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LES SAINT-SIMONIENS

§ 404. — Les Saint-Simoniens.

Saint-Simon, Lettres d'un habitant de Genève. 1802. Introduction aux travaux scientifiques du XIXe siècle. Paris. 1807, 2 vol. in-4. Réorganisation de la société européenne. 1814. Catéchisme des industriels. Pains, 1824. Le Nouveau Christianisme. Paris, 1825. — Doctrine de Saint-Simon (Paris, 1825) ; 3= édition, 1831, 1. 1. Lechevalier, Enseignement central. Paris, 1831. Religion saint-simonienne, association universelle. Paris, 1831. Procès en police correctionnelle. Paris, 1832. Mœlher, le Saint-Simonisme (Mélanges, t. II, p. 33-53), que nous suivons ici.

La révolution de 1830, qui remua ianfc de passions, d'intérêts, d'ambitions et de sectes diverses, porta aussi les Saint-Simoniens à se réunir en un corps de société qui, bien que de courte durée, excita quelque temps l'attention publique. Henri de Saint-Simon, chef du saint-simonisme, naquit, en 1760, d'une noble et ancienne famille, fut élevé dans les principes de la philosophie du XVIIIe siècle, se distingua, en Amérique, sous les ordres de Washington et de Bouille, dans la guerre de l'Indépendance, abandonna de bonne heure la carrière militaire, et s'adonna à l'étude de la politique et de l'administration des nouvelles républiques américaines. A son retour en France, il trouva tout en fermentation, ne prit aucune part extérieure à la révolution, dont il approuvait d'ailleurs l'esprit et le but, et qu'il espérait être l'ère d'une régénération non-seulement politique, mais morale et religieuse. Pour aider et hâter le mouvement, il conçut le projet de réorganiser les sciences et l'ordre social, se lia avec les professeurs de l'École polytechnique, les artistes et les physiologues, voyagea en Angleterre, en Suisse et en Allemagne, publia sous l'empire, à l'occasion d'une question mise au concours par Napoléon, son Introduction et plusieurs ouvrages qui furent peu goûtés. Mais tous ses plans échouèrent : il se ruina, tomba dans la misère, essaya de se. suicider, et, deux ans après, mourut entre les bras de quelques disciples [29 mai 1825]. Saint-Simon prétendait que le Christianisme est une religion désolante ; que le principe : Rendez à César ce qui est à César, partage l'humanité eu

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