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LES PAPES

sentir à Louis XIV que, dans l'intérêt de sa gloire et de son salut, il devait mettre des bornes à ses conquêtes. Il reconnut dorn Pedro roi de Portugal, et institua les évêques nommés par lui. Enfin, il eut le bonheur de terminer la querelle du jansénisme. Il porta un grand intérêt aux missions étrangères, et, parmi les prescriptions données à ce sujet, il défendit entre autres toute espèce de commerce aux missionnaires.

Le Saint-Siège resta vacant pendant cinq mois après sa mort, et l'octogénaire Emile Altieri, élu à sa place, prit le nom de Clément X [1670-76]. Ici commença une ère encore plus triste pour les papes. A l'exemple du roi de France, les princes catholiques cherchèrent à enlever au souverain pontife toute influence et à s'emparer de ses revenus dans leurs États. La source d'un des plus pénibles combats pour la papauté fut la discussion élevée en France sur le droit de régale, en vertu duquel le roi, durant la vacance des sièges épiscopaux, disposait des bénéfices qui étaient à la collation de l'évêque, administrait et touchait les revenus de l'évêché. Ce droit, qui primitivement ne s'appliquait qu'aux églises fondées par des rois, avait été étendu à toutes les églises du royaume sous Henri IV. Louis XIV confirma cet usage par deux édits de 1673 et 1674, et les évêques de Pamiers et d'Alais s'opposèrent seuls à la violation des droits d'un grand nombre d'églises. Clément mourut avant la fin de la discussion.

Son successeur, Innocent XI (Odescalchi) [1676-1689], pontife doué de rares qualités, ennemi déclaré du népotisme (1), publia d'utiles ordonnances pour la discipline du clergé et apporta la plus grande sollicitude dans la nomination des évêques. Il eut de vifs démêlés avec les différentes cours, en retirant aux hôtels des ambassadeurs à Rome, le droit d'asile pour les criminels. Les princes se désistèrent tous après avoir reçu des explications plus précises sur le retrait de cette franchise. Louis XIV seul n'imita pas leur exemple. Son ambassadeur méconnut tellement les droits du pape, que les gens de sa suite se conduisirent dans Rome comme une armée en pays conquis.

(1} Vita d'Innoc. XI. Ven., 1690, in- 4; Bonamici, de Vita et rebui gestis Innocentis XI. Roraœ, 1776.

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Louis XIV fit occuper Avignon et en appela du pape à un concile universel. En même temps la controverse sur la régale continuait avec vivacité. Innocent avait recueilli l'appel des évêques de Pamiers et d'Alais. Louis XIV, de son côté, assembla le clergé de France (1), qu'il sut gagner et dont il obtint la fameuse déclaration de 1682, contenant les quatre articles, base des prétendues libertés gallicanes. Le pape protesta contre cette déclaration, lorsque le roi de France en ordonna l'observation dans tout son royaume ; mais le coup avait été porté, et il était sensible. Le pieux pontife, que le peuple honorait comme un saint, ne trouva de consolation à ces amertumes, au moment de sa mort, que dans la victoire remportée par Jean Sobieski sur les Turcs devant Vienne [1683], dans la rapide propagation de l'Évangile parmi les idolâtres, et dans la députation qu'envoyèrent divers évêques scbismatiques d'Orient à Rome, pour témoigner leur soumission au Saint-Siège.

Innocent fut remplacé par Alexandre VIII (Ottoboni) [1689-1691]. Né à Venise, Alexandre soutintsa patrie contre les Turcs, obtint de Louis XIV la restitution d'Avignon et du comtat Venaissin, ce qui ne l'empêcha pas de condamner par une bulle les quatre articles de l'Église gallicane. La reine Christine lui légua la riche collection qu'on joignit à la bibliothèque Vaticane. Le népotisme d'Alexandre obscurcit malheureusement sa mémoire.

Innocent XII (Pignatelli) [1691-1700], élu après Alexandre, marcha sur les traces d'Innocent XI ; interdit même, par une bulle expresse le népotisme; publia d'utiles et vigoureuses ordonnnances pour l'exécution de la justice et la restauration des mœurs dans les États de l'Église, s'occupa surtout des pauvres, qu'il appelait ses neveux, et pour lesquels il avait fait du palais de Latran une sorte d'hôpital. Après bien des expériences amères, Louis XIV avait été obligé enfin de permettre aux évêques de France d'écrire au papejqu'ils étaient affligés des conclusions de l'assemblée de 1682 et les considéraient même comme invalides. Le roi lui-même avait écrit d'avance au pape qu'il se

(1) L'assemblée se composa de 34 archevêques et évoques, 2 agents du clergé et 36 ecclésiastiques du second ordre (novembre 1081).

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réjouissait de faire savoir à Sa Sainteté qu'il avait donné les ordres nécessaires pour que les dispositions auxquelles l'avaient obligé les circonstances, dans son ordonnance du 2 mars 1682, restassent sans effet en ce qui concernait la déclaration du clergé de France. Le pape accorda alors l'institution des évêques nommés, qui avait été retardée jusqu'à ce moment.

g 363# — Suite. Les papes du XVIIIe siècle.

Clément XI (Albani), après de longues hésitations, monta sur le trône pontifical au commencement du XVIIIe siècle [1700-1721] (1). Prince capable et indépendant, prédicateur savant et zélé, le nouveau pape se trouva, dès le principe de son règne, en face de deux graves difficultés. Frédéric Ier avait accepté le titre de roi de Prusse [1700]. Or le duché de Prusse avait appartenu naguère à Tordre Teutonique, qui n'y avait pas légalement renoncé. Le pape protesta contre la royauté de Frédéric, et cette protestation fut renouvelée pas ses successeurs (2). Clément XI fut aussi, contre son gré, enveloppé dans les embarras de la guerre de succession d'Espagne, qui suivirent la mort de Charles II, après avoir vu échouer ses efforts et son intercession pour empêcher la guerre. L'empereur d'Allemagne, Joseph Ier, ayant cru apercevoir dans le pape des préventions favorables à la France et contraires à la reconnaissance de son frère comme roi d'Espagne, fit peser sur le pontife tout le poids de son mécontentement. Ses troupes pillèrent les États de l'Eglise, ses généraux conclurent une alliance avec le duc de Parme et de Plaisance,

(1) Opp. (Bulles, discours, lettres et homélies), Romae, 1722; Francf., 1729, 2 vol. in-fol.; Buder, Vie du sage et célèbre Clément XI. Francf., 1721, 3 vol. (Polidoro) ; libb. VI, de Vita et rebus gestis démentis XI. Urb., 1724; Beboulet, Hist. de Clément XI. Avignon, 1752, 2 vol. in-4.

(2) Le pape écrivit (Epp. et brevia selectiora, p. 43 sq., éd. Francof.) : Fridericum marchionem Brandenburgensem nomen et insigniaReçis Prussiae inaudito forte hactenus apud Christianos more nec sine gravi antiqui juris, quod ex provïncia sacra et militari Teuthonicorum ordini compelit, violatione sibi publice arrogasse.

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pour imposer de fortes contributions au clergé. A ces démêlés s'ajouta la discussion sur le droit de présentation aux cathédrales et aux fondations religieuses. Le pape menaça de l'excommunication et se prépara à la guerre ; mais, à l'approche des troupes impériales, il fut obligé d'accepter la paix, de mettre bas les armes, de reconnaître Charles III roi d'Espagne, et de promettre de l'investir du royaume de Naples « sauf cependant tout droit d'un tiers. » Ce traité exaspéra tellement Philippe d'Anjou qui était parvenu au trône, qu'il chassa d'Espagne le nonce du pape et interdit à ses sujets tout rapport avec Rome. Enfin Clément eut à combattre le duc de Savoie, Victor-Amédée [septembre 1711], parsuite d'une excommunication qui avait frappé quelques magistrats de Savoie, coupables d'avoir méconnu les droits de l'Église, mais surtout par suite de l'élévation du duc Victor-Amédée, qui, monté sur le trône de Sicile en vertu de la paix d'Utrecht[1713] et sans le consentement du pape, voulait exercer des droits ecclésiastiques, toujours déniés par les souverains pontifes aux princes de Sicile. Le pape, avant mis le royaume de Sicile en interdit, fut obligé d'entretenir à Rome trois mille clercs siciliens qui s'y étaient réfugiés. Ainsi, les embarras du gouvernement pontifical augmentaient de jour en jour. Le souvenir de la haute et puissante influence exercée autrefois parle Saint-Siège soutenait le pape dans son attitude ferme et résolue; mais il n'était plus appuyée par les princes catholiques, dont la plupart, comme les souverains protestants, préféraient exercer eux-mêmes, dans leurs États, l'autorité spirituelle, etne seservirde la religion et du pape que dans des vues politiques.

Innocent XIII (Conti) [1721-1724], termina, durant un règne trop court, le différend du Saint-Siège avec Naples, en reconnaissant le roi Charles VI [1722], ce qui n'empêcha pas l'empereur de transférer à don Carlos Parme et Plaisance, qui depuis deux cents ans étaient au pouvoir des papes. Innocent protesta en vain, et sa mort prématurée priva l'Église d'un pontife sage et prévoyant, qui n'eut à se reprocher que l'admission dans le collège des cardinaux de l'indigne abbé Dubois.

Benoît XIII (Orsini) [1724-1730], après avoir refusé avec

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larmes la dignité pontificale (1), ne l'avait acceptée qu'en vertu de l'obéissance que, comme religieux dominicain, il avait promise au supérieur de son ordre, dont le couvent resta, en effet son véritable monde. A peine élu, il porta diverses ordonnances contre le luxe des cardinaux et sur la modestie des vêtemeDts du clergé, etc. Le concile qu'il assembla au palais de Latran [1725] prit de sages et fructueuses mesures contre divers abus scandaleux et déclara en même temps que la bulle Unigenitus, lancée contre Quesnel, devait être reconnue par tous comme règle de foi. Benoît recouvra Comachio des mains de l'empereur, régla avec lui le différend concernant la monarchie sicilienne [1727], en accordant à Charles et à ses successeurs d'instituer un juge ecclésiastique en troisième instance, et en ne retenant par devers lui que les affaires les plus importantes. Il termina aussi les démêlés du Saint-Siège avec les ducs de Sardaigne et de Savoie, en leur concédant le droit de patronage sur toutes les églises et tous les couvents de leurs États, mais non les revenus des sièges vacants oui devaient être utilisés au profit des églises. Mais il ne put maintenir la paix avec le roi de Portugal, Jean V, qui exigeait d'une manière rude et inconvenante que le pape accordât le cardinalat au nonce Bichi, rappelé de Lisbonne. Le collège des cardinaux protesta contre cette élévation. Jean, irrité de ce refus, rappela tous les Portugais de Rome, interdit tout rapport avec le Saint-Siège, et défendit même aux couvents de Portugal d'envoyer leurs aumônes accoutumées à Rome. La fête de Grégoire VII, que les Bénédictins seuls avaient observée jusqu'alors, avec le chapitre de Salerne, et que le pape étendit ù toute la catholicité, devint pour lui une source d'amers soucis de la part des gouvernements de Venise, de France et d'Autriche, parce que la cinquième leçon de l'ancien office de Saint- Grégoire faisait mention de l'excommunication et de la déposition de l'empereur Henri IV. Benoît XIII eut enfin le malheur d'accorder sa confiance au cardinal Goscia, dont l'apparente piété avait séduit le pape, et qui ne se servit

Cl) Opera Iheol. Romae, 1728, 3 vol. in-fol. Icon. et mentis etcordis Benedicti XIII. Francof., 1723; Alex. Borgia, Benedicti XIII Vita. Romae, 1752, in-4; Vie et actes de Benoît XIII. Francf., 1731.

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de son influence que pour augmenter ses richesses au détriment et à la honte de l'Eglise.

Clément XII (Gorsini) [1730-1740], qui, après un brillant passé, fut élevé très-âgé au trône pontifical, chercha à faire refleurir la justice, la science et les arts. Il vida le différend avec le Portugal, en créant cardinal le légat Bichi, mais retomba immédiatement après dans de nouveaux embarras vis-à-vis de la cour d'Espagne ; « car, depuis le com- » mencement du siècle, il semblait que les cours d'Europe » eussent pris à tâche de remplacer l'antique respect qu'on » témoignait aux papes, par la plus inconvenante hauteur » et l'arbitraire le plus inique, » au point que certains princes protestants traitaient le pape avec plus de déférence et d'honneur que les catholiques. La nouvelle tentative de Clément XII pour rentrer en possession du duché de Parme, après la mort du duc Antoine [1731], échoua comme les précédentes. Il créa une école théologique à Bissignano, en Calabre, pour la conversion des Grecs (seminarium Corsini), et publia en même temps contre les sociétés de francsmaçons un bref de condamnation [1738], que confirma Benoît XIV en 1751.

Le savant et sage successeur de Clément XII [Lambertini 1740-58], élu après un conclave de six mois, chercha d'abord à rétablir les finances, épuisées par les dilapidations dans lesquelles Coscia avait entraîné Benoît XIII, et par la manie de bâtir de Clément XII, en protégeant l'agriculture, en établissant des fabriques et en diminuant le luxe (1). Puis il travailla sérieusement à l'amélioration du clergé par de sages ordonnances, dans lesquelles il se montra plus favorable aux Dominicains qu'aux Jésuites, abolit certains jours de fêtes dans les États qui s'en plaignaient [1748], et rétablit par sa modération les bons rapports du Saint-Siège avec les différentes cours. Il accorda [1740] à Jean, roi de Portugal, le titre de rex fidelissimus [1748], et le droit de pourvoir à tous les ovêchôs et béné-

(l) Benedicli XIV Opera ed. Azcvcdo. Roma?, 1747-51. 12 vol. infol.; ses Bulles (Bullar. M. Luxemb., 1754, t. XVII-XIX} et acta hist. ecclesiast. t. I, p. 144 sq.; t. IV, p. 1058 sq.; t. XV, p. 907 sq., 637 sq. Cf. Guarnacci, 1. cit., p. 942; t. II, p. 4S7 sq. Vie du pape Benoît XIV. Paris, 1783, in-12.

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fices vacants dans son royaume [1740], A Naples, il créa, de concert avec le roi, un tribunal composé d'un nombre égal de juges séculiers et ecclésiastiques, présidé par un membre du clergé, et seul arbitre de toutes les affaires concernant l'Église. Il conclut un concordat [1753] avec l'Espagne, en vertu duquel il conserva le droit de mettre en possession de cinquante-deux fondatiuns et bénéfices du royaume, et fut dédommagé de la renonciation à ses droits sur les autres par une somme d'argent. Il en agit de même avec le roi de Sardaigne. Quant aux différends de l'Autriche et de la république de Venise, relatifs au patriarcat d'Aquilée, il décida que les droits du patriarcat seraient partagés entre les archevêchés de Gœrz en Autriche et l'évêché d'Udine dans les états de Venise [1751]. Mais cette décision déplut à la république, qui ordonna [1754] que oute bulle, tout bref, toute citation du Saint-Siège, passeraient à la censure de la république avant d'être publiés. Ce fut le seul différend que Benoît n'eût pas terminé au moment de sa mort. Il favorisa d'une manière spéciale la société des nobles (societas nobilium), qui s'était formée en Hongrie pour la défense et la propagation de la religion catholique. Enfin il laissa comme monument de sa profonde érudition et de ses vastes connaissances, non-seulement les nombreux ouvrages que nous citerons plus bas, et qui ont fait de ce pape un des écrivains les plus graves de son temps, mais encore des sociétés savantes qu'il institua pour les antiquités romaines et chrétiennes, et pour le droit canon. Sa bienveillance réjouissait tous ceux qui l'approchaient : ses avertissements parfois vifs et sévères ne blessaient personne.

Clément XIII (Rezzonico) [1758-1769], qui avait déjà la réputation d'un saint dans son évêché de Padoue, passait en même temps pour un chaud protecteur des Jésuites, ce qui lui valut tout d'abord de nombreux conflits avec les différents cabinets de l'Europe, mais surtout avec les Bourbons de France, d'Espagne et de Naples (1). Il eut la douleur d'apprendre, sans pouvoir s'y opposer, les persécutions dont Pombal, ministre de Portugal, et Pereira, canoniste

(1) Bower-Rambach, t. X, sect. II, p, 3S1 et sulv.

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de la cour, frappèrent les Jésuites, les calomnies qu'ils inventèrent contre l'ordre, le bannissement qu ils firent prononcer contre lui en 1759, et la suppression de l'ordre successivement déclarée en France [1762], en Espagne [1767] et en Sicile [1768]. Mais il ne put garder le même silence, et il parla au contraire avec vigueur et autorité comme pape et suzerain, lorsque le duc de Parme publia une ordonnance d'amortissement contre le clergé, et voulut restreindre les immunités et franchises ecclésiastiques. Les Bourbons de France et de Naples soutinrent la cause du duc, réclamèrent le retrait du bref pontifical, et s'emparèrent, les premiers d'Avignon et du comtat Venaissin, les seconds de Bénévent, quand ils virent que le pape, loin de céder à l'orage, résistait avec fermeté et dignité, confirmait de nouveau l'ordre des Jésuites, et réclamait l'appui de Marie-Thérèse, à laquelle il accorda, pour elle et ses successeurs, en leur qualité de rois de Hongrie, le titre honorable de roi apostolique. Mais il semblait que toutes les puissances catholiques étaient conjurées pour se venger des empiétements dont elles avaient eu à souffrir ou prétendu souffrir autrefois de la part de la papauté, et que le Saint-Siège, qui avait résisté, dans la période précédente, aux attaques violentes des princes protestants, devait succomber sous les coups des princes catholiques. Car la république de Gênes elle-même osa outrager la cour romaine, en imposant 6,000 scudi à l'entrée du visiteur pontifical envoyé en Corse. Comme toutes ces violences étaient dirigées contre un pape, que ce pape protégeait en outre un ordre proscrit par le monde, le XVIIIe siècle les trouva parfaitement justes et légitimes. Clément mourut avant la fin de ces déplorables luttes. Marie-Thérèse elle-même, dont l'infortuné pontife avait espéré quelque consolation et qu'il avait suppliée de faire respecter du moins son grand âge, Marie-Thérèse lui répondit « que c'étaient des affaires » politiques et non pas religieuses, et qu'elle n'avait pas » le droit de s'en mêler. »

Les cardinaux dévoués aux princes élurent après un conclave de trois mois et quatre jours Ganganelli, de l'ordre des Franciscains, qui, monté sur le trône sous le nom de Clément XIV [1769-74], chercha à réconcilier le Saint

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