XXVII. — De16ç
fracas, ni carrer, et ne dis- [l'était heurté, relevait à l'in éri sans le se.
[. Olier : il a r la présenrs e peut se conlieux par les.
t celui d'Élie, s ses actions, ve une impau, à peu près venaient ha- , qui, par des tent de tous n feu brülant iada, et il dinotre maître, ise : voulant homme pour Mont-Carmel, 'lusieurs percelles qui se it des affaires de son côté, der à Notredepuis long- , et que tout ait encore à s pourraient prières, qu'il le pr mouation pour le nais rien dit, pendant que orter la viodit dans les si longtemps p{ vous êtes
la France. Leurs vues étaient de renouveler Ja piété dans le par des instructions familières, et de former des œuvre. Après son acceptation, Olier fut L ils étaient fâchés, notamment sa mère, } avait refusé l'évêché de Châlons et la pa | cœurs de ses principaux paroissiens, et enfin de sa famille. Son pre mier soin fut de réunir en communauté les Cette communauté, composée d’abord seulement des ecclésiastiques : venus de Vaugirard, de sept à huit autres qui s'étaient joints à ceux- | ci,et dequatre prêtres appartenant à l’ancien clergé de } compta bientôt cinquante membres, tous remplis de } veur. Le nouveau curé divisa sa paroisse en huit quartiers, : 2 sacra chacun à la sainte Vierge, sous le titre de l'une de ses fêtes. E Pour chacun de ces huit quartiers il nomma un prêtre qui devait } veiller spécialement sur les paroissiens renfermés dans cette circon- & scription ; et, afin que ces huit prêtres pussent s'acquitter plus aisé- } ment de leur charge, il leur en as } douze, pour les aider dans le besoin.
D quartiers de prendre des informations ; tt temporelles des habitants, et, pour cet effet, de dresser un état b nominatif de toutes les personnes, au moins de tous les chefs de fa-
R mille, et de le renouveler tous les trois mois. ch
p Connaitre les désordres qui pourraient se : D ts! que le nom et la demeure des personnes de mauvaise v turalent leur domicile dans cette rue. Le prêtr
D ‘chercher surtout les causes de la corruption des mœurs pour » Porter un remède efficace
? Vie de M. Olier, t, 1,1, 9, p. 379-381,
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 269
semblable; je ne puis plus vous quitter, tant Notre-Seigneur m'a lié étroitement à vous 1.
La même année 1649, le curé de Saint-Sulpice, à Paris, désespérant deréformer sa paroisse, se résolut à la quitter et l’offrit à M. Olier. Saint Vincent de Paul, Adrien Bourdoise et dom Tarisse lui conseil. laient d'accepter, comme un acheminement providentiel à l’établissement des séminaires. Mais i! y eut des oppositions et secrètes et publiques. Elles furent déjouées par la sainte cabaretière, Marie, veuve Rousseau, qui les connaissait par une lumière Surnaturelle, et en avertissait d'avance. Olier accepta enfin d’après les ordres de son directeur, et se dévoua lui et ses Compagnons à la paroisse de Saint- Sulpice, qui passait alors pour la plus dépravée de Paris et même de peuple prêtres à la même persécuté par ses proches :
de le voir curé, après qu'il irie, Mais Dieu lui concilia les
prêtres de sa paroisse.
Saint-Sulpice, zèle et de fer- ‘il con-
socia d’autres, au nombre de dix ou
Il enjoignit aux prêtres des sur les nécessités Spirituelles
Il désigna encore pour ique rue en particulier une personne de Piété, chargée de faire
uver dans les ménages, ie qui e de quartier devait
ÿ ap- » étenfin tenir un mémoire exact des pau-
270 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL. — De 1605
vres, des ignorants, comme aussi de tous ceux qui vivaient dans l'é. loignement des sacrements, et dont la conduite scandaleuse pouvait être, pour plusieurs autres, une occasion de péché.
D'après l’état particulier de chaque quartier, il fit composer un état général de toute sa paroisse, afin de ressembler au bon pasteur, qui connaît toutes ses brebis, etles appelle chacune par son nom. li est indigne d’un curé de ne pas savoir le nombre de ses communiants, puis. qu'il n'ya pasde berger qui ne sache au juste combien il a de béliers, de brebis et d'agneaux sous sa garde. Jacob le savait si bien, qu’il payait à Laban chaque bête que le loup lui enlevait. Cet état général n’est, au reste, que le livre De Statu animarum, que Paul V, dans son Rituel, recommande à tous les curés, et dont saint Charles leur a tracé un formulaire qui se trouve dans les Actes de l'église de Milan. On n'o. mettait rien pour convaincre les séminaristes de la nécessité de ce livre.
Les prêtres des quartiers devaient visiter assidäment leurs malades, et proportionner le nombre de leurs visites à la grièveté de la maladie; en sorte que ceux qui approchaient de leur fin fussent visités tous les jours, et que ceux qui étaient en danger ne demeurassent jamais deux jours sans être vus de leur confesseur, pour recevoir de sa bouche quelque parole de salut. Outre ces prêtres, chargés des divers quartiers de la paroisse, Olier en désigna d’autres pour porter aux malades les sacrements d’eucharistie et d’extrême-onction ; d’autres pour les baptêmes et les mariages ; quelques-uns pour faire les petites sépultures; plusieurs pour donner conseil aux paroissiens: d’autres pour recevoir leurs confessions à quelque heure du jour que ce fût. Les récréations, que tous ces ecclésiastiques prenaient en commun étaient pour eux aussi instructives qu'édifiantes. Après le diner, on proposait au supérieur les cas et les difficultés extraordinaires qui se présentaient dans la paroisse, soit pour la morale, soit pour la controverse avec les hérétiques, ou pour la conduite des âmes. Quand le supérieur ne savait pas y répondre, il chargeait quelque docteur de la compagnie d’aller en Sorbonne en demander h solution, et le soir il en faisait le rapport après le souper. Chaque jour, il se présentait un grand nombre de questions, les plus difficiles