LXXX VIT. — De
tion des captifs y ques-uns ; mais il et soutenir habi.
e de miséricorde, rbaresques la per.
urvut. Il y avaità rs pays chrétiens :
un zélé mission- : le premier mou.
1, après avoir trales esclaves, et des mheur d’être misà ar la foi de Jésus pagnons et succes e Saint-Lazare, ces deux premiers écrivait à Vincent de malades au reeaucoup dans leurs ‘ent pas moins, On xposés aux ardeurs les comparer qu'à que le travail etla ble de faire mourir ne laissent pas de en proie à ces armme à des chiens, leur faut respirer.
ablé de mal et n'en e se retirer; maisi ir la pierre, il fallait es cruautés me toution. Cependant cts atience incroyable; ’on exerce sur eux,
ons deux malades à en peuvent reven, ents ; et la semalit rétiens, et dont 0!
ax du Seigneur ui travaillent à soit
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11660 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 433
kmarbre, me force à leur distribuer une partie (les rafraîchissements que je n'ai destinés qu'aux malades. »
Telle était généralement la position des esclaves chrétiens de Tunis, au nombre de cinq à six mille; quelques-uns, ayant des patons moins barbares, se trouvaient un peu mieux, mais d’un jour à l'autre pouvaient être vendus au maître le plus cruel. Les esclaves & Biserte, l’ancienne Utique, mais surtout ceux d'Alger, étaient taités encore bien plus mal que ceux de Tunis. Dans ces trois lieux on en comptait de vingt-cinq à trente mille. Il ne faut pas oublier que c'étaient des Chrétiens, hommes, femmes, enfants, pris sur mer œuenlevés sur les côtes, et vendus comme des bêtes par les corsaires musulmans. Avant l’arrivée des missionnaires de Vincent de Paul, es infortunés captifs ne pouvaient pas même donner de nouvelles à kurs familles, qui, ignorant leur sort, ne songeaient pas même à kur délivrance.
Le second des missionnaires, Jean le Vacher, ayant été obligé d'aller à Biserte, autrement Utique, en écrivit en ces termes à Vincent : «L'esclavage est si fertile en maux, que la fin des uns est le commencement des autres. Entre les esclaves de ce lieu, outre ceux des hgnes, j'en ai trouvé quarante enfermés dans une étable, si petite et sélroite, qu’à peine s'y pouvaient-ils remuer. Ils n’y recevaient l’air que par un soupirail fermé d’une grille de fer, qui est sur le haut de hvoûte. Tous sont enchaînés deux à deux et perpétuellement enfernés, et néanmoins ils travaillent à moudre du blé dans un petit mounäbras, avec obligation d'en rendre chaque jour une quantité réglée qui passe leurs forces. Certes, ces pauvres gens sont vraiment nourris du pain de douleur, etils peuvent bien dire qu'ils le mangent à la sueur deleurs corps dans ce lieu étouffé, et avec un travail si excessif.
: «Quelque peu de temps après que j'y fus entré pour les visiter,
tmme je les embrassais dans de pioyable état, j'entendis des cris tnfus de femmes et d'enfants, entremélés de gémissements et de jeurs; j'appris que c’étaient cinq pauvres jeunes femmes chrétien- “s, esclaves, dont trois avaient chacune un petit enfant, et qui ‘aient toutes dans une extrême nécessité. Comme elles avaient enlndu le bruit de notre salutation mutuelle, elles étaient accourues au “upirail pour savoir ce que c'était; et ayant aperçu que j'étais pré- We, la douleur pressante qui leur serrait le cœur les avait fait éclater cris et fondre en larmes pour obtenir de moi quelque part de la wnsolation que je tâchais de donner aux prisonniers que j'étais venu Msiter,
En Alger, le consul lui-même fut plus d’une fois exposé aux mau-
D traitements des Turcs. Quant aux esclaves, plusieurs se tuaient