ajouta trois décrets aux anciens qu'il venait de confirmer. Le premier défend de donner la tonsure, s'ilne consté que le sujet qui se présente est né de légitime mariage. Le second ordonne des prières pour implorer le secours de Dieu dans les calamités présentes. Le troisième accorde vingt jours d’indulgence à ious ceux qui feront chaque jour quelque prière particulière à cette intention !.

Ce fut à cette époque que le Pape Nicolas IV, ér "2a l’université de Montpellier. Cette ville avait déjà une école célihre our la médecine et la jurisprudence, mais elle n'avait pitt acore de priviléges. Le Pape donc, attendu la réputation de cette école et l’avantage du lieu, accorde qu’il y ait à l'avenir des études générales où l'on puisse enseigner et apprendre dans toutes les facultés licites. Toutefois, il ne permet de donner la licence et le titre de docteur que pour le droit canonique et civil, la médecine et les arts. Les aspirants seront présentés à l’évêque de Maguelone, dont le siége n'était pas encore à Montpellier, et ce prélat ou son délégué assemblera les docteurs de la faculté dont il sera question, avec lesquels il examinera gratuitement les aspirants, et, par leur conseil, donnera la licence à ceux qui seront trouvés capables. Pendant la vacance du siège de Maguelone, un des trois archidiacres fera la même fonction, et ceux qui auront obtenu la licence auront la faculté de régenter et d'enseigner partout, sans autre examen. La bulle est du 26% d’octobre 1289 2.

Le comte de Provence était alors Charles d'Anjou, roi de Sicile, frère de saint Louis. Nous avons vu, l'an 1289, l'insurrection meurrière des habitants de Palerme, sous le nom de Vépres siciliennes, et la bulle que le pape Martin IV publia contre eux le sept mai de la même année. Quelque temps après, ceux de Paierme et quelques autres Siciliens reconnurent qu’ils avaient failli; et, apprenant les préparatifs que faisait le roi Charles pour les attaquer, ils envoyèrent

1 Mansi, t, 24, p. 1068, Gallia Christ., t, 3, p. 1081, — % Raynaid, 1289, n. bi,

268 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVI

au Pape des religieux demander miséricorde, que ces paroles : Agneau de Dieu, qui ôtez le ayez pitié de nous ! qu’ils répétèrent trois fois. réponse, leur dit en latin ces paroles de l’Évangi

ne

si les envoyés se re.

ille de Palerme er 70ya une apologie au Pape, oùelle disait : Vous savez qu’aussitôt après le Massacre,

nous avons élevé létendard de saint Pierre ét invoqué la sainte

glise romaine pour notre pro*:trice. Mais, parce que vous nous avez jugés indignes de la grâce d

qui a soin des grands et des petit Pierre, que nous n'espérions pas. Ils parlent du roi d'Aragon, avec lequel ils avaient concerté leur co

pour la forme vers l'Afrique et m

dant des nouvelles de Sicile, aborda inopinément à Trapani, au commencement du mois d’août, et de là se rendit à Palerme !, Dans l'intervalle, le Pape envoya un légat en Sicile, Pour essayer

de procurer la paix et de ramener les peuples à l’obéissance du roi Charles. Il choisit pour cet effet Gérard de Parme, cardinal-évêque de Sabine, dont la commission est du 5me de juin 1982. Le légat se rendit auprès du roi Charles, qui, avec la flotte destinée pour attaquer Constantinople, Fassa en Sicile, et mit Je siége devant Messine. Les habitants, épouvantés, lui envoyèrent des députés, ainsi qu'au légat, priant !° roi, pour l'amour de Dieu, d’avoir Pitié d'eux et de

leur pardonner ; car ils avaient fini par prendre part à la révolte, Dans de pareilles conjonctures » Clémence eût été sagesse. Mais

Charles, croyant qu’ils ne pouvaient lui résister » les rebuta et les défia à mort, suivant le style du temps, comme traîtres à l'Église et à lui. C'est que le royaume de Sicile était un fief de l'Église romaine.

Ils envoyèrent encore prier le légat de venir à réconcilier avec le roi. Quand il y fut entr lettre du Pape, adressée à tous les Siciliens, fides et de cruels, et leur

Messine, pour les 6, il leur présenta une où il les traitait de percommandait, aussitôt la lettre vue » de rendre le pays au roi Char.es ; à faute de quoi il les dénonçait excom-

muniés et interdits. Le légat leur ordonna d'y satisfaire et leur conseilla de son chef, Les Messinois offrirent de se rendre à ces conditions : Que le roi nous pardonne tout le passé, qu'il se contente de cé que nos ancêtres donnaient au roi Guillaume ; et qu'il nous donne, Pour nous gouverner, des Latins, non des Français ni des Proven-

1 Malesp., c. 210-212.

à 1300 de

L çaux. Le | demand

pardonn mon ch ner par tumé. L ponse di légat, e tous les habitant devant li sine, et Ceper 10me d’a ronné 5€ parce qi Incontin le roi Ch là il écrin surpateu ô le plus l'Église, terre, la le soleil 4 froi et su lettre lue l'exterm La réf Charles | qu'il tra prince ai l'oppress lomnies refus de !

per des | ‘uant une long de Sicile de Lyon

1 Rayna 38 et 39,

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