MILITAIRES ET RELIGIEUX
Baptiste [1099]. Son successeur, Raymond du Puy, ajouta aux premiers devoirs d'offrir l'hospitalité et de soigner les malades, celui de combattre les infidèles [1118]. Plus tard on établit de nouvelles divisions. Il y eut des prêtres, des chevaliers et des frères servants, gouvernés par un grand maître, des commandeurs et des chapitres de chevaliers. Innocent II sanctionna cette organisation et permit aux Hospitaliers de porter une croix blanche sur la poitrine avec une croix rouge sur leur étendard (I). Les chevaliers de Saint-Jean conservèrent toujours une réputation digne de leur vocation : accablés par les Sarrasins, ils se retirèrent à Rhodes en 1310, et enfin à Malte en 1530.
Au moment où les Hospitaliers se chargeaient ainsi de combattre les mécréants, neuf chevahers, sous la conduite de Hugues de Payens [magister militiœ), ajoutaient à leur vœu ordinaire ceux de religion, et le roi Baudoin II leur donna son palais pour habitation. Il était situé sur l'cnipiacement de l'ancien temple de Salomon, qui donna à la uuuvelle milice sacrée le nom de Templiers [pauperes connaüitones Christi templique Salomonis). Cependant le nouvel ordre allait mourir en naissant, vu le petit nombre de ses membres, quand quelques-uns de ceux-ci se rendirent en France pour s'y présenter au concile de Troyes [1127] et lui demander une règle. Grâce à Tintervention do saint Bernard, Honorius II leur assigna pour fonction de défendre les pèlerins contre les brigands qui infestaient les routes. Le vêtement de l'ordre était un manteau blanc avec une croix rouge (2). Les TempUers, soutenus par les ri-
(1) Willelmus Tyr., lib. I, lO: XVIII, 4 sq., Jacob de Vitriaco, Hist. Hierosolym. c, 64; Statuta ord. Höhten., t. II, p. 444 sq. Privilégia Jfa/m, t. XXI, p. 780 sq. [Verlot) Hist. des ciievaliershospital, de S. -Jean. Paris, 1726,4 vol. iii-4; 1761, 7 vol.; Hurler, t. IV, p. 313 ; GaïKjer, les Ordres de chevalerie de Jérusalem ou les Mallais, d'après des documents inédits et authentiques. Carlsruhe, )844.
{z)WMebn. Tyr. XII, 7; Jac. de Vitriaco, c. 65; Beriiardi Tract, de nov. militia, sive Adhortatio ad milit. Tempil; régula àdiis Ho Ist ca., t. II, p. 420 sq. ; Mansi, t. XXI, p. 305 sq. ; Munter, Statuts de l'ordre des Templiers. Berl., 1794, 1 vol. ; Dupuy, Hist. des Temp. Paris, 1650; Brux., 1751, in-4: d'Estival, Hist.crit. etapolog. des chevaliers du Temple. Paris, 1789,2 vol. in-4; Hèliot, t. IV; Wilclce, Hist. des Templiers. Leipzig, i826-3ö; Addison, History of theknight Templars. Lond., 1841. Pour la polémique qui s'éleva, quand cet ordre fut supprimé, voyez § 203.
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