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2 : Châteaubriand, Génie du christianisme. Missions du Paraguay. — ? Buffon, Hist, nat, t. 20 ; de l'homme, p. 282. Paris, 1798. — 3 Hist. de Charles-Quint
- 2: ? D. 229. Amsterdam, 1171. — » Essai sur les mœurs, t. 10, p. 59, édit. de enève,
100 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII.—De1605 D à 1650 de l'ère
nante encore que celle du Paraguay : ce fut un Jésuite, esclave des Quant à sc Nègres. Né à Verdu, en Catalogne, vers l'année 1581, Pierre Claver MY sa vie de cha pouvait par la noblesse de son origine, prétendre aux dignités de ÿ Nègres entra l'Église ou aux honneurs militeires. Il embrassa l'institut de Jésus et DA cuits, de lim. acheva ses études au collége de Majorque. Dans ceite maison habi- ES js supplices tait alors un vieillard nommé Alphonse Rodriguèz, qui, après avoir BE Ou du bâtor passé une partie de sa vie dans les affaires commerciales, s'était re princes les a tiré du monde pour vivre plus intimement avec Dieu. Simple frère qu'ils avaien coadjuteur et portier du collége, Rodriguèz, que le pape Léon XITa EM baptisait les ] placé au rang des bienheureux, se lia d’une étroite amitié avec Cla- EM viteur, il leu ver. Il ne s’occupa point de révéler à son jeune disciple les mystères EN leurs ordres, de la science: il l’initia à ceux de la sainieté. Alphonse Rodriguë BA et ne reculan avait si bien disposé le novice aux vertus de l’apostolat, que les fa- jours. tigues, que les périls réservés aux missionnaires ne purent répondre En présen à son amour pour les souffrances ni à l’immensité de son zèle. Cla- de ceux qui | ver croyait que sur la terre il existait une race d'hommes encor BA impassibilité plus à - aindre que les Sauvages: ce fut à elle qu’il dévoua sa charité, | en cet homm Dans le mois de novembre 1615, il arrive à Carthagène, l’une des { péen, saluaie villes les plus considérables de l'Amérique méridionale. Cette cité, D fiance : il sor dont le port était l’entrepôt du commerce de l'Europe, se trouvait le ES Gbstacles de bazar général où l'on trafiquait des Noirs. On les vendait, on l& leur enseigne achetait, on les surchargeait de travaux. On les faisait descendre au mit à mendie fond des mines, on les appliquait à toutes les tortures de la faim, & EM bliques. Apri la soif, du froid et de la chaleur, pour accroître la source de ses ri- Noirs dans le chesses. Quand, sous ”e soleil de plomb, sous ces tempêtes qui usant ESS toujours les y si vite les complexions les plus robustes, ces pauvres esclaves avaiet ES exténué par épuisé leurs forces pour fertiliser un sol ingrat, leurs maîtresls ES Dour porter a abandonnaient à de précoces infirmités ou au désespoir d’une viell Un bâton ; lesse anticipée. Alors ils mouraient sans secours, comme ils avai EM épaules pliée: vécu sans espérance. - parcourt d'u Le père de Sandoval avait précédé Claver sur ce rivage, et, commt à le soleil. Il fr lui, né dans la grandeur, il s’était imposé le devcir de consoler, de ainsi que les 4 soulager tant d'infortunes. Alphonse Rodriguèz avait enseigné EM où l’agglomér Claver la théorie de l’abnégation chrétienne, Sandoval lui en fit co EM tassement de naître la pratique. À peine l’eut-il formé à la vie qu’il embrassait, i des malades. cette continuité de malheurs qu'il fallait endurer d'un côté, pour SEAT lation que les adoucir de l’autre, que le Jésuite, vieilli dans les bonnes œuvres, ser- ME il jeur lave lu tit qu’il pouvait résigner aux mains de Claver son sceptre d’huni des médicam liation. Sandoval se mit à parcourir le désert, à fouiller les bois & EN Dieu, qui est plus épais pour annoncer aux Nègres libres la bonne nouvelle de 7 toutes les pei Jésus-Christ; puis cet homme, dont la famille était si opulente, expit d'un autel qui couvert d’ulcères volontairement conquis par la charité. tableau de Je