‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 61 sur 121 · XXVIL. — De · texte numérisé non relu

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IV. La première assistante, qui sera en même temps la trésorière et le principal conseil de la supérieure, gardera l'argent de la confrérie dans un coffre à deux serrures, dont elle aura une clef, et la supérieure l’autre. Elle pourra cependant avoir entre les mains une somme peu considérable, pour être en état de fournir aux dépenses imprévues.

V, La seconde assistante, dont la supérieure prendra aussi les conseils, sera chargée de garder et d'entretenir le linge et les meubles qui seront destinés au service des malades. Lorsqu'ils en auront besoin, elle leur en fournira, après avoir consulté la supérieure, et elle aura soin de le retirer après la maladie.

VI. Outre ces trois officières, la confrérie élira pour procureur un homme pieux et affectionné au bien des pauvres, et qui puisse faire son capital de leurs intérêts. On ne prendra pour cet emploi qu'un homme de la paroisse, séculier ou ecclésiastique, n'importe, pourvu qu'il soit vertueux et charitable. Il aura soin d'écrire le produit des quêles qui se feront à l’église ou dans les maisons ; il gérera les affaires qui concerneront le fonds du temporel, après avoir pris l'avis du curé et des officières de la confrérie. Il proposera dans les assemblées ce qu’il jugera de plus propre au bien des pauvres, ce qu’il aura fait ou ce qu'il voudrait entreprendre pour leur service, Si la confrérie a une chapelle particulière, il veillera sur les ornements, fera acquitter les messes, etc. Il sera regardé comme membre de l’asso= ciation ; en cette qualité, il aura part aux indulgences qui lui seront accordées, et il aura voix dans les délibérations pendant qu’il exercera son office.

VIL. Comme il est très-utile à une communauté que ceux qui la tomposent s’assemblent de temps en temps pour traiter de ce qui peut contribuer av bien et aux progrès du corps tout entier et de chacun de ses membres, les servantes des pauvres s’assembleront tous les troisièmes dimanches de chaque mois. Elles se confesseront

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et communieront ce jour-là, s'il est possible ; elles entendront après vêpres une courte exhortation, qui leur sera faite par le curé du lieu ; on délibérera ensuite sur ce qui peut intéresser la confrérie, S'il est besoin de recueillir les suffrages, le curé sera chargé de le faire ; il commencera par celles qui auront été reçues les dernières, et il continuera, en suivant le temps de la réception et remontant jusqu’au procureur, aux assistantes et à la supérieure,

VIIL. Les officières ne pourront être en place que deux ans, Ce terme expiré, elles rendront leurs comptes en présence du curé et de tous ceux des habitants de la paroisse qui voudront s’y trouver, Ce sera le lundi d’après la Pentecôte qu'on procédera à une nou. velle élection. On continuera le procureur, si rien n’oblige à lui en substituer un autre. Si quelque personne de la confrérie vit d'une manière peu édifiante ou néglige le soin des pauvres, on l’avertira avec charité ; si elle ne se corrige pas, elle sera congédiée.

IX. Les besoins spirituels des malades seront encore plus l'objet du zèle de la confrérie que leurs besoins temporels. On commen. cera donc par les premiers, qui sont plus intéressants que les autres, Ainsi on travaillera d’abord à porter les malades à faire une bonne confession. On leur représentera que rien n’est plus propre à sanctifier l’homme que les souffrances ct les afflictions, quand on le reçoit comme il faut de la main de Dieu. Pour toucher plus leur cœur et les rendre plus attentifs, on leur mettra devant les yeux l'image du Fils de Dieu attaché à la croix. On leur apprendra à unir leurs peines > celles de ce divin Sauveur; on leur fera sentir que, si le bois vert a été si peu ménagé, un bois sec et aride, qui n’est bon à rien, mérite un traitement bien plus rigoureux. Lorsqu'on portera le saint viatique à quelqu'un de ceux dont la confrérie aura soin, celle qui servira ce jour-là nettoiera la maison du malade, et elle la parera autant qu’il lui sera possible pour recevoir avec décence la visite du Fils de Dieu. La confrérie assistera en corps à l’enterrement des pauvres qu’elle aura assistés pendant leur maladie, et elle fera dire une messe pour le repos de leurs âmes. On rendra, à plus forte raison, à celle des sœurs dont Dieu disposera, les mêmes devoirs de charité.

X. Pour empêcher qu’une association, qui n’est assez souvent composée que de personnes obligées de vivre du travail de leurs mains, ne porte préjudice au ménage de celles qui seront jugées dignes d'y être reçues, les sœurs de la confrérie serviront torr à tour les malades pendant un jour seulement. La supérieure comaencera, ses assistantes continueront, et après elles chacune des autres, selon l'ordre de sa réception. On préparera la nourriture des

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