‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 261 sur 332 · DE LA. 3° SESSION, BTO · texte numérisé non relu

DE LA. 3° SESSION, BTO

pourquoi ils ne paraîtront pas à la prochaine session publique et maintiennent leur vote du 13 juillet, ^quoique sachant bien que les suffrages des Pères présents sont seuls comptés.

Le 18 juillet, la quatrième session publique eut lieu dans la forme déjà décrite. Après la messe solennelle et l'invocation du Saint-Esprit, l'évêque de Fabriano, ayant lu à haute voix le projet de constitution, ^demanda aux Pères s'ils voulaient adopter les définitions dogmatiques et les canons contenus dans cette constitution. Sur 535 Pères présents, 533 donnèrent un vote affirmatif, placet ; deux seulement (l'un Italien, l'autre de l'Amérique septentrionale) prononcèrent le non placet, mais ils s'unirent aussitôt à leurs] frères, si bien qu'il y eut unanimité des membres présents, et que le vote satisfit pleinement aux conditions du règlement de Trente qui veut que les définitions soient faites in plenâ synodo, vel ab omnibus, si fieri posset, — vel a longe majori parte.

Le Pape se leva alors et, tandis qu'un violent orage secouait la coupole de Saint-Pierre, il donna l'approbation solennelle à la constitution Pastor seternus (1). Il ajouta quelques paroles qui s'adressaient surtout aux évêques absents : « Il espère que, se souvenant de leurs déclarations

pect, qui ont conduit dernièrement nos délégués aux pieds de Votre Sainteté, ne nous permettent pas, dans une affaire qui touche de si près la personne de Votre Sainteté, d'émettre, publiquement et à la face de notre Père, un vote défavorable. Nous ne pourrions d'ailleurs que répéter dans la session solennelle les votes déjà donnes dans la Congrégation générale.

« Nous retournons donc sans retard au milieu de nos troupeaux, auxquels, après une si longue absence, nos soins sont plus que jamais nécessaires, en raison de la guerre imminente et surtout do leurs grands besoins spirituels. Nous avons la douloureuse certitude que nous trouverons la paix des consciences troublée par les circonstances malheureuses.

« En terminant nous recommandons de tout notre cœur l'Eglise de Dieu et Votre Sainteté, à qui nous promettons une fidélité et une soumission inaltérable, à la grâce et à la protection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous demeurons de Votre Sainteté les très dévoués et très obéissants fils. Rome, 17 juillet 1870 » Dans Friedrich p. 263 sq et Friedberg p. 622 sq.

(l) Voir document XIV.

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