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Philosoph. Transact., nn*276 et

MOUVEMENT

augmente à mesure qu’on avance vers le nord, si bien que dans la baie d’Hudson elle est de 30°, dans la baie de Baffin de 57% mais qu’elle diminue à mesure qu’on avance plus à l’est de ces régions. De ces faits Halley conclut qu’il existe quelque part entre l’Europe et les parties septentrionales de l’Amérique une ligne au delà de laquelle la déclinaison de l’aiguille cesse d’ètre occidentale et où elle devient orientale. Les observations faites sur les côtes du Brésil, au détroit de Magellan, aux lies de Sainte-Hélène, de l’Ascension, de Botterdam, à la Nouvelle-Guinée, au Pérou, au Chili, etc., le confirmèrent dans cette manière de voir, et il parvint ainsi à élever le premier l’hypothèse que notre terre est un aimant avec ses pôles et son équateur. C’est de cette hypothèse que date le magnétisme terrestre.

Halley admettait quatre pôles magnétiques, dont le plus marqué devait se trouver par 70° latitude australe et à 120° Iongit. orientale de Greenwich L II eut le premier l’idée féconde de réunir par des lignes les points d’égale variation. Ce fut à cette idée de Halley qu’Alex. de Humboldt emprunta la construction des lignes isothermes.

Les déclinaisons périodiques horaires furent pour la première fois signalées par Hellibrand à Londres, en 1634, et par le P. Tachant, en 1682, à Loüvo, dans le royaume de Siam. En 1722, Graham les observa soigneusement à Londres. Il fit part de ses observations à Celsius et à Hicerler qui les continuèrent à Upsala2. Les déclinaisons suivant les différentes heures du jour et de la nuit, ainsi que suivant les saisons, et qui dépendent de l’action du soleil, furent déjà remarquées par Halley; mais ce n’est qu’à notre époque qu’elles ont été un objet d’observations assidues, principalement de la part du général Sabine et d’Alex, de Humboldt 3.

inclinaison. — Pendant longtemps on ne connaissait de l’aiguille aimantée que les déclinaisons; ou n’entrevoyait même pas la possibilité de rendre autrement sensible l’effet du magnétisme terrestre. C’est ainsi qu’aujourd’hui encore nos girouettes n’indiquent que la direction horizontale des vents, comme s’il n’y avait pas de courants verticaux dans l’atmosphère. En 1576, Robert Norman n imagina le premier une aiguille verticale pour arriver à déterminer

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