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? Charlevoix, 1. 4, p. 346. — ? Ibid. 1. 4, p. 348.
VIL, — De 1605 1 > un enfant,
qu'il entreant l’avertit liens n’était et qu'il était le hardiesse Il courroucé > ton : Blasui dit-il, et crimes qui te, sans se loire d'ôter vous en me ne sera pas nne immorème, le roi » Jette à gecoup de la va l'enfant,
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à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 27
Le prince d'Omura, nommé Sumitanda, avait rendu presque toute sa principauté chrétienne. Le roi de Gotto, nommé Louis, travaillait à procurer le même bonheur à tout son royaume. On le voyait sans cesse aller de bourgade en bourgade, parcourir les montagnes et les bois, pénétrer dans les plus inaccessibles retraites, tantôt pour assister un moribond ou pour ensevelir un mort, tantôt pour baptiser les adultes, instruire les prosélytes, exhorter les infidèles, faire le caté-
chisme aux enfants, et les prières publiques, partout où il se trou-
vait. Rien ne lui paraissait petit, lorsqu'il s'agissait de gagner une âme à Jésus-Christ : aussi ne rencontrait:il nulle part aucun obstacle. Ces insulaires, accoutumés à regarder leurs souverains comme des divinités bien plus inabordables que les dieux mêmes qu'ils adoraient, ne pouvaient résister aux discours pleins de bonté et d’onction de ce vertueux prince, et se trouvaient même déjà convertis par ses exem-
Bples, avant qu'il leur parlât. Il lui restait bien peu de chose à faire +pour achever l'entière réduction de ses États sous le joug de la foi, 2 lorsque, après trois ans de règne, Dieu l’appela, dans l’année 1579,
pour lui faire porter dans le ciel une couronne beaucoup plus pré-
{cieuse que celle qu’il portait sur la terre.
Le christianisme ne florissait pas moins alors à Méaco, capitale de l'empire, et dans les provinces voisines, par le crédit que lui donnait
2la faveur constante de Nobununga, grand ennemi des bonzes, et par
e zèle de quelque seigneurs, parmi lesquels se distinguaient touours le brave et vertueux Tacayama, et à son exemple, Juste Ucondono, son fils. Toute l'occupation du père était de faire des
prosélytes, et le premier jour de l'année 1575, on compta jusqu’à soixante-dix gentilshommes, qu'il avait amenés au père Froèz pour
être baptisés, et qui se trouvèrent parfaitement instruits. Peu de
jours après, il en amena encore trente-cinq, et l’on ne peut dire jus-
qu'où allait son attention à profiter de tout ce qui pouvait contribuer à avancer l’œuvre de Dieu. Bientôt même il ne put se résoudre à
[partager ses soins entre Dieu et le monde, et pour n'avoir plus rien
qui l'empêchât de se consacrer tout entier à la propagation et à l’af-
fermissement de la foi, il se déchargea du gouvernement de son petit
lat sur son fils, se retira auprès d’une église qu'il avait fait bâtir avec une grande magnificence, et n’y voulut plus entendre parler que de ce qui concernait le service de Dieu.
Quand il n'avait point chez lui de missionnaire, il en faisait luimême toutes les fonctions qui pouvaient lui convenir. Il présidait aux prières et aux exercices de pénitence qui se faisaient toujours €n commun, et tous les ans il choisissait parmi les principaux Chrétiens quatre des plus distingués par leur vertu, et les chargeait de
Re
28 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVIT. — De 1640
veiller à ce que les intidèles fussent instruits, les pauvres secourus, fe soleil et toi les malades visités et soulagés dans leurs besoins spirituels et tempo ais plongé d rels; qu’on exerçât l'hospitalité envers les étrangers ; en un mot, ya plus de qu'on n'omit rien de toutes les bonnes œuvres qui se présentaient} Mféployant tou faire. Lui-même était de tout, et, par son affabilité, il s'était telle. "le ces contré. ment attaché les cœurs, qu'il n’y avait personne qui ne le regardt Mbnt semé le g comme son père. Îl avait coutume de dire à la princesse Marie, si mt il a plu à s épouse, pour l'engager à entrer toujours, comme elle faisait, dan Jour : grâce toutes ses vues, qu’il n'y avait point de vraie vertu dans le christia. "Me tous les fic nisme qui ne fût accompagnée d'une charité tendre et compatissant "MBux mérites d envers les malheureux ; mais ses soins les plus empressés. étaien ieillesse et r pour les veuves et pour les enfants de ceux qui étaient morts à so même visiter service, et il est vrai de dire qu'ils retrouvaient en lui toute la ten. Bonne l’obéiss dresse d’un père et d’un époux. Enfin, il n’y avait rien dont il n! Pieds de votre s'avisât pour mettre en honneur et en crédit la religion chré Mais supplié d tienne, surtout pour gagner les bonzes à Jésus-Christ, et il en gagm "fur mon cœur effectivement un grand nombre. Plusieurs autres seigneurs tr une si douce vaillaient avec le même zèle et avec le même succès dans leurs terres, érôme, fils du et les missionnaires pouvaient à peine suflire à baptiser ceux qurop éloigné d se présentaient, et à leur administrer les autressacrements de l'Égliset on départ, je Dans les premiers siècles du christianisme, dans les siècles ape # petit-neveu. J: stoliques, on eût contraint ces bons seigneurs japonais à recevoir kMur la terre la prétrise et même l’épiscopat, à devenir les pasteurs de ceux dont ik feveurs sur mc avaient été les gouverneurs et les rois, comme on fit saint Denys oupeau qui es l’Aréopage, Synésius de Ptolémaïde, saint Ambroise de Milan, sain @iteur le reliqu Germain d'Auxerre, ma téle avec b L'an 1581, l’empereur du Japon, ses fils et presque tous les roi 0uS exprime des provinces se seraient faits Chrétiens si on leur avait permis dx On si précieu: voir à la fois plusieurs femmes. Au commencement de 1589, les roi père visiteur et chrétiens de Bungo et d’Arima, avec le prince chrétien d'Omura, dé MPainteté de tor putèrent une ambassade solennelle à Rome, où elle arriva sur la fi ous adore en de Grégoire XIII et en partit sous Sixte V. Elle fut reçue avec la Maisi d’une cra plus grands honneurs par l’un et l’autre Pontife, à qui elle présent: nnée 1582, di les lettres des trois princes. La lettre du roi de Bungo était conçu "Bung0, proster en ces termes : Autres princes « À celui qui doit être adoré et qui tient la place du Roi du ciel, k## Les ambassa grand et saint Pape. goire XIII, qu « Plein de confiance en la grâce du Dieu suprême et tout-puis- tue ce bon vie sant, j'écris à votre Sainteté avec toute la soumission possible, Le "mt de fait, dans Seigneur, qui gouverne le ciel et la terre, qui tient sous son empire Meontinuellemen
1650 de l'ère
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1 Charlevoix, t. 3,1, 5, p. 33 et seqq. 1 Hist, du Japo
(XVIL. — De 164 MS 1650 de l'ère chr.) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 29
res secourus ‘ie soleil et toute la milice céleste, a fait luire sa clarté sur moi, qui els et tempoitais plongé dans l'ignorance et enseveli dans de profondes ténèbres; en un mot" y a plus de trente-quatre ans que ce maître souverain de la nature, résentaientiBéployant tous les trésors de sa miséricorde en faveur des habitants s'était telle. le ces contrées, y envoya les Pères de la compagnie de Jésus, qui e le regardi nt semé le grain de la parole divine dans ces royaumes du Japon ; se Marie, so Mt il a plu à sa bonté infinie d'en faire tomber une partie dans mon faisait, danMœur : grâce singulière dont je me crois redevable, Très-Saint-Père s le christi. Mile tous les fidèles, aussi bien que de plusieurs autres, aux prières et ompatissant "MBux mérites de votre Sainteté. Si les guerres que j’ai à soutenir, ma essés. étaien ieillesse et mes infirmités ne m’avaient retenu, j'aurais été moimorts à sa mfnême visiter les saints lieux que vous habitez, et vous rendre en pertoute la ten. Bonne l’obéissance que je vous dois; j'aurais dévotement baisé les en dont il nMieds de votre Sainteté, je les aurais mis sur ma tête, et je vous auligion chré fais supplié de faire de votre main sacrée l’auguste signe de la croix t il en gagn-"ur mon cœur. Contraint par les raisons que j'ai dites de me priver igneurs tr l'une si douce consolation, j'avais eu dessein d'envoyer à ma place leurs terres érôme, fils du roi de Fiunga, et mon petit-tils; mais comme il était ser ceux quM#"op éloigné de ma cour, et que le père visiteur ne pouvait différer de l'Église Mon départ, je lui ai substitué Mancio, son cousin germain et mon siècles apotpetit-neveu. J'aurais une obligation infinie à votre Sainteté, qui tient à recevoir k ur la terre la place de Dieu même, si elle continue de répandre ses eux dont is #aveurs sur moi, sur tous les Chrétions, et sur cette petite portion du int Denys dM'oupeau qui est commis à ses soins. J'ai reçu des mains du père vi- Milan, sai iteur le reliquaire dont votre Sainteté m'a honoré, et je l'ai mis sur ma tête avec beaucoup de respect. Je n’ai point d'expressions pour tous les roÿ. W0US exprimer la reconnaissance dont je me sens pénétré pour un permis d'a on si précieux. Je ne ferai pas cette lettre plus longue, parce que le 582, les roi père visiteur et mon ambassadeur instruiront plus amplement votre Omura, dé painteté de tout ce qui regarde ma personne et mon royaume. Je va sur la fn OUS adore en vérité, Très-Saint-Père, et je vous écris la présente, ue avec lee Paisi d’une crainte respectueuse. Le onzième jour de janvier de cette Ile présents année 1582, depuis la venue de Notre-Seigneur. — François, roi de était conçu ungo, prosterné aux pieds de votre Sainteté. » Les lettres des deux putes princes expriment les mêmes sentiments. i du ciel, 4 Les ambassadeurs japonais furent bien afiligés de la mort de Grépoire XIII, qui les avait si bien reçus, d’autant plus que l’on disait ; tout-puis- UE ce bon vieillard était mort de joie de les voir venus de si loin : jossible, Le "et de fait, dans l'audience publique qu’il leur donna, son visage fut son empire Ontinuellement inondé de larmes. Tout le monde leur dit de n’avoir
1 Hist, du Japon, t, 8, 1. 6.
30 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVII. — De 160 1 1650 de l'ère
pas d'inquiétude, parce que le nouveau Pape, qui re tarderait pas A lui avait Li d'être élu, aurait pour eux la même tendresse, En effet, Sixte-Quint “Minime, avec les assura, dès la première audience, qu'ils obtiendraient de lui au. "Meurs dieux ;
tant et peut-être plus, pour eux et pour l’église du Japon, qu'ils “employait le: n'avaient espéré du pape Grégoire. Ils se trouvèrent à son couron. rainer par L nement, et ils y eurent leur place comme ambassadeurs du roi. "fd'autre Dieu
ils y portèrent le dais, et ils donnèrent à laver à sa Sainte trouvé les b lorsqu'elle dit la messe. Enfin, la veille de l'Ascension, au sortir grand nombr de la chapelle, ils furent faits publiquement, et en présence de pres "MBrouillé avec que toute la noblesse romaine, chevaliers aux éperons d'or. Le Pape A paix, le lais: leur mit lui-même le ceinturon et l'épée, fit chausser les éperons aux En 1580, deu deux princes par les ambassadeurs de France et de Venise, et aux eur dispute; deux seigneurs par le marquis Altemps. Il les fit ensuite venir en a "Ceux qui ser. présence tout armés, leur mit à chacun une chaîne d'or et sa mé. É anqua pas d daille d'or au cou, les embrassa et les baisa. Le prince de Fiungs MF "zuquiama. répondit au nom de tous, qu’en qualité de chevaliers chrétiens, ils se Mune belle coll croyaient dans l'obligation de combattre les ennemis de la foi par. Ensuite il ord
tout où ils se trouveraient; mais que leur joie serait complète sis belles idoles q avaient l'honneur de répandre leur sang pour Jésus-Christ. Le len. "01 ordre, di demain, le Pape les communia de sa main, leur accorda beaucoup M@r0mmée Xan!
plus qu'ils ne demandaient, leur remit pour leurs souverains les M ises. Après c lettres les plus affectueuses, avec des présents. La dernière visite des Mur édit qui su ambassadeurs fut au Capitole, où le sénateur et les conservateurs lait sous de: s'étaient assemblés pour les recevoir en qualité de patrices romains. anal, ék Jui Ils partirent de Rome le 3me de juillet 1585, et laissèrent toute la vill obtenir, On se charmée de leur modestie, de leur bonne maces. Le con surtout de leur piété, dont ils donnèrent des marques si solides, qu’on toute la camps les regardait comme des saints, et qu’ils soutinrent parfaitement l'o. Couvert de b: pinion qu'on avait conçue depuis longtemps de la haute vertu des Madorateur, et ! Chrétiens japonais 1. Chrétiens, don
Pendant que les ambassadeurs chrétiens du Japon étaient ainsi était attendu, : accueillis avec honneur et amour, et à Rome et dans tous les pays ASE venger, il Chrétiens, comme étant les enfants de cette grande famille dont Dieu MM. 1! était touja est le père et l'Église la mère, il se passait au Japon un spectacle PI avait enfin re bien différent. Un homme, précurseur de l’antechrist, s'élevant "Mettre tout le au-dessus de tout ce qu’on appelle dieu ou qu'on adore, se plaçait la Corée et la dans le temple de Dieu, s’y faisait adorer comme dieu, et ensuite MN°t Aquéchi, tor périssait dans les flammes. Nobununga, roi provincial de Mino et deviné le talen de Voari, n’était ni dairi, empereur ecclésiastique, ni cubosama, les autres. Le empereur séculier ; mais il avait aidé à replacer celui-ci sur le trône: Couper du bois
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