‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 152 sur 332 · LES HERRNHUTERS · texte numérisé non relu

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nautés, en décadence actuellement, à Pyrmont [depuis 1791], en Hollande et en Angleterre, où ils ont obtenu, depuis 1686, les mêmes droits que les autres dissidents. Dans le nord de l'Allemagne ils vivent épars et isolés. Ils sont en tout peut-être au nombre de 200,000. Leur nom de quaker vient de quake, trembler, parce que, dans le principe, ils s'agitaient et tremblaient de tous leurs membres pendant leurs cnercices de piété.

§ 231. — Les Htrrnhutcrsl

Zinsendorf, Forme actuelle de la croix du Christ dans sa simplicité. Leipzig (1745), in-4. ÜEpl èocutoD, ou Réflexions natuielles 0746), in-4. Jcrémic, ou Sermon de sanctification ; nouv. éclit, Berlin, 1830. Opuscules. Francf., 1740. Spangenberg, Vie du comité de Zinzendorf (Barby), 1772 et suiv., 8 vol. F.ecueil de quelques écrits sur l'histoire ecclésiast. Bude, 1742 et suiv., 3 vol. Vantiagen von Ense, Vie du comte de Zinzendorf (Souvenirs biographiques, t. V). Tholuck, Mélanges. IHambourg, 1839, t. I. [p. 433-464. Cf. Mœhler, t. II.

La secte des Ilerrnliuters, animée de l'esprit de Spener et de Frank, doit son origine aux frères moraves, qui s'établirent, après leur fuite, dans les domaines du comte Louis de Zinzendorf [1700-1760], et y jetèrent, au pied du Hutberg, les fondements de la communauté de Herrnhut [1722]. Le comte et ses amis, Frédéric de Watteville et Spangenberg, élevés à l'école piétiste de Halle, parvinrent, au moyen d'une discipline sévère et de ce qu'ils appelèrent la théologie du sang et de la croix, à mettre quelque unité dans les principes, d'abord contradictoires, de la communauté naissante, qu'ils distinguèrent en trois sections principales, les moraves, les réformés et les luthériens. L'orgueil, perpétuel principe de séparation, constitua le caractère essentiel de ces sectaires ; leur doctrine roula tout entière sur la mort sanglante du Christ crucifié ; leurs écrits et leurs prédications se distinguèrent par la bizarrerie des locutions, la singularité des images, plus fantastiques que justes, Tétrangeté des termes, souvent comiques ou même lûdécents. Tout est pourjeux dans la mort du Christ :

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