DANS LA SCANDINAVIE
dirent les Normands plus favorables au christianisme, et assurèrent enfin une existence durable aux églises fondées dans l'archevêché de Nidaros et dans les évêchés de Bergen, Hammer et Stavanger.
L'Islande (1), cette île inculte, à peine découverte en 861 par les Normands, devint bientôt le siège le plus florissant de la civilisation et de la littérature du nord de la Germanie. Après le prêtre saxon Frédéric [981], Olaf Trygvesen s'intéressa vivement à la conversion des Islandais : l'Islandais Stefner, le saxon Thangbrand et plusieurs Norwégiens annoncèrent la bonne nouvelle, qu'on accueillit, dans une assemblée populaire de l'an 1000, sous condition, cependant, qu'il serait permis au peuple de continuer à faire des sacrifices secrets, d'exposer les enfants et de manger de la viande de cheval. Insensiblement la vertu du Christianisme triompha de ces éléments païens, surtout depuis le moment ou Adalbert, archevêque de Brème, eut consacré le prêtre Isleif comme premier évêque de Skalholt [1056], Les Islandais découvrirent et convertirent le Groenland [lOUO] (2), qui reçut ses évoques, d'abord de Brômo, plus tard de la Norwége.
La conversion do ces races septentrionales fut do la plus haute importance pour la civilisation do TEuropö (3); car, à partir de cette époque seulement, les conti ces maritimes devinrent paisibles et capables de nouveaux progrès.
§ 180. — Les Slaves, leur doctrine religieuse.
Moue, Hi?t. du paganisme dans le nord de l'Europe, t. I, p. 111, Hanusch. Connaissance du mythe slave, etc. Lemberg 1S42. Schaffarik, Hist. de la langue et de la littéral, slaves. Ofen 1826. Id. Origine des Slaves. Ofen, 1828. Joh, Lnsicki, de Dus Samogitar. Basil., 1615. Id. deRussorum, Moscovitarum, etc., religione. Spirœ, 1582. Erencel, de Dus Sorabor. et al. Slavor. {Hoffmann, Scriptor. rer.
l"}?? sq. 5 t. in-fol. trad. en allemand par Mohnike. Strals., 1835; Dahlmann, t. II. p. 77.
(1) Finni Johannei Hist. eccles. Islandiaî. Haf., 1772 sq., 4 t. in-fol., Miïiiter, t. I, p. 519; Dahlmann, t. II, p. 106-122.
(2) Tùrfœi Grœnl. antiqua Hefn., 1706 ; Munter, t. I, p. 555 sq.
(3) Adam. Bremens, de Situ Dan. c. 96.