‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 72 sur 97 · QUELS IL L'EXERCE · texte numérisé non relu

QUELS IL L'EXERCE

6 sage; instruisez- 18 qui contenez les le de vos sujets : la force par le Très- >ensées ; car, étant gé équitablement ; n'avez pas marché idable et soudain, ux qui règnent, La ssants seront puis- :, ni ne respecter | les petits, et qu'il st destiné: un plus

e Dieu dans leur vèrement que les

leurs obligations :

ne, soit subordony a point de-puisqui sont, sont orontre-ordonne à la x qui résistent s'at. ii commandent ne auvaises. Voulezbien, et vous aurez ministre de Dieu ; car elle ne porte > de Dieu, le ven:

ssité d'être suborais encore à cause ributs, car ils sont ministère, Rendez est dû le tribut, st due la crainte, à personne, si ce

nt : les vraies puis que que le texte grec

11911 de l'ère chr.]

n'est de vous aimer les uns les autres ; car qui aime le prochain a rempli la loi !, »

D'après l'Apôtre des nations, l'on doit obéir à Ja souveraineté ou au souverain légitime, parce qu'il est le ministre de Dieu. Mais tout ministre est lui-même subordonné à son maître. Nul ne lui doit d'obéissance qu’autant que le maître le commande. La volonté du

| maître commun, Dieu, voilà donc la commune loi du ministre et du

sujet, du roi et du peuple.

Lorsque, au lieu d'encourager le bien et de punir le mal, l'homme abuse de la force pour encourager le mal et punir le bien, les apôtres ne voient plus en lui le ministre de Dieu, mais l’homme seul, et is répondent à toutes ses injonctions : Z! faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes,

Les saints martyrs ont fait comme les apôtres. Il leur était ordonné par les lois de l'empire romain, et cela sous peine de mort, d’adorer ls empereurs et leurs divinités. Mais en rendant à César ce qui était à César, en payant fidèlement les impôts, les Chrétiens rendaient surtout à Dieu ce qui est à Dieu, le proclamant le souverain momarque, et sa loi la règle souveraine.

« Connaissez-vous l'ordonnance du prince qui vous commande de sacrifier? demande le magistrat Polémon à Pionius, prêtre de Smyrne ? — A la vérité, répond le martyr, nous connaissons des or-

A donnances, mais celles-là seulement qui nous commandent d’ado-

rer Dieu. — Quel Dieu adorez-vous ? — Le Dieu tout-puissant, qui a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’elle renferme, ainsi que nous tous ; qui nous envoie toui par sa providence, et que nous avons connu par son Verbe, Jésus-Christ. — Sacrifie du moins à l’empereur, — Non, jamais je ne sacrifierai à un homme 1, »

« Il n'est de roi que celui que j’ai vu, dit le martyr Genest à Dioétien ; c’est lui que j'adore. Dussé-je mourir mille fois pour sa religion, je serai tel que j'ai commencé d'être. Jamais tourments ne pourront m’arracher Jésus-Christ ni de la bouche ni du cœur. Mon grand regret, c'est d’avoir commencé si tard à adorer le Dieu véritable 3, »

«Que cherchez-vous encore, tyran? disait le martyr Romain; déjà je vous ai confessé de bouche que le Christ est le vrai roi #, »

«Il fallait, dit le proconsul de Carthage au martyr Thélica, il falhit observer l'ordre des empereurs et des césars. — Je ne me mets en peine que de la loi de Dieu, répond le saint; c’est celle que je

tRoun..13.— * Ruinart, Acta prim. Martyr., edit. 2, Amstelod., p. 140 et 144. — SRuinart, Acta prim. Martyr., edit, 2, Amstelod., p. 270. — # Ibid., p. 858. XIXe 25

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garde, c’est pour elle que je meurs; hors elle, il n’y en a point d'autre. »

« Pourquoi, dit le même proconsul au prêtre Saturnin, avez. À

vous tenu des assemblées contre la défense des empereurs ? — Ces assemblées, répond le martyr, ne peuvent s’interrompre; ainsi l'or donne la loi, ainsi l’enseigne la loi.

« Poürquoi, contre la défense des empereurs, dit le même au martyr Émérit, avez-vous laissé tenir ces assemblées dans votre maison ? — Je ne pouvais m'empêcher de recevoir mes frères, — Mais l'édit des empereurs et des césars devait l'emporter. — Le plus grand, c’est Dieu, non les empereurs. — Nous sommes Chrétiens ! s'écriént tous les martyrs ensemble ; il nous est impossible de ne pas garder la sainte loi de Dieu jusqu’à l’effusion de notre sang 1. »

‘Ce que les martyrs proclamaient au milieu des supplices, la souveraineté de Dieu et de son Christ, plus tard, ainsi que nous l'avons vu, les empereurs et les peuples chrétiens la proclamèrent en tête de leurs lois, comme la loi première et dernière. D’après cela, voici comme les docteurs de l'Église développent l’ensemble de h législation chrétienne. La loi éternelle, source de toutes les autres, est la raison de Dieu en tant qu’elle règle l’univers. La loi naturelle est une participation faite aux hommes de cette raison et loi souve. raine. La loi écrite a été donnée à Moïse pour conserver parmi les Juifs -une connaissance exacte de la loi primitive, et les disposer à son entier développement. L'Évangile est venu compléter tout cet ensemble et l’élever à une plus haute perfection. Les lois humaines, ecclésiastiques ou civiles, sont des applications de la loi divine, soit naturelle, soit écrite, à des cas particuliers. Ces applications ne sont lois qu’autant qu’elles sont justes, c’est-à-dire conformes à la raison et loi souveraine 2.

La raison de Dieu, le Verbe de Dieu, voilà donc suréminemment la loi, la règle, la voie, la vérité et la vie, et, par là même, le roi, le souverain. |

C'est en l'ui que l'univers a êté créé et qu'il subsiste 3,

C'est lui cette sagesse qui, bien que unique, peut tout ; bien que immuable en soi, renouvelle toutes choses : qui se répand parmi les nations dans les âmes saintes, et y établit des amis de Dieu et des prophètes : qui atteint d'une extrémité à l'autre avec force, et d ispose toutes choses avec douceur *,

1 Ruinart, Acta prim. Martyr., edit. 9, Amstelod., p. 384, 386, 387. —1Summa sancti Thome, 1, 2, q. 96, art. 4. = Coloss., 1, 17. — + Sap., 6 et 7.

C'es lomme lhomn

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Ce q tonnel Christ, sera CO puissar royaux tout en

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