LXXX VIT, — Dogg | et valet de cham. À
devint en même cole. IL fut longsa prison, comme
timents de feu, «| ’aris, il prit l'habit fa
)YÉ, six semaine e la Force de vou.
majesté les inten.
sant le déclarer) dit à sa majesté olonté. » I! tua le charrettes ; et il le gneurs et officiers, r dans le prémi a main. Il soutit I subit, qu'il n« ttentat ; qu'il avait fois il y cdait, et à volonté seule, et
fut déclaré par k & maine au premier
dans les plaies, de
lain droite, tenant
e ensuite écartelé, es jetées au vent,
ù il était né serait
ans quinzaine, du e pendus et étran- | litteraient le nom seraient tenus sur
Ganaches, l’assis rent commencé à
1e fallait pas prie à
rs de cesser. Re | vois, et un peuple s le coup que jf s fortement per in sacrifice agrét zation, tandis qi vaux pour me di:
Rrévolutionner l'Allemagne, comme Calvin
Biuchée de Dieu, qu'elle ne laissait aucun lie de douter
41650 de l'ère chr.]
Inous est défendu de la donner, en crime de lèse-majesté, à moins que le coupable ne révèle ses fauteurs et ses complices. — Je n’en ai point; il n’y a que moi qui l'aie fait; donnez-moi l’absolution à condition, et vous ne pouvez ainsi la refuser. — Eh bien! je vous la donne en ce cas, reprit le confesseur : mais si le contraire était vrai au lieu de l'absolution, je vous prononce votre damnation éternelle: et pensez-Y, Si vous voulez. — Je reçois l'absclution à cette condition, — Ce furent les dernières paroles de Ravaillac 1.
On le voit, il croyait en catholique, mais avait agi en protestant I croyait, du moins implicitement, que, dans les choses extraordi-
paires, l'individu ne doit point s’en rapporter à lui-même, mais au
jugement de l'Église. Pour tuer Henri IV, il agit comme Luther pour
pour révolutionner la France, comme Cromwell et les autres huguenots d'Angleterre et
d'Écosse pour couper la .ête à Charles Ier : il agit d’après les visions desa tête. Un seul point où il s'éloigne de Cromwell, de Luther et de Glvin, c'est qu'il se repent de son crime. A la place de Ravaillac œux-ci auraient dit : Je suis sûr d’avoir été une fois dans la pre de Dieu, donc j'y suis encore. Dieu opère en nous le mal comme le bien, donc je suis innocent; donc le Poignardement de Henri IV est une action divine. Il ne faut écouter que soi, et non l’Église: donc : suis en règle. EME Quant aux sentiments personnels de Henri IV sur la religion, il confessa un jour à la reine sa femme qu'au commencement qu'il fit profession d’être catholique, il n’embrassa qu’en apparence la vérité de la religion pour s'assurer er effet sa couronne ; mais que depuis la onférencequ’eut à Fontainebleau le cardinaldu Perron avec du Plessis Moma;, il détestait ia créance des huguenots autant pour raison de tiscience que leur parti par raison d'État. Voilà ce que rappelle le tardinal de Richelieu dans ses mémoires. D'un autre côté, on lit dans là vie du confesseur du roi, le père Coton : « Henri avait des moments de dévotion admirables. Il fondait en larmes aux pieds de son coneur; et cette grande âme, qui ne savait point feindre, paraissait si de & pénitence. Il fit d’abord une confession Fe ue te We avec une exactitude extrême, et il expérimenta dans cette action ;) . consolation qu'il en reçut, ce que tant d’autres on! avoué deseu Le AA arien de plus injuste que d'appeler la confession, uther et Calvin, le supplice et la torture des âmes.
ip: ; Biogr, univers, t, 37, — 2 Ibid, un peu après le commencement.
DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 383 chirer. » Îl demanda l’absolution au docteur Filesac, qui répondit :
n'avait fait paraître de si grands sentiments de piété et un plus grand désir de se sauver que la dernière année de sa vie. Dans les fête même et dans les lieux de réjouissances, il pensait aux vérités du sa. lut. Étant à Saint-Denis au couronnement de la reine, qui fut la veille de sa mort, il fit monter le père Coton dans une tribune vitrée qu’il s'était fait faire pour voir la cérémonie sans être vu. Là, considérant le grand monde qui occupait le chœur de l’église sur des ampbhithéâtres qui touchaient aux voûtes, il tira le père à quartier et lui faisant remarquer cette multitude de gens entassés les uns sw les autres : Vous ne savez pas, lui dit-il, à quoi je pensais tout à l'heure, en voyant cette grande assemblée? je pensais au jugement dernier, au compte que nous y devons rendre à Dieu 1. »
Nous avons vu quelle amitié régnait entre Henri IV, saint François de Sales et le sieur Deshayes. Le’ 27 mai 4610, le second écrivit au troisième en ces termes : « Ah ! monsieur mon ami, il est vrai, l'Europe ne pouvait avoir aucune mort plus lamentable que celle du grand Henri IV. Mais qui n’admirerait avec vous l’inconstance, la vanité et
la perfidie des grandeurs de ce monde ! Ce prince ayant été si grand À
en son extraction, si grand en la valeur guerrière, si grand en victoires, si grand en triomphes, si grand en bonheur, si grand en paix, si grand en réputation, si grand en toutes sortes de grandeurs, hé! qui n’eût dit, à proprement parler, que la grandeur était inséparablement liée et collée à sa vie, et que, lui ayant juré une inviolabl fidélité, elle éclaterait en un feu d’applaudissements à tout le monde, par son dernier moment, qui la terminerait en une glorieuse mort! Non, certes, monsieur, il semblait bien qu’une si grande vie ne devait finir que sur les dépouilles du Levant, après une finale ruine de l'hérésie et du turkisme. Ces quinze ou dix-huit ans que sa fort complexion et sa santé, et que tous les vœux de la France, et de pl sieurs gens de bien hors de France, lui promettaient encore de vie vigoureuse, eussent été suffisants pour cela : et voilà qu’une si grande suite de grandeur aboutit en une mort qui n’a rien de grand que d'voir été grandement funeste, lamentable, misérable et déplorable; et celui que l’on eût jugé presque immortel, puisqu'il n'avait pu mourir parmi tant de hasards, desquels il avait si longuement fendu h presse pour arriver à l'heureuse paix delaquelle il avait été jouissat ces dix années dernières, le voilà mort d’un contemptible coup de couteau, et par la main d’un jeune hommeinconnu, au milieu d'une
1 Vie du P, Coton, par le P. d'Orléans, p. 144.
Liv. LXXXVIL, — De 140$
Il passait quelquefois des jours entiers dans les exercices de piété, ne traitant et ne parlant que de Dieu et des choses du salut. Jamais
41650 de rue ! En/
Pourquoi mensonge roi défunt dit père € dit paster convertit heur qui du Père « dernier ar mort. Ait celui qui | à tant d’er qui en rec De son de France bras droi Henri 1\ et demi, s le jour m clarée rége sacré à Re 1614, ilép Louis XIV h sainte V Vincent de Ltentions ét ternement.
gouvernait il ne se per hquelle il é
2 à oublier se
In 1636, il personne, s mère de Di
Nous l’'av
Œuvres «
LXXXVIL, — De 1605
rcices de piété, ne lu salut. Jamais il : et un plus grand le. Dans les fôtes aux vérités du sa.
reine, qui fut k ne tribune vitrée, être vu. Là, conle l’église sur des > père à quartier, tassés les uns sur sais tout à l'heure, jement dernier,
[V, saint François second écrivit au i, il est vrai, l'Euque celle du grand tance, la vanité et
ayant été si grand À si grand en vic- È
si grand en paix, le grandeurs, hé!
ur était insépararé une inviolable s à tout le monde, e glorieuse mort!
grande vie ne dene finale ruine de ans que sa forte France, et de pluent encore de vie qu’une si grande le grand que d'a et déplorable; et | n'avait pu mouguerment fendu là vait été jouissant mptible coup de , au milieu d'une
De Paris et da
41650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 385
rue ! Enfants des hommes, jusqu'à quand serez-vous si pesants de cœur? Pourquoi chérissez-vous la vanité, et Pourquoi pourchassez-vous le mensonge ? ?.… Au demeurant, le plus grand bonheur de ce grand roi défunt fut celui par lequel, se rendant enfant de l'Église, il se rendit père de la France ; se rendant brebis du grand pasteur, il se rendit pasteur de tant de peuples; et convertissant son cœur à Dieu, il convertit celui de tous les bons catholiques à soi, C'est ce seul bonheur qui me fait espérer que la douce et miséricordieuse providence du Père céleste aura insensiblement mis dans ce cœur royal, en ce dernier article de sa vie, la contrition nécessaire pour une heureuse mort. Ainsi priai-je cette souveraine bonté qu'elle scit pitoyable à celui qui le fut à tant de gens; qu’elle pardonne à celui qui pardonna à tant d'ennemis, et qu’elle reçoive cette âme réconciliée à sa gloire, qui en reçut tant en sa grâce après leur réconciliation 1, »
De son côté, le pape Paul V dit au cardinal d’Ossat, ambassadeur de France à Rome : Vous avez perdu un bon maître, et moi mon bras droit.
Henri IV eut pour successeur son fils Louis XIIL, âgé de huit ans
Let demi, sous la tutelle de la reine, sa mère, Marie de Médicis, qui,
le jour même de la mort de son époux, quatorze mai 1610, fut déchrée régente du royaume nar le parlement de Paris. Louis XIII fut scré à Reims le 17 octobre de la même année: déclaré majeur en 1614, il épousa Anne d'Autriche en 1615 ; en eut, l’an 1638, un fils, Louis XIV ; mit la même année son royaume sous la protection de h sainte Vierge, et mourut le 44. mai 1643, entre les bras de saint Vincent de Paul, IL était essentellement juste et religieux; ses in-
Ftentions étaient pures, son esprit droit, et il ne manquait pas de dis-
œmement. Quand il jugeait d'après lui, il jugeait bien, et on ne le gouvernait guère qu'en le persuadant. Sobre, chaste, ennemi du faste, ilne se permettait guère d'autres amusements que la chasse, pour kquelle il était passionné, sans que cependant elle l’entratnât jamais
a oublier ses devoirs de roi. Sa piété était sincère, mème timorée.
En 1638, il choisit le 15 août, fête de l'Assomption, pour mettre sa personne, sa couronne et la France sous la protection spéciale de la mère de Dieu ; et il ordonna, par une déclaration du 40 février suinl, que tous les ans on fit une procession solennelle à Notre-Dame ns tout le royaume, en mémoire de cette consécration : Célait pour remercier la sainte Vierge, comme ayant conservé la France au milieu des troubles dont elle avait été agitée,
fous l'avons vu par saint François de Sales, les bons catholiques
"OEuvres complètes de saint Fr. de Sales, 1. 3, r, 607. A\v,
386 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIT. — De 1605
s’attendaient à ce que Henri IV, revenu à la foiet monté sur le trône de saint Louis, reprendrait et achèverait la grande entreprise de saint Louis et de Charlemagne, le triomphe de la chrétienté catho. lique sur l’hérésie et le mahométisme ; qu'il ferait de la Méditerra. née un lac français ; que, sur les bords de ce lac, on verrait le peuple de saint Louis et de Charlemagne propageant la civilisation chré. tienne en Afrique par Alger et Tunis, en Grèce par Thessalonique et Constantinople, en Égypte par Alexandrie et le Caire, en Syrie par Jérusalem, Tyr et Damas; et puis donnant la main, par-dessus le
Danube, à l'Autriche, par-dessus le Tigre et l’Euphrate à l'Espagne à
et au Portugal de l'Inde, pour ruiner finalement l’hérésie et le tnrkisme, le despotisme d’un chacun et le despotisme d’un seul, et faire désirer partout le gouvernement chrétien de saint Louis et de Char. lemagne. C'est sur les dépouilles de l'Orient, ainsi vaincu et régénéré, que François de Sales et les bons catholiques s’attendaient à voi s'endormir Henri IV.
La seule application à une si glorieuse entreprise lui eût fait un bien immense : elle eût occupé dignement toutes les puissances de son âmé et de son génie; elle eût brisé ces honteux liens qui l'enchaînaient aux pieds de quelques femmes adultères ; elle en eût fai le héros-modèle de sa famille, de son peuple, de l'univers; jl eüt transformé les guerres intestines de la France et de l’Europe en une sainte croisade, en consacrant à la gloire de Dieu et de l'humanité l'exubérance guerrière des princes et des peuples. Mais ces grandes idées n'apparaissent que dans François de Sales, on n’en découvre pas une trace dans Henri IV ni dans ses ministres. Aussi verrons-nous les princes français seruiner les uns les autres et fatiguer la France par des intrigues de cour, des troubles, des guerres civiles ; le plus haut que s’élèvera leur politique, sera de faire la guerre à une autre nation chrétienne, au profit de l’hérésie et du turkisme, au profit du despotisme d’un chacun et du despotisme d’un seul.
I n’y avait ni l’un ni l’autre dans les siècles du moyen âge. L'Alkmagne avait son empereur élu par les princes, puis ses princes plus ou moins héréditaires, ses villes libre:, ses diètes ou états généraux, chacun avec ses droits ou privilèges. S'élevait-il une difficulté sérieuse entre l’empereur et l'empire ? elle était déférée au chef de la chré-
tienté entière, qui intervenait comme médiateur et comme juge
spirituel des consciences. À la révolution de Luther, bien des popu: lations et des villes d'Allemagne s’imaginèrent qu’en déniantal Pape cette intervention traditionnelle dans leurs affaires, pour reconnaître que l’autorité des princes, elles jouiraient de bien plus de liberté. Comme l’a remarqué le protestant Menzel, ce fut de leur
part une
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parquées porel d’u
Dans l ni despot constituti cles prop de la nati héréditair où moins publics.
peuple, o:
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dynastie d En Fran turkisme, :
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Francs, et ( jointement
LV LXXX VIT, — De1605 EM: 1659 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
monté sur le trône À part une illusion grossière, inde entreprise de M anciens droits et franchises, à chrétienté catho. M rarquées comme des troupea t de la Méditerra- porel d’un seul.
n verrait le peuple Dans l'Angleterre catholique du moyen âge, civilisation chré RS ni despotieme d’un. seul ni despotisme d’un r Thessalonique et MFonstitution fondamentale dont nous avon aire, en Syrie par DB ces proposés par le pape Adrien er et acceptés par les assemblées nain, par-dessus le D de la nation : c’étaient des rois plus ou moins électifs, plus oumoins phrate à l'Espagne ES héréditaires, avec deux chambres représentatives, qui avaient pl l'hérésie et le tnr- Bou moins de part à la confection des lois et au vote des imite e d’un seul, et faire BB publics. S'élevait-il quelque difficulté sérieuse entre le roi Ha ; Louis et de Char ESruple, ou entre l'Angleterre et une autre nation ? nous avons vu vaincu et régénéré, recourir au Pape, non-seulement comme au pasteur suprême de attendaient à voir tous les Chrétiens, mais encore comme au suzerain spécial de l’An- Lekterre. Jacques Stuart, successeur d'Élisabeth, crut faire merveille non-seulement de dénier au Pape sa primauté spirituelle et sa axes mineté temporelle, mais de s’attribuer à lui-même la primatie spirituelle, avec l’absolutisme royal, comme tenant la Souveraineté immédiatement de Dieu, et non pas de Dieu par le peuple. Il essaya li et son successeur, de gouverner d’après ces principes. Mais les populations d'Angleterre ne furent pas si endurantes que celles d'Allemagne ; Charles Ier Paya son absolutisme de Ja tête, et sa dynastie du trône. eu En France, depuis que France il y a, il n'existait ni hérésie ni lurkisme, ni despotisme de chacun, ni despotisme d’un seul. Sous ls deux premières races, voici quels étaient les rapports de la nation ec son chef ou avec ses chefs. Childéic, père de Clovis, nous a dit saint Grégoire de Tours, régnait sur la nation des Francs lorsqu'il mit à déshonorer leurs filles. Eux, indignés de cela, le chassent du royaume, Enfin, après l’avoir chassé, ils choisissent unanimement Pour roi le Romain Egidius, commandant des troupes de l'empire e régna sur eux pendant hait ans. Au bout de ces huit années, Ps ab an ao, Fevi La pre de fr qu’il régna conontement avec Egidius 1, — Ainsi donc, au commencement de Ja première dynastie, la royanté des Francs n'était ni héréditaire ni Mamissible. Les Francs expulsent du irône et du royaume Childéric Parce qu'il se conduit mal, etils &'\. at à sa piace, non pas un iomme de sa famille, non pas un homme de Ja nation, mais un
‘387 Bientôt elles se virent privées de leurs
de leur constitution représentative, et.
ux sous le despotisme spirituel et tem-
il n’y avait également chacun. C'était: une S vu les principaux arti-
rise lui eût fait un les puissances de teux liens qui l'en.
es ; elle en eût fai de l'univers; jl eùt le l’Europe en une u et de l'humanité . Mais ces grandes on n’en découvre Aussi verrons-nous fatiguer la France res civiles ; le plus guerre à une autre urkisme, au profit n seul.
moyen âge, L'Alleuis ses princes plis ou états généraur, e difficulté sérieust au chef de la chré- ls ur et comme jugé er, bien des popi:
qu’en déniant il s affaires, pour raient de bien pli nzel, ce fut de leur
1 Greg. Turon. Hist, Franc. 1. 9, c. 12.
41650 de
388 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL. — De 160$
étranger, mais un Romain qui commandait dans ces quartiers les era
troupes impériales; et quand, après huit ans de déposition et de Mr
bannissement, ils veulent bien rappeler Childéric, ils partagent là dia
royauté entre ces deux. His ergo regnantibus simul 1. portés 8
1} Sous la seconde dynastie, non pas lorsqu'elle commence, mais mité fut
lorsqu'elle est bien affermie sur le trône, par exemple sous Charle. tolhaite
magne, nous avons vu une charte de 806 pour diviser l'empire des Le dis
Francs entre ses trois fils Charles, Louis et Pepin. Cette charte, dé €.
jurée par les grands de l'empire, est envoyée au pape Léon EL, afin phise, d
qu'il la confirme de son autorité apostolique. Le Pape, 1 ayant lue, le tyranr
y donne son assentiment et la souscrit de sa main. L article cinq de précepte
cette charte est conçuen ces termes : « Si l’un des trois frères laisse ie corrig
un fils que le peuple veuille élire pour succéder à son pere dans primand
l'héritage du royaume, nous voulons que les oncles de l'enfant y ol
consentent, et qu'ils laissent régner le fils de leur frère dans a por. me
tion du royaume qu’a eue leur frère, son père ?. » Cet article est, ulitèle
comme cn voit, une preuve authentique qu’au temps et dans | esprit er
de Charlemagne, les fils d'un roi ne succédaient point de droit à leur dixième
père, ni par ordre de primogéniture, mais qu'il dépendait du Peu- des Fran
ple d’en choisir un. Il ne faut pas oublier que cet article si libéral d ie
si populaire est de la main de Charlemagne, qui pourtant s’entendait Le qu
à régner. ; d'eux lai:
Mais nous avons vu quelque chose de bien plus curieux et de point div
plus complet: c’est une charte constitutionnelle dans toutes ls qu'il plai
règles ; une charte constitutionnelle du fils de Charlemagne, de Louis étun fils,
le Débonnaire, mais de Louis le Débonnaire tranquille sur son trône, tout poin
respecté et obéi de tout le monde ; une charte constitutionnells pro- dei
posée, délibérée, consentie, jurée en 817 ; relue, confirmée et jurée parents,
de nouveau en 821; envoyée enfin à Rome, et ratifiée par le pape d'enfants
Pascal, : . dire à l’e:
Oui, en 817, l'empereur Louis le Débonnaire convoqua à Aix-la- A mndons
Chapelle {a généralité de son peuple, suivant son Gxpression, à la in dernier s
de partager l'empire des Francs entre ses trois fils, Lothaire, Louis vine, doi
et Pepin; d’en élever un à la dignité d'empereur, pour mainten niions
l'unité de l'empire ; régler les rapports entre le nouvel empereur d ET
les deux rois ses frères ; de fixer la part d'autorité qu'aurait l asser de nos fil
blée de la nation pour juger leurs différends et pour élire des ro D Lrremie
parmi leurs descendants. Et, afin que tout cela se fit, oi Line À mais par présomption humaine, mais par la volonté divine, on indiqua et 0
‘Baluz.,
1 Greg. Turon., Hst. Franc., À 2, €. 12, -— * Baluz., Cap. reg. Fr,ti x Gol. 517; an
col, 442.
41650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 389
observa religieusement, comme disposition préalable, trois jours de prières, de jeûnes et d'aumônes !, |
Louis le Débonnaire déclare donc, dans le préambule de cette charte, que son suffrage et les suffrages de tout le peuple s'étant portés sur son fils Lothaire pour la dignité impériale, cette unanimité fut regardée comme un signe manifeste de la volonté divine, et Lothaire associé en conséquence à l'empire.
Le dixième article de cette charte est surtout remarquable. Il est dit: « Si quelqu'un d’entre eux (les trois frères), ce qu’à Dieu ne plaise, devenait oppresseur des églises et des pauvres, ou exerçait la tyrannie, qui renferme toute cruauté, ses deux frères, suivant le précepte du Seigneur, l'avertiront secrètement jusqu’à trois fois de æ corriger. S'il résiste, ils le feront venir en leur présence, et le ré primanderont avec un amour paternel et fraternel, Que s’il méprise absolument cette salutaire admonition, la sentence commune de tous décernera ce qu’il faut faire de lui, afin que, si une admonition ailutaire n’a pu le rappeler de ses excès, il soit réprimé par la puissance impériale et la commune sentence de tous 2, » Tel est le dixième article. On y voit que, dans l'esprit et dans la législation des Français du neuvième siècle, leurs rois n'étaient pas irresponsäbles devant les hommes, mais justiciables de l'assemblée nationale.
Le quatorzième article ne mérite pas moins d'attention : « Si l'un d'eux laisse en mourant des enfants légitimes, la puissance ne sera É point divisée entre eux, mais le peuple assemblé en choisira celui qu'il plaira au Seigneur, et l’empereur le traitera comme un frère etun fils, et, l'ayant élevé à la dignité de son père, il observera en lout point cette constitution à son égard. Quant aux autres enfants, on les traitera avec une tendre affection, suivant la coutume de nos parents, Que si l’un d’eux, ajoute l’article quinze, meurt sans laisser d'enfants légitimes, sa puissance retournera au frère aîné, c’est-àdire à l'empereur. S'il laisse des enfants illégitimes, nous recom- A mandons d’user envers eux de miséricorde. » Le dix-huitième et an
dernier article porte : « Si celui de nos fils qui, par la volonté di- ( vine, doit nous succéder, meurt sans enfants légitimes, nous recom- h mandons à tout notre peuple fidèle, pour le salut de tous, pour la Ft 10 tranquillité de l'Église et pour l'unité de l'empire, de choisir l’un | de nos fils survivants, en la même manière que nous avons choisi D lpremier, afin qu'il soit constitué, non par la volonté humaine, mais par la volonté divine 3, »
v. LXXXVIL. — De 160$
s ces quartiers les y déposition et de c, ils partagent la [1,
commence, mais À nple sous Charke.
viser l'empire des in. Cette charte, ape Léon IE, afin Pape, l'ayant lue, . L'article cinq de trois frères laisse " à son père dans cles de l'enfant y frère dans la por.
.» Cet article est, ps et dans l'esprit int de droit à leur pendait du peuarticle si libéral et ourtant s'entendait
us curieux et de e dans toutes les lemagne, de Louis ille sur son trône, stitutionnelle proconfirmée et jurée tifiée par le pape
onvoqua à Aix-k xpression, à la fin s, Lothaire, Louis r, pour maintenir ouvel empereurel qu’aurait l'assen- R pour élire des roi e fit, non par un , on indiqua et 01 ES
!Balur., Capit, reg. Fr.,t, 1, col. 573. — 2 Ibid., col. 876. — 3 Art. 14,
Cap. reg. Ft ii us et 18, col. 5178.
300 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII. —Deig
Tels sont les principaux articles de la charte de partage et de con. stitution proposée, délibérée, consentie et jurée en 817 dans l'y.
semblée nationale d’Aix-la-Chapelle; relue, jurée et confirmée de nou.
veau l'an 821 dans l'assemblée nationale de Nimègue; portée enfin} Rome par l'empereur Lothaire d'après les ordres de son père, et co. firmée par le chef de l'Église universelle. Ces articles sont certaire. ment curieux et importants; car, suivant qu'ils sont appréciés o méconnus, ils donnent un sens tout différent à toute l'histoire de France, ancienne et moderne.
Par exemple, pour nous en tenir à ce qu'il y a de plus géné dans cette charte de 817, Louis le Débonnaire déclare que son fi Lothaire a été élevé à l'empire, non par la volonté humaine, mai par la volonté divine; et la preuve qu'il en donne, c’est qu'apris avoir consulté Dieu par la prière, le jeûne et l’aumône, tous les sut. frages se sont réunis sur Lothaire. Ainsi, dans l’idée de Louis et de son époque, la volonté divine se manifestait par la volonté calne, unanime et chrétiennement réfléchie de la nation : le droit divind le droit national ne s’excluaient pas, comme on l’a niaisement swpposé de nos jours, mais ils rentraient l’un dans l’autre. Les théologiens et les jurisconsultes du moyen âge, parmi eux Hinemar de Reims, résumés par les jésuites Bellarmin et Suarès, ont pensé de même; ils ont généralement regardé Dieu comme la source de la souverai-
neté, et le peuple comme le canal ordinaire.
C’est même sur ce principe fondamental que repose originellement la légitimité de la troisième dynastie, conséquemment celle des Bour bons. Sur la fin du dixième siècle, nous avons vu ces deux faits. À la mort de Louis IV, son oncle Charles, duc impérial de Lorraine, réclame le royaume de France comme son héritage. Dans l’assembl électorale des seigneurs, l'archevêque Adalbéron de Reims pose principe que le royaume de France ne s’acquiert point par droit hé. réditaire. Et sur ce principe fondamental, rappelé par l'archevêque de Reims, l’assemblée nationale de 987 repousse les prétentions de l'héritier et descendant direct de Charlemagne, le duc Charles de Lorraine, et élit à sa place le duc de France Hugues Capet et son il Robert.
Or, au commencement du dix-septième siècle, telle était l'ignorance des légistes français, qu’ils condamnaient, lacéraient, brülaieit par la main du bourreau les écrits de Bellarmin et de Suarès, part que ces deux jésuites, de concert avec les théologiens et les juriscoi sultes du moyen âge, y enseignaient l’ancien droit français : quel souveraineté vient de Dieu par le peuple; que les rois ne sont p# irresponsables devant les hommes ; que leur puissance peut se perd,
| 11650 de
etleurs s c'est au « science.
Aux él rèrent au en dogm:
Dieu seu obéissanc la terre. ers-état faisaient.
aux parle voir imm si, toujou autorité } généraux
N pourra-t-
etles état non pas moi seul,
E seront le
qu'en 17 glantes, n æ qu'on | trine des :
tient son sable dev lié du ser chef qui } L'aduls mais angl électoral | avons vu de la pa] Stuarts: r tre d'un :
dogme an
n lrône avec
effets sem sages que En 161.
v. LXXXVIL. Dei | 11650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 391
partage et decon. MR et leurs sujets être déliés du serment de fidélité; que, dans le doute, en 847 dans l'a. c'est au chef de l'Église universelle à décider ce qui regarde la cont confirmée de nou. MR science. | ue; portée enfini Aux états généraux de 1614, quelques-uns de ces légistes suggéle son père, et co. rtrent au tiers-état l'idée d’ériger en loi fondamentale du royaume et icles sont certaine. MR en dogme national : Que le roi tient sa puissance immédiatement de sont appréciés «ii Dieu seul; qu'il ne peut en être privé, ni ses sujets dégagés de son toute l’histoire MR obéissance, dans aucun cas, ni par aucune puissance quelconque sur la terre. — Ces légistes parlementaires, mais surtout les députés du a de plus géné tiers-état qui s’en laissèrent endoctriner, ne savaient trop ce qu'ils déclare que son fs BR fisaient. Ils avaient sans doute intention de donner de l'importance té humaine, nus aux parlements et aux états généraux. Mais, si le roi tient son pouane, c’est qu'aprxl voir immédiatement de Dieu seul, et non pas de Dieu par le peuple, mône, tous les sut. si, toujours et en tous cas, les sujets doivent lui obéir, sans que nulle idée de Louis et & M autorité puisse jamais s'entremettre, quel besoin aura-t-il d'états * la volonté calne, BR généraux et de parlements, si ce n’est pour exécuter ses ordres? Ne a : le droit divinalt pourra-t-il, ne devra-t-il pas dire : L'État, c'est moi ? non pas moi l’a niaisement sup-M etles états généraux, non pas moi, le clergé, la noblesse et le peuple, tre. Les théologie M non pas moi et les deux chambres, non pas moi et le parlement : Hincmar de Reims, moi seul, et point d'autre. — Et, de fait, les états généraux de 1614 t pensé de même:R% seront les derniers pendant près de deux siècles : on n’en reverra rce de la souvera- M qu'en 1789, qui provoqueront des révolutions fondamentales et sanglantes, non-seulement en France, mais dans toute l’Europe, jusqu’à pose originellemet@ ce qu'on érige en dogme national, non pas l’adulation parlementaire ’ sent celle des Bou-W de 1614, mais la doctrine des Jésuites Bellarmin et Suarès, la docu ces deux faits, AR trine des théologiens et des jurisconsultes du moyeu âge : que leroi érial de Lorrair ER tient son pouvoir de Dieu par le peuple; qu’il n’en est pas irrespone. Dans l’assenbl® RS sable devant les hommes ; qu’il peut en être privé, et son peuple dé- de Reims pose «ll lié du serment de fidélité; que, dans le doute, c’est l'Église et son point par droithÆ chef qui prononcent pour la conscience des catholiques. lé par l'archevêque L'adulation parlementaire de 1614 n’était pas d’origine française, e les prétentions &@S mais anglicane. Nous avons vu l’apostat Cranmer supprimer le droit le duc Charles &ÆS électoral du peuple anglais dans l'inauguration d'Édouard VI; nous 1es Capet et sonilàS avons vu le dogme de la royauté absolue et inamissible, à la suite de la papauté royale, monter sur le trône d'Angleterre avec les e, telle était l'ignoW Stuarts; nous avons vu cette nouveauté politique provoquer le meuracéraient, brûlaiilfS tre d'un Stuart, et puis l'expulsion de sa dynastie. En France, le et de Suarès, pattl dogme anglican de la royauté absolue et inamissible montera sur le iens et les jurisco-ÆR trône avec les Bourbons, et, à la quatrième génération, produira des pit français : quel cflets semblables. Ce qui montre qu'en France les rois ont été aussi es rois ne sont UE Sages que les parlements.
ince peut se perd En 1644, le clergé français sut se garantir de cet anglicanisme, La
399 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIL — De1ç0s
chambre du tiers avait envoyé une députation à celle de la noblesse pour lui demander son adjonction au sujet de l’article, La noblesse répondit que, comme cet article touchait aux matières de foi, elle croyait convenable, avant de rien statuer à cet égard, avant même d’en délibérer, de prendre avis de la chambre ecclésiastique. Celle. ci demanda communication de l’article : le tiers se refusa d'abord} cette démande, prétendant que l’article ne touchait'en rien aux ma. tières de foi ; mais, enfin, sur une seconde instance, la communi«. tion fut accordée. La chambre ecclésiastique demanda que l’article fût retiré, et députa le cardinal Du Perron vers la chambre de la noblesse et du tiers pour y exposer les motifs de sa réclamation, La noblesse répliqua qu'éclairée comme elle l'avait été par le discours du cardinal, elle s’en remettait entièrement à la décision du clergé sur cette matière, comme sur toutes les matières de foi. Mais il n’en fut pas de même de la part du tiers, qui se refusa opiniâtrément à toute concession. D'un autre côté, le parlement, de qui venait originaire. ment l'article, le confirma par un arrêt; et ce ne fut qu'après de longues et difficiles négociations que le clergé parvint à surmonter toutes les résistances. Enfin l'affaire fut évoquée au roi, qui ordonna que l'article fût retiré. Peu à peu on cessa d’en parler et il n’en fut plus question.
La harangue du cardinal Du Perron est importante, et en soi, & en ce qu'elle expose les sentiments du clergé de France à cette époque. Il distingue trois choses mélées ensemble dans l’article du tiers état. 40 Il condamne comme hérétique et impie, à la suite du concik de Constance, la doctrine qu’il est loisible à tout individu de tuer un roi dès qu'il esttyran; 2° il reconnaît que le roi de France n’a poit de supérieur temporel sur la terre, comme c'était le cas de quelques autres; 3° le point litigieux, savoir : Le roi tient son pouvoir tellment de Dieu, qu’il ne peut en être privé, ni son peuple absous du serment de fidélité, dans aucun cas, ni par aucune autorité quel conque. Le cardinal fait voir que de prétendre ériger cette proposition en loi et dogme, et déclarer le contraire impie et détestabk, comme faisait le tiers-état, c'est tomber en quatre manifestes «!
graves inconvénients. 4° C’est forcer les âmes et jeter des piéges aux à
consciences, en les obligeant de croire et de jurer, comme doctrine de foi et conforme à la parole de Dieu, une doctrine dont le contraire est tenu pour vrai par toutes les autres parties de l'Église catholique et l’a été jusqu'ici par leurs propres prédécesseurs. 2° C'est renverser de fond en comble l'autorité de l’Église, et ouvrir la porte à toutes sortes d’hérésies, que de vouloir que les laïques, sans être guidés el précédés d'aucun concile æcuménique, nid’aucune sentence ecclésias
41650 de tique, os d'une cor Dieu, et
schisme é tenant ce parole di du chef e a été dep de Satan :
non-seule rois inut qui est te surer la v et l’autre, que les sc Du Pe une érudi deux cho:
l'Église ti jets peuv Sœurs, mé quel en d L'autre ct où nos ro tégée par puyée et 1 depuis qu l'ont écrite trats, offic vent pour stasie. Voil au long, a Ce disc gnantes de que ceux ( rent établi traire à ce le pouvoir S'appuyai(
1 Recueil France, Par:
. LXXXVIL — De1ços
elle de la noblesse rticle. La noblesse atières de foi, elle gard, avant même lésiastique. Celle.
e refusa d'abord} t'en rien aux ma. e, la communic.
anda que l’article la chambre deh a réclamation, La par le discours du ion du clergé sur oi. Mais il n’en fut niâtrément à toute venait originaire.
t qu'après de lonà surmonter toutes
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ante, et en soi, el rance à cette épos l’article du tiers.
la suite du concile idividu de tuer un e France n’a point le cas de quelques son pouvoir tellepeuple absous du ne autorité quel iger cette proposinpie et détestable, atre manifestes el
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, comme doctrine e dont le contraitt l'Église catholique s. 20 C’est renverir la porte à toutes ans être guidés el
sentence ecclésias j
tique, osent entreprendre de juger de la foi, et décider des parties d'une controverse, et prononcer que l’une est conforme à la parole de Dieu, et l'autre impie et détestable, 3° C'est nous précipiter en un shisme évident et inévitable; car tous les autres peuples catholiques tenant cette doctrine, nous ne pouvons la déclarer Pour contraire à la parole divine et pourimpieet détestable sans renonceràla communion du chef et des autres parties de l’Église, et sans confesser que l’Église a été depuis tant de siècles, non l'Église de Dieu, mais la synagogue de Satan ; non l’épouse du Christ, mais l’épouse du diable, 40 C'est son-seulement rendre le remède que l’on veut apporter au péril des wis inutile, en infirmant par le mélange d’une chose contredite ce qui est tenu pour certain et indubitable , mais même, au lieu d’assurer la vie et l’état de nos rois, c'est mettre en plus grand péril l’un etl’autre, par la suite des guerres et autres discordes et malheurs que les schismes ont accoutumé d'attirer après eux.
Du Perron démontre ces quatre points, surtout le premier, avec une érudition prodigieuse et bien digérée. Dans le premier, il montre deux choses : l’une, que non-seulement toutes les autres parties de l'Église tiennent qu'en cas de princes hérétiques ou apostats, les sujets peuvent être absous du serment fait à eux ou à leurs prédécessurs, mais même que, depuis onze cents ans, il n’y a eu siècle auquel en diverses nations cette doctrine n’ait été crue et pratiquée. L'autre chose, que cette doctrine a été constamment tenue en France, où nos rois, et particulièrement ceux de la dernière race, l'ont protégée par leur autorité et par leurs armes ; où nos conciles l'ont appuyée et maintenue ; où tous nos évêques et docteurs scholastiques, depuis que l’école de la théologie est instituée jusqu’à nos jours, l'ont écrite, prêchée et enseignée; et où finalement tous nos magistrats, officiers et jurisconsultes l'ont suivie et favorisée, même souvent pour des crimes de religion plus légers que l'hérésie et l’apostasie. Voilà ce que le cardinal Du Perron avance, soutient et prouve au long, avec l'approbation du clergé de France et de la noblesse,
Ce discours abonde d'observations frappantes et quelquefois poignantes de justesse. Il dit au tiers-état : «Il n'y a que vingt-cinq ans que ceux de votre ordre, emportés par le tumulte du temps, voulurent établir en pleins états une loi fondamentale d'état, toute contraire à celle de votre article 1. » Pour refuser à l'Église et à son chef le pouvoir d’absoudre du serment de fidélité, les partisans de l’article Sappuyaient beaucoup de Barclay, auteur catholique d'Angleterre.
! Recueil des actes, titres et mémoires concernant les affaires du clergé de France, Paris, 1740, in-folio. Remontrance du cardinal Du Perron, col. 364.
394 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. — De 1605 à 1650 de
Du Perron leur fait voir que Barclay admet quelque chose de bien BR naturelle autrement dangereux, savoir : que les peuples peuvent secouer ke BR lards se. joug des rois et s’armer contre eux en deux cas ; lorsque le roi tend BR siewrs ca à ruiner le royaume ou la république, ou quand il veut rendre le «Ete royaume feudataire d’un autre !. Or, qui ne voit que, le peuple étant BR où il réc ainsi juge dans sa propre cause, le sort des rois est bien autrement BR dit-il, de en péril que quand le jugement appartient à l'Église et à son chef, MR dominat: Cependant Barclay était un des écrivains qu’on célébrait et que l'on MR la fin chérissait. wrvice à « Car, ajoute le cardinal, pourvu qu’un auteur dise quelque chose BR tion. £t contre le Pape, qu'il mette tant qu’il voudra le salut des rois sous BR injure e les pieds du peuple, il est embrassé, chéri et adoré. Et de cela il BR /: jorce ; n'en faui point de meilleure preuve que l'édition de Gerson, que &R devic’in ceux mêmes qui ont été les premiers auteurs de l'article qu'on nous Et er propose maintenant ont fait réimprimer depuis huit ans, avec ir. AR cœux qui scriptions, images et éloges, à cause qu'il leur semble avoir écrit ment contre le Pape; car en son sermon, prononcé devant le roi Char- DR pour les les VII, au nom de l’université de Paris, après avoir fait parler kB t0mmen Sédition, qui veut que l’on use indifféremment et sans exception de RR durant 1 cette règle de Sénèque : Z n'y a point de sacrifice plus agréable à RE tuseigne: Dieu que l'occision des tyrans, et qu'on l'emploie contre toutes sortes D et l'avaie de personnes accusées de tyrannie, et sur toutes sortes de soupçons RR putées et et de libelles diffamatoires ; et la Dissimulation, qui veut, au contraire, RE droit div que l'on n'en use jamais, mais que l’on endure tout des tyrans : il JR télé licit introduit la Discrétion, qui enseigne quand il faut en user, en ces RSR 0765 cor mots : — Concluons de plus que, si le chef ou quelque autre membre WE après : € de la république encourait un tel inconvénient, qu’il voulät avaler le ls enner venin mortel de La tyrannie, chaque membre en son lieu s'y devrait og EE suivis, nc poser de tout son pouvoir, par les moyens expédients, et tels qu'il we ler et les s'ensuivit pas pis; car il n'est pas à propos, si la tête est affligée d'une nicain, n' petite douleur, que la main la frappe, attendu que cela serait folie; ni patrie et ne faut pas la couper ou séparer incontinent d'avec tout Le corps, mais leur de no la médiciner doucement, tant par bonnes paroles qu'autrement, à les carquo l'exemple des prudents médecins. Il n'y aurait rien de plus déraisn- point por nable et de plus cruel que de vouloir exclure la :yrannie par une «édi- procher c tion. J’appelle sédition une rébellion populaire sans cause et sans rai: BR Montrer € son, qui est souvent pire que la tyrannie, etc. Il est besoin d’une grande à laver et et singulière discrétion, prudence et tempérance, pour eæpulser la ty de faire d rannie. Et partant il faut ouir et ajouter foi aux philosophes, juri ER bien et fi consultes, légistes, théologiens, aux hommes de bonne vie, de bonne dE
1 Gerson, traadulat.
! Recueil, ete, col. 377.
. LXXXVII. — De 160
ue chose de bien euvent secouer le lorsque le roi tend il veut rendre le 1e, le peuple étant st bien autrement lise et à son chef.
lébrait et que l'on
lise quelque chose alut des rois sous doré. Et de cela il n de Gerson, que article qu'on nous |
huit ans, avec à. À
semble avoir écrit
evunt le roi Char- E
avoir fait parler la sans exception de ice plus agréable à ontre toutes sortes sortes de soupçons veut, au contraire, out des tyrans : il it en user, en ces [que autre membre il voulät avaler le lieu s'y devrait or ts, el tels qu'ilne Le est affligée d'une ela serait folie; ni tout Le corps, mais s qu'autrement, À n de plus déraismaante par une sélis cause et sans rübesoin d’une grande ur expulser latyr philosophes, jui ne vie, de bonne à
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 395
naturelle prudence et de grande expérience, dont il est dit : Ês vieillards se trouve l'expérience; car un seigneur, pour être pécheur en plusieurs cas, ne doit pas étre incontinent jugé tyran 1,
« Et en l'œuvre des dix considérations contre les flatteurs des rois, où il récapitule une partie des discours de son sermon : C'est erreur, dit-il, de croire qu'un prénce terrien ne soit obligé en rien durant sa domination à ses sujets car, selon Le droit divin et La naturelle équité el la fin de la vraie domination, comme Les sujets doivent foi, aide et wrvice à leur seigneur, ainsi le seigneur doit à ses sujets foi et protection. Et si le prince les poursuit manifestement et avec obstination, en injure el de fait, alors cette règle naturelle : Il est licite de repousser ln force par la force, et cette sentence de Sénèque : On ne peut immoler devictime plus agréable à Dieu qu'un tyran, ont Lieu 2,
«Et encore, reprend Du Perron, ce qui est plus étrange, c'est que œux qui l'ont fait réimprimer n’ont daigné mettre, ni au commenœment de ses œuvres ni à la marge de ces paroles, aucune note pour les censurer et avertir le lecteur de s’en donner de garde. Mais comment l'eussent-ils fait sans se condamner eux-mêmes, eux qui, durant les orages de ces derniers troubles, avaient été les porteenseignes, ou plutôt porte-flambeaux de cette pernicieuse doctrine, l'avaient soutenue et publiée contre le roi Henri III par thèses disputées et imprimées? Car voici leurs mots : J{ est très-certain que de droit divin et naturel Les États sont par-dessus les rois. Et derechef : Z/ télé licite à tous Les peuples de France de prendre très-justement les armes contre le tyran, c'est-à-dire contre le roi Henri IL Et un peu près : Ceux qui considèrent diligemment les choses jugeront que ks ennemis éternels de la religion et de la patrie doivent être poursuivis, non-seulement par les armes publiques, mais même par le la et les embüches des particuliers; et que Jacques Clément, Dominicain, n’a été allumé d'autre désir que de l’amour des lois de sa patrie e de zèle de la discipline ecclésiastique, par lequel ce restauraleur de notre liberté a imposé à son propre chef la grâce, et à notre col les carquois d’or et colliers: célestes de l'Église. Ce que je dis, non point pour les scandaliser, car je cèle leurs noms, ni pour leur re- Procher ce que la bonté et la clémence du roi a enseveli, mais pour Montrer qu'ils se devraient contenter de vaquer le reste de leurs jours à laver et effacer leur offense avec leurs larmes, et non pas se méler de faire des leçons du service des rois à ceux qui les ont toujours bien et fidèlement servis, voire lors même qu'ils les persécutaient.
! Gerson, Sermo ad reg. Franc. nom.univ. Paris, — 3 Gerson, Consid. 1, contra adulat.
396 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVII. — De 1605
Mais ce sont des esprits violents, qui, s’étant portés à une extrémité et ne pouvant demeurer au milieu, ont cru que le moyen de se jus.
tifier était de passer à l'autre, et se mettre à écrire et combattre
contre le Pape 1. »
Aux états généraux de 1614 parut, comme député du Poitou, l'é vêque de Luçon, depuis cardinal de Richelieu. Il harangua même Louis XIII, au nom du clergé, le jour de la clôture. Il signale entre auires l’abus de donner des abbayes à des laïques, même à des hu. guenots. Comme la présentation à la plus grande partie des cures de France était annexée à ces abbayes, il était comme impossibk qu’elles fussent pourvues de bons pasteurs. Richelieu demande h réforme de ces abus.
Quant à la réformation générale du clergé de France, voici comme il s'exprime :
« Je sais bien qu'on peut dire que le déréglement de nos mœun est la principale cause de nos maux, et que par conséquent notre guérison dépend plus de nous que de tout autre. Nous le confesson avec larmes. Mais il faut considérer que les maux de l’Église son divers; qu'il y en a de deux natures : les uns qui tirent leur être de nos fautes, et les autres qui viennent d'autrui. À ceux-ci votre ma jesté seule peut apporter remède, et c'est à nous principalement de travailler à la guérison des autres. Aussi sommes-nous résolus de reprendre notre preinière pureté ; et le désir que nous en avons, fat que nous supplions t'ès-humblement votre majesté de nous donner un aiguillon nouveau pour nous porter plus fortement à cette fin, « une règle pour nous y conduire.
«Un aiguillon, faisant telle estime de ceux qui s’acquitteront de
leur devoir, et méprisant en telle sorte ceux qui, le négligeant, f- h
ront gloire de leur honte, qu’au lieu d’un seul motif que nous avois
maintenant pour nous porter au bien, nous en ayons deux, la gloit
de Dieu et l'honneur du monde.
« Une règle, nous accordant le saint et sacré concile de Trente,
utile pour la réformation des mœurs. Je pourrais m'étendre sur ® sujet, et mon dessein était de le faire; mais, pressé du temps, jen contenterai de faire voir en peu de mots à votre majesté que touls
sortes de considérations la convient à recevoir et faire publier ce sai}
concile : la bonté de la chose, l'autorité de la cause, la sainteté de sa fin, le fruit que produisent ses constitutions, le mal que noi cause le délai de sa réception, l'exemple des princes chrétiens, eth parole du feu roi, son père.
1 Recueil, etc., col. 278 et sequ.
« La ce conc est fai sans el teié de ligion, fruit qu l'obser délai de gement nous en sur peir l'Espagi
l'Alleme | c'est un que l'Ég È «Lan majesté que, s’il semblen ciennes der mod A las reine, pu | étrangère où il moi chelieu s dant dix- «ntraind au préjuc là France partie du permis. L puyées di de ia rein léans, ce cela, il fo:
à lége de La
Grâce a plus une :
! Recueil,
1v. LXXXVII. — De1605
tés à une extrémité le moyen de se jus.
scrire et combattre
puté du Poitou, l'é.
IL harangua même are. Il signale entre es, même à des hu.
de partie des cures comme impossible chelieu demande l:
rance, voici comme
lent de nos mœurs r conséquent notre Nous le confessons ux de l'Église sont | tirent leur être de , ceux-ci votre ma principalement de nes-nous résolus de > nous en avons, fai sté de nous donner ement à cette fin, et
ui s’acquitteront de
i, le négligeant, ft:
otif que nous avoli
yons deux, la gloire
oncile de Trente,
is m’'étendre sur t
ssé du temps, jen majesté que touls
aire publier ce sai
ause, la sainteté de , le mal que ni nces chrétiens, etl
freine, puis, en 1616, secrétaire d'État de la
à lége de la Sorbonne,
«La bonté de la chose : nous offrons à justifier qu'il n'y a rien en œconcile qui ne soit très-saint, — L'autorité de sa cause : puisqu'il est fait par l’Église universelle, doni l’autorité est si grande, que sans elle saint Augustin ne veut pas croire à l'Évangile, — La saintelé de sa fin : puisqu'elle n’est autre que la conservation de la réligion, et l'établissement d’une vraie discipline en l'Église. — Le fruit que produisent ses constitutions : puisqu'en tous les pays qui l'observent, l'Eglise subsiste avec règle. — Le mal que nous cause le délai de sa réception : puisqu’à ce sujet beaucoup font mauvais jugement de notre créance, estimant que, n’admettant pas ce concile, sous en rejetons la doctrine, que nous sommes obiigés de professer sur peine d’hérésie, — L'exemple des princes chrétiens : puisque l'Espagne, l'Italie, la Pologne, la Flandre et la plus grande partie de l'Allemagne l'ont reçu. — La parole du feu roi, son père : puisque
| c'est une des conditions auxquelles il s’obligea solennellement lors-
que l'Église le reçut entre ses bras.
« La moindre de ces considérations est suffisante Pour porter votre majesté à nous accorder cette requête, d’autant plus raisonnable, que, s'il y a quelques articles en ce concile qui, bons en eux-mêines, semblent moins utiles à ce royaume, pour être répugnants à ses ancennes usances, nous nous soumettons très-volontiers à en demander modification 1.»
À la suite de ce discours, Richelieu fut nommé aumônier de la guerre et des affaires étrangères, cardinal en 1622, enfin premier ministre jusqu’en 1642, où il mourut le quatrième de décembre. Le Système politique de Richelieu se compose de trois résolutions, suivies avec constance pendant dix-huit années : priver le calvinisme d'une existence offensive 3 Wntraindre les grands à devenir humbles sujets du roi; rehausser, au préjudice de la maison d'Autriche, la considération extérieure de k France : telle fut la tâche qu’entreprit le ministre, Renvoyer une Partie du moins de ces vastes projets à des temps tranquilles, eût été permis, Les exécuter au milieu des révoltes de la cour, révoltes appuyées des princes du sang, malgré la faiblesse du roi, l'opposition de la reine-mère, les cabales sans fin du frère du roi, le duc d’Orans, ce fut certainement l'ouvrage d’un homme supérieur. Avec cela, il fonda l'Académie Française, et rebâtit magnifiquement le coloù est son tombeau,
brâce au calvinisme, ainsi que nous l’avons vu, la France n’était Plus une : les huguenots la partageaient avec le roi; ils avaient leur
! Recueil, etc., col, 407 et 408,
398 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIL. — De {605 à 165 de
gouvernement , leurs finances, leurs villes, leurs arsenaux, leurs troupes, leurs flottes à part; ils se liguaient avec l'étranger contre la France et son roi. En 1615, le duc de Roha: fit prendre les armes au parti huguenot 1. Henri IV avait ordonné le reiaiissement dela
du roi d:
han, lève des hugu commod
religion catholique dans le Béarn : les huguenots s'y opposèrent. En L'anné 4647, Louis XIII ordonna l'exécution des ordres de Henri IV : leshu. MR fotte ans guenots s’y opposèrent encore ?, Le quinze octobre 4620, LouisXIN, AR & 12 r'év accompagné du connétable de Luynes, se transporte lui-même à MR renégats, Pau, y fait enregistrer son édit, rend les biens de l'Église aux ca Alger, d' tholiques, et réunit la Navarre à la France 3. Malgré la défense dy M Louis XII roi, les huguenots s’assemblent à la Rochelle, se décident à lui faire M le Cardin: la guerre, nomment des généraux, dont les principaux furent les MR général 2 deux frères, ducs de Rohan et de Soubise. Louis XIII marche contre MR Rochelle,
eux, en 1621, avec le connétable de Luynes : toutes les villes pro- Î frmer le
testantes du Poitou se soumettent; Saumur est rendu par Duplessis k ville à Mornay ; Saint-Jean-d’Angeli est pris de force sur le duc de Soubise, M loupes r: et ses fortifications rasées. Louis a le même succès en Guyenne, ex. les #ssieg cepté devant Montauban, dont il est obligé de lever le siége par suite AIN d’une maladie qui s'était mise dans l’armée, et qui emporta le con. MR "48e" à nétable de Luynes. Le duc de Mayenne, fils de l’ancien chef deh MR" Le ligue, fut tué dans un assaut, le dix-sept septembre, vivement re. ls vendre gretté de l'armée, et plus encore de Paris, où le jeune roi revint en ls places triomphe #. L'année suivante, 1622, accompagné du prince de à culte $ tu Condé, Louis XIIT fait une seconde campagne contre les huguenots à Sourdis, th dans le midi de la France, leur enlève les villes, les unes par compo- BR! ÿ C jbl sition, les autres par force; celles-ci sont traitées avec rigueur. Le MP une ( j! vingt octobre, après un assez long siége, le roi entre par capituh- L'exervice tion dans Montpellier : il accorde la paix aux huguenots: mais ik RS ecclési perdent le droit de tenir des assemblées politiques, leurs fortifio ML crimes tions seront démolies, ilsne conservent de places de sûreté que la Ro- kur fut pe chelle et Montauban. Ils perdirent encore plus : leurs principanx I s'étaien chefs se soumirent au roi; le maréchal de Lesdiguières, gouverneur BR drale, que du Dauphiné, se déclara catholique et reçut l’épée de connétable. La Le duc même année, l'évêque de Luçon, Richelieu, fut nommé cardinal par MRéterre civi Grégoire XV, et commença de l’emporter dans les conseils du voi; prend de f il achèvera contre les huguenots ce qui avait été commencé par le le . en donne
connétable de Luüynes.
En 1695, les huguenots recommencent la guerre civile : le duc de Soubise s'empare de l’île de Rhé, puis surprend et capture la flotte
1 Sismondi, Hist, des Frang.,t. 22,p. 849. — 2? P, 414, 435, 447, — 5 P, id —#+P, 482 et seqq.
!Sismondi
LXXX VII. — De (605
> arsenaux, leurs l'étranger contre prendre les armes abiissement de |a ÿ opposèrent. En Henri IV : les hu- 1620, LouisXIII, orte lui-même à > l'Église aux cagré la défense du écident à lui faire Cipaux furent les IL marche contre tes les villes prondu par Duplessis e duc de Soubise, s en” Guyenne, exle siége par suite i emporta le conancien chef deh bre, vivement re.
eune roi revint en né du prince de itre les huguenot unes par COMpoavec rigueur. Le ntre par capitulaguerots; mais ik à es, leurs fortificasûreté que la Roleurs principanr lières, gouverneur de connétable. La »mmé cardinal par s conseils du roi; commencé par le
e civile : le duc de t capture la flotte
135, 447, — 5 P, did,
‘Sismondi, Hist. des Franç., P. 561 et seqq. —?1bid., t.23,c. 15. —S31bid., c. 16.
1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 399
du roi dans le port de Blavet, en Bretagne ; son frère, le duc de Rohan, lève l’'étendard de la rébellion dans le Languedoc; une partie des huguenots refusent d’y prendre part : Soubise est défait; un accmmodement intervient au mois de janvier 4696 1.
L'année suivante, les huguenots traitent avec l'Angleterre : une fotte anglaise paraît devant l'ile de Rhé: la Rochelle lève l'étendard de la révolte et de la guerre civile : c'était la Capitale des Français rnégats, autrement huguenots, et un repaire semblable à Tunis et Alger, d'où les corsaires huguenots infestaient les pays catholiques. Louis XIIT marche contre la ville rebelle, accompagné de Richelieu : lk cardinal, dont la première vocation avait été les armes, se montre général accompli; il chasse les Anglais de l'ile de Rhé, assiége la Rochelle, construit au milieu de l'hiver une digue immense pour krmer le port, repousse deux nouvelles flottes anglaises, et réduit k ville à se rendre le vingt-neuf octobre 1628. Le lendemain, les troupes royales y entrent par des rues encombrées de cadavres, que ls assiégés n’avaient plus eu la force d’enterrer. Les soldats, qui portaient chacun un pain sur leur havresac, s’empressèrent de le partager avec des malheureux qui n’en avaient pas goûté depuis cinq mois. Le roi donna ordre aux vivandiers d'amener des vivres et de ks vendre au prix ordinaire. En même temps, on nettoyait les rues, ls places, les maisons ; on purifiait les églises, qu’on voulait rendre a culte catholique, et le cardinal de Richelieu , ainsi que Henri de
LSourdis, archevêque de Bordeaux, commandant de la flotte fran-
qaise, y célébrèrent la messe dès le lendernain. Enfin, le dix novembre, une déclaration du roi fixa la condition future de la Rochelle. L'exercice de la religion catholique y fut rétabli, les églises restituées, ls ecclésiastiques et les hôpitaux remis en possession de leurs biens. Les crimes des habitants furent abolis, et l'exercice de leur religion ur fut periais en un lieu qui serait déterminé plus tard, celui dont is s'étaient servis jusque-là devant être changé en une église cathédrale, que le Pape serait prié d'ériger en évêché 2,
Le duc de Rohan, qui avait traité avec l'Espagne, continuait la guerre civile en Languedoc. Louis XIII marche contre lui en 1629, prend de force la ville de Privas et la livre aux flammes. A ce coup, k duc de Rohan conseille aux huguenots de se soumettre, et leur & donne l'exemple. Montauban ouvre ses portes le dix-huit août ; Richelieu y entre le vingt, fait commencer sous ses yeux la démolition des fortifications, et dit la première messe dans l’église, qui fut tndue au culte catholique 5.
400 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVIL. — Deigos
La France avait recouvré l'unité politique, mais pas encore l'u. nion. Depuis longtemps nous avons vu la discorde des princes amener les guerres civiles et diviser la France d’avec elle-même, Ay commencement de Louis XIIT, les choses n'étaient pas changées, Les grands se conduisaient comme s'ils n'étaient pas sujets du roi, et les plus puissants gouverneurs des provinces comme s'ils eussent été souverains en leurs charges. Au lieu de l’ancienne subordination féodale, c'étaient des officiers nommés par le roi, qui abusaient de leur office contre le roi même. Pour eux, la grande, l'unique règle était leur intérêt. Richelieu entreprit de réprimer ce désordre,
A la tête des princes était le frère du roi, Gaston, duc d'Orléans, père de la grande Mademoiselle, si fameuse sous Louis XIV; le prince de Condé, chef de la seconde branche des Bourbons, et qui eût succédé à Henri IV dans le cas que celui-ci n’eût pas laissé de fils légitimes; les duc et prieur de Vendôme, frères bâtards de Louis XIIL: venaient ensuite les Montmorency, dont une fille était princesse de Condé; enfin la reine-mère, Marie de Médicis, et un peu aussi la reine régnante, Anne d'Autriche, fille de Philippe I, roi d'Espagne. Pendant tout le règne de Louis XIIT, ce fut un flux et reflux continuel de cabales, de ligues, de complots, de troubles, de guerres civiles et de raccommodements. En 1616, Condé est mis à la Bastille; en 1617, le maréchal d’Ancre, Concino Concini, favori de la reine-mère, est assassiné publiquement, et sa femme, Léonore Galigaï, condamnée à avoir la tête tranchée. Brouilleries entre le roi etsa mère, laquelle finit par quitter la France, et par mourir l’an 168 à Cologne. Complots de plusieurs courtisans contre la vie de Richelieu ; ils sont punis. Gaston commence la guerre civile dans le midi de la France, de concert avec l'Espagne et avec le maréchal duc de Montmorency, qui entraîne à la révolte les États du Languedoc: Montmorency est pris et décapité en 1632. Deux ans après, une commission de quatorze magistrats condamne au feu Urbain Grardier, curé de Loudun, comme convaincu du crime de magie, malkfice et possession, arrivés par son fait sur plusieurs religieuses ursulines. Urbain Grandier, d’une conduite peu régulière, de mœurs peu édifiantes, avait été interdit par son évêque, et absous par son métropolitain, qui cependant lui conseilla de quitter le pays après unté éclat. Urbain Grandier revint à Loudun en triomphe, une branche de laurier à la main, pour braver ses adversaires. Des Ursulines d'un couvent de la ville, se croyant possédées du diable, en accusèreil Urbain Grandier. Le métropolitain, c'était l'archevêque de Bordeaut,
donna des ordres qui assoupirent un peu cette affaire. Mais un col
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11650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 401
Lparente, vint à Loudun avec une commission royale, en 1633, pour nstruire le procès, qui eut le résultat que nous avons vu. On prétend qu'il y avait à tout cela une cause politique, et que Richelieu voulait punir Grandier d’un libelle publié contre lui, et attribué à ce personmge; mais la chose n’est pas certaine ni même probable 1,
En 1642, Gaston, frère du roi ; Cinq-Mars, favori du roi; le duc de Bouillon, frère aîné du vicomte de Turenne; de Thou, fils de lhistorien de ce nom, forment le projet d’assassiner le cardinal de Richelieu. Le complot est découvert : Gaston est réduit à dénoncer #s complices, le duc de Bouillon obtient sa grâce, Cinq-Mars et de Tkou périssent sur l’échafaud. La reine-mère, Marie de Médicis, était morte le 3 juillet de la même année, à Cologne, dans l'indigence ; kcardinal de Richelieu mourut à Paris le 4 décembre suivant, et
E Louis XIII le 44 mai 1643. Tous ces divers personnages, même ceux
qui périrent sur l'échafaud, firent une mort chrétienne. Les complots et autres délits de ce genre qu’on leur peut repro- [cher étaient peut-être chez eux moins les produits d’un mauvais
Doeur que les conséquerces naturelles de la politique moderne, poli-
tique que les gouvernements et les écrivains ne cessent encore de ivre et de prôner. Si les devoirs des princes sont subordonnés à kur intérêt, les princes de France devaient susciter des troubles, sipposé que leur intérêt füt tel. Ainsi se trouvent justifiées toutes kurs guerres civiles et sous Louis XIII et sous la minorité de Luis XIV, On explique de même la conduite de ces deux rois et de kurs ministres. Nous avons vu Louis XIII et le cardinal de Richeleu, Louis XIV et le cardinal Mazarin, fomenter les révolutions d'Angleterre, et contribuer au régicide de Charles Ier et à l'expulsion d sa dynastie. Ils en usèrent de même avec l'Allemagne : ils se lguèrent avec les protestants contre les catholiques, pour une guerre larbare de trente ans, et cela pour élever la maison de France aux dépens de la maison d'Autriche, et accaparer la dignité impériale pour Louis XIIE et Louis XIV 2,
Personnellement, Louis XIII avait des idées plus chrétiennes et par là même plus royales. On lui + 1tendit dire plusieurs fois, même depuis ia prise de la Rochelle, qu'il voudrait avoir fait un accord ‘rec le roi d'Espagne que ni l’un ni l’autre, durant le cours de leur règne, ne tireraient l'épée que sur trois sortes de gens, les Turcs, les lérétiques et les oppresseurs des plus faibles 3. Voilà, certes, l'idéal
LBiogr, univ, t. 18. — ? Lemontey, Monarchie de Louis XIV. Pièces justif-
Us, p.210 et segq. ; t. 5 de ses œuvres, 1829. — 3 Mémoires de Richelieu, 210%. Conférence de l'ambassadeur Bautru avec le comte Olivarès, '
XXY. 26
402 HISTOIRE UNIVERSELLE LLiv. LXXXVIL. — De 160
de la royauté légitime, de la royauté chrétienne. Tel roi effectivement chrétien était saint Louis, qui, abordant sur la terre d'Afrique, en. voie cette déclaration de guerre au prince musulman : Je vous disk
ban de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de Louis de France, son ser. B
gent; déclaration qui sera mise en oubli par Philippe le Bel, Fran. çois Ier, Henri IV, Louis XIV, et néanmoins exécutée par la Frane révolutionnée du dix-neuvième siècle. Tel roi effectivement chrétien était encore Charlemagne, qui, au commencement de son règne, écrivait à la tête de ses lois : Charles, par la grâce de Dieu, roiet recteur du royaume des Francs, dévot défenseur de la sainte Église et auxiliaire du Siége apostolique en toutes choses. Le cardinal de Richelieu, roi de fait sous Louis XIII, qui l'était de droit, parait ne
pas même soupçonner ces idées vraiment chrétiennes et royales de
Louis XIII, de Louis IX et de Charlemagne. On n’en trouve pas même le germe dans ses mémoires, qui pourtant sont assez prolixes, Quand il y mentionne le rétablissement de la dignité impériale dans la personne de Charlemagne par le pape Léon IIT, il n’en présente qu'une idée fausse et mesquine : il suppose qu’Étienne IL, au lieu de Léon III, transféra l'empire des Grecs aux Français pour la néces sité qu'avait l'empire d'Occident d’un défenseur !, Il oublie qu'il ny avait plus d'empire d'Occident, qui pût avoir besoin d’un défenseur ét être transféré des Grecs aux Français ; il confond l'empire etl'É. glise ; il ignore ce que cependant Charlemagne lui-même proclame avec toute l’histoire, que la dignité impériale de Charlemagne et de ses successeurs consistait à être le défenseur armé et titulaire de l'É glise romaine contre les infidèles, les hérétiques, les schismatique et les rebelles. Dignité et gloire que François Ier, Henri IV et Louis XI auraient pu conquérir légitimement et même facilement sur les derniers empereurs d'Allemagne, en défendant mieux que ceux-cih
sainte Église romaine contre l’infidélité, l’hérésie et le schisme. EtillR
faudra la France révolutionnée de 1850 pour reproduire cette gloire de Charlemagne, dont Richelieu et Louis XIV n’ont pas même sent l'idée.
Entre la France et l'Allemagne est un petit pays, autrefois plus grand, d’où sont sortis Charles Martel, Charlemagne, Godefroi de Bouillon, Jeanne d'Arc, les ducs de Guise, qui ont sauvé la Franc contre les Mahométans, contre les Anglais, contre elle-même. Suivant son instinct originel, ce petit pays se dévoue à sauver l'Alkmagne catholique contre les Turcs à lorient, et contre les hérétiques au nord. Les fils dégénérés de saint Louis le trouveront mauvais, ik
1 Mémoires de Richelieu, en 1620.
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à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,
se ligueront avec les hérétiques du Nord pour accabler ce petit pays pendant soixante-six ans, de telle manière que, quand le souverain légitime y revint en 1698, les châteaux de la noblesse étaient rasés, des villages entiers avaient disparu, leurs ruines servaient de retraite aux bêtes fauves, les chemins étaient couverts d'épines, les lieux les plus peuplés autrefois n'étaient plus que jours, l’Europe s'indigne de la cruauté avec laquelle les Russes traitent la pauvre Pologne, cet antique boulevard de la chrétienté contre les Turcs. Les Français de Louis XIII et de Louis XIV traitèrent de même la pauvre Lorraine, durant le dix-septième siècle, ses ducs Charles IV et Charles V se joignaient aux catholi lmagne et à la Pologne de Sobieski Pour repousser le devant Vienne, leur enlever Bude, Belgrade, la Transylvanie, les réduire à demander la paix et à se ranger désormais parmi les peuples humains ?, Encore n’a-t-on pas dit que les Russes fassent en Pologne @ que les Français firent en Lorraine. L'histoire nous apprend qu’en l'année 1677, les officiers et soldats de Louis XIV confisquèrent les biens, rasèrent les maisons des pères et mères, des femmes même dont les enfants ou les maris étaient à la suite de leur souverain légilime, le duc Charles V, à son service ou à celui de l’empereur, contre ks protestants et les Turcs, Autre échantillon. Le 4er juillet 1645, la ville lorraine de La Mothe se rendit aux Français par une capitulation, dont l’article quinze portait expressément que les bourgeois de La Nothe demeureraient à leur volonté en cette ville ou ailleurs, comme bon leur semblerait, et seraient conservés dans leurs vies, libertés ct biens, dans quelques lieux qu'ils pussent être situés, comme andennement, sans qu'il soit fait aucun tort à leurs personnes, femmes, enfants et familles, non plus qu’à leurs biens, meubles et immeubles, ete. Or, deux ou trois jours après la reddition de ja place, il y eut ordre du roi Louis XIV de ruiner non-seulement les fortifications de la ville, mais encore les églises et les maisons ; et cela fut exécuté “ns délai par les soldats français, et par quinze ou seize cents
Ilages des environs 4, Aujourd'hui il n’en reste pas même des ruines. On n’a pas encore dit que
Parce que ques d’Als Turcs de
ls Russes en aient fait autant en Pologne.
Îlest vrai, Louis XIV n'avait alors que sept ans, et cette déloyauté il, particulièrement au cardina
Marin, Mais, après cinquante ou soixante ans de règne, Louis XIV
tBiogr. univ., t. 25, art. Lorraine (Léopold ler, due de). —2 De Hamincer, Hist,
st. de Lorraine, t. 4, in-folio, col, 790.
de vastes solitudes 1, De nos .
404 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIL. — De1605
transmettrala même politique à son successeur. Ildira dansses nstructions au dauphin : « En se dispensant d'observer les traités à la rigueur, on n’y contrevient pas, parce qu’on n’a point pris à la lettre les paroles des traités, quoiqu'on ne puisse employer que celles-là ; comme il se fait dans le monde pour celles des compliments, absolument nécessaires pour vivre ensemble, et qui n’ont qu’une signification bien au-dessous de ce qu’elles sonnent !. Plus les clauses par où les Espagnols me défendaient d’assister le Portugal étaient extraordinaires, réitérées et pleines de précautions, plus elles marquaient qu’on n'avait pas cru que je dusse m’en abstenir 3, » L'histoire nous montre encore Louis XIV conspirant à Londres avec les restes d'une faction régicide contre Charles II, contre cet allié complaisant qui lui vendait par lambeaux les intérêts du peuple anglais. Et pour qu'on ne s'avisât pas de l’excuser sur ce que la chose s'était faite pendant sa jeunesse, il dira dans les mêmes instructions à son successeur : « Je ménageais les restes de la faction de Cromwell, pour exciter par leur crédit quelque nouveau trouble dans Londres 5, »
Une telle politique, comparée à celle de saint Louis, est sans doute fort étrange. Nous avons vu saint Louis gardant fidèlement les traités, même envers les Arabes et les Bédouins qui ne les gardaient pas. Ici nous voyons les fils de saint Louis, selon la chair, poser en principe et mettre en œuvre la politique des Bédouins et des Arabes, et se montrer fils d'ismaël, selon l'esprit. C’est la politique moderne, c'est l'esprit du monde.
Mais la France chrétienne avait un autre esprit, dont le représentant était Vincent de Paul. Tandis que la France politique, personnifiée en Richelieu et Mazarin, et assistée de ses alliés, les luthériens de Suède, ruinait la Lorraine par la guerre, la peste et la famine, l France chrétienne, personnifiée en Vincent de Paul, secourait k Lorraine expirante, la secourait pour le corps et pour l’âme. Le saint prêtre avait de ses missionnaires établis à Toul : c'est par là qu'il sut et soulagea les souffrances des villes et des campagnes, notamment des villes de Metz, Toul, Verdun, Nancy, Bar-le-Duc, Pont-à-Mourson, Saint-Mihiel, Lunéville, Château-Salins, Dieuze, Vic, Moyenvic, Marsal, Épinal, Remiremont, Mirecourt, Châtel, Neufchâteau, Stenai, Rambervillers. Car, sous la main des Français et des Suédois, là Lorraine était une victime où, des pieds à la tête, tout n’était qu'une plaie. Le duc de Weimar, commandant des Suédois, portait dans ses étendards, dit-on, la malheureuse Lorraine sous la figure d'une femme hachée en deux depuis la tête jusqu'aux pieds, et environnét
1 Instruct, pour le dauphin, t. 1, p. 68. —2Ibid., p. 66. — 5 Ibid, t. 2, pen.
de s un figu l'égl tisor par tres :
cent ceml théo le sié la m ans, nour desqr qui s pauv ville, pauvi qui s6 l'hôpi Les une d au di comm monte matin; qui, $ res; C:
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fortes | Toutes Toul «
1 Abel
v, LXXXVIL — De1605
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ouis, est sans doute lant fidèlement les qui ne les gardaient à la chair, poser en uins et des Arabes, politique moderne,
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