‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 45 sur 121 · XVII. — De · texte numérisé non relu

XVII. — De

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} par des maîtres et des maîtresses qui se dévoueraient à cette impor- | tante fonction, après y avoir été formés pendant quelque temps par à lui-même. Dans cette vue, il rassembla chez lui deux ou trois jeunes hommes, qu’il s'efforça de mettre en état de seconder ses desseins pour les sarçons, en même temps qu'il tâchait de les leur faire goûter, Mais cetteentreprise ne réussit point : Dieu en réservait le succès | à un autre saint prêtre, qui aura lui-même plus l’un imitateur. | Le bon pasteur réussit mieux du côté des filles. Dès le mois d’octobre 1597, Dieu lui en adressa deux. qui bientôt lui en amenèrent [trois autres. La principale était Alix Leclerc de Remiremont. Le bon Père les mit à diverses épreuves. Il leur proposa un règlement de vie uniforme et proportionné à leur état présent ; il les appliqua à des exercices de charité, d'humilité et de mortitication ; il les assemLlait de temps en temps, pour les exhorter en commun à la persévérance : enfin, il fut si content de leur zèle et de leur con- | Slance, que, six semaines ou deux mois après leur première décla-

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ration, il leur permit d'assister et de communier toutes ensemble à la messe de la nuit de Noël, revêtues d’un habit modeste et uniforme qui les distinguât des autres filles de sa paroisse. Tel fut Je commencement de la congrégation de Notre-Dame pour l'instruction chrétienne des jeunes filles. Le bon Père cherchait une maison pour réunir ses novices, les former à la vie commune et à l'éducation de la jeunesse. N’en trouvant point à Mattaincourt, il s’adressa aux dames chanoinesses de Pozsais, aujourd'hui Poussey. Deux d’entre elles, les dames de Fresnel et d'Apremont, lui offrirent gracieusement, l’une sa maison, l’autre ses instructions pour la petite communauté. Les pieuses filles revinrent à Mattaincourt au mois de juillet 1599, et y ouvrirent une école, comme elles avaient fait à Poussey même. Le bon Père, avec l'approbation de l'autorité épiscopale, leur donna des constitutions : Alix Leclerc est élue première supérieure, Elle mourut en odeur de sainteté l'an 1622. Malgré bien des obsta. cles et des traverses, la nouvelle congrégation se multiplie et s'étend, et reçoit l'approbation du pape Paul V. Aujourd’hui encore elle conserve l'esprit de son bienheureux Père et continue à servir Dieu dans l'éducation des enfants.

Une œuvre non moins difficile était la réforme des chanoines réguliers. Elle avait déjà été tentée par le cardinal de Lorraine, évêque de Toul et légat du Saint-Siége. Il avait voulu la faire en bloc, en réunissant en une seule congrégation tous les monastères des trois évêchés, et en leur prescrivant des règlements pour corriger les abus. On acceptait les règlements pour la forme, et on ne faisait pas mieux. Le cardinal mourut sans avoir avancé d’un pas. Son successeur au siége de Toul, Jean des Porcelets de Maillane, reçut la même commission du Saint-Siége : il ne voulut rien entreprendre qu'il ne se fût donné pour adjoint le bienheureux père de Mattaincourt, Ils s'y prirent d’une autre manière que le cardinal, savoir, par le menu, en réunissant les religieux de bonne volonté qui consentiraient à embrasser la réforme et à former une congrégation nouvelle. L’évêque, comme visiteur apostolique, parcourut toutes les maisons canoniales des trois évêchés : il ne trouva que six chanoïnes disposés à la réforme. L’évêque était abbé commendataire du monastère canonial de Pierremont : il croyait y établir ses six novices, avec le curé de Mattaincourt pour père-maître. L'abbé et les religieux de Pierremont y opposèrent tant de résistance, qu’il fut obligé de recourir à l'abbé des Prémontrés de Pont-à-Mousson, Servais de Layruels, qui voulut bien, au commencement de 1623, recevoir dans son monastère les six chanoines réguliers de la réforme, avec leur supérieur et maitre des novices, son ami, le bienheureux Pierre Fourier, Peu après, le

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