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DURANT TOUTE CETTE KPOQUE

Alors aussi s'introduisit généralement, parmi les peuples germains, la fête de la Toussaint, instituée par Boniface IV, à laquelle, selon une pieuse tradition, le saint abbé Odon de Cluny rattacha la Commémoration des Morts qu'il fit le premier célébrer dans les couvents de son ordre (1) [998], et qui, bientôt, fut généralement admise {2 novembre) comme expression du dogme catholique du purgatoire et de l'union intime des fidèles vivants et trépassés.

Les Germains reçurent avec respect et conservèrent avec fidélité la foi chrétienne (surtout en ce qui concerne les sept sacrements, et les cérémonies qui en sont la vivante expression), telle qu'elle leur fut transmise par les Grecs et les Romains. Amalarius de Metz , et ceux dont nous avons cité les noms en tête de ce paragraphe, commencèrent à expHquer au peuple le sens des cérémonies et des actes liturgiques. Comme aux premiers siècles de l'Église, on décida qu'on n'administrerait le sacrement de Baptême qu'aux fêtes solennelles de Pâques et de Pentecôte, et qu'on observerait les cérémonies primitives (2) Malheureusement il fallut lancer des décrets sévères contre l'indifférence de ceux qui remettaient le baptême des enfants au delà d'un an (3). Bien des plaintes s'élevèrent aussi contre la négligence qu'on mettait à administrer le sacrement de l'Extrême-Onction. Jonas, évêque d'Orléans, imposa comme devoir rigoureux aux malades la demande de l'onction du prêtre, recommandée par les apôtres; le concile de Pavie

dum verbura Dei, et orationibus vel justis operibus vaceiit. Similiter et in festivatibus prœclaris Deo et Ecclesiée conventui cieserviant, et Sceculai'ia placita dimittant. »

(1) Mahill. Acta sanctorum ord. Bened. saec. VI, P. I, p. 584. Peir Damiani Vita Odiion. c. 10 {Bolland. Acta sanctorum mens. jan. 1. 1. p. 74 sq.). Siegebert Gernblac. ad an. 998.

(2) Capitul. an. 804, c. 10 : « Ut nuUus baptizare praesumat nis; in Pascha et Pentecoste, excepto infirmo. » (Baluz. t. I, p. 294.)

(3) Capitul. an. 789, c. 19: « Similiter plaçait bis decretis inserere, quod omnes infantes infra annum baptiientur. Et hoc statuimus, ut Si quis infantem intra circulum anni ad baptismum offerre conternpserit sine consilio vel licentia sacardotis, si de nobili ^^enere fueril centum viginti solidos fisco componat; si ingenuus, sexaginta; si litus, triginta. » {Baluz. 1. 1, p. 183.)

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