SES
TT HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXVIT, peigne M à 1660 de l
de la dernière, à l'occasion de quelque clause dont on souhaitait a, M4 vous la su s'éclaireir, mais qui ne regardait point le fond, et certain : Isanc Hlabert, docteur de Sorbonne et théologal de l'église ge à dispute Paris, depuis évêque de Vabres, fut le premier en France qui com. MR Vienrent e mença de se déclarer publiquement contre la doctrine du livre de Une 61 Jansénius, Il le fit par trois sermons qu'il prêcha dans la cathédrale MR mine des « sur la fin de 1643 et au commencement de 4644, Antoine Arnault à is var prit hautement la défense de l'auteur, et fit imprimer un livre qu'ilfà “nt-Siége intitula : Apologie pour Jansénius, Habert écrivit pour la défense dB 1 de les ses sermons et pour répondre à cette apologie, qui fut bientôt suivieMi que le Jans d'une seconde et d'une troisième, où Arnauld prétend faire voir quel C4 cat Jansénius n'avait d'autres sentiments que coux de saint Augustin etfiR deux ans et des autres Pères de l'Église. sa en per Le premier juillet 4649, le docteur Nicolas Cornet, syndie de Hit lanséniu faculté de théologie, et autrefois novice chez les Jésuites, mais où blé Bour il ne put rester à cause de son peu de santé, déféra à la Sorbome@ ten, fur sept propositions, réduites depuis à cinq, qu'il avait tirées du livre! lgemen de Jansénius : la faculté les condamna. Les docteurs jansénistes en tons suivan appelèrent au parlement, qui défendit de passer outre, La faculté ! { Quel porta l'affaire devant l'assemblée du clergé en 4650, Quatre-vingeinmes jus cinq évêques auxquels il s’en joignit trois dans Ja suite, s’adressdrend@ittlorts selon au pape Innocent X, par la lettre suivante : «& Très-Saint-Père, WRMrait pos foi de Pierre, qui ne défaut jamais, désire, avec grande raison, que! pour n cette coutume reçue et autorisée dans l'Église soit perpétuellemen Jématoire, conservée, qui veut que l’on rapporte les causes majeures au Saint dé proscrite Siége apostolique. Pour obéir à cette loi si équitable, nous avons ? (Dans estimé qu'il était nécessaire d'écrire à votre Sainteté touchant udiilttieure. » affaire de très-grande importance qui regarde la religion, I y a di k Jansénius années que la France, à notre grand regret, est émue par des troubles le fut noté très-violents, à cause du livre posthume et de la doctrine de M, Cort Nouveau nélius Jansénius, évêque d'Ypres. Ces mouvements devaient ti ‘ (Dans apaisés, tant par l'autorité du concile de Trente que de la bull on n'a pas d’Urbain VIIL, d'heureuse mémoire, par laquelle il a prononcé contrer une libe les dogmes de Jansénius, et a confirmé les décrets de Pie V et defR"ns lansén Grégoire XIII contre Baïus. Votre Sainteté a établi, par un nouvei kit sans c décret, la vérité et la force de cette bulle ; mais parce que chaque l Gratid C proposition en particulier n'a pas été notée d'une censure spé st en effet, ciale, quelques-uns ont cru qu’il leur restait encore quelque moyentet de la g d'employer leurs chicanes et leurs fuites. Nous espérons qu'on leu int humai ferinera entièrement le passage , s’il plait à votre Sainteté, comnt nous l'en supplions très-humblement, définir clairement et distinclèÆ : ttes du et ment quel sentiment il faut avoir en cette matière. C'est pourquoi, 1.
LXXXVIT, = Dogs MR 1 1060 de l'ère chr.]) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 169
t on souhaitait a, 1h nous la supplions de vouloir examiner et donner son jugement clair
doortain sur chacune des propositions qui suivent, sur lesquelles
al de l'église dei à dispute est plus dangereuse et la contention plus échauffée 1, » | France qui com. lisvrent ensuite les cinq propositions,
ctrine du livre de Unie évêques, qui n'avaient poirt voulu approuver la lettre com-
dans la cathédraeM nine des quatre-vingt-huit, en écrivirent au Pape une particulière,
Antoine Arnaul{ip où ils biment leurs collègue: adressés directement au mer un livre qu Mint-Siége, et cela pour d ons inventées à plaisir, au
our la défense de "1 de les examiner d'abord en France même ?, C'est du moins ce fut bientôt suivie qe le Janséniste Gorin Saint-Amour leur fait dire dans son journal, end faire voir que Cinq cardinaux © treize consulteurs tinrent, dans l'espace de saint Augustin etMR deux ans et quelques mois, trente-six congrégations : le Pape prédla en personne aux dix dernières. Les propositions tirées du livre
net, syndie de la de Jansénius y furent discutées : le docteur Gorin dit Saint-Amour, Jésuites, mais oi hbbé Bourzeis et quelques autres qui défendaient la cause de cet éra à la Sorbome@ tte", furent entendus, et l'on vit raitre, le trente-un mai 1653, ait tirées du livret jugement d'Innocent V, qui censure et qualifie les cinq proposiurs jansénistes en tons suivantes :
outre, La faculté lt Quelques commandements de Dieu sont impossibles à des 50, Quatre-vingt- lmmes justes qui veulent les accomplir , et qui font à cet eflet des uite, s'adressoren@tlrts selon les forces présentes qu'ils ont ; et la grâce qui les leur ‘rès-Saint-Père, hRtudrait possibles leur manque, » Cette proposition , qui se trouve rande raison, qui! Pour mot dans Jansénius, fut déclarée téméraire, impie, blasit perpétuellemen jématoire, frappée d'anathème et hérétique, En effet, elle avait déjà najeures au Saint proscrite par le concile de Trente. (Sess, 6, ch, 41 et can. 18.) able, nous avons 2 « Dans l’état de nature tombé » On ne résiste jamais à la grâce teté touchant undMiltieure. » Cette proposition n'est pas mot pour mot dans l'ouvrage religion, I y a dix le ansénins, mais la doctrine qu'elle contient y est en vingt endroits, 1e par des trouble fut notée d'hérésie, et elle est contraire à plusieurs textes formels octrine de M, Cor Nouveau Testament.
nts devaient ttré J'« Dans l'état de nature tombée, pour mériter ou démériter, e que de la ul on n'a pas besoin d’une liberté exempte de nécessité ; il suflit d’aa prononcé conte une liberté exempte de contrainte, » On liten propres termes ets de Pie V et dés lansénius : « Une œuvre est méritoire ou déméritoire lorsqu'on i, par un nouveil h hi sans contrainte, quoiqu'on ne la fasse pas sans néces:ité (1.6, parce que chaque l Gratid Christi). » Cette proposition fut déclarée hérétique : elle une censure spé At en effet, puisque le concile de Trente a décidé que le mouvere quelque moy ML de la grâce même efficace n'impose point de nécessité à la vopérons qu'on lutfhié humaine.
Sainteté, comm ement et distincte ! actes due cer re. C'est pourquoi |, 1.
ge de France, t. 1,0. 2. — % Dumas, Hist, des cinq Proposi-
37 Ke NE ,
Photographic
464 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIT, = De1605
4 « Les semi-Pélagiens admettaient la grâce d’une nécessité prévenante pour toutes les bonnes œuvres, même pour le commencement de la foi; mais ils étaient hérétiques en ce qu'ils pensaient que la volonté de l'homme pouvait s'y soumettre ou y résister, » La pre midre partiv de cette proposition est condamnée comme fausse, et la seconde comme hérétique; c’est uns conséquence de la seconde proposition, Ù
Be « C'est une erreur semi-pélagienne de dire que Jésus-Christ est mort et a répandu son sang pour tous les hommes, » Janséniu (De Gretid Christi, I. 3, 0. 2) dit que les Pères, bien loin de penser que Jésus-Christ soit mort pour tous les hommes, ont regardé cette opinion comme une erreur contraire à la foi catholique; que le sentiment de saint Augustin est que Jésus-Christ n'est mort que pour les prédestinés, et qu'il n’a pas plus prié son Père pour le salut des réprouvés que par celui des démons. Cette proposition fut condamnée comme impie, blasphématoire et hérétique f,
Tout le système de Jansénius se réduit à ce point cupital, savoir, que depuis la chute d'Adam, le plaisir est l'unique ressort qui remue le cœur de l'homme ; que ce plaisir est inévitable quand il vient, et invincible quand il est venu. Si ce plaisir vient du ciel ou de h grâce, il porte l'homme à la vertu; s’il vient de la nature ou de la concupiscence, il détermine l'homme au vice, et la volonté se trouve nécessairement entraînée par celui des deux qui est actuellement le plus fort. Ces deux délectations, dit Jansénius, sont comme les deux bassins d'une belance; l'un ne peut monter que l’autre ne descende. Ainsi l'homme fait invinciblement, quoique volontairement, le bien ou le mal, selon qu'il est dominé par la grâce ou par la cupidité ; il ne résiste donc jamais ni à l’une ni à l'autre.
Un contemporain de Jansénius, l'Anglais Thomas Hobbes, du nombre de ces écrivains qu'on s’est avisé de nommer philosophes, a soutenu que tout est nécessaire, et que par conséquent il n'y à point de liberté proprement dite, ou de liberté d'élection, Nous appelons, dit-il, agents libres ceux qui agissent avec délibération; mais da délibération n'exclut point la nécessité, car le choix était nécessaire, tout comme la délibération ?, On lui opposait l'argument si connu, que, si l'on ôte la liberté, il n'y a plus de crime, ni par conséquent de punition légitime. Hobbes répondit : « Je nie la conséquence. La nature du crime consiste en ce qu'il nrocède de notre volonté, et qu'il viole la loi. Le juge qui punit ne doit pas s'élever à une
1 Bergier, Dict, théolog., art. Jancénius. — * Apud de Maistre, De l'Églie gallicane, 1, 1, €, à,
(aus qu'u dépi litior taire, de sa DE € C'e comt nap seule tout ] pable positi Un calvir cr'oya telligi trait | ressen saurai Thc en Ft systèn donne idée F de Ho à just monde estler que la que le punir même comme quent | dela n droits ; contrec d'adme
lUbi.