‹ Histoire universelle de l'ÉgliseChapitre 125 sur 280 · II · texte numérisé non relu

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314 § 220. — LUCIUS m; urbain m;

époque des légats du pape résidèrent en Angleterre. Vers ce temps aussi Alexandre érigea le Portugal en royaume et en investit le duc Alphonse.

§ 220. — Lucim III [1181-85]. — Urbain [1185-1187. — Grégoire VIII [décembre 1187]. — Clément III [1187- 1191]. — Célestin III [1191-1198], en face des empei^eurs Frédéric 7" et Henri VI.

Une ère plus difficile encore semblait s'ouvrir pour la papauté à la mort d'Alexandre. Frédéric avait été obligé de faire du traité de paix de Verdun le traité de Constance [1183] [1), qui prit pour base de ses résolutions le concordat de Worms, et, après avoir annulé les odieuses décisions de Roncaglia, assimila les villes de Lombardie, reconnues comme républiques, aux grands vassaux de la couronne. Frédéric, toujours jaloux d'augmenter la puissance de sa race, maria son fils Henri VI à Constantia, unique héritière des Deux-Siciles, et, s'abandonnant à la haine héréditaire des Hohenstaufen, exerça en Allemagne de cruelles vengeances contre les Guelfes. Malheureusement les successeurs d'Alexandre n'étaient pas assez forts pour s'opposera ces violences. Ni Lucius, ni le milanais Urbain III n'avaient pu maîtriser l'influence impériale dans plusieurs élections d'évêques, ni empêcher l'empereur d'user des biens de Mathilde comme de sa propriété. La lutte s'était donc réveillée dans toute sa vivacité première, au moment où le pacifique Grégoire VIII fut appelé au siège apostolique et, où retentit en Europe la déplorable nouvelle de la prise de Jérusalem par Saladin [3 octobre 1187]. Déjà les germes de la désunion et de la méfiance avaient éclaté dans le royaume de Jérusalem, sous Baudouin, frère et successeur de Godefroy de Bouillon [7 18 août 1100], dont l'autorité ne s'étendait plus môme jusqu'aux frontières de la Palestine et de la Syrie, premières conquêtes des croisés. A peine les principautés d'Antioche, de Tripoli, de Tibériade et d'Édesse avaient-elles

(1) Dans le supplément du Corp. juris civilis, et Muratori, Antiq. t. IV, p. 307.

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