‹ Histoire universelle de l'ÉgliseChapitre 213 sur 280 · JE.\N XXII ; BENOIT XII ; CLÉMENT VI, ETC · texte numérisé non relu

JE.\N XXII ; BENOIT XII ; CLÉMENT VI, ETC

§ 2i6). On les accusait à la fois d'hérésie, d'immoralité, d'opposition aux évêques et aux princes. Un nombre assez considérable de membres avouèrent la justice de ces accusations, qui n'ont été pleinement démontrées que dans les temps modernes. Le concile condamna encore les Fratricelli, les partisans de Dulcin« les Beggards et les Béguines; décréta des secours pour les missions de l'Orient et fit des canons pour la réforme des mœurs et de la discipline ecclésiastique, des moines et du clergé séculier. Clément avait condamné les chefs des Templiers à une prison perpétuelle. Jacques Molay, et Guy, dauphin d'Auvergne, rétractèrent alors tous leurs aveux, et Philippe exaspéré les fit brûler tous deux dans une île de la Seine [18 mars 1314].

Clément et Philippe moururent tous deux bientôt après [1314]. Le dernier fut remplacé par Louis X.

§ 267. —Jean XXII [7 août 1316 — 4 décembre 1334]. Benoît XII [20 décembre 1334 — 24 avril iM2]. Clé- 7nent VI [1 mai 1342 — 6 décembre 1352]. Sa lutte avec Louis de Bavière.

Chronicon Ludovici IV, imp. (Pezii Script. Austr. t. II, pf. 415). Henrici de Rebdorf Chronica, 1295-13S3 (Freherl Script. Germ. éd. Struve, t. I, p. 598). Gualoanei délia Flamma De rebus gestis a vice comitibus (Muratori, Script, t. XII). Vili Ampeckii Chronicon Bavar. (Pezii Thesaur. anecdot. t III, P. III). CkristoiJhe, Hist. ecclesiast.

Herwart ab Hohenbiirg, Ludovicus IV, imp., defensus contra Bzovium (Ann. ecclesiast. t. I, P. I, p. 412 sq.) Monachii, 1618, iivé. Geimldi Defensio Ludovici IV, imp. Ingolst,, 1618, in-4. Olenschlœger, Hist. politique de l'emp. rom. dans la première moitié da XIV' siècle. Francf., 1755, ia-4.

Après une élection fort orageuse où les cardinaux français et italiens luttèrent avec acharnement, le choix du con-

gen, 1832, p. 681, d'après des documents inédits. Un ouvrage anglais écrit récemment (History of theknight Templars, by C. C. Addison), tout en prenant parti pour les Templiers, les accuse d'un certain scepticisme religieux sur la divinité du Christ. Voyez Règle et statuts secrets des Templiers, précédés de l'histoire de l'établissement, de la destruction et de la continuation moderne de l'ordre du Tem-

47u § 267. — JEAN XXII ; benoît xii; clément vi. ,

clave, tenu à Lyon, tomba sur Jacques d'Ossa, cardinalévêque de Porto, qui prit le nom de Jean XXII. Villani représente ce pape comme rraignant Dieu, savant, disert, ami des universités, pénétrant et grand dans les affaires importantes. Avant son élévation, il avait promis de retourner à Rome ; mais il oublia son engagement, continua de résidera Avignon, où il posa les fondements du palais des papes, et, pour montrer qu'il serait fidèle aux maximes de son prédécesseur, il nomma sept cardinaux français. Quoique dépendant de la France, ce pontife chercha à faire prévaloir sa médiation entre Frédéric, duc d'Autriche, et Louis de Bavière, qui se disputèrent l'empire après la mort de Henri VII. Il s'autorisa de l'exemple du passé pour soutenir que le gouvernement des États italiens, relevant de l'empire, appartenait au pape, qui seul avait le droit d'y nommer un vicaire. Il nomma en effet, comme Clément V, Robert de Naples, tandis que Henri avait déjà nommé plusieurs membres du parti Gibelin, qui s'en prévalaient pour opprimer les Guelfes. Le pape les menaça de l'excommunication s'ils ne reconnaissaient Robert, qu'il confirma dans son gouvernement de l'Itahe jusqu'au couronnement d'un empereur. Après la bataille de Muhldorf [ 1322], Frédéric d'Autriche étant tombé au pouvoir de Louis de Bavière, celui-ci prit le titre de roi des Romains, sans attendre la confirmation papale, et se hâta d'envoyer des secours aux Gibelins lombards qui succombaient sous les efforts de leurs adversaires. Mais Jean XXII somma le nouveau souverain de comparaître devant lui dans l'espace de trois mois [8 octobre 1323] (1). Louis, feignant de pher demanda au nouveau pontife la prolongation du délai, et se mit à protester devant la diète de Nuremberg contre le droit que s'arrogeait le pape d'examiner et de confirmer la vaUdité de son élection, disant que sa dignité reposait uniquement sur le choix des princes électeurs. Cependant le

pie, etc., par C. Maillard de Chambure. Paris, 1841. Cf. Palma, Preeleclioiies hist. ecclesiast. t. III, P. II, p. 191-210. Soldan, Procès des Templiers {Raumer. Manuel d'histoire, 1844). Havemann, Hist. de la destruction de l'ordre de Templiers. Tub., 1846.

(1) La bulle est dans Raynaîd. ad an. 1323, n" 30, et plus complète dans Herwart, loc. cit., P. I, p. 194. La protestation de Louis à Nuremberg est dans Henoart, P. I, p. 248.

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