‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 240 sur 332 · MOUVEMENTS RELIG. LES PLUS IMP. EN ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS RELIG. LES PLUS IMP. EN ALLEMAGNE

sa propension au mysticisme. Cette doctrine fut plus ou moins partagée par le savant exégète Delitzsch, Luthardt, de Leipzig, et Kurtz de Dorpat.

De Hofmann, par son emploi arbitraire et abusif des idées bibliques, et par sa théorie de l'expiation, qui est en contradiction avec les livres symboliques, s'attira des critiques acerbes ; mais la défection de Kahnis, qui quitta le Luthéranisme, produisit une sensation plus profonde et fut l'objet d'une persécution plus acharnée encore. Hengstenberg exhala, à son sujet, ces plaintes dans son journal [1er janvier 1 862] : « Il a osé élever, contre l'authenticité, la véracité et l'inspiration des livres saints, des doutes inconnus jusqu'ici dans le monde théologique ; il a porté atteinte à la Trinité et la doctrine luthérienne sur la Gène; il a retiré des balayures du rationalisme des grains qu'il a crus bons ; si cette pauvre tête fait parmi nous des recrues, c'en est fait de nous. » Baumgarten, bien qu'il se fût beaucoup moins écarté du dogme protestant, fut privé de sa charge (1).

§ 429. — Mouvements religieux les plus importants en Allemagne.

lû En Prusse.

I. Le danger sans cesse croissant qui résultait, pour le protestantisme, de cette divergence d'idées sur la règle de foi et les dogmes fondamentaux, rendait les désirs d'union encore plus pressants. Ce fut la maison royale de Prusse qui, à trois reprises différentes, de 1798 à 1817, de 1817 à 1829, et, depuis lors, chercha à réaliser cette union entre

(1) Observation. — On trouvera un aperçu des travaux littéraires et théologiques sur l'exégèse, l'hist. de la religion, la dogmatique, l'éthique, les écoles primaires et supérieures, les fonctions ecclésiastiques, poésie et chant sacrés, dans Niedmer, Man. d'hist. eccl. Augsh., 1866, p. 898-904, et dans Dœrner, Hist. de la théol. prat., p. 861-87. Si l'on veut plus de détails sur la littérature histor. et ecclésiast. de 1825 à 1850, que l'on consulte Engdhardt, et, pour la période de 1850 à 1860, Uldlhorn, dans le Journal de théol. histor., fondé par lügen, continué par Niedner, et maintenant parÄa/uns, années 1852 et 1861.

Page 1