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lies sciences naturelles, rentrant plus spécialement dans la sphère du NominaÛsme (gui ne voyait la réalité qœ dans les individus) furent comme proscrites avec ce dernier jusque vers la fin du moyen âge. Il semblait qu'on n'eût pas d'yeux pour observer la nature. Les choses les plus absurdes s'enseignaient avec Tassurance la plus absolue. Un seul homme s'éleva par ses connaissances en ^ysigue et en histoire naturelle au-dessus de son temps : ceftitle franciscain anglais Roger Bacon d'Ilchester (1214- 1294). Il découvrit, sinon la théorie, du moins les principales propriétés du télescope. Il parait avoir connu aussi la poudre à canon. Ses vues claires et justes sur la nature eSL firent le digne précurseur de François Bacon^ dont je pulorai plus tard.
Ce que je viens de dire de l'état des sciences au moyen ige» n'en donnera pas une opinion bien avantageuse. G^^dant, si l'on considère que l'imprimerie n'existait pcônt encore, que les moyens de communication étaient tEès-difficiles, que l'EgUse avait de nombreux peuples barbares à convertir et à discipliner, on trouvera que le moyen âge mérite qu'on en parle avec moins de mépris qa'on ne le fait généralement. Le moyen âge a creusé les fimâ&QQients et posé les pierres angulaires de la civiUsation actuelle. Cette œuvre de préparation, pour être moins brillante, n'en est pas moins utile. Au reste, le moyen âge ne manque pas tout à fait de ces créations devant irâqaelles on s'arrête avec étonnement et admiration. La baifi^ latinité a créé d'immortels chants sacrés, tels que le DUs ir» et le Media vita^ etc. Une seule de ces hymnes vaut toutes les imitations d'Horace et d'autres poètes klms des modernes philologues. TJImitation de Jésus- Christ demeurera toujours un des meilleurs livres d'édification et chez les catholiques et chez les protestants. Le Niêbelungmliedy épopée germanique, est une des productÛHis les plus remarquables du génie littéraire. Mais le plus beau fleuron de la couronne du moyen âge, c'est Tari gothique^ au dire de plusieurs la plus sublime des
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créations aiiistiquBSk Qae pomrrait-on comparer aux oathôdialesde Cobgne> de Strasbearg et de Pârifrl c Quelle impre^ioii inattepiduo^diii^kBthe, quec^e gw produisit Bor moi' la cattiédrale de Strasbourg I Une grande émoiioii^ que ja ne pouvais m'exj^quer, parce qu'elle était produite par rhannoniede miîîe' détails, s'empara de mon âme et laremplit toute enlâère. Que de foisje suis retourné devant ce monijunentpour jcHÎr de cette joie presque céleste et y embrasser dans ses œuvres le gigantesque esprit de mes anciens âères« »
I 7. WUîHtxÈbnwwmr t» «eolastiqne «t le m.9ren à^..
Avant de passer à la renaissance, qui a pDéJjarô la téforme elles temps modiames, arrêtons-nous un moment sur le caractère <îe cette première époque de la civilisationchrétienne et sur le principe qui viendra la faire entrer dans une nouvelle phase.
Comme je Tai^ dit plus haut, le caractère propre de la sccdastique, c'est la subordination de là science à la thélSK logie et de là théologie à TEgliso; Le moyen âge, c'est 1^ génie deT égUse catholique dominant, réglant etpénétranfr la société tout entière. Grands et petits, savants et igno* rants, tous se courbaient humblement devant Tautorité souverame de TEglise, ne voulwit croire, penser et agir que daus les limites qu'eïïe avait déterminées.
n y avait bien ci et là des sectes qui re&tsaient de s*indinar devant Biome^ les Albigeois, par exemple, msns le nombre des dissidents^ était proportionnellement tràs>petit
Je n'examinerai pas si le oercie tiré autour de la reli^ôn^ et de la science par la scolastique était un bien au un mal aussiltmgtemps qu'ilimfBLsaitauxbesoiiisdesespîts; mais noua comprenons ton» aujourd'hui qufàreo les progrès dessd^ices, ii devaitdevemr trop étroit, etqu'UfeUaitou qu'il s'élargît gradudlementv ou qu'il se rompit; et c'est aussi te qui est amvé^ jl^es temps idQ liiixoneâsiQii^
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lent à demander un élargissement au nom de la science. La scolastique fat convaincue d'erreur sur quelques points, le doute entra dans les esprits, on se mit à discuter, à examiner non-seulement les faits -d'un ordre scientifique, mais aussi les vérités religieuses, et une première crise amena la réforme, qui ne voulait d'abord qu'élargir le code du moyen âge. Mais le mouvement ne s'arrêta pas là. Des esprits hardis, téméraires, ne craignirent pas d'at« laquer et de rejeler les vérités les x^us saintes de la religion, et de baser sur la nature et la raison une philosophie audacieuse qui r^ette tout ce qui est révélé et surnaturel. Cette philosophie est le contre-pied du moyen âge. Celui-ci reyetait tout ce qui sortait de sa conception de la foi ; celle-Iâ rejette tout ce qui est en dehors des phénomènes naturels et du domahae de la raison humaine.. C^ conune on le voit,, une nouvelle scolastique, aussi étroite, aussi exclusive que la première et beaucoup plus, dangereuse. Ht o'est sous le despotisme de cette scolastique moderne <pie se sont placés aujourd'hui beaucoup de. pédagogues, et, que s'élève une grande partie de la jeuiBSse^ depuis l'école primaire jusqu'à Tuniversité. Espô* IQQ8 qu'elle ne tardera pas à disparaître avec la première»