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qu'on pôt imaginer ; et il est certain que cette conversation se faisait |
avec un grand profit des assistants, et valait une grande étude, Un autre avantage précieux de ces conférences, c’est qu'elles tendaient à introduire parmi les membres de la communauté les mêmes maximes pour la conduite des âmes. A cet effet, Olier voulut qu'ils suivissent pour règle les instructions de saint Charles Borromée aux confesseurs de son diocèse ; et afin de ramener tous les osnrits aux saros
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VII, — De 1605
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Parmi les maux de sa paroisse, l'ignorance des choses du salut où
À vivaient la plupart des enfants Parut au nouveau curé celui qu'il } fillait guérir le premier. A cet effet, il établit divers c D Lui-même voulut exercer ce ministè l'égard des plus jeunes enfants, et il s’en ac | moires du temps, avec un amour et une hu B de peur que la distance où plusieurs étaien
il fit imprimer, pour la première fois de Milan. Un avantage plus général, ns de saint Charles parmi les ecclémer au séminaire, et insensiblement qui en 1637, les fit imprimer à ses
; liers, et dont il donna la conduite aux ecel } de Saint-Sulpice. Pour chaque catéchisme
Onnu sous le nom de clere, et qui était subordonné Là l'autre, allait dans les rues en surplis,
D d'appeler les enfants à l'instruction, etent D pour engager plus sûrement les parents à Dies ecclésiastiques se répandaient dans
avant de les admettre à la réception de ce sacrement.
Il désigna des prêtres pour recevoir leurs confessions générales j kel, se croyant redevable à toutes ses ouailles, ilne refusait pas, malgré ses nombreuses occupations, de confesser lui-même les enfants qui D'oulaient s'adresser à lui. Il les accueillait avec une bonté et une
endresse de mère et de nourrice, et, convaincu que ces jeunes cœurs,
semblables à une cire molle, reçoivent avec une égale facilité toutes
fortes d'impressions, il s’efforçait d'y graver les premiers traits de l'homme Nouveau, dont il leur offrait le modèle dans l'Exranr JÉsus,
oumis et obéissant à ses Parents, et croissant chaque jour en grâce et Den Sagesse, II s'efforça aussi de subve
nislones RE IC LEL
272 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXX VIT, — De 1605
le carême, il faisait rassembler les pages et les laquais, extrêmement nombreux dans la paroisse de Saint-Sulpice. Trois autres jours, chaque semaine, il réunissait les mendiants, pour leur apprendre jes mystères de la foi, la manière de sanctifier leur condition, et es moyens de recevoir avec fruit les sacrements de pénitence et d'eucharistie, Il établit enfin pour les vieillards un catéchisme qui se fai. sait le vendredi de chaque semaine. Chaque exercice, pour les men. diants et pour les vieillards, était suivi d’une distribution générale de secours, proportionnés au mérite des réponses qu’ils avaient données aux interrogations.
Outre ces différents catéchismes, il en établit un autre dans lé. glise, pour toutes sortes de personnes ; mais de peur que la honte n'en éloignât les plus âgés, qui avaient cependant besoin d’être instruits, il crut à propos de le faire dans un langage plus relevé, sans rien dire toutefois qui ne fût à la portée des esprits les plus simples, De plus, il envoyait de temps en temps plusieurs ecclésiastiques dans les familles, où il savait qu’on vivait dans l'ignorance des vérités du salut, sans oser venir aux instructions publiques. Il y faisait distri. buer des feuiliés imprimées, ornées de pieuses vignettes, et où étaient exposés les mystères de la religion, les principaux actes du Chrétien, les prières du matin et du soir, l'offrande que tout fidèle doit faire à Dieu des actions de la journée, la manière de sanctifier les plus communes, comme le travail, le boire, le manger. Enfin il établit, surtout en faveur des gens de travail, une prédication familière, qui avai lieu dès le grand matin, et, pour la tin du jour, une lecture glosée : usage qui fut bientôt adopté dans toutes les paroisses de la capitale, Dès son entrée dans le ministère pastoral, il ‘occupa uussi d’une manière spéciale des maîtres et des maîtresses d'école, et les assembla plusieurs fois pour les instruire de ce qu’ils devaient enseigner eux-mêmes aux enfants. En vertu du droit que lui donnaient les lois du royaume, il réunit également les sages-femmes, pour s'assurer si elles connaissaient suflisamment les rites et la forme du baptême, e leur donner d’autres instructions convenables. Comme ies protestants étaient en grand nombre dans le faubourg, il établit des conférences pour convertir les hérétiques. Il attira dans sa paroïsse le père Véron, célèbre controversiste; mais, comme not avons déjà vu, il fut encore plus puissamment secondé dans celle œuvre par le coutelier Clément et le mercier Beaumais. Comme ls hérétiques et les libertins répandaient dans le public une multitude de mauvais livres, le bon curé établit aux portes de son église une librairie de bons livres, qu'il examinait lui-même ou faisait examiner par quelqu'un de ses prêtres, afin que ses paroissiens n’y trou:
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XX VIT, — De 1605
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à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 273
vassent rien de contraire à la foi et aux mœurs. Mais le moyen qu'il employa surtout pour ranimer la piété presque éteinte dans sa paroisse fut d'y rétablir la dévotion au Très-Saint-Sacrement et celle envers la très-sainte Vierge. Dès son entrée, il s’efforça d’en jeter les fondements dans les cœurs. Tout annonçait dans son église le dépérissement de la religion : il commença par en relever l'éclat et la pompe. Les autels étaient nus et sans décoration, plusieurs même étaient mutilés, à demi brisés, ou trop incommodes Pour y célébrer dignement l'adorable sacrifice : du consentement des marguilliers, il les fit démolir tous, même le maître-autel, et reconstruire avec la décence convenable. Le pavé de l'église était inégal, il le fit remplacer par un autre, uniforme et régulier ; la sacristie se trouvait dé-
ment pourvue. La majesté des offices divins se ressentait de la décadence de tout le reste : pour lui rendre son éclat, Olier rétablit dans sonéglise l'office canonial, etassigna des revenus Pour cet objet. Le zèle
| quedéployaientses prêtres occasionna bientôtun ébranlement général
dans tout le faubourg Saint-Germain. Les moyens de sanctification y étaient si abondants et si multipliés qu’ils : ssemblaient aux exercices
} d'une mission continuelle, Dès avant la fin de la première année les
prètres de la paroisse ne pouvaient suflire pour entendre les confessions. T1 fallut, pour le tem PS pascal, appeler au secours des docteurs de Sorbonne et des religieux de divers ordres, qui tous s’accordèrent à suivre les règles de saint Charles dans l'administration du sacrement de pénitence. L’affluence des fidèles devint si grande aux offices
} eaux prédications, que bientôt l'église ne put suffire à un empres-
sement si général ; en sorte que, quelques mois après avoir Pris possession de la cure de Saint-Sulpice, Olier crut devoir exposer, dans une
: assemblée de fabriciens, la nécessité où l'on se voyait réduit de construire un vaisseau plus spacieux.
1LS'était engagé par vœu à leur soulagement. À peine eut-il été mis
Mais rien ne contribua plus profondément à ressusciter la piété
| dans la paroisse de Saint-Sulpice que les visites au Saint-Sacre- } ment, l'usage des saluts et bénédictions, l'institution des quarante
heures, la Communion fréquente, la Communion en général de cha-
} que mois pour les enfants, la consécration des enfants de la paroisse
à la très-sainte Vierge.
Après le Très-Saint-Sacrement de l’autel, où Jésus-Christ réside
‘1 possession de la cure de Saint-Sulpice, qu'il fit dresser un rôle des A1
Pauvres honteux, dont le nombre s'éleva à quinze cenis, sans comp-