‹ Histoire universelle de l'ÉgliseChapitre 89 sur 280 · II · texte numérisé non relu

II

[850] insista fortement aussi sur ce sujet: les malades jugés indignes de la sainte communion devaient être privés de l'onction du prêtre (1). L'Église s'opposa aussi rigoureusement aux mariages entre parents, qui devenaient de plus en plus fréquents , et leur refusa bientôt la bénédiction . sacramentelle ; le bras séculier, d'accord avec l'Eglise, interdit, de son côté, ces unions entre parents, jusqu'au septième degré (2) ; mais le quatrième concile œcuménique de Latran [1215] resti-eignit cet empêchement au quatrième degré.

La célébration de l'Eucharistie était toujours, et comme au commencement du Christianisme, le centre du culte, le but de toutes les assemblées religieuses ; le pain sans levain était généralement en usage ; les cérémonies devenaient de plus en plus significatives et dignes du grand mystère qu'elles exprimaient, et que les discussions soulevées par Radbert etBérenger firent connaître danstoule sa portée et sa sublimité. La crainte scrupuleuse de répandre quelques gouttes du sang du Christ fit naître l'usage de boire le sang dans des tuyaux, ou de tremper la sainte hostie dans le calice consacré. Cependant le concile de Clermont [en 1095] (3) ordonna encore de recevoir séparément le corps et le sang de Jésus-Chrit, à moins d'une nécessité particulière. La liturgie romaine, pratiquée dans presque toutes les églises nationales, avait aussi été en

(1) Déjà Boniface ordonnait : « Omnes presbyteri oleum infirmorum ab episeopo exspectent secumque habeant, et admoneant fidèles infirmosillud exquirerc, ut eodem oleo peruncti a presbyteris sanentur. {Vtlirdtwein, epp. Bonif. p. 142.) Jouas, de Institutione laicali, lib. III, c. 14. Synodus regia Ticina, an. 850, can. 8 (Harduin, t. V, p. 27; Mansi, t. XIV, p. 932 sq.).

(2) Capitt\l. lib. VII, c. 432 : « NuUus fidelium usque adfinitatis lineam, id est usque in septimam ^yrogeniem, consanguineam suam ducat uxorem, vel eam quoque modo incesti macula polluât. » Cf. lib. VIT, c. 43Ö; lib. VI, c. 130. Pétri Dainiunl Tractatus de parentelœ et cognationis gradibus. Cf. de Moy, le Droit conjugal des chrétiens dans, les églises décrient et d'Occident, liv. I, p. 361. TFaiier, Droit canon., § 304, 8"édit., p. 599.

(3) Con3. Claromont. an. 1095. can. 28 : « Ne aliquis communicet, de altari nisi corpus separatim et sanguinem similiter, nisi per necessitatem et cautelam. {Hnrduin, t. VI, P. II, p. 1719; (Mansi, t. XX, p. 818.) D'après Mansi, le canon aurait été décrété ob recens damna, lam haresim Berengarianam (?J

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