XAV
(XXVII. — De 1605
François Bacon bles. Le comte Un procès po- Bacon l’aban.
ui, sans qu'il y moyens grand et vénal, traf.
la chambre des e coupable sur énorme, et dépublic, de siéù résiderait la tendu, dans un | génie incom- ’à connu ou ne t le célébrèrent du philosophe fait le panégyrt du physique >oup, au milieu nouvelles rouable origine de Bacon, qui de-
la doctrine de ondillac autem analyses procomte de Maist successeur de elvétius, et que ris Cabanis lui-
e la dignité et ent, ou indices Forêts, ou hisire naturelle et èles, ou l’intéques, etc. Ces zarres, forment urs innocentes embert en ont
| !Christianisine de Bacon, t. 1.
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 353
mis à profit le venin pour corrompre leur siècle ; l'abbé Émery, comme une industrieuse abeille, laissant de côté le venin, ena retiré quelque peu de miel dans son Christianisme de Bacon; un homme de nos jours, qui, dans la série des Pères de l'Église, tiendra le même rang que les illustres Boèce et Cassiodore, le comte Joseph de Maistre, a fait l’étude et l’anatomie complète de Bacon et de ses œuvres dans son £ramen de la philosophie de Bacon. Voici la
E conclusion de son examen :
« Tout lecteur est maintenant en état d'apprécier les éloges qui ont été prodigués à Bacon, et surtout à ses deux principaux ov /rages. Il a plu à d’Alembert de nous dire que Bacon, dans son ouvrage sur la dignité et l'avancement des sciences, examine ce qu'on savait déjà sur chacun des objets de toutes les sciences naturelles, et qu’il fait le catalogue immense de ce qui reste à découvrir.
« Mais, de bonne foi, comment celui qui ne sait rien peut-il faire ke catalogue de ce qu'on sait et de ce qu'on ne sait pas? S'il y a quelque chose de démontré, c’est la profonde ignorance de Bacon sur tous les objets des sciences naturelles : c’est sur quoi il ne peut resler aucun doute dans l’esprit de tout homme de bon sens qui aura pris la peine de lire cet ouvrage. Absolument étranger à tout œqu'avaient écrit sur ces sciences tous les grands hommes qui furent ses prédécesseurs ou ses contemporains, et n'étant pas même en état de comprendre leurs écrits, de quel droit venait-il donner lement la carte d'un pays où il n'avait jamais voyagé ; et qu'aurait-il pensé lui-même d’un homme qui, sans être jurisconsulte, au ait publié un livre sur les avantages et les désavantages de la législation anglaise ?
« Le livre De {a dignité et de l'accroissement des sciences est donc in ouvrage parfaitement nul et méprisable, 4° parce que l'auteur est tout à fait incompétené, pour parler de lui un peu plus justement qu'il n’a parlé du microscope ; 2 parce que tous ses desiderata porlent des signes manifestes d'une imagination malade et d’une tête dltérée ; 30 enfin, parce que les moyens qu'il donne pour arriver à h vérité paraissent avoir été inventés pour produire l'effet contraire tlnous égarer sans retour.
. Quant au Novum Organum (nouvel organe, nouvel instrument), l'est bien plus condamnable encore, puisque, indépendamment des erreurs particulières dont il fourmille, le but général le rend digne d'un Bed/am (maison d’aliénés). C’est ici où la force des préjugés se Montre dans tout son jour. Interrogez les panégyristes de Bacon :