EN ORIENT
cipaux défenseurs et propagateurs des images, manifestèrent leur opinion. L'empereur ordonna et réalisa une véritable guerre contre les images £«xovoz>.asrpé? [730].
Jean Damascène, le plus grand théologien de son temps, justifia l'usage raisonnable des images, les papes Grégoire II et III protestèrent contre le reproche fait à l'Église « d'avoir, )) depuis des siècles, souffert ou favorisé un culte idolàtri- » que. » Le chrétien, disait-on, n'adore pas les images comme les païens ; il les honore par respect pour les idéaux qu'elles représentent (1). Un nombreux concile, réuni à Rome par Grégoire III [73:2], excommunia tous les briseurs d'images. La haine du peuple, déjà irrité contre l'empereur [-^ 741], éclata avec force, quand de nouveaux impôts vinrent augmenter son mécontentement. Constantin Copronyme, fils de Léon, fut encore plus insensé dans les persécutions contre les défenseurs des images, en Orient et en Occident; la controverse devint alors une vraie lutte politique. Le parti des défenseurs des images était si considérable qu' Artabase, beau -frère de Constantin, se mit à leur tête pour détrôner l'empereur, y réussit, fut proclamé à sa place [740], et se déclara en faveur des images; mais il succomba dans la lutte contre Constantin, qui se fit une joie atroce de voir enchaînés dans l'hippodrome Artabase et ses fils, et de leur faire ensuite crever les yeux. Les adhérents d'Artabase furent punis d'une manière non moins effrayante. L'édit contre les images fut renforcé encore, lorsque l'indigne patriarche.de Gonstantinople, Anastase, rétabli sur son siège, eut couronné le fils de l'empereur, associé au trône de son père et désormais sûr de son pouvoir. Ce fut précisément au moment où les Lombards menaçaient sérieusement le pape, que Constantin renouvela et renforça
(1) Ce reproche toujours renouvelé est victorieusement réfuté par le concile de Trente: « Imagines porro Christi, etc., in templis pr?esertim habendas et retinendas, eisque debitum honorem et venerationem impertiendam, non quod credatur inesse aliquis in iis divinitas vel virtus, propter quam sint colendœ, vel quod ab eissit alialiquid petendum, vel quod fiducia in imaginibus sit figenda, velufî olim fiebat a gentibus quee in indolis spem suam collocabant; sed quoniam honos, qui eis exhibetur, refertur ad prototypa, quie ill;e reprsesentant, etc. » Sess., 25, de Invocat., venera tione, etc.