VIL.— De 1605 MM à 1659 de Q
e Naugato ; M sont hors de l'Église 1, c'est-à-dire des infidèles ; ce qui suppose un | de Tango + homme du pays, soit par sa naissance, soit par une longue demeure, e, s’il avait À La règle dit bien que ce ne doit pas être un néophyte, un homme d tous les M nouvellement converti, de peur qu il nes enfle d'orgueil. Or, depuis ommande. 1 trente et quarante ans, le christianisme florissait au Japon, il domisa propre M nait dans plusieurs provinces on royaumes, les Chrétiens japonais 0, Aquéchi M montraient une intelligence et une vertu admirables. Saint Paul et we contre. ER saint Barnabé en eussent choisi plus d’un pour les ordonner prêtres
fenêtre, et dans les villes et dans les églises. De plus, conformément au con- Aquéchi lui cile de Trente, il eût été facile, dans l’espace de quarante ans, d'éet lui casse 4 tablir quelque séminaire pour former à la cléricature ces merveilbununga y M leux enfants que nous avons vusse faire les apôtres de leurs familles, emier ado- Ë etque nous verrons courant au martyre comme à une fête. Cepen-
dant, il ne paraît pas même qu'on y ait pensé, Dans l'Histoire du ondono, et M Japon, par le père Charlevoix, il est bien question de deux sémi- ‘empare de M paires, mais ce sont des séminaires ou plutôt des colléges de nobles : obununga, M de séminaire clérical, il n y à pas trace, si ce n'est dans le discours se une fille "8 d’obédience des ambassadeurs Japonais à Grégoire XIIT, où il est nd le titre #8 dit que ce Pontife avait fondé au Japon des séminaires pour tormer gneur. En "M8 un grand nombre de prédicateurs indigènes, vu que les habitants s mission- "8 de ces îles ont beaucoup de lumière et d'esprit 3, On ne voit pas chrétiens, 0 non plus que dans l'espace de quarante à cinquante ans on ait établi fidèles, et MR un prêtre à demeure, un propre pasteur, dans aucune église, dans diminuer, "8 aucune ville, dans aucune province,
Dès l'année 1566, le pape Pie V, pressé par le roi de Portugal de donner un chef à la chrétienté du Japon, afin qu'on y pôt ordonner des prêtres, en avait nommé évêque le patriarche d'Éthiopie, André Oviédo ; mais ce saint pontife ne voulut point se séparer de son p'roupeau indocile : son coadjuteur pour le Japon, Melchior Carnero,
évêque de Nicée, mourut à Macao, sans voir l'église à laquelle il était
din
pare destiné. Les ambassadeurs japonais, arrivés à Rome en 1585, fi- L Barnab rent de nouvelles instances pour avoir un évêque. Sixte-Quint en ièrent des "laissa la nomination au roi d'Espagne, Philippe II, comme roi de 1l écrire à Portugal, qui nomma le Jésuite Sébastien de Moralèz ; mais le nouous corri- Vel évêque du Japon mourut dans le voyage, en arrivant au Mozamns chaque bique. Un quatrième fut nommé en 1591 » et arriva au Japon au ‘ègle con- MMOIS d'août 1596 : c'était le Jésuite Pierre Martinèz, ayant pour
oadjuteur le Jésuite Louis Serquieyra, tous deux Portugais de nais-
ÿ étranger: de
1êmes qui
11 Tim, 8,7 — 2 Hist, du Japon, t. 3, p. 482 ct 483, — 9 Hist. du Jrpon, 4 p. 10 et seqq.
34 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVII. — De16
1650 de l'ère En 1579, le Jésuite Valegnani, arrivé au Japon en qualité de vis teur, et voyant un sigrand nombre d’églises sans missionnaires M ous côtés pa proposa d'appeler au secours de la mission quelques religieux dell : Jésuite autres ordres. Les avis furent partagés. Le général des Jésuites en ré. #4 ‘exemple de ] féra au Pape, qui consulta le roi de Portugal. La chose resta indé. 4 4 corte dé cise jusqu'en 1585, où, sur l'avis de Philippe ÎE, roi d'Espagne, de @, laisser Ja d venu aussi roi de Portugal, le pape Grégoire XIE, vieux et infirme Maire toujour | mais dont le tout-puissant neveu avait été élevé chez les Jésuites Me critiques d | rendit une bulle du 28 janvier, qui défendait à tout autre religieur MDieu. Nous ve | qu'aux Jésuites de mettre le pied au Japon pour y prêcher l'Évar 4 gile. Et le Jésuite Charlevoix observe que cette bulle fut expédié #4 tout juste deux mois avant l’arrivée des ambassadeurs japonais i 4 Rome !, Au Pape, que Ce système d’évangéliser et de gouverner les Chrétiens du Jap à par des hommes d’une seule congrégation religieuse, tirés d’un 4 seule domination temporelle, avait l’avantage de mettre plus d’uni | et d’uniformité dans l'administration, tant que cette domination ten | porelle seconderait cette congrégation religieuse. Mais en cas d | | {
acile que le |
ape, ils aura mésintelligence; il en résultait de terribles inconvénients, et d’un joubmérite d’avoir à l’autre les Chrétiens du Japon pouvaient se voir délaissés, comnt L ‘y enraciner p des brebis sans pasteur. Ce n’est pas tout. Supposons même que l M compagnie de Jésus soit toujours bien vue et bien secondée par 1 M roi d'Espagne et de Portugal, qu'est-ce qui empêchera les marchani de la Hollande et de l’Angleterre protestante d’aller dire à l'empe Mftaient jaloux « reur du Japon que les Jésuites espagnols et portugais ne sont quift où les Jésuit l'avant-garde du roi d'Espagne pour lui confisquer son empire ; qu c'est pour cela que le roi d’Espagne nomme les évêques du Japon que c’est pour cela qu’il n’y envoie que des Jésuites, non pas d'ai*4i tres religieux; et des Jésuites de sa domination, et non d’une autre que c'est pour cela qu’on n’y forme point de clergé indigène ? eu4 iens y avaient a Hollandais et Anglais, connaissent la politique du roi d'Espagne re religieux de Les premiers, pour conserver leurs droits, les seconds pour maitftait le Père Pi | tenir leur indépendance nationale, n’ont pas craint de lui faire lfepta cette com guerre, d’expulser ou d’égorger les Jésuites, et même de fouler athée |
pieds la croix. Le Japon n’a qu’à faire de même, pour ne pas dewMfrégoire XIE; nir une province espagnole, comme l’Amérique. Supposons que léu'il pouvait, m | marchands hérétiques de la Hollande et de l'Angleterre vienna#apon, d'autant «enir ces propos à l'empereur du Japon, la raison d’État ne lui fe ef de Sixte-Q t-elle pas conclure que cela est vrai, qu’il faut chasser les Jésuit exterminer du Japon le christianisme espagnol : chose d'autant plié
1T. 3, p. 435 et seqq.
Sete.
à 1650 de l'ère chr.]
DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. : acile que le Japon n'a pas de clerg issionnaires ns côtés par une mer orageuse ?
religieux des ! Les Jésuites croyaient bien faire. ‘suites en ré. exemple de leur fondateur. Nous a e resta indé M ute sorte de bonnes œuvres,
les mettre sur un bon pied, et puis Espagne, de n laisser la direction à d'autre x et infirme .
$, Pour en commencer de nouvelles.
6 Maire oUjJuur da même, eût valu à ses «cligieux beaucoup moins les Jésuites le critiques devant les lvmmes, et beaucoup plus de mérite devant itre religieur Dieu. Nous voyons, par le discours w:
F JE . “rédience des ambassadeurs cher l'Évar japonais, que Grégoire XIIL avait ordonné chez -- Vétablisse-
ent des séminaires pour la formation d'un clergé indigène : 1es Jésuites auraient peut-être mieux fait d'exécuter réellement l’ordre du Pape, que de donner simplement le nom de séminaires à des ns du Jap” Mhcadémies de nobles. nieux fait, adoptant tirés d’un , d'appeler à leur secours des plus d'unit@religi que de le leur faire défendre, En suivant ère, l'exemple de leur fondateur et l'ordre du s en cas 4 Pape, ils auraient doublement mérité de Dieu et des hommes : au et d’un jouÆmérite d’avoir planté l'Évangile au Japon, ils auraient joint celui de SSéS, COMME # ‘y enraciner pour toujours. Trop de prudence leur fit tort nême que lMbrécautions pour empêcher ondée par lMébrits, fit naître des soupçons s marchand @nols des Philippines, re à l’empe-taient jaloux du com apon, ne sont q ù i 2, le gouverneur empire ; qu ade à Taïcosama, pour leur commerce 1, L’anpines que tous les misd’une autr ue généralement tous les Chréneur espagnol envoie au Japon quaois en qualité d’ambassadeurs, Leur chef e, commissaire des Franciscains. Il n’acaprès avoir consulté un grand nombre de a Conscience en sûreté au sujet du bref de 1e pas dev régoire XIIT ; tous lui répondirent unanimement, non-seulement
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