V.LXXXVIL. — De
alors de travailler de Paul voyait à e Hauranne, né } oitiers. On vantait cent le fréquents:
nne, voyant en lui > lui découvrir peu » serviteur de Dieu des maximes bien écouverte, plus les ngereux. Un jou, sûr quelque point r cet abbé prendre Sur quoi lui ayant amnée de l'Église, it mauvaise cause, >s paroles latines:
soutenir une doce Trente, Vincent, quelque avertisse- Quoi ! voulez-vous mme vous, sujet à de la vérité ? Elle ii lui est contraire.
ugement aux meilassemblés au conne parlez pas de ce Pape et des schoes.
lre visite, le trouva ura quelque temps re, Hauranne tourncent, dit-il, ce que idit beaucoup pou Iligence parfaite et ; et ensuite il alla neuse dans son ef ropres termes, que &
n l’église de Notre:
> abbé, il le troufà
l'Abelly, 1. 2, e. 38; 1. 3, c. 13. - Collet, 1. 8.
446 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VIE. — De 656
plus des mauvais sentiments de Hauranne. Vincent fit un dernier effort pour le garantir du précipice. Il s'en alla donc un jour le trou. ver chez lui, par forme de visite. Et, après avoir préparé son esprit par quelques entretiens convenables pour bien recevoir le remède qu'il voulait lui appliquer, il lui parla de l'obligation où il était de soumettre son jugement à celui de l'Église, et d’avoir pour le saint concile de Trente plus de respect qu'il n’en avait témoigné. Il lui fit voir en particulier que quelques-unes des propositions qu'il avait soutenues en sa présence étaient contraires à la doctrine de l'Église: il lui représenta qu'il se perdrait en s'engageant dans un labyrinthe d'erreurs, et surtout qu'il avait eu grand tort de vouloir l'y engager, lui et toute sa congrégation. Le saint s’anima dans le suite de cet entretien, il parla avec tant de force et de solidité, que Hauranne en fut interdit et ne répliqua pas un mot. C'était en 1637.
Un mois après, le novateur écrivit du Poitou une longue lettre à Vincent. Il y proteste d’abord qu'il n’a nullement le cœur chargé des
quatre choses que Vincent lui a reprochées dans sa dernière visite. I |
soutient que celles de ses opinions qu’on regarde comme des erreurs sont des vérités catholiques ; qu'elies ne passent pour des mensonges et des faussetés que parmi ceux qui aiment mieux la lueur et l'éclat que la lumière et la vérité ; qu'il n’y a aucun des évêques qui fréquentent la maison de Saint-Lazarre à qui il ne les fasse autoriser, quand il lui plaira de leur en parler à loisir; qu’il les lui fera voir à lui-même dans les livres saints ; qué Vincent lui a fait ces reproches moins parce qu’il le jugeait coupable que pour s’excuser de l'avoir abandonné comme un criminel au temps de la persécution; qu'ila toutefois facilement supporté cela de la part d’un homme qui depuis longtemps l’honorait de son amitié, et qui était à Paris en créance d'un parfaitement homme de bien. Seulement, ajoute-t-il, m'est resté cette admiration dans l’âme, que vous, qui faites profession d’être si doux et si retenu partout, ayez pris sujet d’un soulèvement qui s’est fait contre moi par une triple cabale et des intérêts assez connus, de vous joindre &ux autres pour m'accabler, ajoutant cela de plus à leurs excès, que vous avez entrepris de me le venir dire dans mon propre logis, ce que nul des autres n’avait osé faire. Le novateur finit en témoignant au saint la bonne volonté qu’il a eue deservir sa compagnie autant pour le spirituel que pour le temporel; et, pour lui prouver que, quoi qu’on dise, il est peu attaché à son sens et disposé à baisser avec ses amis, il l'assure qu'ila soutenu ses intérêts contre le jugement de sa conscience, qui ne le lui permettait pas!.
1 Collet. 1, 3, - Abelly, I. 2, c. 38.
i1650 de l'é
Jean du hmille qui théologie à itrent l'an wns, Quel
Réalité du
LXXXVIL — De 608
it fit un dernier c un jour le trou.
réparé son esprit cevoir le remède ion où il était de oir pour le saint smoigné. Il lui fit itions qu'il avait trine de l'Église:
ns un labyrinthe loir l'y engager, la suite de cet en- Hauranne en fut
11050 de l’êre chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 447
Jun du Verger de Hauranne naquit à Bayonne, en 1581, d'une hmille qui s'était rendue considérable par le commerce. Étudiant la M éologie à Louvain, il fit connaissance avec Jansénius. Ils se retrouwrent l'an 1604 à Paris, où ils renouvelèrent leurs anciennes liaiuns. Quelques années après, de retour à Bayonne, Hauranne resnça entièrement aux affaires de sa famille et se retira dans une maison de campagne de son père : l'étude y fit toute son occupation padant deux ans. Au bout de ce temps, il engagea son ami Janséis, qu'il avait laissé précepteur à Paris, à venir partager avec lui kloisir de sa retraite. Jansénius se rendit auprès de lui : ce fut là qu'ils jetèrent ensemble les premiers fondements du jansénisme.
Le premier fruit de l'étude de Hauranne fut le livre intitulé : Queslimroyale. Il le composa à l’occasion d’un cas proposé à la cour. Il iytraite de rien moins que de ce cas ; mais il y enseigne fort au long qon peut se tuer soi-même, et qu’il y a des occasions où on est ‘bligé en conscience de le faire. Un de ses principes dans ce livre est ui des gnostiques : Omnia munda mundis, tout est pur pour les purs,
L'évêque de Bayonne ayant été transféré à Tours, Hauranne le nivit à Paris, où ce prélat le donna à l’évêque de Poitiers, qui le fit n grand vicaire et lui céda l'abbaye de Saint-Cyran. Dans ce poste, Huranne commença de répandre ses erreurs, et de faire sourdenent des prosélytes à la nouvelle secte dont il devait être le patriarte. Îl sut gagner le père de Bérulle, et le tromper pendant longtemps D le zèle qu'il témoignait à procurer à sa congrégation de nouveaux Wblissements en Flandre et en France. Il gagna aussi la supérieure dela Visitation de Poitiers et beaucoup d’autres personnes. Mais, de tes les connaissances qu’il fit, la plus avantageuse à son dessein ülcelle de Robert Arnauld d'Andilly, qui passa par Poitiers, à la suite ka cour, en 1620. Quelque temps après, Hauranne lui écrivit une ke où se trouvent ces paroles : « Tous les esprits de la terre, pour jus et savants qu’ils soient, n'entendent rien à notre cabale s'ils ne Mi initiés à ses mystères, qui rendent, comme en de saintes orgies, “esprits plus transportés les uns envers les autres que ne sont ceux li tombent en manie, en ivresse et en passion d'amour impudi- Wet, » Ces paroles indiquent bien clairement une société secrète. A Conquête d'Arnauld d'Andilly pouvait paraître très-importante, Lékit en quelque crédit à la cour ; il était l’aîné d’une très-nom- Peu famille, que son exemple pouvait attacher à Hauranne : deux Fojens eflicaces pour avancer le projet de la cabale.
1e longue lettre à cœur chargé des dernière visite. Il |
mme des erreurs
ur des mensonges la lueur et l'éclat évêques qui fré-
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le temporel; et, ittaché à son sens soutenu ses inté-
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Réalité du projet de Bourg-Fontaine, première partie, p. 33, t, 1. Paris, 1755,
ne Paper
448 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII, —De160;
Hauranne ne tarda pas de se rendre à Paris, où il cultiva toule la famille des Arnauld. Elle l'introduisit au monastère de Port-Royal où Arnauld père, avocat, s'était rendu tout-puissant, sous prétexte d’en gérer le temporel. 11 y avait deux de ses filles, Agnès et Angélique, que Haurinne jugea très-propres à recevoir ses nouveautés et à les meltre en vogue quand il serait temps. Il jeta dès lors les yeux sur cette maison, pour en faire sa place d'armes. L'évêque de Lan. gres, Sébastien Zamet, en était supérieur ; il fallait l'éloigner : c'est de quoi il vint à bout par le moyen des mères Arnauld, qui fiventremercier l'évêque de ses bons oflices.
Port-Royal devint bientôt un lieu de fréquentes assemblées : elles avaient tout l'air de cabale, et déplurent au cardinal de Richelieu, qui, entendant d’ailleurs beaucoup parler des nouveautés que débitait le supérieur de Port-Royal, résolut de le faire arrêter. Il en park au père Joseph, Capucin, son confident, et à l'abbé de Prières, e leur demanda ce qu’ils pensaient de ce nouveau dogmatiste. Comme il vit qu'ils n'osaient s'expliquer, il dit lui-même ce qu’il en pensait, Il est Basque, dit-il, et a les entrailles chaudes et ardentes par tempérament : cette ardeur excessive lui envoie à la tête des vapeur dont se forment ses imaginations mélancoliques, qu'il prend pour dés réflexions spéculatives ou pour des inspirations du Saint-Esprit, faisant ainsi de ses extravagances des oracles ct des mystères.
Ce fut vers ce temps que le père de Condren et saint Vincent de
Paul se déclarèrent hautement contre le novateur, et signalèrent s détestables maximes : le cardinal le fit observer ; Hauranne juges
prudent de s’éclipser, et ne reparut à Paris que six mois après. AR
son retour, il s'attacha un Oratorien nommé Seguenot, et l'engage à faire imprimer sous son nom la traduction de la lettre de saint At gustin sur la virginité, avec des notes remplies des erreurs de Ha
ranne contre les vœux, notamment contre celui de chasteté. Ce livre scandalisa tous les gens de bien : la Sorbonne le censura comme hé: rétique. Hauranne, le véritable auteur, fut arrêté et enfermé au cll teau de Vincennes le 13 mai 1638. On saisit tous ses papiers, enlr autres les lettres à d’Andilly et à Vincent de Paul, et celle que dar sénius lui écrivait, qui découvrirent beaucoup de mystères de le
cabale. Les partisans de Hauranne prétèrent à Richelieu bien de mauvais desseins pour cette détention : Hauranne les démenti 10
sans y penser, en écrivant, avec Sa modestie ordinaire, qu'il élaitai
prisons de Vincennes pour avoir voulu suivre exactement la théol
gie de sainte Thérèse f.
1 Lettres de S. Cyran, première étion, lettre 23, p. 179.
41660 de l’4
On ente Ce furent 1 supérieur Pleine-Sel fille du du puis évêqu Langres, à pas parler déposition:
nous avons Hauranr telles à d pour donnx après la mn leu Hus, ( ke plan du noires au j mauld d’An Cavigny, lsonnier, malade sur Anis ne SOr ile virent Les auteur:
omme d'u:
lonna que Desmarets € Mant des le Et de fait,
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licieux. Ur “lapporte « que le diabl e Église, toché cette he de leur
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D Large de kpliquer, e
lents 4,
douveaux
XXV
, LXXX VIT, — De 1605
il cultiva toute la re de Port-Royal, int, sous prétexte s, Agnès et Angé.
ses nouveautés el à: dès lors les yeux
L'évêque de Lan.
it l'éloigner : c'est auld, qui fivent re-
assemblées : elles inal de Richelieu, iveautés que débiarrêter. Il en park 1bbé de Prières, et logmatiste. Comme ce qu’il en pensait ardentes par tema tête des vapeur qu’il prend pour dés du Saint-Esprit, & es mystères.
et saint Vincent def
r, et signalèrent ss *; Hauranne juga
: six mois après. À
ruenot, et l'engage a lettre de saint Au:
des erreurs de Ha
de chasteté. Ce live censura comme hé s et enfermé au che 1s ses papiers, enlr ul, et celle que Jar de mystères de 1e
\ Richelieu bien de ne les démentit lo
naire, qu'il élaital actement la théolo
Bi urge de trouver tous les jours de nouvelles subti
Bants 1.
1160 de l'ère chr,] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 449
On entendit juridiquement des témoins pour lui faire son pracès, Lelurent l'abbé de Prières, Tardif, son ami intime ; Antoine Vigier, upérieur des Pères de la doctrine chrétienne ; Pormorant, abbé de Peine-Selve ; Nicolas Victon, aumônier du roi; Marie d'Aquaviva, ille du duc d’Atrie, au royaume de Naples; François de Caulet, depisévêque de Pamiers, et plusieurs autres, Quant à l’évêque de lgres, au père de Condren et à Vincent de Paul, ils ne voulurent pis parler devant un juge laïque, mais ils donnèrent par écrit leurs dipositions au cardinal, Toutes se réduisaient, pour le fond, à ce que mous avons déjà vu de saint Vincent de Paul.
Hauranne s'occupa dans sa prison à composer ses lettres spirielles à différentes personnes de condition, vraies ou supposées, pour donner du relief au parti, D'Andilly les a données au public près la mort de son ami, Dans la 93e, il enseigne, avec Wiclef et lan Hus, que les mauvais prêtres ne sont plus prêtres. Il traça aussi le plan du livre contre ja fréquente communion, et donna ses ménoires au jeune bachelier Antoine Harnauld, son élève, frère d'Armuld d'Andilly. Le cardinal de Richelieu étant mort, le comte de Cavigny, devenu ministre d'État, trouva moyen de faire élargir le Hsonner, SON ami, qui ne survécut guère à cette grâce : il tomba balade sur la fin de septembre 1643, et mourut le 41 octobre, Ses is ne songèrent à lui faire administrer les sacrements que quand ile virent tombé en apoplexie : il expira aux premières onctions. Les auteurs de la Gallia christiana firent de Hauranne un éloge mme d'un saint et orthodoxe personnage. Le clergé de France or- Fnna que cet éloge serait effacé. Les ministres huguenots Samuel
lesmarets et Jurieu ont revendiqué ce saint Personnage, comme ant des leurs et pensant comme eux.
Et de fait, la secte de Hauranne, plus connue sous | Bisme, n’est qu'une phase du calvinisme, un calvi licieux, Un magistrat Contemporain disait à l’historie Fleury, qui "hpporte et l'approuve : « Le jansénisme est l'hérésie la plus subtile Le le diable ait tissue. Ils ont vu que les protestants, en se séparant l'Eglise, se sont condamnés eux-mêmes, et qu'on leur avait rethé cette séparation ; ils ont donc mis Pour maxime fondamenhe de leur conduite, de ne s’en séparer jamais extérieurement, et tprotester toujours de leur soumission zux décisions de l'Église, à
lités pour les ger de senti
nom de jansme plus ar-
Mliquer, en sorte qu'ils paraissent soumis sans chan
L'louveaux opuscutes de Fleu J, p. 227 et 228,
450 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXX VII, De go; à ; 1650 de
Luther et Calvin attaquent ouvertement l'Église, sa hiérarchie, hf Barcos primauté de son chef, Le patriarche du jansénisme, Hauranne, pense putenir comme Luther et Calvin; nous avons vu avec quel emportement D imnée ] dans ses entretiens familiers, il s’exprimait sur l'Église, sur le Pape,R Saint Vin sur le concile de Trente. Il est plus réservé dans ses écrits, mais il le Le quatre pose des principes qui enferment les mêmes conséquences. Il écritilS sn amit d'Andilly : « La religion n'est rien qu’une confrérie de gens vivant que je lui et mourant ensemble. » Définition dont les athées mêmes pourraient wint Pier s'’accommoder. Dans la sixième leçon de sa Théologie familière plus sava: Hauranne demande : Qu'est-ce que l'Église? et il répond, avec Luther mes, qui et Wiclef : C'est la compagnie de ceux qui servent Dieu dans la l-W Rome, q mière et dans la profession de La vraie foi et dans l'union de La vrai ie Sorbor charité, Cette doctrine, qui n’admet dans l'Église que les justes etls salle de le élus, et qui en exclut tous les pécheurs, vient originairement des Li attribe Donatistes, et a été condamnée dans le concile de Constance, Fal puté vers outre, comme les justes ne sont connus que de Dieu, l'Église de jé. qu'elle es sus-Christ ne sera visible qu’à Dieu. Les Luthériens, les Calvinistes RS emps de qui ne veulent ni Pape, ni évêques, ni prêtres, ni visibilité de l'Église, hiattribu adopteront sans peine cette définition. Il est vrai, dans son Peru personnag Aurelius, il se donne l'air de défendre la hiérarchie, le Pape, lunvoie à évêques, les prêtres; mais en même temps il l'y ruine de fond endiputés p comble par ce principe de Jean Hus et de Wiclef : On cesse d'étrfis passag prêtre et évêque par un seul péché mortel contre la chasteté : Extir4arec saint guitur sacerdotalis dignitas.… simul atque castitas deficit. Commis après Dieu seul sait qui ne s’est pas rendu coupable d’une pareille fauteÆSint hom Dieu seul sait qui est prêtre ou évêque, et qui ne l’est pas : pour I Cette d hommes, c’est chose impossible à savoir, la hiérarchie est invisibleiuppante, elle est comme n'étant pas. Nous avons vu l’apostat Marc-Antoine Je vous de Dominis, dans sa République ecclésiastique, s’efforcer d'anéanli@trre qu'à la monarchie de l’Église, de détruire la primauté du Pape et la né nelle je cessité d'un chef visible, de prouver enfin que saint Pierre n'étiiPare, son pas le seul chef de l'Église, mais que saint Paul lui était égal en a1@iy a poir torité; refuser à l'Église toute véritable juridiction, et confondrnent de s: l'Église enseignante avec l'Église enseignée. L'ouvrage de cet aposiiin : fut condamné par la Sorbonne en 1617; Richer, syndic de la facul@ «l'ai cr de théologie, refusa de souscrire à la condamnation. Dès 1611, liMnuis l'exe même avait publié un ouvrage, De la Puissance ecclésiastique et po n'est plu litique, où il soutient les mêmes erreurs. Il se rétracta l'an 162), Su ignoran déclara, par un écrit signé de sa main, qu'il reconnaissait l'Églscrains rien romaine pour mère et maîtresse de toutes les églises et pour ji politi infaillible de la vérité. Les Jansénistes reprirent sous main les et reurs de Richer et de l’apostat Marc-Antoine de Dominis. EU
Av. LXXX VII, Detços
se, sa hiérarchie, a e, Hauranne, pense
uel emportement, Eglise, sur le Pape ses écrits, mais ily séquences. Il écrit
11650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 451
Barcos, neveu de Hauranne, publia jusqu’à deux ouvrages pour wutenir l'hérésie des deux chefs, qui n’en font qu'ui. Elle fut condamnée par un décret d'Innocent X, du vingt-quatre janvier 1647. &int Vincent de Paul ne contribua pas peu à cette condamnation. Le quatre d'octobre 1646, il écrivait à un cardinal qui l’honorait de son amitié : « Je supplie très-humblement votre éminence d'agréer que je lui adresse quelques écrits contre l'opinion des deux chefs int Pierre et saint Paul, Ces écrits ont été composés par un des plus savants théologiens que nous ayons, et des plus honnêtes hommes, qui ne veut point être nommé, Il a appris, par la gazette de Rome, que l'on y examine le livre qu’il réfute, et que deux docteurs de Sorbonne, qui y sont, soutiennent que la doctrine de ce livre est lle de leur faculté. Et cette même faculté, ayant été informée qu’on hiattribuait cette opinion des deux chefs, s’est assemblée et a dépité vers monsieur le nonce pour désavouer ces docteurs et l'assurer Quelle est du sentiment contraire, et pour le supplier en même
kmps de faire en sorte que la prochaine gazelte fasse mention qu'on hiattribue à faux cette doctrine. C'est ce qui a mû ce bon et vertueux prsonnage à m'apporter aujourd'hui ces écrits, à dessein que je les avoie à Rome, pour servir de mémoire à ceux que sa Sainteté a députés pour examiner ledit livre, Ils trouveront dans cet ouvrage ls passages. qu'on rapporte pour la prétendue égalité de saint Paul “ec saint Pierre, réfutés par les mêmes auteurs qu'on allègue, les us après les autres 1, » Comme nous avons vu, les sollicitations du «int homme eurent un plein succès.
Cette duplicité jansénienne se voit dans Pascal d’une manière appante, IL dira dans la dix-septième de ses Lettres provinciales : (le vous déclare done que je n’ai, grâce à Dieu, d'attache sur la re qu'à la seule Église catholique, apostolique et romaine, dans hquelle je veux vivre et mourir, et dans la communion avec le Pape, son souverain chef, hors de laquelle je suis persuadé qu'il 1y a point de salut,» Voilà Pascal catholique et jouissant pleine-
ri de sa raison. Mais Rome ayant condamné ses lettres, Pascal ra :
Théologie familière répond, avec Luther mé Dieu dans la lu 18 l'union de La vraie > que les justes etles , originairement des le de Constance, Fa! Dieu, l'Église de Jéiens, les Calvinistes, visibilité de l'Église, rai, dans son Petru archie, le Pape, le l'y ruine de fond e lef : On cesse d'être : la chasteté : Erti titas deficit. Comme d’une pareille faute le l’est pas : pour le rarchie est invisible ipostat Marc-Antoine s’efforcer d'anéani lé du Pape et lané > saint Pierre n’étal | lui était égal en au iction, et confondté uvrage de cet aposli , Syndic de la faculté ation. Dès 4641, lui » ecclésiastique et rétracta l'an 1629,4 reconnaissait l'Églié églises et pour ju 1t sous main les
Dominis. :
«J'ai craint que je n’eusse mal écrit en me voyant condamné ; mis l'exemple de tant de pieux écrits me fait croire au contraire. | n'est plus permis de bien écrire, tant l'inquisition est corrompue d Inorante. Il est meilleur d’obéir à Dieu qu'aux hommes, Je ne ans rien, je n’espère rien. Le Port-Royal craint, et c’est une mau- Me politique... Quand ils ne craindront plus, ils se feront plu
‘Abelly, 1. 2, c. 88. - Collet, 1. 5,
452 HISTOIRE UNIVERSELLRS (Liv. LXXXVIL.—De 160 M +! 4 !
ne parle
du roi, à sultes qui modernes tuelle de | exorbitant motifs qui
craindre. Le silence est la plus grande persécution. Jamais les saints ne se sont tus. Il est vrai qu’il faut vocation ; mais ce n’est pas des arrêts du conseil qu'il faut apprendre si l'on est appelé, mais de la nécessité de parler. Si mes lettres sont condamnées à Rome, ce que à j'y condamne est condamné dans le ciel. L’inquisition (le tribunai du Fape pour l'examen et la condamnation des livres) et la société (des Jésuites) sont les deux fléaux de la vérité ?. » Certainement, dirons 34 bimulin nous avec le comte de Maistre, Calvin n'aurait ni mieux ni autr- $ re ment dit ?, mort Clé Nicole n’est pas moins dangereux que Pascal. Dans son explication Un attr du symbole, sur l'article : Je crois La sainte Eglise catholique, il dit& Han quelques mots de la primauté du Pape, mais supprime l'infaillibiltés, se de l'Église dispersée : dans son traité de l'Unité de l'Église, il dis We, nn aule l’unité de son chef; enfin, dans le quatrième volume des ; Essais, il dit : « L'Kglise n’est presque plus composée que de mon- h ne ceaux de sable, c’est-à-dire de membres secs. » Ce qui revient à ? l'impiété de Hauranne sur la caducité, le dépérissement ou même l'entière destruction de l’Église. Nicole se détacha des Jansénistes PA vers la fin de sa vie; mais ses ouvrages ne sont pas moins infectés du je Hi venin de leur doctrine, et feront toujours plus de mal que de bien de Ébertés ceux qui les lisent. On ne peut guère en excepter que sa Perpétuité
Dupuis n° klivre en
de l'église
de la foi sur L'Eucharistie, dont Arnauld a jugé à propos de se faire Le
honneur, comme le geai des plumes du paon. Encore trouve-t-01 Do aussi bien et mieux dans Bellarmin, dans les frères Wallembourg et wolésiasti dans le chanoine régulier Garet, qui a écrit précisément sur le même von : sujet, et où se trouve cette foule de textes cités par Arnauld et Nicole. Le style de Nicole est généralement sec, froid et lourd. Pour louer le Jésuite Bourdaloue, on a dit : C'est Nicole éloquent. Ce qui Un
veut dire que Nicole, le plus élégant écrivain de Port-Royal, Pascal qi A excepté, est égal à Bourdaloue, moins l’éloquence. D que l'a .
Un avocat janséniste, Simon Vigor, écrivait de son côté pour dif Ychetacl
minuer l’zutorité du Pape, lui substituer une aristocratie épiscopal, SPAS même le gouvernement démocratique, afin d’asservir chaque église à notialt nationale au gouvernement séculier et aux avocats 3. Dans son dir D | cours sur les libertés de l'Église gallicane, Fleury fait cette observir j à ne tion : « Les Français, les gens du roi, ceux-là mêmes qui ont fait Ho | sonner plus haut ce nom de libertés. y ont donné de rudes atteints . di ë en poussant les droits du roi jusqu’à l'excès; en quoi l'injustice de ne Dumoulin est insupportable. Quand il s’agit de censurer le Pape, "T
qui enseig même ceux
Un cont
Fr: ; 9 Ft Nouv, 0} 1 Pensées de Pascal, t. ?, art. 17, n. 82, — 2 De l’Église gallicane, C.* de France, t s néalité du projet de Bourg-Fontaîne, sixième pa ?
v. LXXX VII, — De 1605
n. Jamais les saints is ce n’est pas des appelé, mais de la es à Rome, ce que tion (le tribunaï du s) et la société (des g
tainement, dirons 4
ni mieux ni autre-
ans son explication se catholique, il dit£ prime l'infaillibilité É Le l'Eglise, il dissi} ème volume de ses Josée que de mony Ce qui revient à ‘issement ou même cha des Jansénistes 1s moins infectés du ; mal que de bien à r que sa erpétuilé à propos de se faire Encore trouve-t-0n res Wallembourget sément sur le même par Arnauld et Niroid et lourd. Pour le éloquent. Ceqif
ee
Port-Royal, Pasalg
> son côté pour distocratie épiscopal, servir chaque égli ats #. Dans son dir y fait cette observt mêmes qui ont fil ié de rudes atteinlé n quoi l'injustice de censurer le Pape, i
giise gallicane, €. ÿ,
we parle que des anciens canons; quand il est question des droits du roi, aucun usage n’est nouveau ni abusif : et lui et les jurisconqltes qui ont suivi ces maximes inclinaient à celles des hérétiques modernes, et auraient volontiers soumis la puissance même spiritelle de l'Église à la temporelle du prince. Cependant ces droits aorbitants du roi et des juges laïques, ses officiers, ont été un des
41650 de l’ère chr.]
à motifs qui ont empêché la réception du concile de Trente 1, » Charles à Dimoulin, né en 1500, mort en 1566, fut successivement catholique,
aliniste, luthérien, et redevint catholique quelque temps avant sa mort, Clément VIIT condamna ses ouvrages à être brûlés.
Un autre avocat, Pierre Pithou, demi-protestant, publia vers la fin di sizième siècle son grand traité des Libertés de l’église gallicane;
Du commencement du siècle suivant, l'avocat Pierre Dupuis publia
ks Preuves de ces libertés. Les deux ouvrages sont réunis en quatre wlumes èn-folio, et cette compilation, infiniment condamnable, est «pendant le grand arsenal où tous les successeurs de Pithou et de Dupuis n’ont cessé de puiser. Vingt-deux évêques, qui examinèrent klivre en 1639, le dénoncèrent, dans une lettre encyclique, à tous kurs confrères, comme un ouvrage détestable, rempli des propositions ls plus venimeuses et masquant des hérésies formelles sous le beau nom libertés 2. Fleury dira comme ces évêques : « La grande servitude l'église gallicane, s’il est permis de parler ainsi, c’est l'étendue ex-
Lessive de la juridiction séculière 3. » Toutefois le même, dans le
mème discours, dira de ces maximes parlementaires de la servitude «lésiastique : « La doctrine ancienne est demeurée à des docteurs Suvent moins pieux et moins exemplaires en leurs mœurs que ceux qui enseignent la nouvelle (celle de l'Église romaine). Quelquefois même ceux qui ont résisté aux nouveautés ont été des jurisconsulies où des politiques profanes ou libertins, qui ont outré les vérités qu'ils soutenaient, et les ont rendues odieuses. C’est une merveille
Mu l'ancienne et saine doctrine se soit conservée au milieu de tant
d'obstacles #, »
Un contemporain de Fleury, Fléchier, évêque de Nimes, nous fait &portrait des jurisconsultes et des magistrats de son siècle : « Quel lagistrat aujourd'hui veut interrompre ses divertissements, quand ISagirait, je ne dis pas du repos, mais de l'honneur, et peut-être même de la vie d’un misérable? La magistrature n'est que trop soutent un titre d’oisiveté qu’on n’achète que par honneur et qu’on lexerce que par bienséance. C'est ne savoir pas vivre et faire injure
ET Nouv. Opusc. de Fleury, 1818, p. 156 et 157. — ? Procès-verbaux du clergé de France, t. 3, pièces justificatives, n, 1, — 3 Ubi suprà, p. 166, — * P, 155.;
454 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VIT. De 1605
aux magistrats que de leur demander justice lorsqu'ils ont résolu de se divertir. Leurs amusements sont comme la partie sacrée de leur vie, à laquelle on n'ose toucher; etils aiment mieux Jasser h patience d’un malheureux, et mettre au hasard une bonne cause, que de retrancher quelques moments de leur sommeil, de rompre une partie de jeu ou une conversation inutile, pour ne rien dire de plus 1, » Tels étaient les jurisconsultes profanes et libertins qui, suivant Fleury, soutinrent l’ancienne doctrine des parlements contre les nouveautés de Rome ! Fleury fut lui-même avocat, et le fut toujours plus que prêtre.
Nous avons vu tous les saints, notamment dans ces derniers si. cles, engager les fidèles à fréquenter les sacrements de pénitence et
d’eucharistie, leur en donner l’exemple, et en retirer des fruits merveilleux de sanctification, tant pour eux que pour les autres. La secte de Hauranne et Jansénius avait un esprit tout différent. En l'année 1643, l’un de ses chefs, Antoine Arnauld, publia, sous le titre de Fréquente Communion, un ouvrage pour détourner les fidèles de fréquenter les sacrements de pénitence et d’eucharistie. Cet ouvrage portait l'approbation de seize évêques, dont plusieurs ne l'avaient pas
lu. Ce ne fut d'abord qu’un cri général de tous les catholiques contre @
un écrit si dangereux. Le père Yves, Capucin ; Raconis, évêque de Lavaur ; le père Petau, Jésuite ; Isaac Habert, depuis évêque de Vabres, réclamèrent pour la doctrine de l’Église. Les prélats approbateurs envoyèrent à Rome le sieur Bourgeois, docteur de Sorbonne, pour empêcher que le livre qu’ils protégeaient n’y füt censuré. Ensuiteils firent présenter au Pape une soumission du docteur Arnaull,
dont ils prièrent instamment sa Sainteté de se contenter. Le Saint-
Siége s’en contenta en effet, et poussa la condescendance jusqu'à ne pas condamner directement le livre de la Fréquente Communion. Mais l’abbé de Barcos, neveu de Haurahne, ayant publié, en 1645, deux traités pour soutenir l’hérésie des deux chefs qui n’en font qu'un, Innocent X, par un décret du 24 janvier 1647, condamna non-seulement ces traités comme hérétiques, mais encore tous les autres livre: où cette proposition est établie et soutenue, tant ceux qui étaient déjà imprimés que ceux qui pourraient l'être à l'avenir. Clause
remarquable qui tombe sur le livre de la Fréquente Communion, dont $
la préface contentait ladite hérésie. L'ouvrage fut formellement
condamné en 1648 par l'archevêque de Besançon, plusieurs def
ses propositions flétries en 1690 par le Pape Alexandre VII, & lecture défendue en 1695 par l’archevêque de Malines, et en
1 Fléchier, Panégyrique de S. Louis.
11660 de l’
éprouvé Voici le
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aient pro centaine, ( lyenap àfait; on comme ell de Paris s munions à quinze cer
Ban est ain M obusent de
lommes « autre. C’er x jours, :
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excès, Jui ommunio pédicateu rectement.
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Œux qui à des saints Uarles dé du livre nest que
ks termes dans sa pr k commun gues d’app Mlifait pit nes Œuvres putie, que uit honoré krmerait 1 @vOir que lon des sa
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7. LXXX VIT. De 1605 squ’ils ont résolu la partie sacrée de nt mieux Jasser là bonne cause, que il, de rompre une r ne rien dire de libertins qui, suiparlements contre ocat, et le fut tou-
s ces derniers siè. À
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rer des fruits merles autres. La secte fférent. En l’année a, sous le titre de r les fidèles de fréristie. Cet ouvrage urs ne l'avaient pas
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Raconis, évêque , depuis évêque de Les prélats approcteur de Sorbonne, y fût censuré. Enu docteur Arnaull,
ntenter. Le Saint-
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it publié, en 1645, qui n'en font qu'un, idamna non-seuletous les autres lint ceux qui étaient à l'avenir. Clause
> Communion, dont $
fut formellement
son, plusieurs def
Alexandre VII, si Malines, et enf
tprouvé dans) son entier, l’an 1703, par la faculté de Louvain. Voici le jugement qu’en porta saint Vincent de Paul dans deux lies à un de ses missionnaires qui l'avait consulté à cet égard.
Yincent y dit en substance : Il se peut faire que quelques personnes
ent profité de la lecture de cet ouvrage; mais, s’il a servi à une œntaine, en les rendant plus respectueux à l'égard des sacrements, lyen a pour le moins dix mille à qui il a nui, en les en retirant tout it; on ne voit plus que la sainte communion soit fréquentée wmme elle l'était autrefois, pas même à Pâques : plusieurs curés de Paris s'en plaignent ; à Saint-Sulpice, on avaï‘ trois mille communions de moins qu’à l’ordinaine ; à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, quinze cents personnes avaient manqué à ce devoir de religion, et il
Daest ainsi des autres. Il est vrai qu’il n’y a que trop de gens qui a ausent de l'eucharistie, et moi, misérable, dit-il, plus que tous les
lommes du monde; mais il ne faut par corriger un abus par un atre. C'en est un d’éloigner de la sainte table, non pour huit ou ixjours, mais pour cinq ou six mois, de bonnes religieuses qui tent dans une grande pureté, comme on sait que ces nouveaux “lormateurs le pratiquent. Saint Charles a été bien éloigné de ces acès, lui qui ne recommande rien tant dans ses conciles que la wmmunion fréquente, et qui décerne de grièves peines contre les hédicateurs qui en détournent les fidèles directement ou indirctement.
Comme pour défendre le livre et l’auteur, le missionnaire répé-
Du ce qu'on disait alors, que le docteur Arnauld n'en voulait qu’à
œux qui admettaient trop aisément les pécheurs à la participation ls saints mystères : Vincent avoue que c'est un excès que saint Larles déplore : mais il soutient en même temps que les principes lu livre de la Fréquente Communion vont plus loin, et que ce st que pour mieux couvrir son jeu que l’auteur paraît adoucir ls termes. En effet, dit notre saint, ne loue-t-il pas hautement lus sa préface, page 36, la piété de ceux qui voudraient différer kcommunion jusqu’à la fin de leur vie, comme s’estimant indisis d'approcher du corps de Jésus-Christ ? N'assure-t-il pas qu'on Milait plus à Dieu par cette humilité que par toutes sortes äe bon- 1 œuvres ? Ne dit-il pas, dans le chapitre second de la troisième Pulie, que c’est parler indignement du Roi du ciel que de dire qu’il “it honoré par nos communions? Quand même, continue-t-il, on lrmerait les yeux à toutes ces considérations, peut-on ne pas apertoi que les dispositions qu'exige ce jeune docteur pour la réceplon des saints mystères sont si hautes, si éloignées de la faiblesse
laine, qu’il n'y a personne sur la terre qui puisse s’en flatter ? Si,
456 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVII, — De1ç05 M à 1660 de 1
comme il le soutient sans aucun adoucissement, il n’est permis del toire. Il à commumier qu’à ceux qui sont entièrement purifiés des images dei ailleurs le
vie passée, par un amour divin, pur et sans aucun mélange, qui sont ner des c parfaitement unis à Dieu seul, entièrement parfaits et entièrement@ nie trente irréprochables, peut-on se dispenser de dire avec lui que ceux qui M Leurs tous selon la pratique de l'Église, communient avec les dispositions ordi. ! : catholi naires, sont des chiens et des antechrists ? Non, continue-t-il; ave sieur de : de tels principes, il n'appartient plus de communier qu'à monsew Ml rités à de Arnauld, qui, après avoir mis ces dispositions à an si haut poirtiif une autre qu’un seint Paul en serait effrayé, ne laisse pas de se vanter plu-@ drait le c« sieurs fois dans son apologie qu'il dit la messe tous les jours, etc, de la sorte
Le missionnaire consultant prétendait qu'il était faux que l'autem@ Le serv
du livre de la Fréquente Consmunion voulât introduire l'usage de nef ubli dans donner l’absolution qu’à ceux qui auraient déjà fait pénitence, et quel mais le m sur ce point il ne pensait même, par rapport à ceux qui étaient ton int card: bés dans des péchés griefs, que ce que pensait saint Charles Borro-@ cmmunio mée. D'où il suivait encore que le docteur Arnauld n'avait jamais sont ceux songé à introduire la pénitence publique pour les péchés secrets. 1% ra ordonr
Vincent attaque ces deux réponses. Il dit à la première que monde pas encore sieur Arnauld ne veut pas seulement introduire la pénitence avan publiques l'absolution pour les gros pécheurs, mais qu’il en fait une loi géné monsieur rale pour tous ceux qui sont coupables d’un péché mortel. PouréS re trouve s'en convaincre, il n’y a qu’à lire le huitième chapitre de la seconde pénitence |
partie de son livre. Il y fait dre au pape saint Grégoire qu’il est né C'est à tou cessaire que le pécheur fasse pénitence de ses péchés, non-seuleme ommunior avant de communier, mais même avant de recevoir l’absolution. Il anciennes
ments von!
comme les apôtres et une traditie parfaite lia:
E persuadés ( tes sortes « D que la mèr que depuis ajoute Vinc D De Ha D Sunt-Sacr à le lanatiqu
ajoute que, selon les règles saintes que le pape Innocent a don nées à toute l’Église après les avoir apprises de la tradition per pétuelle de la même Église, l’ordre que les prêtres doivent garder dans lexécution de la puissance que le Sauveur leur a donnée de lier et de délier les âmes, c’est de n’absoudre les pécheurs qu'aprè les avoir laissés dans les gémissements et dans les larmes, et leu avoir fait accomplir une pénitence proportionnée à la qualité de leurs péchés. Ces paroles et beaucoup d’antres qui suivent montrent que selon moncs'eur Arnauld, il est nécessaire de différer l'absolutionfé pour tous les péchés mortels jusqu’à l’accomplissement de la péni tence. Au reste, Vincent sait que c'était la pratique de l'abbé d Saint-Cyran, et qu’on y soumet encore ceux qui se livrent à la con: duite du parti.
é : ; le }.
De ces principes, selon lesquels on ne doit donner l'absolutonfS tas, La So jue quand le péché est déjà expié par une satisfaction proportionà née, Vincent infère avec raison que l’absolution n’est que décht@ : Coïtet, 1,
1160 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 457
ire. Il ajoute qu’il est inutile d’alléguer que l’auteur du livre a dit ailleurs le contraire ; car il est d'usage chez tous les novateurs de se Due des contradictions dans leurs ouvrages, pour s'échapper, Calvin sie trente fois qu’il fasse Dieu auteur du péché, quoiqu'il fasse d’ailkurs tous ses efforts pour établir cette maxime détestable que tous ! scatholiques lui attribuent. J'ai ouï dire, continue-t-il, à feu monseur de Saint-Cyran, que, s’il avait dit dans une chambre des véités à des personnes qui en seraient capables, et qu’il passait dans ue autre où il en trouverait d’autres qui ne le seraient pas, il leur dirait le contraire : il prétendait même que Notre-Seigneur en usait ous les jours, etc, de la sorte, et recommandait qu'or fit de même. & faux que l'autw Le serviteur de Dieu reconnait volontiers que saint Charles a réduire l'usage de ne@ ubli dans son diocèse la pénitence et les décrets qui la concernent ; t pénitence, et quel mais le missionnaire consultant doit reconnaître à sou tour que ce ix qui étaient ton@ int cardinal n’a pas fait consister Ja pénitence à se retirer de la int Charles Borro-@ communion, si ce n’est dans les cas portés par les canons, tels que auld n'avait jamais snt ceux des occasions prochaines et autres semblables. Jamais il s péchés secrets. À ra ordonné ni qu’on refusât l’absolution à tous ceux qui n'auraient première que mou pas encore satisfait pour leurs péchés, ni qu’on fit des pénitences la pénitence avai publiques pour des péchés secrets. IL n’a jamais dit, comme fait à fait une loi géné monsieur Arnauld au troisième chapitre de sa seconde partie, qu’on éché mortel. Pour ne trouve dans les anciens Pères, et surtout dans Tertullien, que la pitre de la second pénitence publique en laquelle l'Église exerçât le pouvoir des clefs, égoire qu’il est n%% C'est à toutes ces nouveautés que se réduit le livre de la Fréquente és, non-seulement tnmunion. Quoiqu'il fasse quelquefois semiiant de ne proposer ces voir l’absolution. I anciennes pratiques que comme plus avantageuses, ses raisonne- >e Innocent à don nents vont à en établir la nécessité. Partout il donne ces sentiments > la tradition pe comme les grandes vérités de la religion, comme la pratique des res doivent garde apôtres et de toute l'Église durant douze siècles, et enfin comme leur a donnée GS ue tradition immuable. Vincent ajoute que toutes ces idées ont une pécheurs qu'apié parie liaison avec le principe de ceux qui les avancent : ils sont les larmes, et leur pérsuadés que l'Église a cessé d’être depuis qu’elle a cessé de garder à la qualité de leurs tes sortes d'usages. Deux des coryphées de ces opinions ayant cru vent montrent qu (ie la mère de Sainte-Marie était disposée pour eux, lui avaient dit ifférer l'absolutionfé que depuis cinq cents ans il n’y a point d'Église : et c'est elle-même, ssement de la pénidéé tjoute Vincent, qui me l’a dit et écrit 1, tique de l'abbé d De Hauranne compose dans le même but /e Chapelet secret du se livrent à la con@ Muint-Sacrement. Chaque grain est un sitribut de Dieu, sur lequel le knatique auteur débite ses réveries dans un incroyable galima- ‘as, La Sorbonne, qui condamna l'ouvrage dès qu'il parut, déclare
v, LXXX VII, — De1ços il n’est permis de ss des images dela : mélange, qui sont uts et entièrement lui que ceux qui, s dispositions ordi.
continue-t-il ; ave nier qu’à monsieur an si haut point
de se vanter pl.
onner l'absolulion faction proportion
n’est que déc : Collet, 1, r,
458 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIE, — Do 1605 Ma 1650 de |
qu’il contient plusieurs extravagances, impertinences, erreurs, blas. ps d'aut phèmes et impiétés qui tendent à séparer et à détourner les Ames M hits seuls de la pratique des vertus, spécialement de la foi, espérance et cha. L'an 1 rité, qu'il détruit la façon de prier instituée par Jésus-Christ, Elle BR l'ordre de ajoute ces termes bien remarquables, que cet ouvrage tend à intro pus à Pa duire des opinions contraires aux effets d'amour que Dieu a témoi Bis d'un gnés pour nous, et nommément au sacrement de la sainte eucharistie M qui sortit et au mystère de l’incarnation. Ce chapelet fut également censuré à BR pour caus Rome. iers l'an
En voici deux grains pour échantillon de doctrine et de style Mpimée pa « 8. ÉMINENCE. Afin que Jésus-Christ entre en tous ses droits, qu'i Write passa: s'élève glorieusement dans toutes ses prééminences, qu'il fasse une MR bonne
SÉPARATION de grandeur entre lui et la créature, que les âmes accep. MRli déclar: tent leurs hassesses en hommage à cette grandeur, qu’il soit un Dieu BRprs de P: wule dan
Dieu, c’est-à-dire se tenant dans les grandeurs divines, selon lesquelles il ne peut être dans rien moindre que lui. — 9. Possession. Muurelle « Il faut que les Âmes adorent en Jésus-Christ la possession qu'il a de en moins lui-même, et QU'ELLES N'AIENT POINT DE VUE, S'IL LUI PLAIT LES pos: MRUESne su SÉDER OU NON, étant assez qu'il se possède lui-même. » membres En un mot, la foi du nouvel Évangile oblige ses sectateurs à re- Mlespoir de garder Jésus-Christ comme un Dieu Dieu, et rien de plus. La subli- unvenu q mité de la vertu, sous ce même Évangile, consiste à faire une séparr- MR iéquentés tion de grandeur entre Jésus-Christ et la créature, à ne s’embarrasser Qt membr pas s’il possède nos cœurs ou non. Les principaux devoirs seront de kurs initia renoncer au pouvoir qu'a l’homme de s’assujettir à Dieu, de ne faire W{tomueille aucun fond sur les promesses de Dieu : l’'aventurier réformateur ne ligor) ; P. veut pas que les âmes fondent leurs espérances sur cela. Jamais hé- Gmus, év résiarque tint-il un langage plus blasphématoire ? Ce n’est pas tout, Wtrtée à E L'union avec Jésus-Christ fait le bonheur du Chrétien dans cette vie: Maures, t ce Dieu fait homme fait ses délices de se communiquer aux âmes k chef, où pures avec une familiarité ineffable ; cela déplaît à Hauranne : il faut IEglise en que ses disciples disent à Jésus-Christ de se retirer, de ne pas sl travail rabaisser jusqu’à eux, que ces abaissements sont indignes de lui, qu'il &ndu de 1 ne doit point s'embarrasser de ce qui est fini, c’est-à-dire être indifé tnt à ci rent au salut ou à la réprobation des âmes qui lui ont coûté si cher! À Ce qui : A ces traits sataniques, qui ne reconnaîtrait cet auteur d’hérésie nus n'avo qui disait confidemment à Vincent de Paul qu’il voulait travailler à BRumme le | détruire la religion et l'Église ? qui ne reconnaîtrait cette cabale mys- MRt'; et enfi térieuse dont Hauranne parlait à d'Andilly? Quand nous n’aurions Miuustin. ( line de Ha hnsénius,
1 Réaiité du projet de Bourg-Fontaine, deuxième partie, art. 2, - Dicion de le des de
des livres jansénistes, art, Chapelet secret du très-Saint-Sacrement.
Ve LXXXVIE, — De 1605
nces, erreurs, blas. détourner les Ames » Espérance et cha.
r Jésus-Christ, Elle vrage tend à intro r que Dieu a témoi.
la sainte eucharistie galement censuré
ctrine et de style, us ses droits, qu'il ices, qu'il fasse une que les âmes accep.
r, qu'il soit un Dieu #
, divines, selon les- — 9. POSSESSION..
ossession qu'il a de , LUI PLAIT LES PO:
me, »
ses sectateurs à re- 1 de plus. La sublià faire une sépara- , à ne s’embarrasser 1x devoirs seront de
à Dieu, de ne faire
rier réformateur ne ur cela. Jamais hé- ? Ce n’est pas tout, tien dans cette vie:
nuniquer aux âmes à Hauranne : il faut 'etirer, de ne pas se idignes de lui, qu'il t-à-dire être indiffé.
ont coûté si cher!
et auteur d’hérésie voulait travailler à it cette cabale mysand nous n’auriols
tie, art. 2. - Dictionn, icrement.
11650 de l'ère chr.]
ms d'autres preuves pour croire au projet de Bourg-Fontaine, ces hits seuls suffiraient.
L'an 1654, Jean Filleau, conseiller et avocat du roi, chevalier de lordre de Saint-Michel, publia une Aelation juridique de ce qui s'est pssé à Poitiers touchant la nouvelle doctrine des Jansénistes. Filleau, su d'une famille d'Orléans distinguée dans la magistrature, mais
[qui sortit de cette ville vers 1562, lorsque le calvinisme y prévalait,
pour cause de son attachement à la religion catholique, naquit à Poiiers l'an 1600. Voici donc ce qu’il rapporte dans sa relation, impimée par le commandement de la reine. Un ecclésiastique de méile passant par Poitiers et y ayant entendu parler de son zèle pour à bonne doctrine, s’adressa à lui en sa qualité d'avocat du roi, et li déclara qu’il avait, en 1624, assisté à Bourg-Fontaine, chartreuse ès de Paris, à une assemblée de six personnes outre lui, dont une sule dans le moment était survivante, mais toutes attachées à la muvelle doctrine, et que dans cette conférence il ne s'était agi de
De moins que de renverser la religion chrétienne pour établir le
disme sur ses débris. L’ecclésiastique ajouta qu'ayant paru aux uembres de l’assemblée qu'il y aurait trop de danger et trop peu
Riespoir de succès si on attaquait la religion de front, il avait été
“venu qu'on commencerait par décréditer les sacrements les plus
aiuentés par les adultes, savoir l’eucharistie et la pénitence. Les
membres de la cabale ne sont désignés dans la relation que par kurs initiales : J. D, V. D. H. (Jean du Verger de Hauranne); C. J. (omeille Jansénius) ; A. A. (Arnauld d’Andilly); S. V. (Simon lgor); P. C. (Philippe Cospéan, évêque de Nantes) ; P. C. (Pierre lus, évêque de Belley). Maintenant, que cette cabale se soit contlée à Bourg-Fontaine ou ailleurs, entre ces six personnes ou dutres, toujours est-il qu'il existait une cabale dont Hauranne était chef, où l’on se moquait du Pape, du concile de Trente et de IEglise entière, qu’on disait périe depuis cinq à six siècles, et où ln travaillait à rendre cette ruine plus complète : nous l’avons enindu de la bouche même de Hauranne, et nous voyons les œuvres kndre à ce but.
Ce qui révolte le plus dans Luther et Calvin, c'est de uire que lus n'avons point de libre arbitre; que Dieu opère en nous le mal “mme le bien ; qu’il nous punit du mal que nous ne pouvons évi- #; etenfin de mettre cette affreuse doctrine sur le compte de saint Mgustin. C'est à nous faire un dieu pire que Satan. Or, l'ami inüne de Hauranne, Corneille Jansen, plus connu sous le nom de lnsénius, reproduira mais avec plus d’artitice, l’impiété et l’impos-
Eure des deux hérésiarques.
Hp fe me "
460 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII. —Degos
Corneille Jansénius naquit en 1585, au village d’Acquoi, près Léerdam en Hollande. Il commença ses études à Utrecht, vint les continuer à Louvain, où il trouva un vieux docteur nommé Janson, fort attaché aux erreurs de Baïus, quoique condamnées. Il fit aussi connaissance avec Jean du Verger de Hauranne, et vint ensuitei Paris pour achever ses études. De là, Hauranne l'emmena à Bayonne, où l’évêque de cette ville le mit à la tête du collége qu’il venait de fonder. Jansénius remplit cette place jusqu’en 1617, et retourna À Louvain, où il fut fait principal du collége de Sainte-Pulchérie, || prit le bonnet de docteur en théologie l’an 1619, et devint, en 16%, professeur d'Écriture sainte. Nommé évêque d’Ypres en 1635, il occupa ce siége peu de temps, étant mort de la peste le G mai 1638, Il avait publié lui-même un discours moral sur la réforme de l’homme intérieur ; l’alexipharmacum, contre les ministres protestants de Bois le-Duc ; une défense de cet ouvrage, sous le titre d'Éponge des note, contre le ministre Voët ; des commentaires sur le Pentateuque et ls quatre évangiles; le Parallèle entre les erreurs des semi-Pélagiens de Marseille et celles des semi-Pélagiens modernes; le Mars Gallicus, où les Français étaient assez maltraités à l’occasion de leur alliance avec les Hollandais : on a même de lui une thèse où il soutient l’infaillibilité du Pape.
Occupé d’un ouvrage bien plus considérable, il écrivait à Hauranne le 5 mars 1621 : « Je n’ose dire à personne du monde ce que
je pense, selon les principes de saint Augustin, d’une grande parti
des opinions de ce temps, et particulièrement de celle de la grâce et de la prédestination, de peur qu'on ne me fasse le tour à Rome qu'on a fait à d’autres (à Baïus), avant que toutes choses soient müres et à son temps... Je suis dégoûté un peu de saint Thomas, après avoir sucé saint Augustin. Je vous en dirai plus, si Dieu nous fait la f-
veur de nous voir un jour. » Le 4 novembre de la même année, il
manda au même que l'ouvrage avançait, mais que s’il le faisait voir à ses adversaires, ilserait décrié comme le plusextravagant rêveur qu'on eût vu de son temps. Peu de jours avant sa mort, il écrivit au paperbain VIII, qu’il soumettait sincèrement à sa décision et à son autorité l'Augustinus qu'il venait d'achever ; etque, si le saint Père jugeait quil fallüt y faire quelques changements, il y acquiesçait avec une parle obéissance. Cette lettre était édifiante; mais elle fut supprimée par ses exéeuteurs testamentaires, et, selon toutes les apparences, on n'en aurait jamais eu connaissance si, après la réduction d’Ypres, elle n’était tombée entre les mains du prince de Condé, qui la rendit publique. Jansénius, quelques heures avant que de mourir, et dans son dernier testament, soumit encore et sa personne et son livre au Juét-
41660 de l
ment et a dicta une dificileme dant le Sie fint d’obé quelle j'ai Ainsi, d fire quelq par Rome, de Baïus, par ailleur délicate. P mnne, do!
lnt que vo jele dis na Quant à B:
de ce qu'il la votre :
«la ne m’i autrement ten, sinon mains qui | krends to L'Augus:
@ 1640, F laqué par tmmença de Jansénis lolinistes.
Le six mar, thèses, et Büus, con (ete bulle dreçue de porta à Ja f ie lettre € litention « à tous les Proposition:
Ubain VIII
! Lettres 1
ve LXXX VII. — De1ç0s
ge d'Acquoi, près à Utrecht, vint ls ur nommé Janson, mnées. Il fit aussi >, et vint ensuite} mmena à Bayonne, ége qu'il venait de 617, et retourna} sainte-Pulchérie, I et devint, en 16,0, 'Ypres en 1635, il este le 6 mai 1638, réforme de l'homme rotestants de Bois d’Éponge des not, Pentateuque et les , semi-Pélagiens de e Mars Gallicus, où le leur alliance avec soutient l’infaillibi-
il écrivait à Hau- > du monde ce que
l'une grande partif
celle de la grâce et tour à Rome qu'on s soient mûres et 1OMas, après avoir ieu nous fait la fa-
la même année, il > s’il le faisait voirà vagant rêveur qu'on L'écrivit au pape Uron et à son autorité nt Père jugeait qu'il
fut supprimée par \pparences, On nel tion d’Ypres, elk é, qui la rendit pu mourir, et dans s01 t son livre au juge-
11650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 461
ment et aux décisions de l'Église romaine. Voici les termes qu'il dicta une demi-heure avant que d’expirer : « Mon sentiment est que dficilement peut-on y trouver à changer quelque chose : si cependut le Siége de Rome veut y faire quelque changement, je suis enfnt d'obéissance, et enfant obéissant de l'Église romaine, dans laquelle j’ai toujours vécu jusqu’à ce lit de mort. Fait le 6 mai 1638.»
Ainsi, d’un côté, Jansénius soumettait son livre à Rome pour y fire quelque changement, et, de l’autre, il s'attendait à être condamné pr Rome, qui effectivement l'avait déjà condamné dans la personne de Baïus, dont il renouvela sciemment les erreurs. On voit encore ir ailleurs que Jansénius n’avait pas la conscience excessivement délicate. Principal du collége de Sainte-Pulchérie, il écrivait à Haune, dont le neveu, Barcos, étudiait à Louvain : Je lui fournirai, intque vous voudrez, tout ce qu’il lui faudra, de l'argent du collége, jele dis naïvement, que j'ai entre les mains. Et dans une autre lettre : Quant à Barcos, vous vous mettez trop en peine du fournissenient de ce qu'il aura besoin, et me semble que vous n’apportez pas en «a votre rondeur accoutumée ; car je vous ai tant de fois répété que la ne m'incommode aucu.1ement, et le dirais franchement s’il était ülrement : non que j'aie tant de moyens de moi-même, qui n'ai ln, sinon ma vie; mais c’est l’argent du collége qui est dans mes mins qui permet bien cela, et davantage, sans qu'aux comptes que
krends toutes les années, personne du monde en sache rien 1.
L'Augustin de Jansénius parut pour la première fois à Louvain,
“1640, puis à Paris et à Rouen. Ce livre, accueilli par les uns, älaqué par les autres, excita dès l’origine de vives disputes ; et l’on Wnmença dès lors à donner aux partisans de l’Augustinus le nom de Jansénistes, comme eux donnèrent à leurs adversaires celui de blinistes. Les Jésuites avaient opposé des thèses à l'Augustinus. Le six mars 1649, Urbain VIII défendit par une bulle le livre et les ses, et déclara que le livre renouvelait des propositions de Bus, condamnées par ses prédécesseurs Pie V et Grégoire XIII. tte bulle, à cause de divers obstacles, ne fut publiée en Flandre treçue dans l’université de Louvain que longtemps après. On la Prla à la faculté de théologie de Paris, le deux janvier 1644, avec le lettre du roi, qui enjoignait à la faculté de la recevoir suivant lntention du Pape. Le quinze du même mois, la faculté fit défense tous les docteurs et bacheliers d'approuver ou de soutenir les lopositions censurées par les bulles de Pie V, Grégoire XIII et Uibain VIE, quoiqu’elle jugeât à propos de différer l'enregistrement
‘Lettres 1 et 4 de Jansénius à Saint-Cyran.
nee 7e