Philos. Transact., année 1683, vol. XII, n" 148, p
2. Philos. Transact., années 1724 et 1725 (vol. XXXIII, p. 96-107).
3. Alex, de Humboldt, Cosmos, t. IV, p. 115 et suiv. (de l’édit, allemande).
la longitude sur mer au moyen de la boussole. Trouver la longitude sur mer est un problème qui a toujours occupé les marins. Si les premiers observateurs ne trouvèrent pas alors ce qu'ils cherchaient, ils découvrirent, en revanche, les mouvements de l’aiguille d’inclinaison. Noël, Pound, Cunningham, Feuillée, Whiston et Semler firent les premières observations de «e genre, à l’aide d’appareils particuliers, nommés compas d’inclinaison (inclinatoria). Il fut constaté, entre autres, que l’aiguille d’inclinaison marquait, en 1671, à Paris, 75°, tandis qu’en 1838 elle n’y marquait que 67° 24'. L'insuffisance des observations laissa ignorer si la variation verticale (inclinaison) présente des oscillations séculaires et annuelles oomme la variation horizontale (déclinaison).
intensité. — L’élément le plus important du magnétisme terrestre fut connu le dernier. En examinant, en 1723, les oscillations de son compas d’incliDaison, Graham se demanda si ces oscillations obéissaient à une force constante, analogue à la pesanteur dans les oscillations du pendule. Ses observations, qui étaient faites avec une aiguille verticale, embrassaient un arc de 10°; il en conclut que la force magnétique n’était pas, à beaucoup près, aussi constante que la pesanteur, et que les oscillations de son aiguille aimantée variaient avec les temps. Mallet eut, en 1769, le premier l’idée de mesurer l’intensité magnétique, entre deux points distants à la surface du globe, par le nombre des oscillations exécutées dans un espace de temps donné. Il trouva ainsi, à l’aide d’appareils trèsimparfaits, que le nombre des oscillations était le même à Saint- Pétersbourg, sous 59” 56' lat. sept., et à Ponoï, sous 67” l\' lat. sept. *. Il conclut de là que l’intensité du magnétisme terrestre était la même dans toutes les zones. Cette opinion erronée se propagea jusqu'à Cavendish. Borda ne la partagea pas pour des raisons théoriques. Mais l’imperfection de ses instruments ne lui permit pas de constater des différence* d’intensité sensibles, dans une espace de 35 degrés de latitude compris entre Paris, Toulon, Santa- Cruz et la Gorée 1 2. Avec des instruments plus parfaits, Lamanon réussit, pendant la même expédition de La Pérouse dont Borda faisait partie, à constater les variations de l’intensité magnétique : il vit le premier, pendant les années 1785 et 1787, varier cette
1. Novi Comment. Acad, scient. Pelropolit., t. XIV, année 1799, p. 33. Lemonnier, Lois du magnétisme comparées aux observations de 177 G, p> 50.