‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 49 sur 121 · PR · texte numérisé non relu

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| Mais au moment qu'il veut faire son entrée,

à lagique d'un ami àr M Gtani, servant de second à un au } Bernard, l'ayant

à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 253

garde à ce que tu vas faire ! Bernard, profondément ému, commence son entretien par ces paroles de l'Évangile : Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné pour lui son Fils unique. Il traite ce sujet avec tant d'éloquence, que ceux qui étaient venus pour rire ne purent s'empêcher de pleurer. Le plus touché fut le prédicateur lui-même. Cela cependant ne décida point encore sa conversion.

Quelque temps après, on lui porta un défi de la part des meilleurs

D danseurs de Paris. À cet effet, grande Compagnie s’assembla chez

M. de Bellegarde. La danse avait commencé, on attendait Bernard.

son père avec un visage sévère l’arrête par lebras, et lui dit : Veux-tu me faire cet affront ?

Retire-toi ! Bernard demeura si étonné, qu'à peine a-t-il Ja force de

+ monter à sa chambre et de s'y enfermer, pour méditer et pleurer | sur sa vie. M. de Bellegarde, ayant appr

is de lui-même la vraie cause de l'incident, lui conseilla de prendre tout de bon la Soutane, et de

se loger à l’université pour étudier en théologie. Bernard le fit ; mais tantôt il portait la soutane, tantôt il ne la portait point, n'y étant pas encore obligé. Ce qu'il conser’ a toujours, ce fut sa belle

. humeur, qui le faisait rechercher de tout le monde.

L'an 1619, il était à jouer la comédie dans une maison de campagne, quand il eut avis que l'évêché de Mâcon était vacant. Il pense

À aussitôt que l’occasion était belle pour employer le crédit de M. de : Bellegarde et ne plus porter en v

ain la soutane, qui l'embarrassait assez, Sur cette pensée, il sort du théâtre et prend un cheval de

À poste, pour aller trouver le roi à Compiègne et lui demander l'évêché } de Mâcon. Mais au milieu de la nuit et de la forêt il est assailli d’une à pluie si violente et si extraordinaire, qu'à peine pouvait-il conduire | son cheval, Dans cette solitude et ces

| lui disait : De quel lieu sors-tu ? du tl À Lriguer l'épiscopat ! quel aveuglement ! Il était absorbé dans ces réflexions, quand son cheval s'arrêta devant une é

ténèbres, une voix intérieure iéâtre ! Et que vas-tu faire ?

glise de Compiègne.

Une pieuse femme en sortait, qui, voyant un homme tout éperdu

à et battu de l'orage, lui offrit l'hospitalité, Bernard accepta, et, après quelques rafraichissements, dor } Suite. À son réveil, il ne songea plus à demander

| telois, comme il connaissait particulièrement le père Arnoux, Jé- } Suite, confesseur du roi Louis

B conta les aventures de son voyage.

mit près de vingt-quatre heures de l'épiscopat, Tou-

XHL, il alla lui rendre visite et lui

De retour à Paris, il pensait sérieusement à se convertir. La mort itime vint le confirmer dans ses bons desseins.

re dans un duel, fut blessé à mort.

appris, courut l’assister dans ses derniers moments.

bonté, de sa miséricorde, du regret de l’avoir offensé. Ce qu'il disait à son ami mourant, il Je disait à lui-même. Cette mort épouvante tellement Bernard, qu’il n’est plus reconnaissable, 11 change insens:. blement d'humeur, il commence à aimer la solitude, il l’établit même dans son cœur, il fréquente les lieux de dévotion, il cherche à sn. struire et étudie le chemin du salut. Cependant sa conversion n'es pas encore entière ; d’autres aventures l’achèveront.

Une dame de haut rang, dont Bernard fréquentait la maison « qui lui témoignait beaucoup de bienveillance, fut invitée par le capi. taine des gardes à une grande cérémonie de la cour, la réception des chevaliers du Saint-Esprit par le roi dans l’église des Augüstins. Le capitaine des gardes admit la dame, mais repoussa Bernard, qui lac: compagnait, et leva même le bâton contre lui, sans que la dame dit un mot en sa faveur. Bernard s’en allait transporté de colère, lorsqu’il rencontra le père Arnoux, qui lui dit : Quoi, monsieur Bernard,

serez-vous seul dans Paris qui n’assisterez pas à la cérémonie? Puis, BR

sans écouter ses excuses, il le fait monter en son carrosse, le conduit aux Augustins, le recommande au capitaine des gardes, comme l’homme sans qui la fête ne serait pas complète. Et ce même capitaine le reçoit à bras ouverts, et il lève le même bâton pour lui donner k meilleure place de l'assemblée. Bernard y médita sur la fausseté et le néant du monde, et résolut plus que jamais de se donner à Dieu.

1! allait de temps en temps visiter le jeune comte de Moret, fils naturel de Henri IV, qui était élevé au collége des Jésuites. Le gouverneur du comte fit un jour à Bernard de sévères remontrances sr sa vie mondaine, et sur le compte terrible qu’il en rendrait à Dieu. Comme Bernard répondait par des plaisanteries, le jeune prince lui dit : Tout beau, monsieur Bernard, vous faites bien le mauvais ; mai si vous aviez une fois parlé au père Marnat, vous changeriez bientôt de gamme. Bernard retint le nom de ce Père, qu'il ne connaissait pa encore. Quelque temps après il entra dans l’église de Saint-Étienne. des-Grès, et se prosterna devant une image de la sainte Vierge, pour lui demander une grâce assez singulière : c'était de le délivrer des poursuites d'une dame du grand monde, qui voulait absolument venir loger chez lui, par la raison que la peste s'était déclarée che

elle. Bernard promit donc à la Mère de Dieu que, si elle le tirait de DR

ce mauvais pas, il se donnerait tout à elle et à son Fils. Il fut exaucé, tint parole, et fit au père Marnat une confession générale avec beaucoup de larmes.

HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv. LXXXVIL. — De1005 À

Comme il l'aimait avec tendresse, il mit tout en œuvre pour le dis. poser à une mort chrétienne, lui parla éloquemment de Dieu, de

Le comte de Moret, qui donna occasion à cette conversion par-

à 1650 de

faite, pre losophie se laissa ( Louis XI naudary, sans que ayant été mite, par l'ermitage de frère u cembre 4 Cepend parla d’er l'indignité fauts sans reçut la pr Belley, le etàson É tous les pa tout ce dor et se consa gnait le plu pela toute Sa paroi sons de Par malades, 1] Avant sa co cœur, Il sut salle des m:

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