LE MYSTICISME
il mourut [1440], flétrit les maîtres qui étudient,' uniquement dans le but d'acquérir des richesses, tandis que le vrai privilège de l'homme ne consiste que dans la direction noble et pure de sa volonté, et que l'étude de la théologie n'est légitime qu'autant qu'elle est entreprise dans des vues hautes et désintéressées ( 1 ). Et c'est parce qu'on l'oublie, que le nombre des docteurs en théologie augmente sans que le mal diminue; que les professeurs des académies ne songent qu'à combattre les erreurs qui sont dans la tête, et non les vices qui corrompent le cœur; qu'on trouve enfin un clergé fort éclairé à côté d'un peuple négligé, abandonné à l'erreur et au péché. Nicolas deCusa s'indigna de même contre le système théologique de cette époque (2). Enfin le chancelier Gerson s'etîorça d'introduire un meilleur esprit parmi les théologiens, en dirigeant leur attention vers les Œuvres de saint Bonaventure, et en essayant d'autres tentatives de réforme dans les sciences ecclésiastiques (3).