‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 71 sur 97 · HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVII, — De · texte numérisé non relu

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVII, — De

QU'IL FAIT DE SA PUISSANCE, ET LES HOMMES SUR LESQUELS IL L'EXERCE SONT ÉGALEMENT SUBORDONNÉS A LA LOI DE Div.

« Écoutez donc, à rois, et comprenez, s’écrie le sage ; instruisezvous, vous qui jugez la terre, Prêtez l'oreille, vous qui contenez les peuples, et qui vous complaisez dans la multitude de vos sujets : la puissance vous est donnée par le Seigneur, et la force. par le Très- Haut, quiinterrogera vos œuvres et scrutera vos pensées ; car, étant les ministres de son royaume, vous n'avez pas jugé équitablement ; vous n'avez pas gardé la loi de justice, et vous n'avez pas marché selon la volonté de Dieu. Il vous apparaîtra formidable et soudain, cur un jugement très-rigoureux est réservé à ceux qui règnent, La miséricorde est accordée aux petits, mais les puissants seront puissamment tourmentés, Dieu n'épargnera personne, ni ne respecter aucune grandeur, parce qu'il a fait les grands et les petits, et qu'il a également soin de tous, Mais aux plus grands est destiné un plus grand supplice 1, »

Ainsi, bien loin d'être dispensés de la loi de Dieu dans leur gouvernement, les rois y sont obligés plus sévèrement que les autres. |

Quant aux sujets, voici d'où saint Paul déduit leurs: obligations : « Que toute personne, écrit-il aux fidèles de Rome, sait subordonnée aux puissances qui sont au-dessus ; car il n'y à point depuissance, si ce n'est de Dieu 2, Et les puissances qui sont, sont ordonnées de Dieu’, En sorte que celui qui se contre-ordonne à lu puissance résiste à l'ordre même de Dieu, Or, ceux qui résistent s’attiveront À eux-mêmes le jugement ; car ceux qui commandent ne sont point l'effroi des bonnes œuvres, mais des mauvaises. Voulezvous donc ne pas craindre la puissance ? faites le bien, et vous aurez des louanges à cause d'elle; car elle vous est le ministre de Dieu pour le bien. Mais si vous faites le mal, craignez; car elle ne porte pas en vain le glaive ; elle est en effet le ministre de Dieu, le veneur pour punir qui fait mal. C'est donc une nécessité d'être subordonné, non-seulement à cause de la punition, mais encore à cause de la conscience. C'est pourquoi vous payez les tributs, car ils sont l:5 ministres de Dieu, s'appliquant avec force à ce ministère, Rendez donc à chacun ce qui lui est dû : le tribut à qui est dû le tribut, l'impôt à qui est dù l'impôt, la crainte à qui est due la crainte, l'honneur à qui est dà l'honneur. Ne devez rien à personne, si ce

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sances sont subordonnées à Dieu. Cornelius à Lapide remarque que le texte gret peut avoir ce sens,

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