‹ Histoire UniverselleChapitre 102 sur 184 · I. Journal de Physique, année 1716, t. I, p. 488 et suiv · texte numérisé non relu

I. Journal de Physique, année 1716, t. I, p. 488 et suiv

MOUVEMENT

Tableau magique. — Plaque de verre, formée de deux feuilles métalliques, et sur laquelle se trouve fixé un tableau. D'ordinaire on place sur le tableau une pièce de monnaie, on le charge d’électricité et on invite un des assistants à prendre la pièce. Dès que la personne en approche la main, elle reçoit aussitôt une forte commotion, qui la met en fuite. Mais si la personne est isolée, c’est-àdire posée sur un tabouret à pieds de verre ou de résine, elle peut impunément prendre la pièce de monnaie. Elle le peut encore si, pour décharger le tableau, elle approche de la surface un conducteur pointu.

Électrophore. — En cherchant à simplifier la machine électrique, Wilke et Volta furent conduits, presque en même temps, à l’invention de l’électrophore. Volta fit le premier connaître , dans sa correspondance particulière, l’instrument auquel il donna le nom d’ électrophore perpétuel x. Cet instrument se fabrique, d’après les indications de son inventeur, en coulant dans un moule métallique un gâteau de résine et de cire, dont la surface doit être parfaitement lisse. Primitivement on électrisait ce gâteau en le frottant avec la main ; plus tard on substitua à la main une peau de chat. L’électricité ainsi produite est négative, et peut se conserver pendant des mois sans se dissiper ; c’est ce qui fit qualifier 1 electiophore de perpétuel. Pour compléter cet instrument, on place sur le gâteau un plateau de bois, couvert de lames d’étain et surmonté d’un manche isolant (en verre). Les phénomènes qui se produisent alors firent naître des théories et des controverses inextricables 2. Ce qu’il y a de certain, c’est que le plateau subit l’influence électrique de la résine, prend de l’électricité positive à sa face inférieure et de l’électricité négative à sa face supérieure : en le touchant avec le doigt, on obtient une faible étincelle, et on enlève par là •le fluide repoussé. En soulevant ensuite le plateau, on détruit l’influence, et l’électricité positive peut se répandre sur toute la surface; si alors on approche le doigt, on reçoit une seconde étincelle plus forte que la première. Dans tout cela il n’y a rien que de prévu; mais le moule qui contient le gâteau de résine a aussi son rôle :

1. Lctlre de Voila à Priestley, dans les Scelle di opuscoli interessanti de Milan, t. IX, p. 91, et t. X, p. 73". — Lettre de M. Alex, de Volta sur l’clectropbore perpétuel de son invention, dans Rozier, Journal de physique, t. VI, juillet 1776.

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