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108 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv, LXXVIL, — De 1909
citation que lui adressèrent les souveruins Pontifes. Charobert out toujours pour eux une dévotion filiale, Sa piété envers Dieu n'était pas moindre que sa valeur. Étant encore dans sa première jeunesse, et voyant comme le royaume lui était disputé, il fit à diverses fois des vœux de dire à certains jours un certain nombre de Pater, d'Ave a de Salve Regina ; en sorte que, tel jour il en disait cent, et tel jour deux cents ; ce qui lui devint enfin à charge avec les conseils qu'il tenait et les autres affaires de son royaume. C'est pourquoi il pria le pape Benoît XII de lui commuer ces vœux ; ce que le Pape lui accorda par une bulle du 17 janvier 4339, où il restreignit ces prières à quinze par jour, à la charge de nourrir douze pauvres les jours où il s'était obligé à plus de cinquante de ces prières 1, Charobert mourut l'an 1342, dans la cinquantième année de son âge, laissant deux fils, Louis, surnommé Je Grand, qui fut roi de Hongrie et de Pologne, et André, qui fut roi de Naples.
En Danemark, l'archevêque de Lunden, Jean Drosse, étant mort l'an 1289, on élut à sa place, d'un consentement unanime, Jean Grandt, évêque, ou, selon d’autres, prévôt de Rotschild. Mais cette élection ne plut pas au roi Éric VII ni à la reine, sa mère, qui avait la principale autorité sous ce prince, âgé seulement de quinze ans, La raison de leur mécontentement était la liaison de parenté qu'avait ce prélat avec Jacques, comte de Halland, et quelques autres rebelles. Il ne laissa pas d'aller à Rome, malgré le roi, poursuivre la confirmation de son élection, et l’obtint. Étant de retour, il tint un concile à Rotschild, en 1294 où 1292, dans lequel il travailla principalement à la conservation des droits et des priviléges de l'Église, qu'il prétendait avoir reçu des atteintes considérables sous les deux derniers rois, Christophe et Éric VI.
En 1294, l'on mit en prison Rannon, qui avait été chambellan du même roi Éric, père du roi régnant, et qui était un des conjurés qui avaient assassiné ce prince en 1286. Il était neveu de l’archevéque de Lunden ; et, ayant été mis à la question, il confessa son crime et fut exécuté à mort. Peu de temps après, Christophe, frère du roi, fit emprisonner par son ordre l’archevèque même et Jacques Lang, prévôt de l’église de Lunden, comme ayant été l’un et l’autre d'intelligence avec les conjurés, et leur ayant donné secours. Mais, afin que l’absence du pasteur ne nuisit point au troupeau, le roi, par ses lettres du 15me de juillet, déclara qu’il prenait sous sa protection le chapitre de Lunden et tout le clergé du diocèse. Le prévôt Lang se Sauva de prison quelques semaines après sa détention, s’en alla à
1 Raynald, 1339, n, 82,
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Rome, et fit de grandes plaintes au Pape de la manière dont on l'avait traité, ainsi que l'archevêque.
Le pape Boniface VIIL envoya en Danemark Isarn, archiprêtre de Carcassonne, avec une lettre au roi, où il lui reproche d'avoir suivi de mauvais conseils en faisant emprisonner l'archevêque de Lunden. En quoi, dit-il, vous avez notablement offensé la majesté divine, méprisé Je Saint-Siége et blessé la liberté ecclésiastique. C'est pourquoi nous vous prions et vous ordonnons de mettre en liberté l'archevèque, et de lui permettre de venir librement en notre présence avec notre nonce Isarn. Nous voulons aussi que vous nous envoyiez au plus tôt des ambassadeurs, qui puissent nous instruire pleinement de l'état de votre royaume, afin que nous puissions travailler effiacement à y rétablir la paix. La lettre est datée d'Anagni, le j9me d'août 1295.
Cependant l'archevêque de Lunden était gardé dans une tour les rs aux pieds ; toutefois il fit si bien qu'il s'en tira par le moyen d'une lime et d'une échelle de corde, qu'on lui porta enfermées dans un pain. Il passa d'abord dans l'île de Bornholm, et ensuite en cour de Rome, où le roi de Danemark envoya des ambassadeurs au désir du Pape, savoir : Martin, son chancelier, et Gui, prévôt de Ripen. Le Pape nomma quelques cardinaux pour commissaires, et, après que l'affaire eut été longtemps examinée et à grands frais, le Pape communia le roi, le condamna à quarante-neuf mille marcs d'argent envers l'archevêque, et mit le royaume en interdit, quant aux lieux où le roi se trouverait. Le nonce Isarn fut envoyé, l'an 1298, pour faire exécuter cette sentence ; et comme il était à Lubeck, où il “arrêta quelque temps, Jacques Lang, prévôt de Lunden, mourut. Au mois de janvier de l’année suivante 1299, le nonce entra en Danemark, et fit publier l’interdit à Odensée, dans l'ile de Funen. Ensuite, vers le carême, il écrivit au roi une lettre où il lui déclarait la somme qu’il était condamné de payer à l’archevêque, et le menaçant, siln'y satisfaisait, de perdre sa couronne, - qui serait donnée à un autre. Cette lettre ne produisit qu'un sauf-conduit à l’archevêque pour venir à Copenhague et tenter de terminer l'affaire à l'amiable ; mais le prélat demeura dans l'ile de Bornholm, et se contenta d'envoyer à la conférence un chanoine de Rotschild pour agir en son nom.
Le roi Éric et le duc Christophe, son frère, avaient cependant fait prier le pape Boniface de lever les censures, offrant de satisfaire à l'archevêque; sur quoi le Pape écrivit au nonce Isarn de lever les cnsures à cette condition. La lettre est du 18e de mars 1299. En ième temps le Pape lui donna pouvoir de confirmer le mariage du roi avec Ingeburge, sœur du roi de Suède, quoique contracté au
ces ; le tout après qu’il aurait été absous de l’excommunication encourue pour la capture de l’archevêque. La conférence de Copenhague dura longtemps. Enfin le nonce Isarn donna sa sentence, par laquelle il adjugea à l'archevêque le titre de la ville de Lunden et de la fabrique de la monnaie, et les domaines qu'avait le roi dans l'ile de Bornholm et dans le diocèse de Lunden. Mais lé roi appela au Pape de ce jugement, et le nonce ne leva point l’interdit ; en sorte que l'office divin cessait partout où le roi et la reïne se trouvaient t, Les chosess’arrangèrent définitivement l'an 1309, l'archevêque de Lunden ayant été transféré à Riga en Livonie, et Isarn de Riga à Lunden?.
Telles étaient alors les relations, généralement filiales, des rois de Scandinavie et d'Allemagne, avec le chef de l'Église catholique. La ct: étienté apparaissait toujours comme une grande et nombreuse famille, où le père commun tâchait de maintenir ou de rétablir h paix et l'union, par un sage tempérament de fermeté et de condescendance.
Ce qui n’est pas moins curieux, c’est de trouver au quatorzième siècle, à l'extrémité de l'Asie, en Chine, sous la domination des Tartares, un archevêque catholique à Péking, la capitale, avec plusieurs suffragants, soit en Chine, soit en Tartarie. Ce fait, généralement peu connu, n'en est pas moins certain.
Nous avons déjà vu précédemment des voyageurs chrétiens et des religieux, envoyés du Pape, à la cour de Koublaï, autrement Chi-tsou, grand khan des Tartares et empereur de la Chine, résidant à Peking. Koublaï, étant mort l’an 1294, eut pour successeur son neveu Timour-Khan, autrement l'empereur Tching-Tsong, qui mourut lui-même l'an 4307, avec la réputation d’un excellent prince. Après sa mort, huit princes de sa famille se succédèrent sur le trône impérial par des révolutions de cour, quelquefois sanglantes, jusqu'à l'an 1370, où leur dynastie, celle des Mongols ou Tartares, fut remplacée par la dynastie des Ming, dont le fondateur fut un ex-bonze 3,
Or, comme nous avons déjà vu, frère Jean de Montcorvin, de l'ordre de Saint-François, envoyé missionnaire en Orient par son
supérieur général, avait rapporté, l'an 4289, au pape Nicolas IV, À
que le khan des Tartares, Argoun, qui commandait en Perse, était favorablement disposé envers lui et l'Eglise romaine. Le Pape renvoya le frère avec des lettres, non-seulement pour Argoun, mais
1 Raynald, 1295, n. 50; 1299, n. 9 et seqq. — ? Ibid., 1803, n. 56, avec la not de Mansi, — 5 Hist, de la Chine, par le P. de Mailla, t. 9.
HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVIL. — De 1300 quatrième degré de parenté, et de lui accorder quelques autres gré.
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Liv. LXXVIL — De 1300 JE à 1311 de l'ère chr] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 411
encore pour le grand khan Koublaï, à qui Argoun avait recommandé d'écrire 1 , |
I y avait plus de quinze ans que Jean de MontCorvin était occupé dans ces missions lointaines, quand il écrivit au vicaire général de son ordre une lettre où il dit :
Je partis de Tauris, ville de Perse, l'an 1291, et j’entrai dans l'nde, où je fus treize mois à l’église de l’apôtre saint Thomas, et je baptisai environ cent personn«s en divers lieux. Mon compagnon de voyage fut frère Nicolas de Pistoie, qui mourut là et fut enterré dans la même église. Pour moi, passant plus avant, j'arrivai au Catai (la Chine), royaume de l’empereur des Tartares, que l’on nomme le grand khan. Je Pinvitai, suivant les lettres du Pape, à embrasser h religion chrétienne; mais il est trop endurci dans l'idolâtrie : toutefois il fait beaucoup de bien aux Chrétiens, et il y a déjà plus de deux ans que je suis chez lui. Des nestoriens qui portent le nom de Chrétiens, mais qui sont fort éloignés de la vraie religion, sont si puissants en ces quartiers-là, qu’ils ne permettent à aucun Chrétien d'un autre rite d'y avoir un oratoire, quelque petit qu’il soit, ni de prêcher aucune doctrine que la leur ; car aucun des apôtres ni de leurs disciples n'est venu en ce pays. Ces nestoriens donc, tant par eux que par d'autres gagnés à force d’argent, m'ont suscité de trèsrudes persécutions, disant que je n'étais point envoyé par le Pape, mais que j'étais un grand' espion et un séducteur; et, quelque temps après, il$ ont amené d’autres faux témoins qui disaient qu’on avait envoyé à l’empereur un ambassadeur qui lui portait de grandes richesses, que je l'avais tué dans l’Inde et avais emporté ce trésor. Cette imposture a duré environ cinq ans, en sorte que j'ai été souvent trainé en jugement avec honte et en péril de mort. Enfin, par h confession d’un coupable, l’empereur a réconnu mon innocence et la malice de mes ennemis, qu'il a envoyés en exil avec leurs femmes et leurs enfants.
J'ai passé onze ans en cette maison sans compagnon, jusqu’à l'arrivée de frère Arnold, Allemand de la province de Cologne, depuis laquelle c’est ici la seconde année. J'ai bâti une église dans la ville de Cambalick, qui est la principale résidence du roi ; il y a six ans que je l'ai achevée. J'y ai fait un clocher et y ai mis trois cloches. J'y ai baptisé, comme je crois, jusqu’à présent environ six mille personnes; sans les calomnies dont j'ai parlé, j'en aurais baptisé plus de trente mille, et je suis souvent occupé à baptiser. J’ai instruit
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aussi successivement cent cinquante enfants des païens, de l’âge de
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803, n. 56, avec la nolt 1 Wadding, 1289, n. 12.
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412 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVII. — De 1300
sept à onze ans, qui ne connaissaient encore aucune religion. Je les À ai baptisés et leur ai appris les lettres latines et grecques, et j'ai écrit pour eux trente-deux psautiers avec les hymnes et deux bréviaires, par le moyen desquels onze enfants savent déjà notre office, tiennent le chœur et font leurs semaines, comme dans les couvents, que je sois présent ou non. Plusieurs d’entre eux écrivent des psautiers et d’autres choses convenables, et l'empereur se plaît fort à les ouir
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psautié vire origin occupé
lieux.
chanter. Je sonne les cloches pour toutes les heures, et je fais l’of- M aictis fice avec les enfants ; mais nous chantons par routine, n'ayant pas D J'ai de livres notés. déjà tr Un roi de ce pays-là, nommé Georges, de la secte des nestoriens ter; j et de la race du prêtre Jean de l'Inde, s’attacha à moi la première Æ ii le re année que je vins ici, et, s’étant converti à la foi catholique par mon Æ l'office ministère, il reçut les ordres mineurs et me servit la messe, revêtu À vivant de ses habits royaux. Quelques autres nestoriens l’accusèrent d'a- À lant postasie ; mais il ne laissa pas d'amener à la foi catholique une À que ce grande partie de ses sujets. Il fit bâtir une église magnifique à À on 1 l'honneur de Dieu, de la sainte Trinité et du Pape, la nommant père. l'Église romaine. Ce prince mourut, il y a six ans, bon chrétien, Æ 1 mo laissant un fils qui a maintenant neuf ans. Mais les frères du roi pays, | Georges, étant nestoriens, pervertirent après sa mort tous ceux qu'il Æ la v avait convertis, et les ramenèrent à leur schisme. Ainsi, comme À janvier j'étais seul et ne pouvais quitter le khan, je ne pus aller à cette Ler église, qui est à la distance de vingt journées ; toutefois, s’il me vient savoir quelques bons ouvriers, j'espère en Dieu que tout pourra se rétablir, À avant car j'ai encore le privilége du roi Georges. Je le répète, sans ces M ancien calomnies le fruit aurait été grand, et, si j'avais eu deux ou trois M naient compagnons, peut-être que le khan serait baptisé. Je vous prie donc, À Khanb si quelques frères veulent venir, qu'ils soient de ceux qui cherchent M khoub à donner le bon exemple et non à se faire valoir. daïent Quant au chemin, je vous avertis qu'il est plus court et plus sûr À ou pal par les terres de l'empereur des Tartares septentrionaux, en sorte mence qu'on peut arriver en cinq ou six mois. L'autre chemin est très- Pékin long et très-dangereux; il a deux trajets de mer : le premier de tout s Provence à Acre, le second d’Acre à Angelie; et il pourrait arriver enseig qu’à peine ferait-on ce voyage en deux ans. Depuis douze ans je Æ niales n'ai point reçu de nouvelles de la cour de Rome, de notre ordre tamen et de l’état de l'Occident; mais il y a deux ans qu'il vint un chi- “L'ar rurgien lombard, qui répandit sur ce sujet, en ces quartiers, des À conde médisances incroyables. Je prie donc nos frères à qui cette lettre parviendra de faire en sorte que ce qu'elle contient vienne à la * Wa
connaissance du Pape, des cardinaux et des procureurs de notre Ylang
[Liv. LXXVIIL, — De 1300
icune religion, Je Jes À
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11311 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 413
wdre en cour de Rome. Je supplie notre ministre général de m'envoyer un antiphonier, une légende des saints, un graduel et un pautier, avec la note, pour servir d’original ; Car je n'ai qu’un brévaire portatif, avec de courtes leçons, et un petit missel. Si j'ai un original, les enfants dont j'ai parlé en écriront. Je suis maintenant seupé à bâtir une autre église, pour diviser ces enfants en plusieurs leux. Je suis déjà vieux, et j'ai blanchi plutôt par les travaux et les illictions que par l’âge, car je n’ai que cinquante-huit ans.
J'ai appris suffisamment la langue et l’écriture des Tartares, et j'ai déjà traduit en cette langue tout le Nouveau Testament et le psauter; j'enseigne et je prêche publiquement la loi de Jésus-Christ, et, ile roi Georges avait vécu, j'avais résolu de traduire avec lui tout lofice latin, afin qu’on le chantât dans tout son royaume ; et de son vivant je célébrais la messe dans son église, suivant le rite latin, lsant dans'cette écriture et cette langue-là tant les paroles du canon que celles de la préface. Le fils de ce roi s’appelle Jean, à cause de mon nom, et j'espère en Dieu qu'il marchera sur les traces de son pre. Selon ce que j'ai vu et oui, je ne crois pas qu'aucun prince a monde puisse être égalé au seigneur khan, pour l'étendue du pays, la multitude du ‘peuple et la grandeur des richesses. Donné a la ville de Cambalick, au royaume de Catai, l’an 1305, le 8° de jvier 1. Telle est la lettre de frère Jean de Montcorvin.
Le royaume du Catai est la Chine. On a autrefois disputé pour avoir à quelle ville moderne répondit Khanbalick ou Cambalu. Des savants ont comparé les positions, rapproché les dénominations anciennes et récentes, proposé des étymologies. Ces savants s’y prenaient mal, dit Abel Rémusat. Il suffisait d'observer que le nom de Khanbalick signifie en mongol résidence royale, et que les empereurs Khoubilaï et Temour, contemporains de Jean de Montecorvino, résidaïent à Yanking, maintenant chef-lieu du département de Chunthian où Péking ?. C’est sans doute une chose curieuse de voir, au commencement du quatorzième siècle, dans la capitale de la Chine, à Péking, un pauvre religieux de Saint-François, demeuré onze ans out seul, convertir des milliers de personnes, bâtir deux églises, enseigner les lettres grecques et latines, célébrer les heures canoniales au sondes cloches, traduire en tartare tout le Nouveau Testament, ainsi que l'office divin.
L'année suivante 1307, frère Jean de Montcorvin envoya une seconde lettre, datée de, Cambalick ou Péking, le dimanche de la
. Wadding, 1305, n. 10. Raynald, 1205, n. 19. — * Abel Rémusat, Nouveaux Hilanges asiatiques, t. 2, p. 198.
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Quinquagésime, qui était le 13° de février. Cette iettre fut apportée en Europe par frère Thomas de Tolentin, religieux du même ordre, qui revenait de Tartarie. Jean de Montcorvin y racontait les progrès que faisait le christianisme dans ces régions lointaines. Il avait reçu des ambassadeurs d'une certaine partie d’Éthiopie, qui le priaient d'aller chez eux ou d'y envoyer de bons missionnaires, parce que, depuis le temps de Matthieu l’Évangéliste et de ses disciples, ils n’a. vaient eu personne pour les instruire; en sorte que plusieurs n'étaient
chrétiens que de nom, et croyaient en Jésus-Christ sans connaître À
ni l'Écriture ni les dogmes de la religion. Frère Jean de Montcorvin ajoutait que, depuis la Toussaint, il avait baptisé quatre cents personnes, et que plusieurs frères de l’un et de l’autre ordre, Prêécheurs et Mineurs, étaient allés en Perse et en Gazarie prêcher et gagner des âmes. |
Frère Thomas de Tolentin, porteur de cette lettre, étant de retour en Îtalie, et apprenant que la cour de Rome était en decà les monts, s'y rendit, et s’adressa au cardinal Jean de Mur, qui avait été général de l’ordre des frères Mineurs, et lui raconta les progrès de cette mission. Le cardinal en rendit compte au pape Clément V et aux autres cardinaux ; frère Thomas fut appelé au consistoire, où il fit le même récit, et pria le Pape et les cardinaux de donner des ordres pour la conduite et l’accroissement de l’œuvre de Dieu. Le Pape, rempli de joie pour ces heureux succès, chargea Gonsalve, alors général des frères Mineurs, de choisir incessamment. par le conseil des plus sages, sept frères de l’ordre, vertueux et savants, pour les faire ordonner évêques et les envoyer en Tartarie, où ils ordonneraient frère Jean de Montcorvin archevêque de tout l'Orient, et demeureraient ses suffragants. En exécution de cet ordre du Pape, le général Gonsalve choisit frère André de Pérouse. professeur en théologie : frère Nicolas de Bantra ou d'Apulie, frère Pierre de Castel, frère Andrucio d'Assise, frère Guillaume de Franchia ou de Villelongue, frère Gérard et frère Peregrin.
Le Pape leur fit expédier à chacun une bulle de provision, qui est la même, avec la seule différence de noms, et qui porte en substance: Considérant les grandes œuvres que frère Jean de Montcorvin a faites par le secours de la grâce en Tartarie, et y fait encure rontinuellement, nous l'avons fait archevêque de la grande ville de Cambal, lui confiant la conduite de toutes les âmes de la domination des Tartares ; et, pour procurer plus avantageusement en ce pays la propagation de la foi etlesalut des âmes, nous vous députons pour l’aider en son ministère, et vous faisons évêque dans le même pays ; ordonnant aux trois cardinaux, Jean, évêque de Porto, Jean, prêtre du titre
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Liv. LXXVIL — De 1300
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a1311 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE: 415
de Saint-Marcellin et Saint-Pierre, et Luc, diacre du titre de Sainte- Marie, de vous faire sacrer et vous établir son suffragant. Et nous vous accordons et aux évêques, vos successeurs, toutes les grâces que nous avons accordées depuis peu aux frères de votre ordre qui vont chez les Sarrasins et les autres infidèles. La bulle est datée de Poitiers le 23me de juillet 13071.
Outre ces sept évêques, tirés d’entre les frères Mineurs, le pape tlément en envoya, l'an 1311, encore trois autres du même ordre, avoir : frère Pierre de Florence, frère Thomas:et frère Jérôme, lequel il fit ordonner évêque, mais sans titre d'aucune église,
Avec ces dispositions des Tartares et de leur chef, l’empereur de k Chine, s'il y avait eu un Charlemagne sur le trône de Constantisple, un saint Louis sur le trône de France, on aurait pu' faire enter les Tartares ou Mongols dans la grande unité chrétienne, au lieu de les laisser, pour des siècles, se fourvoyer dans les absurdités du mahométisme et du bouddhisme. Ce qui facilitait le succès de cette grande œuvre, c’est que la nation intermédiaire entre les Tartares et les Grecs, lés Arméniens, était alliée politiquement avec les Tartares, et unie religieusement avec l’Église romaine.
L'Arménie avait déjà eu deux rois du nom de Hayton. Le premier, après avoir régné quarante-cinq ans, laissa le royaume à son fils Léon, se fit moine dans l’ordre des Prémontrés, et prit le nom de Hacaire, suivant la coutume des Arméniens, qui changeaïent de nom en entrant en religion. [l mourut quelques mois après, le 12 décembre 1271, et fut enterré dans le monastère d'Épiscopia, dans l’île de Chypre, selon les historiens de l'ordre de Prémontré3. Hayton IL, petit-fils du précédent, monta sur le trône d'Arménie l'an 1289, après la mort de son père Léon IIL. Il ne voulut point qu'on lui plaçât k couronne sur la tête, et ne prit même qu’à regret les rênes du souvernement ; car il avait beaucoup d'’inclination pour la vie monastique, et, pendant la vie de son père, il n'avait jamais voulu se marier, Peu après son avénement, il envoya un moine latin, nommé Jean, auprès du pape Nicolas IV, pour l’assurer de son attachement à la foi orthodoxe. Le Pape renvoya, par le même moine, une prolession de foi destinée à être signée par les parents du roi et par les évêques du royaume qui n’étaient pas sincèrement unis à l'Église tomaine. Ce fut le signal d’un grand trouble dans le royaume. Le patriarche Constantin IL refusa de signer cette profession de foi ; le roi le fit déposer et l'exila. I mit à sa place Étienne IV, qui, de concert
1 Raynald, 1307, n, 29 et 30. Wadding, 1307, n. 67. Fleury, 1, 90, n. 46; 1. 91, 1.18, — 3 Wadding, 1311, n. 8, — 8 Biographie univ., 1. 19.
116 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVIL. — De 130
avec Hayton, convoqua, l'an 1292, à Sis, un concile où il fut réglé que les Arméniens célébreraient la fête de Pâques le même jour que les Latins. L'année suivante 1293, Hayton réso!ut de déposer les rênes du gouvernement ; il associa au trône son frère Théodore III, et peu après lui céda la royauté. 11 embrassa l’état monastique dans l’ordre de Saint-François, et prit le nom de Jean. Mais, pressé par les soll. citations des grands du royaume et de Théodore lui-même, il consentit, deux ans après, à reprendre la couronne. Plusieurs barons, mécontents de ce changement, et dédaignant d'obéir à un moine, voulurent se révolter, :? * patriarche Grégoire VIE parvint à les réconcilier avec le pri. 1 même temps, Hayton alla trouve Gazan, nouveau roi des .artares de Perse, et gagna tellement ses bonnes grâces, que Gazan ordonna de lui donner une robe royale, contracta une nouvelle alliance avec lui et sa nation, fit cesser à sa considération les persécutions qu’on exerçait contre les Chrétiens, et le renvoya dans ses États comblé de présents.
Hayton, de retour en Cilicie, reçut une ambassade de l’empereur de Constantinople, Andronic II, qui lui demandait une de ses sœurs pour son fils Michel, associé à l'empire. Hayton, voulant condescendre aux désirs de l’empereur, remit aux ambassadeurs ses sœurs, Marie, âgée de quinze. ans, et Stéphanie, âgée de treize. Michel épousa Marie, qui fut peu après couronnée impératrice, l'an 4996. L'année précdente, Hayton avait déjà marié Zabloun, l’aînée de ses sœurs, au comte de Tyr, Amauri de Lusignan, frère de Henri Il, roi de Chypre. De ce mariage naquirent trois fils, Henri, Jean et Gui, dont les deux derniers devinrent rois d'Arménie.
Hayton et sor frère Théodore, désespérant de recevoir des secours de l'Occident pour se défendre contre les Musulmans, cherchèrent à tirer parti de leur nouvelle alliance avec les Grecs. Ils confièrent le soin du royaume à leur frère Sempad, et partirent pour Constanti-
nople. L'ambitieux régent voulut profiter de l'éloignement de son À
frère pour usurper la couronne ; il gagna ses frères Constantin, Oschin et Alinack, ainsi qu’un grand nombre de seigneurs et le pa triarche Grégoire, qui le sacra à Sis. Gazan-Khan le confirma dans sa dignité, et lui donna en mariage une de ses parentes. Hayton et Théodore, revenant de Constantinople l’an 1297, furent chassés par l'usurpateur, et, n'ayant pu obtenir de secours du roi de Chypre ni de l'empereur grec, résolurent de se rendre à la cour de Gazan-Khan pour en obtenir justice. Mais Sempad ies surprit sur la route, donna
ordre de mettre à mort Théodore et d'aveugler Hayton, en lui faisant |
passer un fer chaud devant les yeux. La cruauté de Sempad irrita son autre frère Constantin, seigneur de Gaban, qui se souleva contre
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hi l'an 1298, le fit prisonnier, délivra son frère Hayton, et monta hi-même sur le trône. L'an 1299, Hayton recouvra la vue ; le peuple regarda cet événement comme un miracle; plusieurs des barons d le patriarche Grégoire voulurent alors lui dunner la couronne. Hayton refifsa d’abord de satisfaire à leur désir ; il songeait à se reirer dans un monastère; mais les troupes l'en empêéchèrent, et le Lrplacèrent malgré lui sur le trône. Constantin, peu content de ce dangement, rassemble ses partisans et délivre son frère Sempad. Jais Hayton parvient à s'emparer d’eux, et les envoie prisonniers à lonstantinople, où l'empereur les retint jusqu’à leur mort,
Hayton eut ensuite plusieurs guerres à soutenir contre les mameuks d'Égypte. Les ayant chassés de la Cilicie l'an 1305, il abdiqua kcouronne, malgré tes prières des grands de l'État, et, ayant adopté k prince Léon, fils de son frère Thécdore, il le fit sacrer à Sis, con- «rvant le titre de père du roi et degrand baron; il se retira dans un monastère auprès de Sis, continuant de gouverner le royaume par «s conseils, parce que le prince Léon était encore fort jeune. Lan 1308, des princes schismatiques d'Arménie gagnèrent un géiral tartare, qui haïssait secrètement Hayton. Sous un vain prétexte, æ général le fit venir avec le roi Léon IV dans la ville d'Anazarbe, tles y fit périr l'un et l’autre. Le frère d'Hayton, Oschin, connéüble et prince de Gantchoë, se mit aussitôt à la tête des troupes pur venger la mort de son neveu, vainquit Bilarghou, le général rare, le chassa de la Cilicie, et fut proclamé roi. II mourut en 1320, près un règne de douze ans et quelques mois, ne laissant qu'un june enfant âgé de dix ans, nommé Léon, qu'il avait eu d'uue fille du roi de Chypre, de la maison de Lusignan. Oschin, prince de Gaïigos, qui épousa la veuve du dernier roi , fut créé régent, et on coutnna à Sis le jeune Léon 1,
Le régent Oschin de Garigos avait un frère nommé Hayton, qui se Dstingua dans plusieurs guerres. L'an 1305, le jour même de la bakille où les Égyptiens furent vaincus, le prince Hayton de Garigos, it âgé et dégoûté du monde, résigna sa principauté entre les mains du roi pour embrasser l’état monastique, afin d'accomplir un vœu quil avait fait depuis longtemps. Il passa ensuite dans l'ile de Chypre, où il prit l'habit des religieux de Prémontré. Il vint à Rome, Puis à Avignon, où le pape Clément V lui donna la charge de supéïur d'une abbaye de son ordre, dans la ville de Poitiers. I y com- Sa une histoire d'Orient par ordre du Pape. Nicolas Salcon, inter- Are du Pontife, l’écrivit à Poitiers même, d'abord en français,
Av. LXXVIL. — De 1300
icile où il fut réglé s le même jour que de déposer les rênes l'héodore IE, et peu astique dans l’ordre pressé par les sollilui-même, il con- . Plusieurs barons, obéir à un moine, re VIL parvint à les layton alla trouver agna tellement ses r une robe royale, tion, fit cesser à sa tre les Chrétiens, et
sade de l’empereur it une de ses sœurs voulant condescensadeurs ses sœurs, > de treize. Michel ératrice, l’an 4996.
Labloun, l’aînée de 1, frère de Henri I, Henri, Jean et Gui,
recevoir des secours ans, cherchèrent à cs. Ils confièrent le nt pour Constantiloignement de son frères Constantin, seigneurs et le pan le confirma dans arentes. Hayton et furent chassés par roi de Chypre ni de ar de Gazan-Khan sur la route, donna yton, en lui faisant é de Sempad irrita i se souleva contre
! Biograph. univ, t, 19. Mémoires sur l'Arménie, par saint Martin, t. 1, p. 400, XIXe 27
418 ” HISTOIRE UNIVERSELLE ([Liv. LXXVII. — De 1300
comme Hayton la lui dictait de mémoire, puis il la traduisit en latin au mois d'août 1307.
Ce livre contient, en soixante chapitres, la description de l'Orient, l'histoire de tous les rois mongols de la postérité de Ginguiskhan, et des considérations sur l’état de la Terre-Sainte et des Chrétiens du Levant à son époque. Sa description des royaumes d'Orient commence par le Cathai ou la Chine, qu'il dit être le plus grand qu'on ! puisse montrer au monde ; puis le royaume de Tarse, dônt les habitants, nommés logoures, autrement Ouïgoures, sont idolâtres. Il termine son livre par montrer combien il était alors facile aux Chrétiens de recouvrer la Terre-Sainte et d’anéantir la puissance des À Musulmans. La puissance des infidèles est à présent merveilleuse. ment diminuée, tant par les guerres des Tartares, contre lesquels ils viennent de perdre une sanglante bataille, que par la faiblesse du sultan qui règne aujourd’hui en Égypte, et qui est un homme sans valeur et sans aucun mérite. Tous les princes et les sultans des Sarrasins, qui donnaient du secours à celui d'Égypte dans les occasions, ont succombé sous la puissance des Tartares ; et le sultan de Méredin, qui était demeuré le seul, est aussi tombé sous leur servitude et devenu leur prisonnier après la perte de ses États. Enfin les Tartares offrent du secours aux Chrétiens contre les Sarrasins, et c'est exprès pour ce sujet que leur roi Carbanda, suivant les traces de son frère Casan, a envoyé des ambassadeurs 1.
Ainsi, ni les connaissances exactes sur l’état de l'Orient, ni l’occasion favorable ne manquaient alors aux Chrétiens pour récupérer la Terre-Sainte et garantir l'Europe contre l'invasion musulmane, Mais ceux qui devaient en profiter le plus en profitèrent le moins, savoir, les Grecs et leur empereur Andronic IL. Désunis d’avec l'Église romaine, ils ne purent jamais rester unis ni entre eux ni avec personne. Les Turcs, sous la conduite d’Ottoman ou d'Orcan, son fils, s’avançaient de plus en plus vers les frontières. Philantropène, général habile, courut au-devant de ces barbares, et les battit en plusieurs R rencontres, tandis qu'Andronic, au sein du luxe et de la mollesse, occupé de misérables intrigues de cour, dépouillait de tous ses biens son propre frère Constantin Porphyrogenète, prince rempli de mérite, et, sous de vains prétextes, le faisait jeter dans une cage de fer. Ce fut alors, en 1273, que, pour se donner un appui, Andronic associa au trône son fils le jeune Michel ; mais à ce moment Philantropène, qui depuis quelques années combattait les Turcs avec succès, ayant à se plaindre de la cour, leva l’étendard de la révolte, Ses
1 Hayton, c. 55.
Liv, LXXVII. — De 1300 | la tr'aduisit en latin
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progrès devenaient de jour en jour plus inquiétants, lorsqu'il tomba atre les rx ns de Libadaire, gouverneur de Lydie, qui lui fit crever ks yeux, et étouffa ainsi la rébeilion.
La situation d'Andronic n’en fut pas plus tranquille ; trompé par de lâches ministres, il avait laissé tomber la marine, et les pirates ramgeaient les côtes de l'Hellespont. Les Vénitiens vinrent insulter empereur jusque dans le port de Constantinople ; les Serviens viokient en même temps le territoire de l'empire, tandis qu'en Asie ks Perses d'un côté, de l'autre les Turcs, saccageaient les frontières. Dans ces fâcheuses extrémités, Andronic chercha des secours étrangrs; un corps nombreux d’Alains lui vendit ses services, et bientôt Roger de Flor, célèbre aventurier, lui amena un puissant renfort de (atalans; mais ces nouveaux alliés ne tardèrent pas à devenir plus icommodes que les Barbares dont ils devaient délivrer l’État, Roger, nmmé césar pour ses victoires contre les Turcs, tourna ses armes wntre ceux mêmes qu'il avait promis de défendre; il pilla plusieurs iles et menaçait Andronic lui-même, lorsque ce prince en fut délarrassé par un assassinat. La mort de Roger fut vengée par de nouveaux ravages; des essaims de Barbares entamèrent de toutes mrtsles provinces presque sans défense. Quelques victoires ne sufirent point pour les arrêter, et dans le même temps Andronic perdit son fils Michel, qu'il avait associé à l'empire.
Ce prince laissait un fils, nommé aussi Andronic, qui prétendit tientôt partager le trône avec son aïeul. Celui-ci refusa d'abord d’y wnsentir, et pendant quelques années l'État chancelant fut encore tranlé par les divisions de ces princes. Enfin, l'an 1395, le vieil andronic fut contraint de reconnaître son petit-fils empereur; mais bientôt jaloux du crédit qu'il obtenait sur l'esprit du peuple, il lui siscite de nouvelles tracasseries ; le jeune prince, forcé de reprendre ks armes, entre en vainqueur dans Constantinople, et se fait reconraitre pour seul souverain. L'empereur détrôné, condamné à ne plus quitter son palais, achevait sa carrière dans le mépris et presque dans k besoin ; pour comble de maux, il venait de perdre la vue, lorsque peux qui le gardaient, apprenant que son petit-fils était dangereument malade, et craignant de voir le vieil empereur recouvrer l'autorité, le forcèrent, en 1330, à prendre l’habit monastique. On aigea de plus une renonciation en forme à la couronne, et, deux as après, le 13 février 1332, Andronic, qui, avec le froc, avait pris knom d'Antoine, mourut presque subitement, âgé de soixantequatorze ans et après soixante ans de règne 1,
cription de l'Orient, té de Ginguiskhan, et des Chrétiens du mes d'Orient comle plus grand qu'on Tarse, dont les has, sont idolâtres. Il it alors facile aux ntir la puissance des È ésent merveilleuse.
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!Biograph. univ., t, 2, Lebeau, Hist. du Bas-Empire, 1, 104-108.