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LES SLAVES

Lusat., t. II). Naruscewlcz, Histor^a naradu polskiego, t. II. Narbut, dzieje Starozytue. AVilno, 4 t. Rettberg, Hist. de l'Église d'Allemagne, t. II. p. 545 sq.

Les Slaves, la plus grande race européenne, après les Germains, qui apparaisse au moyen âge, s'étendaient depuis la Saal jusqu'à l'Oural, et de la mer Adriatique à la merBaltique. L'origine de leur histoire est obscure, repose sur des traditions populaires, et a été défigurée par des relations hostiles. Ils n'ont point de poëte ancien et national qui ait célébré par ses chants le berceau et les premiers exploits de sa nation. Ils n'ont point eu, comme les Germains, un Tacite pour apprendieàla prostérité leur caractère et leurs mœurs. On fait dériver, avec plus ou moins de raison, le mot Slaiv, nom générique de ces peuples depuis le VIP siècle, de slawa (renoimnée), sloivez (homme), et mieux peut-être de slowo (parole, d'où Slawons), dans le sens de communauté de langue. Ce qui milite en faveur de cette étymologie, c'est que la plupart des peuples de race slave désignent ceux qui ne sont pas Slaves par le nom de 7iiennec, muets ou ne participant point à la communauté de langue. Les Slaves apparaissent pour la première fois dans l'histoire au moment où ils se rencontrent avec les Allemands ; et alors, déjà, ce n'est plus le peuple slave primitif, ou dans son originalité première. Leur stature était robuste et trapue, leur tête belle, leur corps insensible à la fatigue et à la douleur (1). Hardis et habiles dans l'attaque, modérés, bienveillants ethospitahers dans les relations sociales, ils étaient d'une inaltérable gaieté; leur joie devenait une ivresse bruyante au milieu de leurs fêtes populaires, animées par des chants nationaux, tantôt vifs et gais, tantôt tristes et mélancoliques (2). Quels que fussent leurs

(1) àchaffarik, 'llist. de la langue et de la littérature slaves, p. 540.

(2) Lorsque Ostroivoski, Dzieje i prawa kosciola Polskiego, t. I, p. 22, dit : « Il y avait àGuesen un temple de Pluton; au Kahlenberg, un temple destiné à Castor et Pollux ; à Cracovie, un autre temple consacré à une divinité romaine inconnue; » cela veut dire sans doute que les divinités slaves avaient été désignées, comme celles de la Germanie, par César et Tacite, sous des noms romains. Car ce temple de Gnesen était bien dédié à Nija (chez les Polonai») ou Piiiolo (pieklo, enfer, parmi les Prussiens et les Lithuaniens), le Dieu

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