SES
428 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXVII. — De 1300
geait plus de viande. Elles commencèrent donc à se promener hardi. ment partout, flairant de tous côtés pour chercher leur nourriture, Ce chat, voyant tant de gibier et ne pouvant tout prendre à la fois,
se contenta de prendre deux souris, dont il fit un grand repas. Les |
autres s'enfuirent, bien étonnées de ce qu'il était devenu plus mé-
chant depuis qu'il avait pris l’habit monastique. Je crains donc, |
ajouta le patriarche d'Alexandrie, qu’Athanase, se voyant rappelé pour récompense de ses prédictions, n’en devienne plus fier et plus dur qu'auparavant, Et l'événement vérifia cette conjecture.
Les évêques séparés ,d’Athanase de Constantinople se résolurent enfin à le reconnaître par les pressantes instances de l’empereur Andronic, ct la réunion se fit le dimanche des Rameaux 4 1me d'avril 1305. Mais le patriarche d'Alexandrie, nommé aussi Athanase, demeura opiniâtre dans sa résolution de rejeter celui de Constantino-
ple, quoi que l’empereur pat faire pour le persuader. Il ne nommait
donc plus dans la liturgie ni Athanase de Constantinople ni l'empe- |
reur; c’est pourquoi les évêques voulaient l'ôter lui-même des diptyques. Toutefois ils ne se pressèrent pas de le faire, espérant qu'il changerait d'avis, et craignant de l’aigrir davantage, outre que la cause ne paraissait pas suffisante pour effacer son nom. Ils crurent donc plus sage de différer, comme allant le retrancher s’il continuait de résister. En attendant, ils s’avisèrent de ce ménagement : que le patriarche de Constantinople ne célébrerait point la liturgie, de peur que les diacres officiant avec lui ne fussent obligés de lire dans les diptyques le nom de celui d'Alexandrie, et que les prêtres célébreraient seuls sans diacres. On le pratiqua ainsi dans le palais et même dans la grande église, non-seulement les jours ordinaires, mais aux fêtes ies plus solennelles 1,
Dans tout ceci, l’empereur Andronic montre plus l'esprit vacillant d’une vieille femme que l'esprit d’un homme capable de se gouverner et de gouverner les autres. Aussi se livra-t-il au patriarche, qui, de son côté, se rendait odieux de plus en plus par la dureté de sa conduite. Il écarta d’auprès du prince plusieurs prélats qui pouvaient l'aider à faire le bien, et les réduisit à se retirer dans d’autres villes. Cependant il faisait tous les jours des prières et des processions pour détourner les calamités publiques, environné d’une iroupe de moines et de prêtres, avec lesquels il tenait aussi des conciles, où il était seul d'évêque. Car il n°’‘tait point changé ni moins sévère qu'avant sa retraite. Il voulait que ::s moines jeûnassent toute l’année, ne faisant qu’un repas et à l'heure de none, sans excepter les fêtes ni le
1 Pachym., 1.9, c. 20.
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1 Pac]
Liv. LXXVII, — De 1300
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11311 de l’ère chr.]
kmps pascal. Il fatiguait les clercs et les laïques, sous prétexte de but rapporter à la loi de Dieu. Dès le commencement de son retour,
l'empereur lui avait renvoyé le jugement de toutes les affaires, tant icause de son intégrité et de son désintéressement que pour lui tirer le respect et la crainte de ceux qui ne l’aimaient pas 1.
Les religieux de Saint-François ou de Saint-Dominique, que les (recs appelaient frères, même dans leur langue, avaient acheté à Constantinople, pan la permission de l’empereur, une place apparteant à Ja ville, pour y bâtir un monastère ; ce qu’ils avaient exécuté malgré les oppositions de plusieurs Grecs schismatiques, qui regardent cet étabiissement comimne contraire à la pureté de leur religion ; et cela, dit Pachymère, à cause de leur violente aversion pour ks rites et la doctrine des Latins. Nous voyons ici chez les Grecs, wmme nous avons vu chez les Juifs, l’aveuglement et l'obstination woître avec les calamités qui viennent les punir. Les Juifs haïssaient dt persécutaient les Chrétiens, et croyaient faire en cela une chose gréable à Dieu, quand les Romains s’avançaient pour les en punir
Dur le sac de Jérusalem et la ruine irremédiable de la nation juive.
Les Grecs schismatiques haïssent et persécatent les catholiques romains, et croient faire en cela une chose agréable à Dieu, quand les Îtomans s’avancent pour les en punir par la prise de Constantiwple et la ruine irremédiable de l'empire grec.
Parmi tous ces patriarches de rechange, l’ignorant Athanase était un des plus entêtés contre l'Église romaine. Il entreprit donc &e détuire le couvent des religieux latins, et de le réduire à un lieu prohne. Les frères en étaient fort indignés, et ne pouvaient souffrir que lon ruinât une maison établie par autorité publique, où l'on avait dressé un autel, où l'on célébrait le service divin, et où l’on avait enkrré des morts. Toutefois l'empereur, qui ne pouvait rien refuser au patriarche, y consentit, et donna la place à l’amiral, qui était Latin, àla charge de dédommager les frères, qui refusèrent de rien recevoir, [ls auraient donné leur vie pour censerver le monastère, et,
Louoiqu'ils ne pussent résister à l’ordre de l’empereur, ils ne pouvaient q P ;
croire qu'ayant du respect pour la religion, il poussât la chose à l'extrémité. Il le fit néanmoins, et envoya ordre au consul des Pians, qui était leur voisin, de prendre avec lui les prêtres de église de Saint-Pierre pour les mettre en possession de celle des frères lains, après avoir fait fidèle inventaire de tout ce qu'on y aurait trouvé et qu’on l’en aurait enlevé, en sorte que rien ne fût pillé et que tout fût transporté à Saint-Pierre. Les frères se plaignirent aux
!Pachym., L, 12, c, 21,
RÉ mine Pen RP nom
Lane
430 HISTOIRE UNIVERSELLE {[Liv. LXXVIL. — De 1300 Génois de Péra de la violence du consul des Pisans ; et le consul
des Génoïs envoya secrètement le maltraiter. Il reçut plusieurs coups d'épée, en sorte qu'on le laissa presque mort. Ce que l’empereur ayant appris, il en fut fort irrité contre les Génois; mais ils l'apaisèrent ensuite 1,
L'empereur Andronic faisait tout son possible pour engager Je patriarche d'Alexandrie à approuver la conduite de celui de Constantinople ; mais, loin d'y consentir, il faisait ouvertement schisme avec lui. C’est pourquoi l’empereur, ne pouvant lui rien faire à cause du rang qu'il tenait par lui-même et de l'estime où il était pour son esprit et sa prudence, le pressa de s’embarquer et de s’en aller à son église. Athanase, car ce patriarche avait le même nom que celui de Constantinople, ne pouvant alors se rendre à Alexandrie, monta sur une galère vénitienne pour passer en Crète, résolu de s’y arrêter dans un monastère dépendant du mont Sinaï, dont il avait été tiré. Mais en y allant, il aborda dans le Négrepont, l’ancienne Eubée, alors occupé par les Latins. Cependant Athanase de Constant.
nople se fit donner par l’empereur deux monastères qu’Athanase |
d'Alexandrie avait, l’un à l’Anaplus et l’autre à Constantinople
même, et un troisième qui appartenait à l'église d’Antioche, dont le siége était vacant ?.
Le patriarche grec d'Alexandrie étant arrivé à Négrepont, se logea À
pour son argent dans une hôtellerie publique. Quelque temps s'étant passé, comme il n’avait aucun commerce avec ceux du lieu, il devint suspect, principalement aux frères ou religieux mendiants, zélés pour la religion. Ils allèrent le trouver avec quelques-uns des principaux et des magistrats, et lui demandèrent le sujet de son voyage. Il répondit qu'il ne séjournait là qu’en passant, et attendant la commodité de continuer son chemin. On l'interrogea sur sa créance, sur ce qu’il pensait de l’Église latine et de l'usage des azymes au saint sacrifice. Comme il ne voulait point s'expliquer, ils lui dirent qu’étant patriarche, il ne pouvait s’eu dispenser , autrement il confirmerait les mauvais soupçons qu'on avait de lui. Après l'en avoir pressé plusieurs jours inutilement, enfin ils lui déclarèrent qu'il devait leur donner sa confession de foi telle qu'ils la désiraient, ou qu'ils le brûleraient, lui et les siens , comme ennemis de l'Église. C’est du moins ce que rapporte le Grec Pachymère, pour l'avoir oui dire à des Grecs.
On marqua donc le jour : le peuple s’assembla ; on pressa encore
î Pachym., 1. 12, c, 28. Aliâs, Andron,., 1, 6, c, 28, — 2 Ibid., 1, 13, c. 8. Alids, Andron., 1. 7, c. 8,
fisait main € l'Église Mais e vant d (ous se gant de bables patriar clergé.
aux pr venons été rer santin son ég avait é de Cés, qu'il é état de comme l'empi de Cor églises l'Églis
Pou
1 Pac]
Liv. LXXVIL. — De 1309
Pisans ; et le consul reçut plusieurs coups . Ce que l’empereur mois; mais ils l'apai-
ible pour engager Je : de celui de Constanrtement schisme avec rien faire à cause du où il était pour son et de s’en aller à son ne nom que celui de lexandrie, monta su»
ésolu de s’y arrêter dont il avait été tiré, , l'ancienne Eubée, anase de Constanti-
astères qu’Athanase |
re à Constantinople d’Antioche, dont le
Négrepont, se logea À
uelque temps s'étant ux du lieu, il devint IX mendiants, zélés Iques-uns des prinujet de son voyage.
t attendant la com- Sur sa créance, sur les azymes au saint s lui dirent qu’étant sent il confirmerait s l'en avoir pressé ent qu’il devait leur raient, ou qu'ils le l'Église. C’est du lavoir oui dire à
; On pressa encore
bid., 1, 13, c. 8. Aliüs,
k patriarche de répondre. 11 n’en dit pas plus que devant, savoir : quil était en voyage et qu'on ne pouvait l'obliger à répondre que dns un concile. Ils se disposaient donc à le brûler, toujours d'après lui-dire du Grec Pachymère, quand un d’entre eux s'avança et ur dit : Cette exécution ne sera pas avantageuse à votre nation. e patriarche doit être puissant à Alexandrie, et avoir des parents wsidérables, qui chercheraient à venger sa mort sur ceux d’entre ous qui vont trafiquer en Égypte. Ils trouvèrent qu'il avait raison, as contentèrent de donner au patriarche un terme de dix jours,
Lans lesquels il devait sortir du pays. Il passa en terre ferme ; Mais ait arrêté à Thèbes par le seigneur du lieu , qui le mit dans une
troite prison ; puis il le relâcha, en ayant reçu du soulagement dans me maladie !,
Cependant le patriarche de Constantinople continuait de faire des pocessiôns deux ou trois fois la semaine. Mais en même temps il hiait enlever de la grande église les portraits du patriarche Germin et de l'empereur Michel Paléologue, par haine de l'union avec l'Église romaine, à quoi ces deux personnages avaient contribué. lis en même temps il tyrannisait les clercs de son église, les priant de leurs offices et de leurs pensions, les obligeant d’obéir à bus ses caprices, qu’il appelait les ordonnances de Dieu, les punisst de la moindre négligence par la prison et d’autres peines semlables. IL n’y avait plus de concile à qui l'on püt recourir. Le hriarche avait mis de côté et les évêques et les principaux du dergé. Il était même le seul des quatre patriarches qu’on nommait ax prières publiques ; celui d'Alexandrie était banni , comme nous tenons de voir ; le siége d'Antioche était vacant, et, quand il eût té rempli, le nouveau patriarche aurait été aliéné de celui de Con- ‘autinople, à cause du monastère des Hodèges qu'on avait ôté à son église. Le patriarche grec de Jérusalem, nommé aussi Athanase, avait été chassé de son siége sur les accusations de Broulas, évêque de Césarée de Philippes, qui fut intrus à sa place; mais on trouva quil était lui-même chargé d’excommunication. Tel était le triste tlat des églises grecques, état que l'historien grec Pachymère déplore ‘mme sans remède, et comme annonçant la ruine prochaine de l'empire. En effet, nous avons entendu dire à saint Ignace, patriarche de Constantinople au neuvième siècle, que le remède et le salut des idises particulières ne se trouvent que dans l'Eglise principale, l'Église romaine, mère et maîtresse de toutes les églises.
Pour en revenir au patriarche Athanase, il tenait des conciles à
!Pachym., L. 18, ce. 16, Alids, 1, 7, C. 16,
432 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXVII, — De 1300
Constantinople, non avec des évêques, mais avec des moines. C'est avec eux qu’il jugeait et condamnait sans appel. De recourir à l'em. pereur ne servait de rien; car tous ceux à qui le patriarche en voulait, n'importe pourquoi, l'empereur croyait de la piété de les
poursuivre sans miséricorde. Dans cette extrémité, plusieurs des À
moines grecs se réfugièrent au faubourg de Péra, chez les religieux latins. D'autres furent jetés en prison , sans aucun espoir de déli. vrance. Le reste du clergé, privé de ses bénéfices et de ses pensions, n'avait pas de quoi vivre. Ils réclamèrent auprès de l'empereur les rétributions ordinaires. L'empereur en fit des remontrances au patriarche, qui, après bien des résistances, condescendit enfin à
donner, par an, six écus à l'un, huit à l'autre, suivant leur dignité, 4
L'empereur eut beau dire que c'était une pension dérisoire, le patriarche n’en voulut pas démordre. Les cleres refusèrent d'accepter un marché pareil, et adressèrent au patriarche une longue requête, à laquelle nous ne savons quelle réponse fut faite ; car c'est là que Georges Pachymère finit son histoire, qui contient treize livres, dont six sur Michel Paléologue et sept sur Andronic, en tout quaranteneuf ans, dont vingt-quatre du premier et vingt-cinq du second, finissant ainsi l'an 1307 !.
Vers ce temps mourut Constantin Meliténiote, fidèle compagnon du patriarche catholique Veccus ; il mourut en prison, étant demeuré
ferme dans la foi catholique et l’union avec l'Église romaine. Il de-
manda pour toute grâce à l'empereur d’être enterré dans une des îles
désertes voisines de Constantinople, ce qui lui fut accordé, Georges | Métochite, compagnon de sa prison, y demeura seul, et persévéra !
dans la même fermeté. Nous avons plusieurs écrits de l’un et de
l'autre contre les schismatiques. Ce sont deux témoins qui, au jour |
du jugement, s’élèveront contre les Grecs obstinés dans le schisme et la rébellion ?.
L'an 1310, quelques-uns des adversaires du patriarche Athanase de Constantinople, ennuyés de le voir si longteraps en place, dérobèrent le marchepied de son trône patriarcal, et y peignirent l'image du Sauveur, et, des deux côtés, l'empereur Andronic avec un frein à la bouche , et le patriarche Athanase le tirant, comme un cocher tire le cheval; puis ils remirent le marchepied à sa place. Quelquesuns, layant vu par hasard , en firent grand bruit , et en accusèrent le patriarche auprès de l'empereur, comme d’une impiété. L'empereur envoya chercher les dénonciateurs, et, ne doutant pas qu'ils ne
1 Pachym , 1. 13. Aliâs, 1, c. 23, 28 et 36. — ? Pachym., 1. 13. Alids, 1, c. 8l. Allat., t. 2, p. 767, 1173.
lui fais:
Deux politain par la un hor maines Constai Niphon comme sapplic Aussi é porelle:
mentati habits « biens d srieus:
sur leu licieuse Il fei, talents agréabl envieux pereur', nites à souhait fait sch Arsène bler, et mais, d mandes pas sé] transfé:
ment, €
{Nicép
Liv, LXXVII, — De 1309
ec des moines. C'est De recourir à l'em.
jui le patriarche en de la piété de les mité, plusieurs des À a, chez les religieux icun espoir de déli.
s et de ses pensions, s de l’empereur les s remontrances au ndescendit enfin à suivant leur dignité, 4 nsion dérisoire, le efusèrent d'accepter ane longue requête, e ; car c'est là que it treize livres, dont , en tout quarante-
11311 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 433
sent eux-mêmes les auteurs de cet: ;ualice, il les mit dans une prison très-rude et perpétuelle. Mais le patriarche, indigné de ce qu'il ne les avait pas punis plus rigoureusement, renonça aussitôt à sn siège !. Ce ne fut pas toutefois la seule cause de cette seconde æssion d'Athanase ; on trouva que Théophane, un de ses plus fidèles ninistres, acceptait des présents pour la promotion aux ordres, et on prétendit, quoique faussement, qu’Athanase ne l'ignorait pas : on hi faisait encore d’autres reproches 1,
Deux ans après sa retraite, c’est-à-dire en 1312, Niphon, métropolitain de Cyzique, fut transféré au siége patriarcal de Constantinople par la volonté de l'empereur et la complaisance des évêques. C'était in homme entièrement ignorant de la théologie et des lettres humaines, jusqu'à ne savoir pas écrire. Voilà, de suite, sur le siége de Constantinople, trois patriarches distingués par leur ignorance. Niphon l’emportait sur les autres. À peine avait-il goûté quelque ommencement d'étude, qu’il crut que l'esprit naturel suffisait ; il ‘appliqua entièrement à acquérir des richesses et des honneurs. Aussi était-il très-habile pour la conduite de toutes les affaires tem--
st-cinq du second, EE porelles, l'agriculture, les bâtiments, l'amas des provisions, l’aug- 4 mentation des revenus. Il donnait aussi dans la magnificence des in fidèle compagnon Mbits et des chevaux et la délicatesse de la table. 11 gouvernait les |
son, étant demeuré lise romaine. Il de- À ré dans une des iles t accordé. Georges | | seul, et persévéra !
crits de l’un et de moins qui, au jour | és dans le schisme
biens de deux monastères de filles, non par manière d’acquit, mais sérieusement et comme s’il n’eùt pu s’en dispenser , afin de profiter air leurs revenus et d'être souvent dans ces maisons et y vivre délcieusement. | Il feignait d’être ami de tous les hommes de mérite qui, par leurs 1e klents naturels ou parce qu’ils excellaient en quelque art, étaient agréables au public ou aux empereurs en particulier ; mais il en était envieux, les haïssaitt ous et les décriait secrètement auprès de l’empereur. Le seul bon conseil qu’ii lui donna, fut de ramener les Arsétes à la communion patriarcale, ce que l’empereur lui-même souhaitait depuis longtemps. Les Arsénites étaient ceux qui avaient hit schisme quarante-huit ans auparavant, à l’occasion du patriarche : à Arsène, déposé en 1264. L'empereur Andronic k: fit donc assem- 1 bler, et, sortant de leurs cachettes, ils parurent couverts de haillons: mais, dans le cœur, ils étaient pleins de vanité, et faisaient des demandes exorbitantes, pour faire croire au peuple qu'ils ne s'étaient pas séparés sans sujet. Premièrement, que le corps d’Arsène fût lansféré honorablement de Saint-André à Sainte-Sophie ; secande- be. ment, que le clergé expiât sa faute en s’abstenant pendant quarante |
atriarche Athanase ips en place, déropeignirent l’image onic avec un frein comme un cocher | a place. Quelquest, et en accusèrent > impiété. L'empeutant pas qu'is ne