LXXXVIL. — De
ce; mais le saint lui paraissait in.
8 dispensé, quoire Jean-Francois | la fin aux instanonditions : l'une, nd il n'exercerait i y était attaché, e sa nouvelle di- > lui recommanda t, je vous le pron. En ce cas-là, et je le dégagerai, js que cela n’arrinté. La princesse at aisé de deviner in plus grand prix s faire comme du n réponds pas; je mme la princesse lui dit qu'il était ins à l’évêque de ment, notre sa'nt ’ilne pouvait rien l’argenterie de sa
41650 de l'ère chr,] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 423
lime, ainsi que les princes et les seigneurs les plus qualifiés de la cour, Quoique la santé du saint évêque fût dans un état déplorable, il ne hissa point de suivre les mouvements de son zèle ; il prêcha encore
h veille et le jour de Noël. Le lendemain, il s’aperçut que sa vue et
ws forces diminuaient ; et il se trouva si mal l'après-midi, qu'il fal-
htle mettre au lit, On découvrit bientôt tous les symptômes d’une
soplexie. Comme le saint était toujours en pleine connaissance, il
demanda l'extrême-onction, et elle lui fut administrée. Il ne reçut
point le saint viatique, parce qu’il avait dit la messe le matin, et que d'ailleurs il avait de fréquents vomissements ; ensuite il ne pensa plus qu’à produire les actes convenables aux mourants. On l'entenhitrépéter avec une ferveur tout angélique plusieurs passages de lÉcriture, et ceux-ci entre autres : « Mon cœur et ma chair se sont réjouis dans le Dieu vivant. Je chanterai éternellement les misériwrdes du Seigneur, Quand paraîtrai-je devant sa face! » Cependnt, comme l'apoplexie se formait insensiblement, on lui mit les téicatoires, on lui appliqua le fer chaud sur la nuque du cou, et le buton de fer sur le haut de la tête, qui en fut brûlée jusqu’à l'os. Au milieu des larmes qui lui étaient arrachées par la douleur, il réfait souvent ces paroles : Lavez-moi, Seigneur, de mes iniquités; flez-moi mon péché, purifiez-moi toujours de plus en plus. Que his-je ici, à mon Dieu ! éloigné, séparé de vous? Puis, adressant la pole aux assistants, qui fondaient en larmes : Ne pleurez point, mesenfants; ne faut-il pas que la volonté de Dieu s'accomplisse ? —
Quelqu'un l'ayant exhorté à dire avec saint Martin : Seigneur, si je
sis encore nécessaire à votre peuple, je ne refuse pas le travail, il
prrut blessé de ce qu’on le comparait à un si grand saint, et répon- Qui qu'il était un serviteur inutile, dont Dieu ni son peuple n'avaient soin, Entin, l'apoplexie allant toujours croissant, il perdit la pauk, et mourut le vingt-huit décembre 1622, à huit heures du soir. l'était à la cinquante-sixième année de son âge, et à la vingtième de sn épiscopat.
Quand on fut assuré de sa mort, on l'ouvrit pour l'embaumer. On porta son cœur, enfermé dans une boîte de plomb, à l’église de la Visitation de Belle-Cour, à Lyon ; on le mit ensuite dans un reliquaire d'argent, puis dans un reliquaire d’or donné par Louis XIII. Lomme le saint avait choisi Annecy pour lieu de sa sépulture, on y lansporta solennellement son corps, qui fut enterré dans une chapelle à côté du sanctuaire de l'église du premier monastère de la Visitation. Alexandre VII ayant béatifié le serviteur de Dieu en 4661, exhuma son corps pour le placer sur le grand autel dans une klle châsse d'argent. Le même Pape canonisa le bienheureux évêque
vit bien lui-même -t-il pas d'avertir rtit pour Avignon joindre dans cette t de soumettre «es t de mortification, ée dans Avignon, monie. Ayant été province et plu it l'honneur de le étement, et logei 1 d'imiter, autant | t éloignement des gmenta encore là Le roi et la rein»
liques de leur es-
Aie 424 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. — De1ç0s à 1650 l de Genève en 1665, et fixa sa fête au vingt-neuf janvier, jour auquel À Claud À son corps avait été porté à Annecy. publié À : La bulie de sa canonisation rapporte sept miracles des plus au. BR sion d 1 is thentiques, opérés par son intercession et par la vertu de ses rel. À par Be p a ques. Ces miracles sont la résurrection de deux morts, les guérisons MN fa se 1l fa d'un aveugle-né, d'un paralytique et de trois perclus. Le pape Alexan. Yoi 1e dre VII, les rois Louis XIILet Louis XIV, ainsi que plusieurs autres per. DR mort :
sonnes, furenttoute leur vie persuadées qu’elles avaient été guéries de «Ne
maladies dangereuses par l’intercession du saint évêque de Genève, grégat
Sa coopératrice dans le bien, sainte Jeanne-Françoise de Chantal, DS Dieu n
mourut vingt ans après lui. En 1638, la duchesse de Savoie, Chris ÆN mère «
tine de France, la pria instamment de venir à Turin établir un cou- D Marie,
vent de la Visitation. Elle le fit, et réussit de plus à établir les mis. D à plu à
sionnaires de Vincent de Paul dans le diocèse de Genève. Elle perdit fit en c
coup sur coup deux amis intimes, son frère l’archevêque de Bour- ÈS fits de
ges, et le vertueux commandeur de Sillery, qui était devenu prêtre. Æ comm Obligée d’aller à Moulins pour les affaires de son ordre, elle s’y là D compli d’une étroite amitié avec la duchesse de Montmorency, princesse des SR pleine
Ursins, veuve du duc Henri de Montmorency, décapité sous Louis XII 2 traires : pour avoir suivi le parti du duc d'Orléans, frère du roi. La prit-Æ souvers cesse, entièrement adonnée aux bonnes œuvrss, finit par entrer dans tempér l'ordre de la Visitation, refusa d'y être supérieure, et vécut comme tifcatio la plus humble des religieuses. De Moulins, sainte Chantal fut appe- LS du salu
lée à Paris par la reine Anne d'Autriche, qui l’honora de sa confiance. BE depré ; Arrivée le quatre d'octobre, la sainte repartit le onze de novembre, D perfecti effrayée de l'estime et des applaudissements dont elle se voyait l'ob- 2 que, qu jet. Revenue à Moulins, elle fut prise de la fièvre, et mourut saint D prit don ment le treize décembre 1641, après une rude agonie, et en prono! vertu, e çant le nom de Jésus. Avant de recevoir le saint viatique, elle pri qv'elle r son confesseur d'écrire, comme ses dernières volontés, les reconi- 2 toute so mandations suivantes à ses religieuses : Je prie nos sœurs qu'elles nuel ét observent leurs règles, parce qu’elles sont leurs règles, et non pat & supp qu’elles pourraient être selon ieurs goûts. — Qu'elles vivent en grande qu'elle h
union entre elles, avec simplicité, droiture et humilité; que nul dés la sorte,
des charges ne leur gâte l'esprit; qu’elles aïent un grand respect pol relâchée leurs supérieures, et une parfaite soumission et obéissance, — Que vertus cl di la confiance en Dieu ne leur laisse aucun souci que celui de lui plaité; 2 qu'elle ar te et enfin, que les supérieures gouvernent selon l'esprit de la règle était une ji qui est taute douceur et charité. » et qu'elle Sainte Chantal fut assistée dans ses derniers moments par le pè*lES que Dieu ! Godesc
1 Godescard, 29 janvier,
Liv. LXXX VII, — De 1605 janvier, jour auquel
iracles des plus aua vertu de ses reli.
morts, les guérisons lus. Le pape Alexan.
plusieurs autres per.
vaient été guéries de svêque de Genève, rançoise de Chantal, se de Savoie, Chris.
‘urin établir un couus à établir les mis.
> Genève. Elle perdit rchevêque de Bour.
était devenu prêtre.
on ordre, elle s’y li rency, princesse des apité sous Louis XIII re du roi. La pri finit par entrer dans
re, et-vécut comme te Chantal fut appe nora de sa confiance.
onze de novembre, it elle se voyait l'obre, et mourut sainte gonie, et en pronot
it viatique, elle pri volontés, les recom-8 e nos sœurs qu'elle règles, et non part lles vivent en grande milité; que nul dési
n grand respect pol!
obéissance. — Que
ue celui de lui plaire:
l'esprit de la règl,
moments par le ptEE que Dieu ne manifeste un jour sa sainteté, comme j'apprends qu'à
à 1650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 425
Claude de Lingendes, Jésuite célèbre par ses prédications, qu’on a publiées en trois volumes. Plusieurs miracles opérés par l’intercession de la sainte ayant été constatés juridiquement, elle fut béatifiée par Benoit XIV en 1751 et canonisée en 1767 par Clément XIII fqui fixa sa fête au vingt-un août 1.
Voici le témoignage que Vincent de Paul rendit de sa vie et de sa mort :
“Nous, Vincent de Paul, supérieur général très-indigne de la congrégation de la Mission, certifions qu'il y a environ vingt ans que Dieu nous a fait la grâce d’être connu de défunte notre très-digne mère de Chantal, fondatrice du saint ordre de la Visitation Sainte- Marie, par de fréquentes communications de paroles et par écrit qu'il a plu à Dieu que j'aie eues avec elle, tant au premier voyage qu'elle ften cette ville, il y a environ vingt ans, qu'aux autres qu'elle y a hits depuis, en tous lesquels elle m'a honoré de la confiance de me communiquer son intérieur; qu’il m’a toujours paru qu’elle était accomplie en toutes sortes de vertus, particulièrement qu'elle était pleine de foi, quoiqu’elle ait été toute sa vie tentée de pensées contraires; qu’elle avait une très-grande confiance en Dieu et un amour souverain de sa divine bonté ; qu'elle avait l'esprit juste, prudent, tempéré et fort, en un degré très-éminent; que l'humilité, la mortiication, l’obéissance, le zèle de la sanctification de son saint ordreet du salut des âmes du pauvre peuple étaient en elle en un souverain degré; en un mot, que je n’ai jamais remarqué en elle aucune imperfection, mais un exercice continuel de toutes sortes de vertus, et que, quoiqu’elle ait joui en apparence de la paix et tranquillité d’esprit dont jouissent les âmes qui sont parvenues à un si haut degré de vertu, elle a néanmoins souffert des peines intérieures si grandes,
qu'elle m’a dit et écrit plusieurs fois qu’elle avait l'esprit si plein de
toute sorte de tentations et d’abominations, que son exercice continel était de se détow:.er du regard de son intérieur, ne pouvant % supporter elle-même en la vue de son âme si pleine d'horreur, quelle lui semblait l’image de l'enfer ; et que, quoiqu'elle souffrît de là sorte, elle n’a jamais perdu la sérénité de son visage ni ne s’est telâchée de la fidélité que Dieu demandait d'elle dans l'exercice des vertus chrétiennes et religieuses, ni dans la sollicitude prodigieuse qu'elle avait de son saint ordre; et que de Ià vient que je crois qu’elle était une des plus saintes âmes que j'aie jamais connues sur la terre, el qu'elle est maintenant bierheureuse au ciel. Je ne fais pas de doute
! Godescard, 21 août, Et diverses vies de la sainte,
426 HISTOIRE UNIVERSELLE |Liv, LXXXVII. — be 160$
fait déjà en plusieurs endroits du royaume, et en plusieurs manières, dont en voici une qui est arrivée à une personne digne de foi, laquelle j'assure qu'elle aimerait mieux mourir que de mentir. (C’est de lui. même qu'il parle.)
« Cette personne ayant eu nouvelle de l'extrémité de la maladie de notre défunte, se mit à genoux pour prier Dieu pour elle, et la première pensée qui lui vint à l'esprit fut de faire un acte de contrition des péchés qu’elle svait commis et qu’elle commet ordinaire. ment ; et, immédiatement après, il lui parut un petit globe, comme de feu, qui s'élevait de terre, et s’alla joindre, en la supérieure ré. gion de l'air, à un autre globe plus grand et plus lumineux, et les deux, réduits en un, s’élevèrent plus haut, entrèrent et se répandirent dans un autre globe infiniment plus grand et plus lumineux que les autres; et il lui fut dit intérieurement que ce premier globe était l'âme de notre digne mère, le deuxième, de notre bienheureur père, et l'autre, de l'essence divine ; que l’âme de notre digne mère s'était réunie à celle de notre bienheureux père, et les deux à Dieu leur souverain principe.
« De plus, la même personne, qui est un prêtre, célébrant la sainte ES
messe pour notre digne mère, incontinent après qu'il eut appris la nouvelle de son heureux trépas, et étant au second Memento, où l'on prie pour les morts, il pensa qu’il ferait bien de prier pour elle: que peut-être elle était dans le purgatoire, à cause de certaines paroles qu'elle avait dites il y avait quelque temps, qui semblaient tenir du péché véniel ; et en même temps il vit derechef la même vision, les mêmes globes et leur union; et il lui resta un sentiment intérieur que cette âme était bienheureuse, qu’elle n'avait pas besoin de prières : ce qui est demeuré si bien imprimé dans l'esprit de ce prêtre, qu'u lui semble la voir en cet état toutes les fois qu'il pense à elle,
« Ce qui pourrait faire douter de cette vision, est que cette personne a une si grande estime de la sainteté de cette âme bienheureuse, qu'il ne lit jamais ses réponses sans pleurer, dans l'opinion qu'il à que c’est Dieu qui lui a inspiré ce qu’elles contiennent ; et que cette vision, par conséquent, est un effet de son imagination ; mais ce qui fait penser que c’est une vraie vision, est qu’il n’est point sujet à en avoir et n'a jamais eu que ceile-ci. En foi de quoi j'ai signé la présente de ma main et scellé de notre sceau 1, »
De leur côté, les religieuses de la Visitation de Paris et de Saint- Denis rendirent témoignage à Vincent de Paul. « Nous pouvons as surer avec certitude, disent entre autres celles de la capitale, que pli
1 Abelly, 1, 2, c. 14.
41659 de sieurs $ le temp nous r'el de nos S son cor tère, ce
néanmo tion les
plusieur tement.
une sens
l'Abelly,
Av, LXXX VIE. — De 1605
plusieurs manières, ligne de foi, laquelle entir. (C'est de lui.
émité de la maladie Dieu pour elle, et la > un acte de contricommet ordinaire.
petit globe, comme n la supérieure ré.
us lumineux, et les èrent et se répanid et plus lumineux le ce premier globe notre bienheureux e notre digne mère et les deux à Dies
lé la sainte MX. s , élébrant la sainte Me ii fièvre ni douleur,
s qu’il eut appris la id Memento, où l'en le prier pour elle; se de certaines pajui semblaient tenir ef la même vision, un sentiment intéavait pas besoin de esprit de ce prêtre, qu’il pense à elle, est que cette percette âme bienheurer, dans l'opinion ontiennent ; et que lagination ; mais ce n’est point sujet à Loi j'ai signé la prés
Paris et de Saint- Nous pouvons as a capitale, que plu-
41659 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 427
seurs fois il nous. est arrivé des choses presque miraculeuses, dans le temps de ses visites ou bientôt après. Dès le commencement qu’il ous rendit ce charitable oflice, il délivra presque en un instant une dnos sœurs d’une peine d’esprit si violente, qu’elle rejaillissait sur son corps et la rendait incapable de rendre aucun service au monaste, ce qui faisait grande compassion à ceux qui la voyaient; et néanmoins, depuis sa guérison, elle a exercé avec grande bénédicionles charges de. maîtresse des novices et de supérieure durant psieurs années ; et enfin, par la grâce de Dieu, elle est morte sainlement... Sa charité pour le soulagement du prochain lui donnait me sensible peine, quand ses propres infirmités ne lui permettaient pas d'aller voir et consoler les religieuses malades qui le souhaitaient, Inese contentait pas de compatir aux personnes souffrantes de corps
Don d'esprit, mais il faisait tous ses efforts pour les soulager. Un jour
ue bonne sœur domestique de laquelle il estimait beaucoup la vertu, nt fort malade et avec une grosse fièvre, lui dit qu’elle eût été bien aise de mourir, O ma sœur! répliqua-t-il, il n’est pas encore lemps. Et s’approchant d’elle, il lui fit une croix de son pouce sur kfront, et à l'instant la malade se sentit guérie ; et depuis, elle n'eut
« Comme il avait expérimenté en lui presque tous les états de la
ïie humaine, d'infirmités, d’humiliations et de tentations, pour consolr ceux qui étaient inquiétés de quelques peines semblables, il leur disait pour l'ordinaire qu'il en avait eu de pareilles, que Dieu l'en sait délivré, et qu’il leur ferait la même grâce. Ayez patience, leur üait-il; conformez-vous au bon plaisir de Dieu et usez de tel ou tel tmède, Une bonne sœur domestique lui disant un jour qu'elle avait l'esprit trop grossier pour s'appliquer aux choses spirituelles, parce Q'élant en son pays elle avait été employée à garder les bestiaux de sin père, il lui répondit : Ma sœur, c’est là le premier métier que j'ai fit: j'ai gardé les Pourceaux ; mais pourvu que cela serve à nous lumilier, nous en serons plus propres au service de Dieu : courage! lavait en même tem
ânes hautaines, et cela comme en se récréant et sans qu'elles y pen- “ent; mais où il montrait un z les qui avaient désobéi en chose d'importance ; car il les reprenait
}, . . “Je A . Q Q , d'une manière si humiliante, que cela les anéantissait et leur faisait penser ce
rdoutable
ps une adresse merveilleuse pour humilier les
èle plus vigoureux, c'était contre
que ce serait quand Dieu les reprendrait au jour de son
jugement, puisque la parole d’un homme les abattait et Umiliait si puissamment 1, »
l'Abelly, 1, 2, c. 14,
EDS BD nn
en
Robe Cale nia