‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 13 sur 121 · scène tragique qui allait s’y passer · texte numérisé non relu

scène tragique qui allait s’y passer

Tout étant prêt, Agnès s’approcha de son époux, se jeta à ses 3: © à la raison, ce “dquilya de ré

pieds et le conjura de lui couper les cheveux, sa résolution étant prise, dis: ‘t-elle, si on ne la faisait point mourir après lui, de renon-

cer au monde, Taquenda en fit quelque difficulté; mais sa mère ls

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv,LXXX VII, — De 100$ ki,

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ent trouver aissé votre assuré que t que vous ns des sense à dire à cheter trop s’il n’obéit — Plûtau ang avec le t avantage, recevoir du

qu'il vienarait d’avec vra les plus verneur lui arrêt de sa çut la senence : il se rtement de nès , pour cevoir. Ces |, sans qu'il parer elles.

nt être télre à ses al-

ution étant , de renon-

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à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 47

pria de donner cette dernière satisfaction à son épouse, et il le fit. Quelques moments après, un gentilhomme nommé Figida, qui avait depuis peu renoncé au christianisme, entra chez Taquenda sur le bruit de sa condamnation ; et comme il n'avait jamais bien connu combien il est doux de mourir pour son Dieu, il fut extrêmement surpris de la joie qui éclatait partout dans une maison qu'il avait cru trouver dans le deuil et dans les. larmes: mais bientôt son étonnement fit place à des impressions plus salutaires pour lui. Il ne put voir sans être ému jusqu'au fond de l'âme des femmes en prières, des domestiques en mouvement, des Chrétiens occupés à consoler ceux qui croyaient avoir perdu toute espérance de mourir pour Jésus- Christ, et à féliciter les autres de se trouver au comble de leurs

+ vœux, et Taquenda se disposant au supplice comme à un véritable

triomphe. Il courut embrasser ce généreux confesseur, il loua son courage, se reprocha son infidélité, et promit de la réparer, quoi qu’il en dût coûter. Le saint martyr remercia le Seigneur de lui avoir donné cette consolation avant sa mort, et, après avoir achevé ses

1 prières, embrassé sa mère et sa femme, congédié et récompensé ses

domestiques, et s'être recueilli quelques moments au pied d’un cru-

À crifix, il présenta sa tête à l'exécuteur, qui la lui trancha d’un seul coup, le 9we de décembre, deux heures avant le jour.

Les deux dames , qui avaient eu le courage d'être jusqu’au bout

À spectatrices de cette sanglante tragédie, eurent encore la force de 2 prendre entre leurs mains la tête du martyr, de l'embrasser, et en la @ présentant au ciel, de conjurer le Seigneur, par les mérites d'une À mort aussi précieuse, d'agréer aussi le sacrifice de leur vie. Elles pas-

sèrent ensuite dans un cabinet, où elles employèrent tout le jour en

À prières, pour demander à Dieu la grâce du martyre. Sur le soir, elles

furent agréablement surprises de voir entrer chez elles la veuve de

4 Minami, qui se nommait Madeleine » avec un enfant de sept à huit

ans, nommé Louis, fils de son frère, qu’elle et son mari avaient adopté, parce qu'ils étaient sans héritier et sans espérance d’en avoir

À jamais. Madeleine, en abordant les deux dames, leur dit qu’elles de- 1 vaient être toutes trois crucifiées cette nuit-Ià même, et l'enfant aussi; 4 ce qui les jeta dans des transports de joie si extraordinaires, qu'elles mn se serait A eût été h

1 quirelèverait davantage la gloire du martyre. Le petit Louis était dans e jeta à ses

en furent quelque temps hors d’elles-mêmes. Revenues de cette espèce de ravissement , elles éclatèrent en actions de grâces ; c’éteit à

Un contentement qui rejaillissait sur son visage, et la grâce suppléant

4 à la raison, cet enfant parlait d'une manière ravissante du bonheur quil y a de répandre son sang pour Jésus-Christ.

sa mère LS

On attendit, pour les mener au supplice, que le jour füt entière-

Se

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48 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL. — De 1ç Ë:

ment baissé, et alors on les mit dans des litières, pour leur épargn la peine du voyage et la honte d'être exposées aux insultes de la pol pulace. C'était peut-être la première fois qu’on punissait de ce sup: plice des personnes de cette qualité; mais les servantes de Jésu

Christ ne se plaignirent que des ménagements qu’on eut pour elles et la mère de Taquenda demanda en grâce qu’on la clouât à la croi

pour être, disait-elle, plus semblable à son divin Sauveur; mais Ja bourreaux lui répondirent qu'ils n’en avaient point d'ordre, et qu cela ne dépendait pas d’eux. Ils se contentèrent donc de la lier, selon! la coutume , et ils commencèrent par elle; ils l’élevèrent ensuite,

cette illustre matrone, voyant devant elle un assez grand peuple qui, malgré l'obscurité de la nuit, était accouru à ce spectacle, parla ave beaucoup de force sur la fausseté des sectes du Japon. Elle n’avi point encore fini, lorsqu'on lui porta un grand coup de lance, qui k blessa, mais légèrement ; le bourreau redoubla sur-le-champ, et] perça le cœur.

Louis et sa mère furent ensuite liés et élevés vis-à-vis l’un d : l’antre. Tandis que Madeleine exhortait son fils, en qui on ne remar. quait d'autre mouvement que ceux d’une piété angélique, un bou. reau, le voulant percer, le manqua aussi, le fer n’ayant fait qui glisser. Dans l’appréhension où fut sa mère qu'il n s'effrayt, el Jui cria d’invoquer Jésus et Marie. Louis, aussi tranquille que si rie ne fût arrivé, fit ce que sa mère lui suggérait : aussitôt il reçut ui second coup, dont il expira à l'instant ; et le soldat n'eut pas plus ti retiré le fer de la plaie qu'il avait faite au fils, qu'il l’alla plonger dar le sein de la mère.

La vertueuse Agnès restait seule; sa jeunesse, sa beauté, qui éta ravissante, sa douceur et son innocence attendrirent jusqu'aux ex cuteurs. Elle était à genoux en oraison au pied de sa croix , et per: sonne ne se présenta pour l'y attacher; elle s’en aperçut , et, pou engager les soldats à lui rendre ce service, elle s’ajusta elle-même su « ce bois fatal le mieux qu’il fut possible; mais la grâce et la modesti qu’elle fit paraitre dans cette action ‘hevèrent de percer les cœur les plus insensibles. Enfin, quelques misérables, poussés par l’espr du gain, lui servirent de bourreaux; et comme ils ne savaient pi bien manier la lance, ils lui portèrent quantité de coups avant qu de la blesser à mort. Tout le monde souffrait à la vue de cette bot cherie , et peu s’en fallut qu’on ne se jetât sur ces malheureux pour les mettre en pièces. Elle seule paraissait insensible, et elle ne cest de bénir le ciel et de prononcer les noms salutaires de Jésus et à Mens, ct ce nor Marie qu’au moment qu'elle fut atteinte au cœur. Æ Le nouveau roi de Fingo s'était persuadé rc de si sanglantes ex M: pe qu y agen

à 1650 de l’ère

scutions aura #s’aperçut bie ce qui le cha, avait décollé qu'il demand pon le sabre son unique d permission d' etillarefusa ; mesure qu’ils des envoya à tous les honn ctes juridiqu Il y eut en oyaume de A eut encore d’a plus extraordi premier persé bénitence et r loire par une oires de cett due son oncle le ces âmes pi emps en temp hesses de sa g qu'une de ses !

lu Japon. Pré:

lus tendre ent posséder son c bité, Sa fidélité ée à la plusér erveilleuseme ans la fleur de itences. Dans ‘être réunie à uoique vives vant-goût de c ui n’ont point À la fin de 1€

XVIL. — De 1604 MA 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. cutions auraient disposé les Chrétiens à déférer à ses volontés; il s’aperçut bientôt qu’elles avaient produit un effet tout contraire. Mais ce qui le chagrina davantage, ce fut que le parent de Taquenda, qui

avait décollé ce généreux martyr, fut si touché de ce qu'il avait vu ;

qu'il demanda et reçut le baptême; il porta ensuite à l'évêque du Ja- At à la croix

F pon le sabre qu’il avait teint du sang du martyr, et lui protesta que ur ; Mais le i it de subir un pareil sort. On demanda au roi la ordre, et qu Mpermission d’enterrer les quatre corps qui étaient restés sur les croix, la lier, sel ;11a refusa; de sorte qu’on fut obligé d'en recueillir les ossements à nt ensuite, à Mosure qu’ils tombaient : on les mit dans des caisses séparées, et on d peuple qu, 5, envoya à Nangazaqui, où on leur rendit, par ordre de l'évêque, le, parla ave Sous les honneurs qui leur étaient dus. Le prélat fit aussi dresser des + Elle n'aillctes juridiques de ce martyre, et les envoya au souverain Pontife 1, lance, quil Il y eut encore d’autres martyrs, et dans le Fingo, et dans le champ, et li oyaume de Naugato. Le premier de ces rois était un apostat; il yen ut encore d'autres qui suivirent son exemple. Mais ce qu'il y eut de lus extraordinaire, Joscimon, roi de Bungo, deux fois apostat et remier persécuteur de l’église du Japon, finit p

leur épargner!

iltes de la po.

ait de ce sup.

tes de Jésus.

ut pour elles

a ren oo ou nn nn TN NES 4

à-vis l’un de on ne remar.

ar se convertir, faire ue, un bou: énitence et mourir en saint, l’an 1605. Il fut suivi de près à la ant fait Qu Eioire par une de ses nièces, qui nous est représentée, dans les méeffrayât , el

oires de cette année , comme un aussi gr

and prodige d’innocence le que si rit Œ ue son oncle l'avait été de la pénitence chrétienne, et comme une Ôt il reçut Me ces Âmes précieuses que le Seigneur prend plaisir de montrer de t pas plus ti

emps en temps à la terre, pour fair

hesses de sa grâce. Cette jeune princesse portait le nom de Maxence, u'une de ses tantes avait déjà rendu cher et respectable aux fidèles lu Japon. Prévenue des plus abondantes bénédictions du ciel dès sa lus tendre enfance , elle avait conçu dès lors que Dieu voulait seul osséder son cœur, et elle le lui avait consacré par le vœu de virgiut, et, pou Mité, Sa fidélité à se conserver pure des moindres défauts l'avait élelle-même su 46e à la plus éminente sainteté, et l'exemple de ses vertus contribuait t la modest® Merveilleusement à animer la piété des fidèles. Sa mort

e éclater en elles toutes les riplonger dan

roix , et per

» Qui arriva er les cœu Mans la fleur de son âge, répondit à sa vie, et fut avancée par ses pé- S par l’espt itences, Dans sa dernière maladie, la joie de se voir sur le point savaient pal.

‘être réunie à son céleste époux lui faisait oublier ses douleurs F

uoique vives et longues, et le dernier moment fut pour elle un

le cette bot vant-goût de ces torrents de délices que le Seigneur réserve à ceux ui n'ont point mis de bornes à leur amour pour lui ?,

2 1 la fin de 1603, on Comptait au Japon dix-huit cent mille Chré- > Jésus et à tn, et ce nombre augmentait tous les jours. L'année suivante ;

nglantes exi k. * Hist, du Japon, 1, 11, =% L, 19,

# xxv.

50 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv.LXXX VII. — De 160 à 1650 de l'ère

l'évêque du Japon, Louis Serqueyra, eut une audience favorabl du tuteur impérial, Gixasu, qui avait alors le titre de cubosama. [IA visita les provinces où il y avait un plus grand nombre de Chrétiens, "A Les païens mêmes semblèrent le disputer à ceux-ci, dans les marques

répondit le v je remplis le | la bénédictior

qu'ils lui donnèrent de leur affection pour le christianisme et de leur A I a a ti a personne; mais nul nese distingua davantage n. estime pour sa personne; s se distingua davantage que lee tilshommes,

nouveau roi de Buygen, qui pourtant avait eu la faiblesse d’aposta.M sier. À yant su que le prélat devait passer par Cocura , sa capitale, il" s’y trouva avec une nombreuse cour, et l’évêque lui ayant rendu de très-humbles actions de grâces de la protection constante qu’il don. pait aux Chrétiens et aux missionnaires : « Cela ne mérite pas un remerciment, dit le roi, je ne fais que suivre mon inspiration ; car je me regarde moi-même toujours comme Chrétien , et je vous supplie 4 de croire que je le suis de cœur et d’inclination. » En l’année 1607 l'évêque parcourut les églises de la grande île de Ximo. Comme il ne lui était pas possible de voir tout par lui-même, il s'était fait accom: pagner dans cette visite par un grand nombre de missionnaires, qu'il envoyait dans les provinces trop éloignées de sa route. Celui qui vi sita le royaume de Saxuma rencontra une dame fort âgée, dontk père avait été un des plus riches seigneurs du pays : elle avait été baptisée par saint François Xavier, et le défaut de secours spirituels, dont elle était privée depuis très-longtemps, n’avait rien diminué de sa ferveur.

Dans un autre canton, il trouva un vieillard qui, l’ayant abord: avec une joie inconcevable, commença par lui rendre compte des conscience, après quoi il lui parla en ces termes : « Mon père, étail au lit de la mort, m’appela, et, m’ayant donné sa bénédiction, m montra un chapelet avec un petit vase où il y avait de l’eau bénite en me disant que je gardasse bien l’un et l’autre comme la plus pré. cieuse portion de l'héritage qu’il me laissait, 11 m’ajouta qu'il les te nait d’un saint homme, qu’on nommait le père François, lequel étani venu d’un pays fort éloigné, pour apprendre aux Japonais le chemir du ciel, avait logé chez lui, l'avait baptisé, et lui avait laissé ce cha pelet et cette eau, comme un remède souverain contre toutes les mx ladies; qu’il en avait fait plusieurs fois l'épreuve, et qu'en effet ria jusque-là n'avait résisté à la vertu divine, qui était renfermée dan e l'exécution le ces choses si viles en apparence. Depuis la mort de mon père, conti Us L'enfant ar nua le Chrétien, je n'ai point manqué de faire ce qu'il m'avait rm à eul, et il dorm commandé, et j'ai vu peu de malades que je n’aie guéris en leur ap À | pliquant mon chapelet, ou en versant sur eux un peu de l’eau bénite : { — Mais, reprit le missionnaire, quand toute votre eau est épuisé! comment faites-vous pour en avoir d'autre? — Quand je m’aperçoi.

pour la gloire gée. Ils se nor 4 Jean Tingoro.

royaume sous étaient si mals ayant parlé au leur couper la l'heure aux p Ils ajoutèrent

que, avant de dent les bout ressait, parce emps de s’att arrêt de leur ile de Jateuxi eurs enfants. I d'environ douz ait que sept & remier sembl. désir du martyr and il pleur:

iier bruit qui de vint saisir, il eux qui le cher ille, il se jeta à énétrèrent ce g amais ressentie Arrivés au lie:

autre enfant; n

1Hist, du Japon,

Rene] à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

répondit le vieillard, qu’il ne m'en reste

4 je remplis le vase d'eau commune, et cet 4 la bénédiction de l’ancienne 1,

les marques

4 L'an 1608, le nouveau roi de Fingo recommença la persécution. 1e. et de leu k. I y avait trois ou quatre ans qu’il retenait dans ses age que. ee tilshommes, qu’une éminente vertu, de gr se d'aposta-is pour la gloire de Dieu avaient mis à à capitale, il gée. Îls se nommaient Michel Faciémon ntrendud, Tingoro; ils avaient la direction d’ e qu’il donrite pas un tion ; car je ous supplie année 1607, omme il ne fait accom:

plus que quelques gouttes, te nouvelle eau Participe à

*e favorable ubosama. || e Chrétiens,

isère. Un officier le roi lui ordonna de

La nouvelle en fut portée sur ‘heure aux prisonniers, qui en firent paraître une joie incroyable,

Is ajoutèrent même qu'il ne leur restait plus rien à désirer, sinon k que, avant de les exécuter, on leur fit souffrir tous les tourments naires, QUIL + Les bourreaux pourraient s’aviser. Le commandement du roi celui qui vi's ressait, parce que ce prince ne voulait pas donner au peuple le ée, dont “ïenps de s’attrouper. Ainsi, dès qu'on eut signifié aux confesseurs

Île avait ét 'arrét de leur mort, on les conduisit, la corde au cou, hors de Ja sspirituek à, à Jateuxiro, et deux soldats furent détachés pour aller chercher diminué dk Meurs enfants. Ils avaient chacun un fils : celui de Faciémon était âgé ait que sept ans, et avait reçu au baptême le nom de Pierre. Le ompie de ir semblait n'avoir apporté en naissant d’autre passion que le pe Hésir du martyre, et dès le berceau il ne fallait, dit-on, pour l’apaiser diction, mo ana il pleurait, que le menacer de n'être poi nier bruit qui se répandit de sa condamnation, sans attendre qu’on la plus pré Æ ,:t Saisir, il courut, paré de ses plus beaux habits, au-devant de é son père à la porte de la lequel étani ile, il se jeta à son cou et l’embrassa avec des tra s le chemi Dinétrérent ce généreux Chrétien de la plus vive consolation qu’il eût mais ressentie, utes les DE Arrivés au lieu du supplice, les confesseurs attendirent 1 en effet rie 4 r qui était chargé . 6 l'exécution les fit décapiter à l'endroit même où ils étaient arrépère, conti és. L'enfant arriva un moment après : on l'avait trouv m'avait r À de iourir avec son père, à qui on allait co eau bénite sus-Christ, Il répondit d’un ton assu st épuisée m'aperçois.

ongtemps

é chez son et on lui dit qu’il fallait aller uper la tête pour le nom de ré qu'il en était très-aise ;

= M'environ douze ans, et se nommait Thomas : celui de Tingoro n’ayant abord 4 | père, étant.

nt martyr, Au preeau bénit, 2 qu'illes te. 4, qui le cherchaient, et, ayant rencontr nsports de joie qui issé ce chi " autre enfant; mais, comme il tardait trop, l’officie fermée dan M AMieul, et il dormait encore ; on l’éveilla, en leur tp

4 1Hist, du Japon, 1. 12, p. 220.

etla plupart ne pouvaient retenir leurs larmes. Ii arriva ; et, sans pa- M raître étonné du sanglant spectacle qui s'offrit à ses yeux, il se mit à M

(Liv. LXXX VII. — De 1605

on l’habilla fort proprement et on le livra au soldat, qui, le prenant #4 par la main, le mena au lieu du supplice. Le peuple suivait en foule, M

à 1650 de l’ère

cution vint se de concert av.

+ ou empereur

Donc, en 1 tiens de sa ci

genoux aunrès du corps de son père, abaissa lui-même sa robe, joi: MS christianisme, gnit ses petites mains et attendit tranquillement le coup de la mort. NE qu'ils ne pouv A cette vue, il s'éleva un bruit confus mêlé de sanglots et de soupirs; # hommes, et : le bourreau, saisi, jette son sabre et se retire en pleurant ; deux au-" fidèlement ser tres s’avancent successivement pour prendre sa place, et se retirent furent exilés de même : il fallut avoir recours à un esclave coréen, lequel, après # Je leur nomb avoir déchargé plusieurs coups sur la tête et les épaules de ce petit 4 vit tous, avec agneau, qui ne jeta pas un cri, le hacha en pièces avant que de li déserts, sans abattre la tête. — L’écriteau de la sentence fut envoyé à Rome. 1 imité par plus

L’an 1609, les Hollandais firent leur premier établissement au Ja: À Coréenne, d’u pon. En 1641, le christianisme florissait à Méaco. Le goût que la cout timée du cub: d'Ozaca avait pris aux mathématiques fit juger aux Jésuites de cett A parti le plus capitale, et surtout au père Spinola, qui avait enseigné ces science L. pas plus tôt l’c en Italie avec honneur, que l’on pouvait s’attacher les grands, et ls" Qu Seigneur, rendre ou dociles pour le royaume de Dieu, ou du moins favorabla Æ lien sacré l’ép aux prédicateurs de l'Évangile, en les occupant de ces belles con-W#f vine, et rien e naissances. Ils établirent donc une espèce d'académie composée 4 pouvait digér tout ce qu’il y avait à Méaco de personnes distinguées par leur mél qu'il avait con rite et leurs emplois; il les assemblaient souvent, et, en leur expl A ne servirent qu quant le cours des astres et les plus beaux secrets de la nature, 4S d'une compag avaient soin d'élever leurs esprits jusqu’à l’être invisible qui a créé Æ deux compagn ciel et la terre, et qui en conserve l'admirable harmonie. L'effet qu n’y avait que « produisit cette institution fit voir que c'était Dieu même qui en avlôf A peine put-e inspiré le dessein. On disait publiquement à Méaco, comme on l' 8 vécut quarante vait déjà dit à Ozaca, que des hommes aussi éclairés sur ce quel MS mais comblée nature a de plus merveilleux ne pouvaient, que par la plus déraison 0 dis dans ce dé: nable prévention, être accusés d'ignorance ou d’erreur sur le fait d 1 disait-elle, été la religion; et l’on ne saurait croire le nombre de seigneurs et A le père Pasio, personnes en place qui furent baptisés dans le peu de temps qu 0 que l'Église r dura cette académie. Le peuple suivit bientôt l'exemple des grand Æ vaient souffert et l’on compta jusqu’à huit mille adultes baptisés en une seule ant Æ peine 2,

dans Méaco.

Tout paraissait assez tranomille; mais un certain pressentimei 4 trop universel pour n'être fonu ue sur de vaines conjectures et de 4 0 jeunes frères d un grand orage. Il fut encore confirmé par la découverte miraculeu#

craintes frivoles, faisait juger à tout le monde que ce calme cachi

de deux croix dans l'intérieur d’un arbre, et qui furent aussi les il struments de plusieurs merveilles. Aux causcs précédentes de per“

Il y eut des:

mas et Mathias rent décapités

1 Hist, du Japo

à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 53

Me De 160 M Gution vint se joindre, en 1612, l’arrivée des Anglais au Japon, qui, le prenant M de concert avec les Hollandais, aigrirent de plus en plus le cubosama it en foule, MS ou empereur de fait contre les Portugais et les Espagnols.

, SANS p&- MS Donc, en 1613, cet empereur assembla quatorze seigneurs chréil se mit à VA tiens de sa cour, et leur fit entendre qu'ils eussent à renoncer au

à robe, joi-Æ christianisme, pour adorer les divinités impériales. Ils répondirent de la mort.

hommes, et souvent des hommes corrompus : ils avaient toujours fidèlement servi l'empereur ; mais Dieu était leur premier maître. Ils furent exilés et dépouillés. Deux pages chrétiens, ne se voyant pas de leur nombre, réclamèrent l'honneur d’être exilés avec eux. On les vit tous, avec leurs femmes et leurs enfants, errer dans les bois et les déserts, sans autre ressource que la Providence. Leur courage fut tome. 4 imité par plusieurs dames de la cour, notamment Julie Ota. Elle était nent au Ja-"2 Coréenne, d’une naissance illustre, d’un mérite distingné et très-esque la cou M timée du cubosama, qui s’était fait un point d'honneur d’en faire le es de cell parti le plus considérable de sa cour. Cette courageuse fille ne vit es scienc& M pas plus tôt l'orage prêt à éclater, que, pour attirer sur elle les grâces ands, et ls du Seigneur, elle fit vœu de chasteté perpétuelle. Devenue par ce s favorable M lien sacré l'épouse de Jésus-Christ, elle se sentit une force toute dibelles con: vine, et rien en effet ne fut capable de l’ébranler. Le prince, qui ne imposée dE pouvait digérer de se voir vaincu par une fille et par une étrangère ar leur mé qu'il avait comblée de biens, lui livra les plus rudes assauts ; maisils leur expliÆÙ ne servirent qu’à relever sa gloire. Enfin il la mit entre les mains . nature, 48 d'une compagnie de soldats qui la menèrent d'ile en île avec ses ui a créé l € deux compagnes Lucie et Clara, et la laissèrent seule dans une, où il L'effet qu'il n'y avait que quelques misérables pêcheurs logés dans des cabanes. qui en als@ À peine put-elle en obtenir un endroit où elle fût à couvert, et elle y nme on l':@Æ vécut quarante ans, sans aucune consolation de la part des hommes, ir ce quel mais comblée des faveurs du ciel, qui lui firent trouver un vrai para- 18 déraison à dis dans ce désert. Elle eut d’abord quelque chagrin de n’avoir pas, ur le fait 4 disait-elle, été jugée digne de donner son sang pour la foi; mais 1 le père Pasio, Jésuite, à qui elle en écrivit, lui ayant fait réponse

neurs et d A temps qu lé que l'Église reconnaissait pour martyrs plusieurs saints qui n’ades grand vaient souffert que le bannissement, elle ne ressentit plus aucune seule annëÆ peine?

à Il ÿ eut des martyrs dans le royaume d’Arima. Deux frères, Tho- :ssentimelle#é mas et Mathias, Marthe, leur mère, leurs enfants Jacques et Juste futures et délé rent décapités le vingt-huit janvier 1613. Le vingt-sept avril, deux me cachi jeunes frères du roi furent égorgés dans leur lit par son ordre. Le miraculeu»

aussi les in es de perf

1 Hist, du Japon, 1, 19. = ? Ibid. 1, 13,

qu'ils ne pouvaient reconnaître des dieux qu’ils savaient avoir été des

de A

54 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. — De 1605

cinq octobre, le même roi condamna au feu trois seigneurs chrétiens M avec leurs familles, en tout huit personnes. Leurs noms étaient 3 Adrien Tacafati Mondo; Jeanne, sa femme; sa fille Marie-Madeleine, M qui avait fait vœu de virginité, et Jacques, son fils, âgé d'environ à douze ans ; Léon Faiuxida Luguyémon, et sa femme appelée Marthe; M enfin Léon Taquendomi Cuniémon, et son fils Paul, âgé de vingtsept ans. Quand la nouvelle s’en fut répandue à la campagne, il en arriva jusqu’à vingt mille Chrétiens vers la ville pour s’offrir au martyre avec eux. Cela fit un effet si merveilleux, que les courtisans qui avaient dissimulé ou renié leur foi, pour plaire au prince, firent pénitence publique de leur faute, demandèrent à être joints aux martyrs. et, sur le refus qu’on leur en fit, ils s’exilèrent eux-mêmes avec leurs familles,

Le septième d'octobre au matin, les confesseurs de Jésus-Christ apprirent que l'arrêt de leur condamnation était signé, et peu de temps après on vint leur en faire lecture. Leur joie fut grande; il y manquait cependant quelque chose, le bonheur de communier auparavant : ce bonheur leur fut accordé. Enfin, le moment de leur sacrifice approchant, on vit commencer une espèce de triomphe qui n'avait peut-être point eu d'exemple depuis la naissance de l'Église,

Les vingt mille Chrétiens de la campagne, au signal qu'ils en reçurent, entrèrent dans la ville en très-bel ordre, la tête couronnée de guirlandes et tenant leur chapelet à la main. Ceux de la ville, qui étaient à peu près en même nombre, couronnés aussi de guirlandes et ayant un cierge à la main, les attendaient ; et dans l'instant que les confesseurs parurent, tous se mirent en marche dans le rang qui avait été marqué à chacun. Les huit martyrs étaient au milieu; ils n'étaient point liés, mais leurs bourreaux les suivaient avec une compagnie de soldats; faible défense contre quarante mille Chrétiens, dont l'unique regret était de ne pouvoir mourir avec ceux qu'ils accompagnaient au lieu de leur supplice. Ceux qui se trouvaient les plus proches des prisonniers n’étaient occupés qu’à se conjouir avec eux du bonheur qu'ils avaient de donner leur sang pour Jésus-Christ, D’autres levaient les mains au ciel pour leur obtenir la grâce de la persévérance; le plus grand nombre publiaient les louanges du Seigneur, et les campagnes retentissaient de leurs chants d'allé gresse,

à 1650 de l'ère

Ces poteaux pente, et cette esplanade, s0 pour le derni monta sur le élevé, et, aya frères, admire ratifs d'un su] la joie, et j'es Je laisse aux la supériorité imanité. Pour effrayent poir plutôt celle de de douleur no rera autant qu plaudissement il descendit et Les autres l’ était éloigné placé exprès mais pathétiqt où était l’imag avertit de jeter venir qu'un Di pour lui. La fla qu'on fut quelc la vue de ces nombreuse ass émoignèrent j ne donna la r morts ou sur | bien de l’admi Les liens qu étaient brûlés, enfant, lorsqu” brasiers. On «4 de cette horrih Quand on fut arrivé au lieu où se devait faire l'exécution, chacun “d'avoir bon cc prit sa place sans confusion et avec une promptitude qü'’on aurait tourner du côt admirée dans les troupes les mieux disciplinées. Pour les martyrs, étroitement se: dès qu'ils eurent aperçu leurs poteaux, ils coururent les embrasser. =* dame, qui dep:

IL—De160 MN; 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 55

s Chrétiens MS Ces poteaux étaient huit colonnes qui soutenaient un toit de charms étaient #0 pente, et cette espèce d’édifice était dressée au milieu d’une grande Madeleine, M esplanade, sous les fenêtres du palais. Tandis que tout se disposait : d'environ M pour le dernier acte de cette sanglante tragédie, Léon Caniémon ée Marthe; MS nonta sur le toit que portaient les colonnes, et qui n'était pas fort

0 élevé, et, ayant fait faire silence de la main, parla de la sorte : « Mes agne, il en frères, admirez la force de la foi dans de faibles créatures ; les prépafie au mat- ME ratifs d'un supplice affreux, vous le voyez, ne nous inspirent que de rtisans qui MM ja joie, et j’espère que cette joie redoublera au milieu des flammes.

firent pé- “Je laisse aux infidèles à conclure quelles doivent être la sainteté et AUX ME la supériorité d’une religion qui nous élève si fort au-dessus de l'hu- \êmes avec 4

Emanité. Pour vous, mes frères en Jésus-Christ, que ces feux ne vous deflrayent point, leur activité ne fera qu’accélérer notre victoire, où plutôt celle de la grâce qui nous fait combattre, et quelques moments de douleur nous procureront un poids immense de gloire qui durera autant que l'éternité. » A ces mots, il fut interrompu par les applaudissements des fidèles ; et comme il vit qu’on ne l'écoutait plus, il descendit et alla se ranger à sa colonne, où il fut lié.

Les autres l’étaient déjà, et dans l'instant on mit le feu au bois, qui était éloigné de trois pieds des martyrs. Un Chrétien, qui s'était Eplacé exprès le plus proche du bûcher, leur fit alors une courte mais pathétique exhortation, et, élevant une bannière qu'il portait et où était l’image du Sauveur attaché comme eux à la colonne, il les avertit de jeter souvent les yeux sur ce divin modèle, et de se sou-

venir qu'un Dieu avait fait le premier pour eux ce qu'ils allaient faire ppour lui. La flamme parut dans le moment avec une fumée si épaisse,

ésus-Christ À et peu de rande ; il y

triomphe « issance de

d'ils en recouronnée a ville, qui 4 guirlandes # ant que les

8 qui avait qu’on fut quelque temps sans rien voir. Elle se dissipa enfin, et alors u; ils n'é- "Ma vue de ces illustres mourants occupa de telle sorte toute cette une COM Anombreuse assemblée, qu'il s’y fit un très-grand silence. Les martyrs Chrétiens, émoignèrent jusqu’à la fin une constance vraiment héroïque, et nul qu'ils ac-

ne donna la moindre marque de faiblesse ; mais, la plupart étant

[morts ou sur le point d’expirer, il arriva deux choses qui causèrent

jouir avec bien de l'admiration.

sus-Christ, Les liens qui attachaient le fils d’Adrien Mondo, le petit Jacques, à grâce de étaient brûlés, et il semblait que le feu n’eût pas encore touché cet uanges di #enfant, lorsqu'on l’aperçut qui courait au travers des flammes et des

nts d’allé Nbrasiers, On crut d’abord que, ne pouvant plus supporter l’ardeur ide cette horrible fournaise, il cherchait à s'échapper; et on lui cria [d'avoir bon courage. Mais on cessa de craindre, lorsqu'on le vit tourner du côté où était sa mère, et, après l'avoir jointe, la tenir étroitement serrée, comme pour mourir entre ses bras. Cette sainte

dame, qui depuis quelque temps ne donnait plus aucun signe de vie,

)n, chacun ’on aurai s martyrs, mbrasser.

PM Semen

mn.

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVII. — De 160

sembla se réveiller en ce moment; elle oublia ses propres douleurs à et ne parut plus occupée que du soin d'exhorter son fils à consom. 3 mer son sacrifice avec le même courage qu'il avait montré jusque. 4 là. L'enfant tomba enfin à ses pieds ; un moment après elletomba elle 4 même sur lui, et ils expirèrent ainsi tous les deux presque en même 1

temps.

fait sur un lit, et rendre les derniers soupirs.

Alors les soldats, qui gardaient une espèce de barrière qu’on avai | faite autour du bûcher, n’en furent plus les maîtres, et les Chrétiens à emportèrent sans résistance les corps des martyrs, qui furent trouvé 1 entiers et sans aucune odeur. On enleva jusqu'aux charbons sur les: d quels ces sacrées reliques étaient étendues, et aux colonnes où elle 4 avaient été attachées. Le corps de l’illustre Marie-Madeleine fut d'a 4 bord porté à Conzura par ceux de cette bourgade qui avaient assistée à l’exécution; mais on les obligea de le restituer, et tous furent mi a dans des caisses d’un bois précieux, garnies de velours en dedans, 1 du Siége apos

et transportés à Nangazaqui, où on les présenta à l’évêque du Japoi avec les actes de ce martyre, signés d’un grand nombre de témoins

oculaires. Le préiat les examina avec soin, entendit de nouveau ls à témoins, dressa un procès-verbal de toutes les formalités prescrites 4 par l'Église, et déclara par provision que ces huit personnes étaient 4 véritablement martyrs de Jésus-Christ, et en conséquence fit rendre À à leurs sacrés corps tous les honneurs qui leur étaient dus. Il envoye! 4 ensuite à Rome toutes les pièces du procès, et le procès même ave 4 les reliques des nouveaux martyrs. L

Le pape Urbain VIIT, dans le temps de la béatification de sainte L. Marie-Madeleine de Pazzi, envoya une croix aux Carmélites de Flo:

La fille de cette héroïque mère, la sœur de ce jeune martyr, kM vierge Marie-Madeleine, âgée de dix-neuf ans, donnait de son côté 6. un spectacle plus étonnant encore. Elle restait seule debout, et, Al quoique toute embrasée, elle paraissait encore pleine de vie et de 4 force. A la voir immobile et les yeux doucement élevés vers le ciel, on eût dit qu’elle était tout à fait insensible ou dans une profonde 1 contemplation qui lui causait une extase complète, lorsque tout à 4 coup on l’aperçut qui ramassait des charbons allumés, les portaiM sur sa tête et s'en formait une couronne. Il semblait que, sentant 4 approcher sa fin, elle voulait se parer pour aller au-devant de son A céleste époux. Cependant elle se consumait peu à peu; mais à me. sure que son corps s’affaiblissait, sa ferveur paraissait se ranimer, A et l'on ne cessa de l’entendre louer les miséricordes du Seigneur 4 que quand on la vit couler doucement le long de sa colonne, #4 coucher sur les charbons ardents, aussi tranquillement qu’elle eût 4

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