‹ Histoire UniverselleChapitre 131 sur 184 · Odyss. 111, 432-434 : — >;i8ï Si x«-Xxtù · texte numérisé non relu

Odyss. 111, 432-434 : — >;i8ï Si x«-Xxtù

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impossible de travailler le fer. Cependant le même Tpoèle paraît avoir connu la trempe du fer; car, à propos du Cyclope Polyphénie, auquel Ulysse creva l’œil avec un pieux pointu, il dit : « Et il se fit entendre un sifflement pareil à celui que produit une hache rougie au feu et trempée dans l’eau froide ; car c est-la ce qui donne au fer la force et la dureté (t4 yàp «Zts aiS^po u ys x^àros iarlv). On sait que les Grecs attribuaient aux Cyclopes, aide-forgerons de Vulcain, la découverte du fer, et que les Chalybes — d’où vient sans doute le nom latin de chalybs, acier — passaient pour très-habiles à travailler le fer. Sophocle (mort Ù05 avant J.-C.) comparait dans son Ajax (v. 720) un homme dur et entêté à du fer trempé « iSypo; <üs).

Mais longtemps avant le célèbre poète tragique, Moïse avait souvent parlé, au figuré, de la dureté du fer; l’auteur des psaumes avait comparé un cœur insensible à une chaîne de fer; et le prophète Isaïe désignait par domination de fer une domination dure, tyrannique K

Que conclure de là? C’est que plus de mille ans avapt l’ère chrétienne, on employait le fer, concurremment avec le bronze ou l’airain; le premier était sans doute encore rare, tandis que le second était fort commun. Quoi qu’il en soit, au commencement de l’empire romain, l’usage du fer était déjà très-répandu. On savait que les aciers ne sont pas tous de même qualité, et qu’ils diffèrent entre eux suivant la trempe et le minerai d’où ils proviennent. Les espèces les plus recherchées s’appelaient stricturœ , comme qui dirait bonnes lames t de stringere aciem, tirer l’épée ; elles provenaient principalement des mines de fer de l'ile d’Elbe. Côme, dans l’Italie supérieure, ainsi que les villes Bilbilis et Turiasso en Espagne étaient très-renommées pour la trempe de leur fer.

Le fer a le défaut de se rouiller, de s’oxyder, très-promptement au contact de l’air et de l’eau. Les anciens ne l’ignoraient pas, et ils cherchaient comme nous, à y remédier. Le moyen dont ils se servaient le plus souvent était une sorte de vernis, nommé antipathie ; c’était un mélange de poix liquide , de plâtre et de céruse *. La rouille et l’eau ferrée (qu’on préparait en éteignant dans l’eau des clous rougis au feu) étaient employées , bien avant Galien, dans le traitement des pâles couleurs, de l’anémie et de la dyssenterie.

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