‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 102 sur 121 · RENE A · texte numérisé non relu

RENE A

618 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL — De 1605

ceau lui montre partout des traîtres et des conspirateurs. L'idolâtrie de lui-même, appliquée dans toutes ses conséquences au gouvernement de l'État, tel est le code des justices du czar, confirmé par l'assentiment de la Russie entière. Malgré ses forfaits, Iwan EV est à Moscou l'élu de la nation; ailleurs on l’eût regardé comme un monstre vomi par l'enfer.

« Il perd une épouse accomplie; il en reprend une autre aussi sanguinaire que lui; celle-ci meurt encore. Il se remarie, au grand scandale de l’église grecque, qui ne permet pas les troisièmes noces; il se remarie ainsi cinq, six et sept fois. On ignore lé nombre exact de ses mariages. Ilrépudie, il tue, il oublie ses femmes; il s’applique à venger leur mort, qui le plus souvent avait été causée où commandée par lui-même. Il fait dire en tous lieux que la pieuse czarine, que la belle czarine, que l’infortunée ezarine a été empoisonnée par ses ministres, par les conseillers du czar, ou par les boyards dont il veut se défaire. Ses calomnies sont toujours prouvées d'avance, Son plaisir n’est pas de faire mourir ses victimes, mais de prolonger leur supplice. 11 les fait bouillir par parties, tandis qu'on les arrose d'eau glacée sur le reste du corps. Il les fait écorcher vifs en sa présence ; puis il fait lancer par lanières leurs chairs mises à nu et palpitantes. Cependant ses yeux se repaissent de leur sang, de leurs convulsions, ses oreilles de leurs cris : quelquefois il les achève de sa main à coups de poignard ; mais le plus souvent, se reprochant cet acte de clémence comme une faiblesse, il ménage aussi longtemps que possible le cœur et la tête, pour faire durer le supplice, il ordonne qu’on dépèce les membres, mais avec art et sans attaquer le tronc; puis il fait jeter un à un ces tronçons vivants à des

bêtes affamées et avides de cette misérable chair, dont elles s'arra- |

chent les affreux lambeaux, en présence des victimes à demi hachées. «Et quand le ezar se venge, il poursuit le cours de ses justices jusqu’au dernier degré de parenté ; exterminant des familles entières,

jeunes filles, vieillards, femmes grosses et petits enfants, ilne se borne |

pas, ainsi que les tyrans vulgaires, à frapper simplement quelques races, quelques individus suspects : on le voit tuer jusqu’à des provinces sans y faire grâce à personne ; tout ÿ passe, tout ce qui à eu vie disparaît : tout, jusqu'aux animaux, jusqu'aux poissons qu'il empoisonne dans les lacs, dans les rivières ; il oblige des fils à faire l'office de bourreaux contre leurs pères ; et il s’en trouve qui obéissent !!!

« Se servant de corps humains pour horloges, Iwan invente des poisons à heure fixe, et parvient à marquer avec une régularité satisfaisante les moindres divisions de son temps par la mort de

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ses sujets, échelonnés avec art de minute en minute sur le chemi

du tombeau qu'il tient sans cesse ouvert sous leurs pas ; la récisi la plus scrupuleuse préside à ce divertissement infernal Thai n'est-il pas le mot propre? s'écrie le marquis de Custine. L'on

«T i S out à coup, soit pour s'amuser à mesurer la longanimité d Russes, soit repentir chréti i i x tien # “à epentuir chrétien, soit peur, soit Caprice, soit fatigue : s # un Jour [wan IV dépose son sceptre, c’est-à-dire sa hache, | La sa u Couronne. Alors, mais alors seulement dans tout dé Tres :

lines = ong règne, l'empire s'émeut : la nation, menacée de x ce, se réveille comme en sursaut : les Russes, jusque-là sr muets, Imstruments passifs de tant d'horreurs, retrouvent voix, et cette voix du peuple s'élève tout à coup pour déplorer] perte d’un tel tyran! Il i 4 te ie yran! Îls pleurent à ses pieds pour qu’il continue à 8ouverner. Tous jurent, les grands, les petits, les boyards, | marchands, les castes et les indivi rai cou ÿ es et les individus, en un mot la nation en ie fee avec larmes, avec amour de se Soumettre à tout, pourvu quil ne l’abandonne pas à elle-même! — Cependant la bête féroce ne prend en pitié les animaux dont elle fit longtemps sa pâture ; ; e promet au troupeau de recommencer à le décimer ; elle reprend ; en . concessions, au contraire, à des conditions absurdes 1 1 s \. es a avantage de son orgueil et de sa fureur ; encore les faitaccepter comme des faveurs à ce peuple, qui veut qu’on le tue

joour amuser son maître, »

Voici comment l’historien russe Karamsin nous peint Iwan IV k l'année 1565, dix-neuf ans après son couronnement : « Ce prince, ue bien fait, oi les épaules hautes, les bras musculeux,

poitrine arge, de beaux cheveux, de longues moustaches, le nez iquilin, de petits yeux gris, mais brillants, pleins de feu, et au total : physionomie qui avait eu autrefois de l'agrément. A cette époque Si nat Lt qu'à peine on pouvait le reconnaitre. Une PEAR 6 peignait dans ses traits déformés, Il avait l'œil sa il était presque chauve, et il ne lui restait plus que quelques jo ; à la barbe, inexplicable effet de la fureur qui dévorait son ones une nouvelle énumération des fautes commises par les HA da nobles, il répéta son consentement à garder la couronne,

M Onguement sur l'obligation imposée aux princes de mainlnir la tranquillité de leurs États, et de prendre à cet effet toutes les

RESures qu'ils juge sure qu ils jugent Convenables, sur le néant de la vie humaine, la ICessité de porter ses r c

egards au delà du tombeau ; enfin il proposa

620 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. — De 1605 à l'établissement de l'opritchnina, nom jusqu'alors inconnu : savoir, f qu'il choisirait mille satellites parmi les princes, les gentilshommes il et les boyards de seconde classe, et qu'il leur donnerait, dans ses d districts, des fiefs dont les propriétaires actuels seraient transférés ( dans d’autres lieux. » [ Le même historien russe nous décrit la manière dont le czar forma Æ d sa nouvelle garde, qui ne fut pas longtemps restreinte au nombre de mille, annoncé d'abord, ni choisie parmi les classes élevées de la & b société. « On amenait, dit-il, des jeunes gens dans lesquels on ne & l recherchait pas la distinction du mérite, mais une certaine audace, & c cités pour leurs débauches, et une corruption qui les rendait propres & d à tout entreprendre. Iwan leur adressait des questions sur leur nais- Æ à sance, leurs amis, leurs protecteurs. On exigeait surtout qu'ils n'eus- & à sent aucune liaison avec les grands boyards : l'obscurité, la bassesse Æ fic même de l'extraction était un titre d'adoption. Le czar porta leur Æ si nombre jusqu’à six mille hommes, qui lui prêtèrent serment de le & 1y servir envers et contre tous , de dénoncer les traîtres, de n'avoir au- Æ ér cune relation avec les citoyens de la commune, c'est-à-dire avec tout ce qui n’était pas inscrit dans la légion des é/us, de ne connaître ni WE re parents ni famille lorsqu’il s'agirait du souverain. En récompense, & 1! leur czar leur abandonna non-seulement les terres, mais encore les Æ se maisons et les biens meubles de douze mille propriétaires, qui furent Æ 1" chassés, les mains vides, des lieux affectés à la légion, de sorte qu'un Æ qu grand nombre d’entre eux, hommes distingués par leurs services, À fé couverts d'honorables blessures, se trouvèrent dans la cruelle néces- Æ Ne sité de partir à pied, pendant l'hiver, avec leurs femmes et leurs en- Æ se fants, pour d’autres domaines éloignés et déserts, etc. 1,» cit Une fois cette horde lâchée contre le pays, on ne voit partout que Æ tar rapines, qu'assassinats ; les villes sont pillées par les nouveaux pri- À on vilégiés de la tyrannie, et toujours impunément. Les marchands, les Æ 5 boyards avec leurs paysans, les bourgeois, enfin tout ce qui n’est pas À to des élus, appartient aux élus. Cette garde terrible est comme un seul À bol homme dont l’empereur est l'âme. Au Des tournées nocturnes se font dans Moscou et aux environs au Æ au profit des pillards ; le mérite, la naissance, la fortune, la beauté, Æ qu tous les genres d'avantages nuisent à qui les possède : les femmes, Æ qu les filles qui sont belles et qui ont le malheur de passer pour vertueuses, sont enlevées afin de servir de jouets à la brutalité des fa- Æ rar voris du czar. Ce prince retient ces malheureuses dans son repaire; D sou

puis, quand il est las de les y voir, on renvoie à leurs époux, à leur

4 Karamsien, t. 9, - La Russie en 1839, t. 3, lettre 26.

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ière dont le czar forma restreinte au nombre 8 classes élevées de la ; dans lesquels on ne une certaine audace, qui les rendait propres uestions sur leur naisit surtout qu'ils n’eusl'obscurité, la bassesse n. Le czar porta leur ‘étèrent serment de le traîtres, de n’avoir au- , c'est-à-dire avec tout ys, de ne connaître ni rain, En récompense, erres, mais encore les opriétaires, qui furent légion, de sorte qu’un és par leurs services, ;, dans la cruelle nécesrs femmes et leurs enerts, etc. 1, »

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des tigres reviennent mourir de honte dans leurs foyers dé h spores C'est peu; l’instigateur de tant d'abominations, 1 to ne propres fils prennent part aux orgies du crime ; es Mai ue

sf ; Par ce raffinement de tyrannie, il Ôte jusqu’à l'avenir à ses stupides sujets 1, »

En même temps, observe un autre historien de Russie Qil s blait autant affecter dans son extérieur la puissance péntifcalégge l'empire temporel, Une tiare chargée de perles et de dia té couvrait sa tête, et ilen changeait plusieurs fois lorsqu'il pykran à dience. Son sceptre, surmonté de gros globes de cristal, resser bi jt au bâton pastoral des chefs de l'église grecque. Sa longue the alt à peu près semblable aux ornements du Pape lorsqu'il officie k licalement. A sa droite était l'image du Sauveur, et au-dessus Es “4 je celle de la Vierge. A ses côtés étaient deux gardes ou rs ne ri de robes blanches, et portant des ailes altachées aux

Ne dirait-on pas Néron et Caligula, se proclamant à la fois empereurs, SOuverains pontifes et dieux, et tuant qui ne les adorait dt Il y a cependant une différence, signalée par la Biographie ie selle : « Les atrocités que les historiens contemporains imputent \ lwan sont telles que les cruautés de Caligula n'étaient en com ha que des jeux d'enfants : ce tyran des Russes fut le niité le pl ? léroce qui ait jamais dévoré la race humaine 5. » [wan IV sur es Néron, Caligula, Domitien en cruauté, autant que les Russes n dé sent les Romains impériaux en servilité. « Aussi continue l'historien cité tout à l'heure, jamais aucun souverain n'avait donné tant dés tendue à son autorité, qu’il affectait de tenir du ciel même. Quand on lui faisait quelque demande, il répondait avec emphase : de le ferai si Dieu l'ordonne. Toujours il semblait agir par inspiration, Aussi toutes ses actions étaient-elles sacrées. Quelque mai qu’il fit, quelque folie, quelque imprudence, on s'écriait sur la sainteté de ses Rollonts Au milieu des plaisirs de la table, on n'osait dans les familles - Drter aucune santé sans avoir bu celle d’Ivan. C’est peut-être de son règne qua commencé cet usage des Russes, qui, quand ils ignoraient quelquechose, disaient : Dieu Le sait et le tsar 4, »

« Ni les supplices, ni le déshonneur, dit de son côté le Russe Katamsin, ne pouvaient aflaiblir le dévouement de ces hommes à leur Souverain, Nous allons en citer un mémorable témoignage. Le prince

î To : < O7 £ ’ - che Russie en 1839, t. 3, 1. 26. —? Lévesque, Histoire de Russie, t. 83, p. 59. — [, 21, Zwan IV. — » l'évesque, ibid,

622 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXX VIT, — De 1605

Sougorsky, envoyé vers l’empereur Maximilien en 4576, tomba malade au moment où il traversait la Courlande. Par respect pour le czar, le duc fit demander plusieurs fois des nouvelles de cet envoyé par son propre ministre, qui l'entendait répéter sans cesse : Ma'santé n'est rien, pourvu que celle de notre souverain prospère. Le ministre, étonné, lui dit : Comment pouvez-vous servir un tyran avec autant de zèle? — Nous autres Russes, répondit le prince Sougorsky, nous sommes toujours dévoués à nos czars, bons ou cruels. Pour preuve de ce qu'il avançait, le malade raconta que quelque temps auparavant, Jean avait fait empaler un de ses hommes de marque FOUR UNE FAUTE LÉGÈRE, que cet infortuné avait vécu vingt-quatre heures dans des tourments affreux, s’entretenant avec sa femme et sesenfants, et répétant sans cesse : Grand Dieu! protége le czar! C'est-à-dire (ajoute Karamsin lui-même) que les Russes faisaient gloire dé ce que leur reprochaient les étrangers : d’un dévouement aveugle et sans born à la volonté du monarque, lors même que, dans ses écarts les plus insensés, il foulait aux pieds toutes les lois de Ja justice et de l'humanité 1, »

L'an 1577, le prince Michel Nosdrovoly, officier de haut rang, fut fouetté dans les écuries pour avoir mal disposé le siége de Milten. Voilà commeni le czar entendait la dignité de la noblesse et de l’armée. Ce fait, ajoute le marquis de Custine, me rappelle un autre fait de l’histoire de Russie, tout moderne, puisqu'il est arrivé de nos

jours, sous le règne de l’empereur Alexandre, le plus philanthrope ÿ

des czars. Un jour, le grand-duc Constantin, frère d'Alexandre et vice-roi de Pologne, passait sa garde en revue; et voulant montrer à un étranger de marque à quel point la discipline était observée dans l'armée russe, il descend de cheval, s'approche d'un de ses généraux.. D'UN GÉNÉRAL !.… et sans le prévenir d'aucune façon, sans articuler un reproche, il lui perce tranquillement le pied de son épée. Le général demeure immobile et ne pousse pas une plainte : on l'emporte quand le grand-duc a retiré son épée. Les spectateurs de la scène restent muets, Ceci s’est passé dans le dix-neuvième

siècle à Varsovie, sur la place publique. Vous le voyez, conclut ke |

marquis de Custine, les Russes de notre époque sont les dignes petits-fils des sujets d'Iwan 2.

Dans la conduite des affaire, la vie d’Iwan IV est un mélange inexplicable d'énergie et de lâcheté. Il menace ses ennemis tant qu'il se croit le plus fort; vaincu, il pleure, il prie, il rempe, il se désho-

1 Karameïn, t. 9, cité dans la Russie on 1830, t, 8, p. 214. — 2 La Russie en 1839,t. 3, p. 212.

Liv. EXXAVIE, — De 1605

n'en 4576, tomba ma- . Par respect pour je uvelles de cet envoyé "sans cesse : Ma'santé rospère. Le ministre, n {tyran avec autant de nce Sougorsky, nous ruels. Pour preuve de ue temps auparavant, arque FOUR UNE FAUTE atre heures dans des et sesenfants, etrépé- ! C'est-à-dire (ajoute gloire de ce que leur aveugle et sans born s ans ses écarts les plus e Ja justice et de l'hu-

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à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. + 623

nore, il déshonore son Pays, son peuple, et toujours sans éprouver de résistance, sans qu’une seule voix réclame contre ces énormités, Le khan de Crimée brüle Moscou, le czar fuit : il revient quand sa capitale est un tas de cendres ; sa présence produit plus de terreur parmi ce reste d'habitants que n’en avait causé celle de l'ennemi. N'importe ; pas ün murmure ne rappelle au monarque qu'il est homme et qu'il a failli en abandonnant son poste de roi. Les Polonais, les Suédois éprouvent tour à tour les excès de son arrogance et de sa lâcheté, Dans les négociations avec le khan de Crimée, il s’abaisse au point d'offrir aux Tartares Kasan et Astrakhan, qu'il leur avait arrachés jadis avec tant de gloire. Avili et tremblant au seul nom de la Pologne, Iwan cède au roi Étienne Batori presque sans combat, la Livonie, province disputée depuis des siècles avec acharnement aux Suédois, aux Polonais, à ses propres habitants, et surtout à ses souverains conquérants, les chevaliers porte-glaive. La Livonie était pour la Russie la porte de l'Europe, la communication avec le monde civilisé ; elle faisait depuis un temps immémorial l’objet de la convoitise des czars et le but des efforts de la nation moscovite. Dans un incompréhensible accès de terreur, le plus arrogant et tout à la fois le plus lâche des princes renonce à cette proie, qu'il abandonne à l'ennemi, non pas à la suite d'une bataille désastreuse, mais spontanément, d’un trait de plume, et quoiqu'il se trouve encore riche d'une innombrable armée et d’un trésor inépuisable : or, écoutez la suène qui fut la première conséquence de cette trahison. Le czarévitch, le fils chéri d'Iwan IV, l’objet de toutes ses com-

plaisances, qu’il formait à son image dans l'exercice du crime et

dans les habitudes de la plus honteuse débauche, ressent quelque Yergogne en voyant la conduite déshonorante de son père et de son souverain ; il ne hasarde pas de remontrance, il connaît Iwan ; mais, évitant toute parole qui pourrait ressembler à une plainte, il se borne

{à demander la permission d’aller cembattre les Polonais. — « Ah!

tu blâmes ma politique : c’est déjà me trahir, répond le ezar; qui sait si tu n’as pas dans le cœur de lever l’étendard de la révolte conre ton père ? » — Là-dessus, enflammé d'une colère subite, il saisit son bâton ferré, et il en frappe avec violence la tête de son fils ; un favori veut retenir le bras du tyran ; Ivan redouble ; le czarévitch iombe, et meurt après quatre jours d’agonie, en priant pour son

|père, qui le pleure avec des larmes féintes, suivant Karamsin. —

Nous verrons le second fondateur de l'empire Russe, Pierre Roma-

low, égorger son fils sans même lui donner une feinte de larmes.

Voilà comme l'humanité est en progrès chez les czars de Russie! Les progrès des Polonais et des Suédois en Russie avaient tellement

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