‹ Histoire UniverselleChapitre 124 sur 184 · M. Dumas, Eloge de Faraday, p · texte numérisé non relu

M. Dumas, Eloge de Faraday, p

En faisant agir sur eux uu courant magnétique, M. Faraday a déplacé la direction du plan de polarisation et l'a fait tourner sur luimême *. »

Faut-il supposer que l’action magnétique s’exerce sur l’éther, et qu elle modifie les rapports de ce fluide insaisissable et de la matière? Voilà ce qui reste à décider. Un fait certain, c’est que le magnétisme et la lumière agissent i’un sur l’autre par l’intermédiaire de la matière ; car dans le vide le plan de polarisation du rayon lumineux, influencé par la force magnétique, ne dévie point.

Une autre découverte, non moins remarquable, est celle du diamagnétisme ou du magnétisme universel. Un physicien amateur, Lebaillif, avait observé que le bismuth éprouve de la part de l’aimaut une action contraire à celle qu’en reçoit le fer, et qu’au lieu d’être attiré, il est repoussé. Faraday montra que ces deux modes d’action ne sont que des cas particuliers d’une loi générale, suivant ,• laquelle tous les corps, solides, liquides et gazeux, subissent l’action magnétique, les uns à la manière du fer, en prenant une direction polaire (nord-sud), les autres à la manière du bismuth, de l’argent, du plomb, du cuivre et de l’or (corps diamagnétiques ), en prenant une direction équatoriale (est-ouest). Développant cette donnée, M. Ed. Becquerel lit une élude particulière du magnétisme des gaz; il montra, entre autres, que, pendant que l’hydrogène est doué du magnétisme équatorial, l’oxygène obéit, comme le fer, au magnétisme polaire, et que notre atmosphère, condensée à la surface terrestre, y produirait, par son oxygène, reflet d’une enveloppe de fer de l’épaisseur d’une feuille de papier. Enfin il résulte des recherches de Faraday que, non-seulement dans la nature inorganique, inerte, mais dans un être vivant, toutes les parties, solides ou liquides, sont sous l’influence d’impulsions magnétiques, se croisant rectangulairement.

En somme, les travaux d’CErsted, d’ Ampère, d’Arago et de Faraday ont contribué à achever l’une des plus grandes conquêtes de l’esprit humain, l’invention du télégraphe électrique , dont nous avons plus haut indiqué les origines. Morse >, en Amérique, reprit, en 1835, la question à peu près telle que l’avait laissée, en 1811, Scemmering. Après plusieurs tentatives infructueuses, il réussit à construire un télégraphe électrique ( recordmg electric lelegraphy ) qu’il fit fonc-

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