‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 80 sur 332 · SECTES PARMI LES PROTESTANTS · texte numérisé non relu

SECTES PARMI LES PROTESTANTS

dantla réconciliation ne s'effectue point en ce qu'il satisfait pour eux, mais en ce que leurs péchés leur sont remis. Le Saint-Esprit est une vertu et une opération de Dieu. D'après leur anthropologie, Adam fut créé mortel en soi ; cependant, dételle manière que, s'il avait persévéré dans l'obéissance, ii ne serait pas mort. Le péché originel n'est qu'une erreur, introduite plus tard dans les opinions théologiques. La chute d'Adam devait s'arrêter, dans ses effets, à sa personne. Seulement ses successeurs devaient nécessairement mourir. L'homme s'efforce de devenir moral avec ses seules forces naturelles ; mais ces forces se perfectionnent et se complètent par le Christ, dont l'histoire nous montre les heureuses suites de la vertu dans sa personne. La justification est le fait d'un jugement de Dieu, par lequel il absout, dans sa grâce, du péché et de la peine, les hommes qui, par leur foi au Christ, ont fidèlement observé la loi morale. Dès lors, l'opération intérieure de la grâce étant niée, les sacrements ne sont plus que des cérémonies extérieures, le Baptême est un simple rite d'initiation à la communauté chrétienne, la Cène une pure commémoration de la mort du Christ. Les sociniens qui, pendant longtemps ne rencontrèrent point d'adversaires en profitèrent pour répandre leur système rationaliste. Ils furent enfin vigoureusement entamés par les Jésuites, chassés de Rakow en 1638, et de Pologne en

Observation. Maintenant que nous connaissons l'origine et les principaux caractères du protestantisme, nous nous demandons naturellement quelle en est la valeur réelle, quels en sont les résultats. Le lecteur a déjà un grand nombre de données pour répondre à cette double question; mais il la trouvera traitée complètement et à des points de vue fort différents dans les ouvrages de Villers, de Robelot et de Kerz (§ 298). Dœllinger l'a surtout épuisée en se servant des aveux des protestants eux-mêmes. Le pointde départ, dans cette étude, est le rapport des nouvelles doctrines avec plusieurs anciennes hérésies. Ensuite en se plaçant au point de vue catholique, le protestantisme nous apparaîtra comme une hérésie; et au point de vue politique, depuis le traité de Westphalie, comme faisant équilibre à l'Église catholique.

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