‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 76 sur 121 · LXXXVIL. — De · texte numérisé non relu

LXXXVIL. — De

ut seize ans fort d'art et d'esprit, ir démontrer Je re. Pour obtenir 1 1630, va trouge comme le re.

le prie de voutout ce qui lui orande sévérité, encore, le donne eprendre, y mit urs, dix années \vait fait connatqui, mal inter.

nseigner le syslite approbation er à Florence, probation, indirence en 1632, > précentait ses théologiens qui lit-il, avancé en s gens ignorants naître à fond les ir rendre ici tépoque ; j'ai obes applaudissent a été rendu, sieurs informait, montrer aux matières et que ertes, dans une as de bonne foi.

sposa plus que quant qu’il avait ment, pour derulu exposer les anière philoso- , Ses dialogues omparaître deneuf ans. « J'arévrier, et je fus

41650 de l’ére chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 363

remis à la clémence de l’inquisition et du souverain Pontife, Urbain VITE, qui avait pour moi quelque estime. Je fus misen arrestation dans le délicieux palais de Ja Trinité-du-Mont, séjour de l’ambassdeur de Toscane. » Pendant les débats, sa prison fut l’habitation commode du fiscal du Saint-Office, et il n'y resta que pendant quinze jours, après lesquels on lui permit deretourner chezl’ambassadeur, On lui intima sa sentence le 22 juin; elle portait qu’il devait être emprisonné pendant un temps qu’on laissa à la détermination du Saint-Office, et on l’obligea de rétracter et de condamner ses erreurs, En s'engageant avec serment à ne plus les enseigner.

l'est certain, par les lettres de l'ambassadeur toscan, dit la Biographie universelle, que Galilée ne fut point jeté dans les cachots du Sant-Oflice, quoique le jugement le dise : on lui donna pour prison llogement même d’un des officiers supérieurs du tribunal, avec la permission de se promener dans tout le palais. On lui laissa son domestique : il ne fut pas même mis au secret, et il put, tant qu'il le voulut, recevoir des visites et écrire à ses amis ; c’est ce que confirment denombreuses lettres de lui, datées de cette époque, et que l’on à conservées. S'il ne recouvra pas d’abord une entière liberté, du moins sa captivité fut aussi douce qu'elle pouvait l'être, puisqu'il eut pour prison le palais même de l'archevêque de Sienne, Piccolomini, son ami et son élève, palais magnifique et entouré de superbes jardins. Enfin au commencement de décembre 1633, le Pape lui donna la permission de venir librement résider à la campagne près de Florence, et plus tard l'entrée de cette vile lui fut accordée quand ses infirmités l’exigeaient 1.

Après tout, conclut de Maistre, jamais l'Église réunie, jamais les Papes, en leur qualité de chefs de l'Église, n’ont prononcé un mot

ni contre le système de Copernic en général ni contre Galilée en par

ticulier, Galilée fut condamné par l’inquisition, c’est-à-dire par un P

tibunal qui pouvait se tromper comme un autre, et qui se trompa

en effet sur le fond de la question; mais Galilée se donna tous les

à torts envers le tribunal, et il dut enfin à AL multipliées | Une mortification qu'il aurait pu éviter avee la plus grande aisance

& “Sos se compromettre aucunement. Il n'y a plus de doute sur ces B its. Nous avons

“épêches du grand-duc à Rome, qui déplore le torts de Gaïiée. S'il s'était abstenu d'écrire, comme il en avait donné sa parole ; s'il ne s'était pas obstiné à vouloir prouver le sys-

Fr:

En !| . , . : ,+ , Tr D ‘ne de Copernic par l'Écriture sainte; s'il avait seulemént écrit en langue latine, au lieu d’échaufter les esprits en langue vulgaire, iine

Biogr. univ :s., t. 16.

364 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. — De 1605

lui serait rien arrivé. Dans l’année même qui vit la condamnation de Galilée, la cour de Rome n’oublia rien pour amener dans l'uni. versité de Bologne ce fameux Kepler, qui non seulement avait em. brassé l'opinion de Galilée sur le mouvement de la terre, mais qui prêtait de plus un poids immense à cette opinion par l'autorité de ses immortelles découvertes 1. Enfin, le pape Urbain VII avait fa des vers pour célébrer les découvertes astronomiques de Galilée,

Quant à la comparaison entre Galilée et Bacon, voici le jugement de l'Anglais Hume : « Si Bacon est considéré simplement comme auteur et comme philosophe, quoique très-estimable sous ce point de vue, il est fort inférieur à Galilée, son contemporain. Bacon: montré de loin la route de l4 vraie philosophie; Galilée l’a non-seu. lement montrée, mais il y a maruhé à grands pas. L'Anglais n'avait aucune connaissance des mathématiques ; le Florentin y excellait, et il est le premier qui les ait appliquées aux expériences et à la philosophie naturelle. Le premier a rejeté dédaigneusement le système de Copernic ; l’autre l’a fortifié de nouvelles preuves empruntées de la raison et des sens. Le style de Bacon est dur et empesé. Son esprit, quoique brillant par intervalles, est peu naturel, et semble avoir ouvert le chemin à ces comparaisons alambiquées qui distinguent les auteurs anglais. Galilée, au contraire, est vif, agréable, quoiqu'un peu prolixe. Mais l'Italie, n'étant pas unie sous un seul gouvernement, et rassassiée peut-être de cette gloire littéraire qu’elle a possédée dans les temps anciens et modernes, a trop négligé l'honneur d’avoir donné naissance à un si grand homme, au lieu que l'esprit national qui domine parmi les Anglais leur fait prodiguer à leurs éminents écrivains, entre lesquels ils comptent Bacon, des louanges et des acclamations qui peuvent souvent paraître partiales ou excessives ?.

Quant au but et à la tendance finale de Bacon dans ses œuvres, voici comme son traducteur français le fait parler :

« Parlant à un roi théologien et dévot (Jacques Ier), devant des prêtres tyranniques et soupçonneux (le clergé angliean), je ne pourrai

manifester entièrement mes opinions ; elles heurteraient trop les pré-

jugés dominants. Obligé souvent de m'envelopper dans des expres-

sions générales, vagues et même obscures, je ne serai pas d'abord |

entendu, mais j'aurai soin de poser des principes dont ces vérités, que je n'oserai dire, seront les conséquences éloignées, ef édé ou tard ces conséquences seront tirées. Ainsi, sans attaquer directement le trône ni l’autel, qui aujourd'hui, appuyés l’un sur l'antre, et reposant tous

Biogr. univ., t. 16, art. Galilée,

à 1650 de l’é

deux sur le et d'une le respectant car le plus royauté, S6 les homme flatteurs et maîtres. Ci qu'il est en alors, rom tutelle ; ma tenons-lui | forces, de droite, ou &

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