‹ Histoire universelle de la pédagogieChapitre 9 sur 71 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

DE L*ÉDUCATION CHEZ LES PEUPLES PLACÉS EN DEHORS DE l'influence DE LA RELiaiON RÉVÉLÉE

{ 1. lies peuples nm.uYmgeB*

Chez les peuples sauvages de l'Afrique, de F Amérique et de l\)céaiiie, ainsi que chez les hordes nomades de l'Asie, Téducation des enfants est presque toute instinctive. On leur donne les soins physiques nécessaires à leur conservation ; ils appreiinent sans enseignement spécial la langue et les arts grossiers de leur tribu, et s'imprègnent instinctivement de ses mœurs et de ses superstitions.

On peut considérer comme une espèce d'éducation physique la peine que se donnent plusieurs hordes sauvages pour déformer la tête des enfants et d'autres parties du corps. Les unes serrent la tête dans une boite carrée, afin de lui donner la forme d'un prisme; d'autres l'aplatissent en la comprimant, surtout derrière ; d'autres encore mutilent le nez, les lèvres, etc.; il y en a qui serrent les bras et les jambes à certains endroits, pour y opérer des dépressions semblables à celle que produit une bague trop petite ; d'autres, enfin, se tatouent, c'est-à-dire qu'ils se couvrent le corps, notamment le visage, les bras, la poitrine et les jambes, de figures bizarres, au moyen d'incisions opérées dans la peau. De telles pratiques, on le comprend, sont tout simplement absurdes, et nous n'avons, sous ce rapport, rien à apprendre des sauvages. Je ferai simplement remarquer que nous retrouvons encore chez nous des restes de cette ridicule éducation physique, qui consiste à gêner l'œuvre de la nature dans le développement du corps, et à lui ajouter des accessoires superflus. Je mentionnerai, entre autres, le maiUot, qui prive le petit

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