Fischer, Gesch. der Physick, t. VIII, p, 287 et sulv
pour arriver tout de suite à la limite de charge, il faudra à la fois toucher le plateau et le moule.
Tous ces effets, ainsi que la conservation de l’électricité par l’électrophore, ont beaucoup embarrassé l’esprit spéculatif des physiciens.
Lichtenberg, deGœttingue, trouva que l'électrophore peut servir aussi à produire des effets singuliers, en posant sur le plateau des figures métalliques, et en y faisant arriver de l’électricité contraire à celle du plateau. Ces ligures, rayonnantes comme des étoiles, ont reçu le nom de figures de Lichtenberg L
Clavecin et carillon électrique. — Cet instrument composé de deux rangées de timbres métalliques, formant ensemble un clavier de deux octaves, fut imaginé en 1761 par P. Laborde. Chaque timbre, pris dans une rangée, répond à un timbre dans l’autre rangée, avec lequel il est à l’unisson. Afin que le son des deux timbres soit le même, l’une des rangées est susceptible d’être électrisée par de petits conducteurs, en touchant, sur le clavier, la touche correspondante ; aussitôt le timbre électrisé attire son petit battoir et le repousse contre le timbre homophone, non électrisé, de manière qu’en posant convenablement les doigts sur les touches, on produit les sons que l’on désire. — Le carillon électrique repose sur un mécanisme analogue.
Cercles électriques colorés. — En fixant unepointe métallique au-dessus d’une plaque de métal, et en faisant passer, par cette pointe, de fortes décharges électriques sur la plaque, Priestley obtint des cercles colorés , semblables aux anneaux colorés de Newton *. Il observa que plus la pointe est rapprochée de la plaque métallique, moins les cercles sont grands et plus promptement ils sont formés, et que plus, au contraire, la pointe est écartée de la plaque métallique, plus les cercles sont grands, mais plus ils sont longs à se former. Si la décharge électrique est très-forte, le métal s’échauffe et s’oxyde au contact de l’air. Ne serait-il pas possible, se demandaient dès lors les physiciens, que la formation de ces cercles colorés fût due à une légère couche d’oxyde produite à la surface des plaques métalliques? — Celte question intéressante a été de nos jours l'objet d’importants travaux de la part de Becquerel.
t. De nova methodo naturam ac motum fluidi electrici investigandi , dans Nov. comment, societ. Gœtting., t. VIII, ann. 1777.