‹ Histoire UniverselleChapitre 119 sur 184 · Dalencé, Traité de l’aimant; Amslerd. 1687, in · texte numérisé non relu

Dalencé, Traité de l’aimant; Amslerd. 1687, in

diurne de notre planète, et qui laissent perpétuellement échapper, de leur intérieur creux, des effluves magnétiques ‘.

Henri Bond, s’appuyant sur ses observations faites en Angleterre, soutenait que les pôles magnétiques tournent autour des pôles terrestres dans une période encore indéterminée. S'emparant de cette idée, La Montre crut trouver la cause des mouvements de l’aiguille dans les déviations du fluide magnétique relativement à l’axe de rotation diurne et à Taxe de rotation annuelle de la terre *.

Mais laissons là les théories pour arriver à la découverte des lois du magnétisme.

Helsham annonça que la force attractive de l’aimant suit la raison inverse doublée des distances. Benjamin Martin (mort en 1782 à Londres), essayant l’action d’un aimant contre un morceau de fer de la forme d’un parallélipipôde, trouva que les forces attractives suivaient la raison inverse sesquipliquée des distances. Le Sueur et Jacquier, dans leurs commentaires sur les Principes de Philosophie naturelle de Newton, assignèrent à l’action magnétique la raison inverse triplée des distances. Enfin, suivant Musschenbroek, qui avait placé un cylindre aimanté à l’extrémité du fléau d’une balance, et le faisait ainsi agir sur un cylindre de fer, l’action magnétique est en raison inverse des distances ; en faisant agir une sphère de fer sur un cylindre aimanté, l’action était en raison inverse sesquipliquée des espaces creux; elle était en raison inverse sesquidoublée des distances, quand on faisait agir un aimant sphérique sur un cylindre de fer.

La question en était là, lorsqu’elle fut reprise par Coulomb.

Pour trouver la loi de l’action magnétique. Coulomb suspendit un fil aimanté dans l’étrier de sa balance de torsion. Il tourna le fil de suspension de la balance de manière que, le fil aimanté étant placé dans la direction du méridien magnétique, le fil de suspension n’éprouvât aucune torsion. Il plaça ensuite verticalement, dans ce même méridien, un autre fil aimanté, de même dimension que le premier, en sorte que si les deux fils s’étaient touchés, ils se seraient rencontrés et croisés, à un pouce de leurs extrémités ; mais comme ils étaient opposés par les pô!es homologues, le fil horizontal fut repoussé de la direction de son méridien, et il ne s’arrêta que lorsque

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