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DISCUSSION DES SACRAMENTAIRES

système sec et superficiel, que de la doctrine catholique. C'est l'aridité de ce système qui explique pourquoi le sens religieux se perdit si vite dans la secte zwinglienne, tandis qu'il se conserva bien plus longtemps dans le luthéranisme.

§ 315. — Discussion des sacrameiitaires.

Hospiniani Hist. sacramentaria. Tig. 1598, 1602, 2 vol. in-fol. Zur., 1611, in-4. Lœscher, Hist. de la lutte entre Luther et les réformés, 2e édit. Francf. et Leipzig, 1793, 3 vol. Bossuet, Hist. des variations, t. I. Mœhler, la Symbolique, ch. IV, p. 256 sq. Hilger, Symbolique, ch. VI, §§ 27 et 28, p. 205 sq. Riffel, t. II, p. 298-335. Plank, Hist. de l'orig. des variations, t. II, p. 204 sq., 471 sq.; t. III, P. I, p. 376 sq. Idem., Hist. de la théol. protest., t. I, p. 6 sq.; t. II, P. I, p. 89 sq., 211 sq.; P. II, p. 7 sq.; t. III, p. 450, 274 sq., 732 sq.

Le principe fondamental des novateurs sur la liberté absolue de l'enseignement et le droit de l'interprétation de l'Ecriture appartenant à la raison privée, devait nécessairement produire bientôt de graves divisions parmi les sectaires eux-mêmes. Luther en fut singulièrement troublé et il sentit la nécessité d'en revenir à une foi une et commune. Il avait, ainsi que Mélanchthon, attaqué avec une extrême vivacité la doctrine des sacrements, que l'Église considère comme les signes efficaces de la grâce, tandis que, d'après sa manière d'expliquer la justification, Luther voyait dans les sacrements, non plus des moyens positifs de transmettre la grâce sanctifiante, mais de simples moyens de fortifier, par leur caractère symbolique, la foi du fidèle en la rémission des péchés. Aussi soutenait-il que quiconque croit fermement aux promesses divines n'a plus besoin des sacrements. Cependant il continuait à enseigner la présence réelle du Christ dans le sacrement de l'autel, et déclara assez longtemps que, quant à la forme de cette présence, on pouvait admettre le changement substantie du pain et du vin au corps et au sang du Christ.

Mais la lutte opiniâtre qu'il soutenait contre l'Église catholique, et ses discussions amères avec les sacramentaires, l'amenèrent bientôt à de nouvelles opinions. Carlostadt,

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